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8 juillet 2014

Et puis après ? - Katie Williams.

« J'ai rêvé aussi que je tombais, ce rêve qu'on fait tous, dans lequel on se réveille juste avant de percuter le sol. Ou plutôt, vous vous réveillez. Moi, je percute le sol. »

Auteur : Katie Williams.
Éditions : Milan, collection Macadam. (12€90)
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 214.

Synopsis : « Il a suffi d'un rien, d'une chute, pour que Paige meure. Depuis ce fatal cours de physique, elle est coincée dans son lycée, comme une sorte de fantôme. Invisible aux yeux des autres, elle observe, elle attend, elle écoute... Jusqu'au jour où Paige entend une rumeur. On dit qu'elle s'est suicidée. Il faut absolument qu'elle rétablisse la vérité. Qu'elle leur dise, à tous, aux vivants, que ce n'est pas vrai. Mais comment se faire entendre quand on est... morte ? »

Merci à Elodie et à la collection Macadam pour ce premier livre en partenariat que j'ai adoré !

Mon avis :
Ce petit livre ressasse une histoire plutôt hors du commun. On entre dans la vie de Paige quand cette dernière est déjà décédée. Tout pourrait être normal, mais non, il a fallu que Paige réapparaisse sous forme de fantôme, découvre deux autres adolescents de la même nature, et se rend compte qu'elle est piégée pour toujours dans l'enceinte de son lycée. Pour toujours. Elle aurait pu relativiser, mais c'était sans compter les rumeurs qui circulent à son propos comme quoi elle se serait suicidée. Comment prouver aux vivants que ce n'est qu'une rumeur quand on est mort ?

Le fait que l'on arrive dans l'histoire quand Paige est déjà une sorte de fantôme nous donne une première intrigue, on veut en découvrir davantage sur sa mort. L'histoire va mettre en avant les personnages imaginaires, les autres élèves décédés, qui sont donc Evan et Brooke, deux personnes mystérieuses mais attachantes, bien que je préfère largement Evan pour sa gentillesse. Puis à l'opposé nous avons les personnages du monde vivant, celui que Paige a laissé derrière elle, avec plus particulièrement Usha, sa meilleure amie, et Lucas, son... petit-ami ? Tout cela reste très énigmatique. J'ai adoré, vraiment adoré Kelsey, je ne vous dirais pas pourquoi mais c'est mon personnage préféré (et pourtant à première vue je ne l'aurais jamais pensé). Je crois que l'auteur a réussi à créer une grande diversité dans les personnalités des personnages, on croise vraiment de toutes les situations, des plus banales aux plus atypiques, et c'est quelque chose qui m'a beaucoup plu dans cette lecture.

Pour passer à l'histoire, l'idée est excellente c'est une évidence. Rien que le résumé me laissait penser que j'allais adorer ce roman, et ça n'a pas raté. Une histoire de vie après la mort qui, finalement, va se trouver être plus embarrassante qu'autre chose, on ne s'y attend pas forcément. Et surtout la réputation d'un mort. Qui croirait qu'une réputation pourrait salir la mémoire d'une personne ? Justement, dans ce livre, on voit que le personnage a honte de l'image que les autres ont d'elle, de la fausse image qu'ils gardent en tête de la « Paige qui s'est suicidée ». Surtout quand cette dernière est persuadée qu'elle n'a jamais sauté d'elle-même. On en vient même parfois à douter de ce qu'elle pense tant ses anciens amis en sont convaincus. Et on voit bien tous les messages que veut faire passer l'auteur, les messages de paix, d'amour, montrer à quel point les rumeurs peuvent se révéler fausses, la manipulation, le mensonge, la trahison, la bêtise humaine tout simplement. On croise tellement de gens sur lesquels on se trompe devant leur apparence, nous-même en tant que lecteur on se rend compte qu'on peut juger beaucoup trop vite un personnage qui nous est inconnu.

L'auteur a une plume simple qui est très agréable à lire car on suit l'histoire sans aucune difficulté, et j'ai adoré ça. Et puis son imagination est extraordinaire, tout ce qui touche à la mort du personnage, son besoin de révéler la vérité sur sa mort, de briser cette rumeur du suicide, les procédés qu'elle va tenter d'utiliser, ceux qu'elle va découvrir. Tout m'a intéressée. Et puis surtout, tout m'a impressionnée. Je me retrouvais souvent bête quand tout d'un coup un personnage que je croyais connaître se révélait être totalement différent, ou pire dans certaines situations je me disais « Mais c'est évident ! » alors que quelques secondes plutôt je n'imaginais rien de tel. L'auteur est très douée, et vous imaginez bien que si elle a réussi à m'étonner tout au long du livre, la fin m'a totalement retournée. Je n'en dirai pas plus (mais sachez que c'est une fin comme je les aime), évidemment, et puis deux pages plus tôt j'ai commencé à deviner, mais elle réussi à nous faire garder le suspens jusqu'au bout du bout. J'ai adoré sa manière d'écrire et de nous dévoiler les informations unes à unes, pour remplir toutes les cases manquantes. Cela rendait le récit d'autant plus passionnant.

Vous l'aurez compris, ce livre, je l'ai adoré. Ce n'est pas un coup de cœur car il ne m'a pas non plus fait ressentir énormément d'émotions, mais je n'en attendais pas tant de ce roman et il a su me surprendre et me fasciner plus d'une fois. Et ça, c'est juste parfait dans un roman quand on le découvre. J'ai eu plus que je ne le pensais, et ça c'est le meilleur élément positif de ce récit. Une histoire extraordinaire, une imagination débordante, des idées toutes aussi épatantes les unes que les autres : je ne peux que vous recommander cette petit histoire si captivante.

Une lecture très agréable.

9 juin 2014

Panic - Lauren Oliver.

« Il existait toujours une issue. Inutile d'avoir peur. »

Auteur : Lauren Oliver.
Éditions : Hachette, Black Moon.
Genre : Jeunesse.
Date de sortie : 11 juin 2014.
Nombre de pages : 368.

Synopsis : « « Les règles de Panic sont simples. Tout le monde peut participer. Mais il n’y aura qu’un seul vainqueur. » Carp, une petite ville minable de l’État de New York. Chaque été, tous ceux qui viennent de terminer le lycée peuvent participer à « Panic », une succession d’épreuves plus dangereuses les unes que les autres. L’enjeu est de taille : une cagnotte de plus de cinquante mille dollars. Personne ne sait qui a inventé ce jeu, ni qui en fixe les règles. Cet été, Heather entre dans la compétition par dépit amoureux, Elle pourrait, si elle gagne, quitter le mobile-home sordide où elle vit avec une mère paumée et droguée, et emmener avec elle sa sœur, Lily. Dodge, lui, a une autre raison de participer au Jeu de la Peur : venger sa sœur, qui a fini dans un fauteuil roulant, après une épreuve d’une précédente session de Panic. Manipulations, trahisons, révélations : cet été sera celui de tous les dangers. »

Merci à William et aux éditions Hachette (Black Moon) pour ce partenariat, j'avais hâte de découvrir ce livre !

Mon avis :
Lauren Oliver est une auteur que je connais de Delirium, premier tome pour lequel j'ai eu un coup de cœur. Je l'ai ensuite découvert de nouveau avec un autre livre, Le dernier jour de ma vie, qui m'avait moins emballé. J'espérais que Panic, avec son résumé alléchant et la plume que j'aime de l'auteur réussirait à me faire avoir une nouvelle image de son style d'écriture, mais finalement c'est exactement comme le dernier jour de ma vie : une bonne lecture, mais sans plus.

Panic est une histoire plutôt atypique, ce qui fait que l'histoire commence bien, on entre dans un univers nouveau et ça nous donne une grande soif de découverte. On va suivre Heather et Dodge, deux personnes qui ne se connaissent que peu, mais qui décident toutes deux de participer à Panic, ce jeu si horrible et si périlleux. On va les suivre du début à la fin, tout en rencontrant de nouveaux personnages, Nat et Bishop que j'ai beaucoup appréciés, ainsi que Lily, et bien d'autres encore. Tous les participants se sont lancés dans ce jeu pour une raison précise, et on sent le besoin et le désir pour nos personnages principaux de gagner ce jeu, de remporter l'argent, de sauver leur famille.

On arrive dans l'histoire un peu au beau milieu de l'action, la première page pleine d'informations, je crois que ça m'a immédiatement refroidie dans mon enthousiasme. Mais au bout de quelques pages tournées, j'ai fini par apprécier les idées et à intégrer le style et la plume de Lauren Oliver. Un autre point qui m'a dérangé, et qui est présent dès le début du livre, c'est qu'on a une sorte de point de vue interne, mais qui à chaque chapitre change (Heather ou Dodge). Sauf que comme ce livre est à la troisième personne du singulier, ça a été très perturbant pour moi au début (enfin pour tout le livre, en fait, car j'avais du mal à me rendre compte qu'on changeait de « point de vue » vu que c'était toujours le même style et la même personne). Donc j'avoue que j'aurais préféré un récit à la première personne, pour pouvoir me sentir plus proche des personnages, pour pouvoir mieux comprendre leurs émotions. Parce qu'entre Heather et Dodge, je peux vous dire que ces dernières se sont révélées très très complexes, et que je me retenais de leur mettre des baffes (oui oui je sais je n'aurais pas pu mais c'est pas l'envie qui manquait). C'est le dernier défaut que je donne au livre, le peu de profondeur au niveau des personnages. Ils étaient insupportables par moment, (trop) lunatiques (bien trop lunatiques, même), et c'était désagréable à certains moments.

Pour l'histoire, par contre, j'adore. Le thème, les épreuves, la hargne des concurrents, tout ce qui touche à Panic était très intéressant, passionnant. C'étaient les moments où il était le plus difficile de lâcher ce livre, ce qui est une bonne nouvelle car un livre que l'on ne veut pas lâcher est un livre que l'on apprécie forcément (à moins d'être un peu masochiste). Et j'ai beaucoup aimé l'histoire. Surtout que les jeunes de notre âge seraient bien capables de créer des jeux pareil où la vie ne tient qu'à un fil tendu dessus de la mort. Je pense que cela sert à nous montrer la bêtise des gens, mais aussi leur détresse. Ce que nous, les humains, sommes prêts à faire pour ceux qu'on aime, pour se venger, pour se prouver quelque chose. C'est beau et c'est affreux à la fois.

Autre petit point faible (vous allez croire qu'il n'y a que ça mais non, globalement l'histoire a bien fait remonter tous ces détails qui me dérangeaient, mais bon je dois quand même en parler) par rapport au caractère lunatique des personnages, la fin est encore pire que tout. Il se passe des choses tout au long du livre qui nous révoltent et qu'on ne comprend pas, puis à la fin d'un coup tout change sans aucune raison (au niveau des détails hein, ceux qui l'ont lu me comprennent peut-être) du coup c'est super perturbant et on se dit qu'il manque parfois des pages dans ce bouquin, pour qu'on ait des explications, ou au moins quelques petits indications..

J'ai globalement bien aimé cette lecture, malgré ses défauts, parce que les personnages sont humains, on a une diversité de caractères (un peu trop comme je le disais) importante, on a des sujets importants de l'adolescence mais surtout de la vie. La drogue, l'alcool et leurs conséquences... Mais aussi l'envie d'aventure, la soif de danger. Je pense que les détails qui m'ont déplût pourraient être modifiés et rendre ce livre bien meilleur qu'il ne l'est déjà. Donc je vous conseille quand même ce livre, sauf si vous détestez vraiment quand les personnages sont insupportables (haha).

C'était donc une bonne lecture avec ce roman, une histoire originale qui change de d'habitude, un sujet intéressant, du suspens et des surprises, du danger, des émotions, des rencontres, des personnages attachants (et d'autres repoussants), des secrets, beaucoup de secrets, donc malgré tout ce que j'ai reproché à ce roman il faut savoir que je l'ai apprécié et que je le conseille à ceux qui aiment l'action ou bien à ceux qui sont tentés par le résumé !

Une bonne lecture.

20 février 2014

Comme des images - Clémentine Beauvais.

« Et ça voulait bien dire ce que ça voulait dire : que tous ces mecs étaient contingents et moi nécessaire.»

Auteur : Clémentine Beauvais.
Éditions : Sarbacane (Exprim').
Genre : Jeunesse, drame.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 204 pages.

Synopsis : « Il était une fois... des ados sages comme des images, au prestigieux lycée Henri-IV, à Paris. L’histoire commence le jour où Léopoldine a cassé avec Timothée pour Aurélien. Ou bien le jour où Tim a envoyé un mail avec des images de Léo à tout le monde. Ses amis, sa sœur jumelle Iseult, les profs, les lycéens, les parents : TOUT LE MONDE. C’est ici que tout va se jouer. Léo a une journée pour assumer ces images. Mais il faut vite régler cette histoire pour pouvoir penser à autre chose, aux maths et à la physique, à la première S. Parce qu’on ne plaisante pas avec ces choses-là, par ici. On savait que ça ne serait pas une partie de plaisir. Mais on ne pensait pas que cette journée allait se terminer comme ça, à regarder, en plein milieu de la cour, un corps ensanglanté – tout cassé. »

Merci à Lucie et aux éditions Sarbacane pour cet envoi, un livre qui m'a marqué, et impossible de savoir dans quel sens. Une découverte assez inattendue.
Mon avis :
On lit le résumé, et c'est le premier élément qui nous donne envie de lire ce livre. On lit la première page, et on sombre dans les autres jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une seule.

Ce petit livre raconte une grande histoire. Une histoire réaliste, parce que c'est la vie. C'est la vie d'aimer une personne puis de la quitter. C'est la vie d'avoir une amie, puis d'en avoir une autre, et une autre. C'est la vie de faire des erreurs, surtout de faire des erreurs, oui. Et en fin de compte, cette histoire, c'est une accumulation d'erreurs qui en devient un drame.

La toute première phrase nous laisse déjà une petite dose de suspens avant même de rentrer dans l'histoire, ce qui en quelques secondes donne le pouvoir à ce roman de nous devenir indispensable. On veut savoir. On veut comprendre ce résumé qui nous intrigue tant, ce titre aux multiples significations, ces personnages aux personnalités si complexes et si communes à la fois. Léo est une jeune fille bien entourée, populaire, et elle a une sœur jumelle qui lui ressemble comme c'est inimaginable – mais seulement en apparence. Ce n'est qu'une image. Iseult est son contraire, renfermée, solitaire, mais qui finalement, même en disant peu de choses, en pense bien plus qu'on ne le croit. Et l'adolescente qui nous raconte l'histoire, cette mystérieuse dont le nom nous reste inconnu, est le genre de fille normal qu'on croise à chaque coin de rue. Pourtant sa vie va basculer, basculer tout comme celle de Léopoldine, basculer tout comme celle d'Iseult, basculer comme celle de tous les élèves et de toutes les personnes du lycée Henri-IV.

L'histoire est un sujet d'actualité, les adultes ne cessent de nous mettre en garde avec les photos et les vidéos qu'on fait, qu'on envoie à nos amis en qui on a confiance, mais il ne faut jamais oublier que la confiance peut se perdre un jour. Et Léopoldine va en connaître les effets. Elle paraît battante mais en fin de compte son attitude est même trop exagérée face à la situation, comme si ce n'était pas si grave. Ce livre m'a vraiment perturbée, bouleversée, étonnée, énervée, agacée, et je ne peux même pas vous expliquer pourquoi je l'ai dit être un « coup de cœur », sûrement parce qu'aucune note ne pourrait lui donner une valeur. Il peut plaire comme il peut décevoir, je crois, mais moi je l'ai aimé, beaucoup aimé. Parce que l'histoire m'a surprise à plusieurs reprises, parce que parfois il y avait des situations, des actes que je ne comprenais pas, et donc que ce livre m'a fait réfléchir. Que chaque personnage de ce bouquin avait une raison de faire ce qu'il faisait, que ce livre nous tient jusqu'à ce qu'on le termine, parce qu'on ne peut comprendre l'histoire sans en avoir lu la dernière page, et que même une fois que cette dernière a été tournée, on reste avec nos questions, nos incompréhensions, nos pensées toutes emmêlées. Ce livre réunit tellement d'émotions, de sentiments, de situations, l'amour, la haine, la peur, la crainte, la honte, l'amitié, l'entraide, la passion, la jalousie, la découverte, la bêtise, la vengeance, et tant d'autres mots correspondraient au contenu des pages. Tellement que je ne peux vous dire qu'une chose : lisez-le.

C'est donc un livre coup de cœur, un petit coup de cœur pour une histoire qui m'a vraiment fascinée, et horrifiée, mais qu'au final j'ai beaucoup appréciée. Un récit d'actualité qui vise à nous prévenir des dangers, des apparences, de ce qu'on voit, mais surtout de ce qu'on ne perçoit pas de l'extérieur. Il faut parfois savoir regarder au delà de l'image, au delà des apparences. Au delà de deux filles qui se ressemblent juste comme des images.

Un coup de cœur si mystérieux, si perturbant, si dérangeant. 


Cliquez sur l'image ci-dessous pour lire l'interview de l'auteure Clémentine Beauvais.
http://lesouffledesmots.blogspot.fr/2014/03/interview-de-clementine-beauvais.html

1 février 2014

Je reviens de mourir - Antoine Dole.

« Elle en est sûre, que l'amour est une maladie dont on crève. Les sentiments commencent et se finissent. »

Auteur : Antoine Dole.
Éditions : Sarbacane.
Genre : Young-Adult, Drame.
Année de sortie : 2008.
Nombre de pages : 136 pages.

Synopsis : « « Il crache les mots, vomit les mots, plante les mots comme une pioche dans le cœur, le crève. Casse. Détruit le peu de choses. »
Marion aime Nicolas à ce point : jusqu’aux coups, jusqu’aux « clients »
qu’il la force à voir. Elle s’emploie à le contenter, il s’emploie à l’anéantir.
Autre histoire, autre « conte défait », Ève dévore les hommes, usant du sexe pour tuer l'amour dans l’œuf... jusqu’au jour où David tente de gagner sa confiance. Du destin de l'une dépendra la survie de l'autre. »


Merci à Claire (qui est maintenant remplacée par Lucie) et aux éditions Sarbacane pour ce livre !


Mon avis :
C'est juste une énorme difficulté qui se pose à nous, les blogueurs, quand on doit écrire une chronique sur un livre pareil. C'est un peu comme Revanche, on ressent tellement de choses que tout mettre sur le papier se révèle être une tâche très complexe.

Ce livre, c'est la vie bouleversante de Marion, ainsi que celle d’Ève, qui chacune de leur côté sont victimes d'horreurs que je ne peux même pas nommer tant ce qu'elles subissent est détestable. Marion est follement amoureuse d'un homme qui la manipule, la fait se prostituer, la frappe sans cesse sans en avoir de raison valable, la viole... Et Ève est désespérée dans sa vie sentimentale, et pour que l'amour ne voit plus jamais le jour en elle, elle couche chaque soir avec un nouvel inconnu rencontré sur le net.

C'est du jamais vu, en tout cas pour moi, je n'avais jamais lu un récit aussi poignant, mais surtout aussi explicite dans tout ce qui se passe. Ce livre, je ne le conseille pas aux jeunes de moins de 15 ans parce que certaines scènes peuvent se révéler choquantes, je pense, quand nous ne sommes pas très âgé. Moi au contraire ça ne m'a pas dérangé, je pense que ça donne de la vie à l'histoire, on a l'impression d'être avec les personnages, l'impression de pouvoir les consoler, les épauler, les réconforter, les rassurer. Mais rien de tout ça ne pourrait marcher, je crois. C'est une sorte de boucle infernale.

Ce roman est passionnant dans le sens où on a toujours envie de savoir jusqu'où Ève va aller pour se sentir mieux, savoir si Marion va avoir le courage d'affronter Nicolas. Mais on perd espoir comme elles, en se disant que le seul moyen pour elles d'aller mieux, c'est de partir, mais ces filles là sont accrochés à leur façon de vivre et c'est devenu une habitude. Et assister à la scène de Marion qui se fait frapper, c'est juste horrifiant, j'avais les larmes aux bords des yeux, tant ce livre m'a touché, m'a fait ressentir énormément d'émotions. La rage, la colère, la révolte, la tristesse, la peur, pas un seul sentiment positif n'est né en moi durant ces 130 pages, parce qu'on ne peut pas sourire en lisant ces horreurs, on ne peut pas être heureux. On ne peut pas trouver ça juste. C'est tellement injuste, de savoir que des filles naïves et amoureuses tombent sur des hommes aussi mal-intentionnés que Nicolas. C'est tellement injuste qu'une fille comme Ève n'arrive jamais à trouver le bonheur. Pour ma part c'est tout de même la situation de Marion qui m'a le plus désolé, parce que ce qu'elle vit -si on peut appeler ça une vie- ne devrait arriver à personne.

Antoine Dole a une plume qui une nouvelle fois dans ce roman est magique, parce qu'elle nous fait passer les émotions avec facilité, parce que ce livre se lit rapidement tout en nous accrochant à l'histoire, aux personnages. Si je n'avais pas envie de quitter Marion pour pouvoir toujours veiller sur elle, j'ai été soulagée de terminer ce livre pour ne plus pouvoir être témoin de sa souffrance, de tout ce que cette ordure – il n'y a pas d'autre mot – lui a fait endurer. Et puis la fin.. En fait je l'ai relue plusieurs fois, sans succès car je ne l'ai toujours pas comprise (alors si vous l'avez lu vous êtes le bienvenu pour venir me parler de ce livre) même si j'ai des idées je n'en ai pas une très précise. Ce qui doit être bien c'est de relire ce livre en connaissant déjà la fin, justement. Je ne vous dirais pas pourquoi mais je pense que ça change la manière de voir les choses, je crois. En tout cas les quelques dernières pages sont les plus horribles, les plus révoltantes, j'avais envie de hurler que c'était injuste, que cet homme ne méritait pas de vivre, que ce qu'il faisait était ignoble. Cette fin était parfaite et à la fois si déchirante qu'on en pleurerait.

Ce livre est horrifiant, terrifiant, poignant, révoltant. Ce livre est passionnant, intriguant, perturbant. Oui, perturbant c'est le mot exact, c'est comme ça qu'on se sent durant notre lecture. Mais ce livre est magique, car malgré toute l'horreur qui y est présente, je le conseille à tous, parce qu'il fait tellement, mais tellement réfléchir.

Une lecture qui m'a bouleversée, et que j'ai adorée.

31 janvier 2014

À copier 100 fois - Antoine Dole.

« J'voudrais pouvoir me dire que tu seras toujours là, prêt à m'ouvrir la porte, à me prendre dans tes bras. »

Auteur : Antoine Dole.
Éditions : Sarbacane.
Genre : Jeunesse, Drame.
Année de sortie : 2013.
Nombre de pages : 56.

Synopsis : « "Papa m’a dit 100 fois comment il fallait que je sois". Et surtout, "pas pédé". La consigne est claire et quand le narrateur se fait harceler par les gros bras du collège, il n’a qu’à se débrouiller tout seul. Heureusement que Sarah est là, qui n’a pas peur, elle. Pour le baume au cœur, c’est bien. Mais la question reste : comment gagner l’amour d’un père qui vous rejette pour ce que vous êtes ? »

Merci à Claire et aux éditions Sarbacane pour ce livre !

Mon avis :
C'est un tout petit livre qui fait un grand bien. De nouveau le thème de l'homosexualité, surtout de l'homophobie. Le héros de ce roman subit les coups de ses camarades l'indifférence de son père face à ce qu'il vit ainsi que la honte de la personne qu'il est. Un adolescent seul et perdu, qui encaisse les poings sans broncher, voilà ce qu'il est.

Ce livre n'a que 56 pages, c'est peu, très peu, et pourtant ce n'est pas un livre qui soit spécialement destiné aux enfants, bien au contraire on peut le lire à tout âge, à l'adolescence quand on vit mal cette période, mais aussi en tant qu'adulte, parce que le père du héros n'est pas le seul homme à être comme ça, beaucoup de parents réagissent de la même façon, et ce livre y fait beaucoup réfléchir, prendre conscience de ce que chacun peut ressentir dans cette situation.

Ce petit bouquin, j'aurais aimé qu'il soit bien plus gros, bien plus long. Parce que si en une cinquantaine de pages il a réussi à me faire pleurer à plusieurs reprises, s'il en avait eu 200 j'aurais vidé la boîte de mouchoirs. J'ai été très sensible durant cette lecture, parce que le personnage principal me faisait énormément de peine, mais j'étais surtout énervé après tous ceux qui le voyaient comme différent alors qu'il n'a rien de plus normal. Il est comme tout le monde.

Antoine Dole réussit à nous faire ressentir les émotions du jeune garçon grâce à ses pensées en italique, et ce sont ces dernières qui m'ont énormément touchées au point que mes larmes ne cessaient de couler. Cet adolescent est mal et personne ne l'a vu, personne n'a pris la peine de le voir, personne ne s'est intéressé à lui, et c'est bien là le pire. La plume de cet auteur a vraiment de la magie en elle, parce qu'avec un aussi petit roman, pouvoir provoquer un coup de cœur chez les gens, il faut posséder un sacré talent, et il l'a.

Ce livre est une petite merveille, un petit trésor, on veut qu'il dure éternellement mais il se termine trop rapidement, on a peur, on est triste, on pleure, on est heureux, on pleure, on est énervé après ces homophobes qui ne devraient pas exister, on pleure. Et au final ce livre devient un vrai coup de cœur qu'on a envie de relire dès qu'on l'a terminé.

Un petit coup de cœur pour cette petite merveille.

1 janvier 2014

Vengeance - Jenny Han et Siobhan Vivian.

« C'était la plus jolie chose que j'avais jamais vue. J'ai eu du mal à l'attacher tellement mes mains tremblaient. »


Auteur : Jenny Han et Siobhan Vivian.
Genre : Young-Adult.
Édition : Panini Books, Scarlet.
Année de sortie : 2013.
Nombre de pages : 391.


Synopsis : « Personne ne doit savoir ce que nous manigançons. Ce que nous faisons nous suivra dans la tombe. Et si nous voulons vraiment le faire, personne ne devra se dégonfler en route. Si vous en êtes, il faudra aller jusqu'au bout. Jusqu'à ce que nous obtenions toutes ce que nous voulons. Sinon, eh bien... Pas de quartiers. »



Mon avis :
Ce livre, c'est l'histoire de trois filles, trois jeunes femmes, qui ont chacune subit un malheur dans leur vie, plus ou moins horrible. Et elles décident de se venger. Chacune de leur côté elles ne peuvent y arriver, c'est pour cela qu'elles agissent ensembles, à trois, parce que ça les rend plus fortes, et, même si ça peut paraître étrange, plus discrètes.

Ce sont trois filles aux personnalités très différentes que l'on découvre, dès les premières pages. Lillia, une fille qui paraît superficielle, faisant parti des « populaires » de son lycée, peut sembler insupportable au premier abord par rapport à ses fréquentations. Mais elle aime sa sœur, Nadia, et c'est ce qui va faire qu'elle va s'allier aux deux autres adolescentes, Kat et Mary. Kat fait très indépendante, elle sait se débrouiller seule, c'est elle qui prend l'initiative de les réunir et de leur proposer cette fameuse Vengeance. Quand à Mary, elle donne l'air d'être très timide, renfermée, difficile de tout deviner sur elle et son passé au début du bouquin.

Ce livre, si je l'ai autant aimé, c'est pour son histoire qui est bien plus que prenante. Impossible de le lâcher. Je l'ai commencé, et je l'ai fini dans la même journée, interrompue par le déjeuner et le dîner seulement. Il est passionnant, c'est sans cesse des questions qui ne trouvent leurs réponses qu'aux pages suivantes, que nous sommes donc dans l'obligation de continuer à tourner, en tant de lecteur. L'intrigue est excellente à mon goût, je me faisais sans cesse des idées sur la suite des événements, et j'avais toujours tout faux (ou presque, ce moment où je ne me sens pas très intelligente). Une grande réussite pour les auteurs, car je doute que beaucoup de personnes puissent abandonner ce livre, une fois commencé je ne vois pas comment il est possible de s'arrêter au milieu du récit !

L'histoire est excellente. Je trouve que ça fait beaucoup réfléchir sur les conséquences de nos actes, et que ça nous montre qu'il ne faut jamais agir de manière extrême sans être sûr de ce que l'on souhaite faire. J'en ressors un peu comme j'en suis ressortie de Revanche (ce n'est pas trop comparable, mais c'est au niveau de la notion de vengeance), avec une idée différente de la vengeance, un peu comme si ce livre me donnait une leçon de morale. Les personnages sont tous attachants au fond, car même ceux qui ont fait souffrir les héroïnes sont parfois décrits comme adorables, ce qui nous fend un peu le cœur en sachant que les trois jeunes veulent se venger. J'ai trouvé leurs vengeances bien réfléchies, sans trop de brutalité. C'était bien dosé.

Mais ce livre n'atteint pas la perfection pour plusieurs raisons. Tout d'abord les auteures n'utilisent vraiment pas un style rempli d'émotions, de phrases joliment tournées, et tout ce qui peut faire d'un livre un coup de cœur à mes yeux. C'est très simple comme style, sans trop l'être car on est quand même pris dans l'histoire, mais ça n'a rien d'un livre qui m'a plu pour son écriture en elle-même. C'est assez compliqué à expliquer, mais il ne faut pas vous attendre à lire ces livres si bien écrits, qui nous donnent envie de pleurer, nous révoltent. Bien sûr que ce livre fait naître des émotions en nous (pour ma part j'avais peur pour les personnages, je me suis un peu attachée à chacun d'entre eux) mais pas aussi intense que ça. Mais pour ce livre ça convient très bien, c'est juste pour vous expliquer pourquoi ce n'est pas un coup de cœur, mais une très bonne découverte.

La fin, parce que je dis toujours un mot sur la fin (sans vous la dévoiler, évidemment), eh bien, je ne sais absolument pas quoi en penser. J'ai bien aimé la tournure des événements, qui justement nous amène à réfléchir sur la vengeance, mais je suis restée sur ma faim, m'attendant à davantage de détails sur l'avenir des filles. Bien évidemment, avec un tome 2, je vais les avoir les détails, mais j'appréhende que la suite ne soit pas aussi passionnante que le premier tome. On verra bien !

En conclusion, une très bonne lecture, mais assez loin du coup de cœur. Un Young-Adult intéressant, prenant, une histoire qui nous reste en tête et qui nous amène à nous poser de nombreuses questions. Je vous le conseille grandement !

Très bonne lecture.

28 octobre 2013

Revanche - Cat Clarke.

« Je crois que ce que j'essaie de te dire, c'est que si tu rencontres des gens qui te rendent heureuse – mais vraiment heureuse – accroche toi à eux. Parce que ça n'arrive pas si souvent. »

Auteur : Cat Clarke.
Genre : Young-Adult.
Édition : Robert Laffont.
Année de sortie : 2013.
Nombre de pages : 491.

Synopsis : « La vie est injuste. Jem Halliday est amoureuse de Kai, son meilleur ami, qui est gay. Pas vraiment l'idéal, mais Jem s'est faite à l'idée. La vie est cruelle. Une vidéo de Kai en compagnie d'un garçon a été postée sur Internet. Il ne l'a pas supporté et s'est suicidé. Sa vie ne sera que vengeance. Quoi qu'il lui en coûte, Jem a décidé de découvrir qui son les responsables et de les faire payer, un à un, jusqu'au dernier... »


Mon avis :
J'ai l'impression que vous écrire une chronique bien complète, bien rédigée, c'est mission impossible. J'ai l'impression que ce roman est une bombe à retardement qui pour certains explose dès les premières pages, et pour d'autres, comme moi, explose à la fin, tout à la fin. Mais au final, cette bombe dévaste tous les lecteurs de cette merveille à un moment ou à un autre.

Je commence par vous donner mon avis sur l'histoire. Une histoire riche en événements, riche en horreurs, en trahisons, en mensonges, en doutes, en tristesse ; tout simplement riche en émotions. Je me répète mais mon avis ne va pas être très ordonné, il y a tant de choses à dire.
Je dois d'abord vous avertir que j'ai eu une réaction différente par rapport à celles des autres blogueurs. Je n'ai pas été touchée dès le début par cette histoire. J'aimais beaucoup ce livre, j'étais légèrement déçue de ne pas être aussi touchée, jusqu'à ce que les derniers chapitres arrivent et chamboulent tout dans mon esprit, au point que mon avis s'est retrouvé différent, dans le bon sens du terme. Il était déjà positif, mais maintenant ce mot n'est pas assez fort, maintenant il est si.. si unique. Je n'arrive pas à mettre de mots sur ce que j'ai ressenti. Je sens que ça va être dur pour vous de comprendre, désolée d'avance.

Jem est une fille qui nous fait énormément de peine. Mais j'ai eu parfois du mal avec son comportement un peu trop.. Haineux. Bien que je conçoive totalement le fait qu'elle puisse en vouloir aux « criminels ». On suit au fil de l'histoire son plan sans savoir en quoi il consiste. Je ne dirais rien là-dessus, ça serait en dévoiler trop sur l'intrigue principale du roman. On s'accroche quand même à un espoir, on voit une lueur briller, parfois, quand Jem doute. On espère. On a envie qu'il y ait un changement d'avis. Je vous laisse lire le livre pour découvrir tout cela, bien sûr !

On passe par énormément d'émotions au cours de notre lecture. Le bouleversement, la tristesse, l'horreur, l'espoir, le désespoir, la haine, la colère, la tendresse, de nouveau l'espoir, le désespoir. Des émotions qui se répètent sans cesse au fil des mots, des phrases, on les retrouve à chaque nouvelle page que l'on tourne. On s'accroche à elles, on espère parfois qu'elles changent, d'autres fois qu'elles restent. Quelques larmes ont coulé pendant ma lecture, je m'attendais à davantage de ces dernières, mais elles restaient parfois bloquées dans mes yeux, c'est le seul reproche que je peux faire à la plume de l'auteur, c'est que la tristesse n'est décrite que rarement, et c'est très court, ce qui nous laisse moins le temps de partager les larmes de Jem.

J'ai envie d'ajouter un mot sur les personnages qui eux aussi m'ont particulièrement touché. Sans vous dévoiler pourquoi, je dirais que Sacha et Lucas sont ceux que j'ai le plus aimé, bien que mon préféré soit sans aucun doute Kai. Kai je l'imagine juste comme un garçon parfait, parti trop tôt. Mais les autres sont bien différents, et pourtant eux aussi attachants.

Bon voilà, après relecture, ma chronique n'a aucune structure concrète, alors si vous l'avez lu je vous en remercie (voir même je vous félicite parce que là vous n'avez pas pu vous tourner vers la partie qui vous intéressait vu qu'il n'y a pas vraiment de parties) et je vous fais la fameuse phrase de conclusion. Sans oublier de préciser que j'ai adoré la fin. C'est.. Renversant. Vous allez être surpris, c'est obligé !

On peut dire que ce roman nous retourne, nous étonne, nous fascine, nous horrifie, nous énerve, nous accroche, nous passionne, nous.. Nous fait éprouver tant de choses que c'est indescriptible. Je peux juste vous dire qu'il faut le lire, il faut découvrir cette histoire poignante, il faut la connaître, il le faut pour en ressortir différent, bouleversé et plein de questionnements en tête. Il faut avoir ce livre, il le faut.


Il s'agit d'une lecture commune avec mes deux copinettes Sophia et Kyiera, je vous laisse donc ci-dessous les liens de leur chronique de Revanche ! (dès qu'elles l'auront postée)
Chronique de Sophia.
Chronique de Kyiera.

(Je dis un grand merci à mon chéri qui m'a offert ce livre, merci merci merci merci merci)

22 septembre 2013

Réseau(x) - Vincent Villeminot.

« Il signifiait qu'en dépit de la peine, des deuils, on allait s'amuser, encore, danser sur la mort. »

Auteur : Vincent Villeminot.
Genre : Thriller, Jeunesse.
Édition : Nathan.
Date de sortie : 12 septembre 2013.
Nombre de pages : 448.


Synopsis : « Sur les réseaux, tout le monde pense connaître tout le monde. Tout le monde aime, surveille, espionne tout le monde. Mais désormais, une guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie, 15 ans, est l'enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants...  »


Mon avis :
Réseaux est un livre que j'ai reçu des éditions Nathan en premier partenariat, en espérant qu'il y en ai d'autres ! J'en entendais beaucoup parler donc j'avais hâte de le recevoir, un livre sur les réseaux sociaux ça paraît immédiatement très passionnant. Tout ce que je peux vous dire c'est : Je ne m'attendais pas à ça.

On suit donc, selon le quatrième de couverture, Sixtine (ou Sixie), une jeune fille ayant une vie assez complexe. Il s'agit d'un synopsis trop visé sur l'adolescente alors qu'il aurait pu être plus vaste à mon goût étant donné qu'on suit la vie de nombreux personnages et non d'un seul. L'histoire tourne autour de nombreux réseaux sociaux, certains que nous connaissons (Facebook, Tumblr) et d'autres qui nous sont inconnus (MDP, DKB) mais je n'en dirai pas plus, et ce livre nous montre donc les conséquences de plusieurs d'entre eux, que je vous laisse découvrir en lisant ce roman !

Je vous avoue que dans les débuts, j'ai eu énormément de mal avec ce livre, ce qui s'est révélé être très décourageant pour ma lecture, car ce n'est jamais un plaisir de se forcer. Mais j'ai bien fait de m'accrocher car à partir de la 100ème page environ, le défi était davantage de m'arrêter de lire pour aller me coucher.

J'ai décidé de commencer par les points négatifs pour qu'ensuite le positif rattrape le tout. Comme premier point négatif, je me sens dans l'obligation de viser seulement les 100 premières pages car c'est, disons, la partie du livre que j'ai le moins appréciée certainement à cause du fait que je ne comprenais rien. Au début du livre, on se retrouve perdu entouré de plein de personnages, tous dans des lieux, des scènes différents. Trop de détails d'un coup, des changements soudains, ce qui m'a valu un début compliqué et au final de grosses difficultés à retenir toutes les informations qui m'étaient communiquées au fil des pages. Si j'ai un seul défaut qui se poursuit tout au long du livre à citer, c'est les détails. Il en faudrait un peu moins, ce qui nous permettrait d'éviter de nous perdre ou de décrocher à certains passages.

Mais le positif rattrape le négatif, ne vous en faites pas ! Tout d'abord j'admire l'auteur pour son idée du DKB mais plus particulièrement pour MDP car c'est un réseau social que je rêve de découvrir in real life, donc je félicite Vincent Villeminot pour son imagination fabuleuse. Ensuite, pour les personnages, même si au début il y en a trop, on s'attache beaucoup à chacun d'eux et il y a une diversité très intéressante à mon goût. Ainsi que des clins d’œil que vous comprendrez avec le personnage d'Alice, je n'en dis pas plus ! Et aussi l'utilisation de réseaux que nous fréquentons régulièrement (facebook, tumblr, …) ainsi que les phrases en anglais (allez savoir pourquoi j'ai bien aimé ça). Quand à l'histoire en elle-même, une fois qu'on y est entré, difficile de lâcher ce bouquin. Surtout que j'ai été très satisfaite de la fin (oui et un deuxième tome est en cours) et comment elle s'est déroulée, donc c'est quand même pour moi un très bon livre malgré qu'il ne soit pas parfait. Mais rien ni personne n'est parfait, non ?

Et pour finir, un petit mot sur l'auteur et sa plume bien entendu. J'apprécie énormément son style et il est très doué pour nous faire accrocher à son histoire, ce qui est un gros plus pour un auteur, même un point primordial évidemment et lui le fait très bien. J'admire énormément l'imagination qu'il possède et je vais peut-être m'essayer à sa série Instinct.

En conclusion, malgré de grosses difficultés au début du roman, j'ai bien fait de m'accrocher et de continuer, car c'est à mes yeux un livre qui vaut la peine d'être lu, une très bonne lecture, une histoire sensationnelle, et je n'ai qu'une chose à ajouter : Vivement la suite !

Ma note :

16 juillet 2013

Le dernier jour de ma vie - Lauren Oliver.

« J'ai un autre conseil à vous donner : l'espoir fait vivre. Même quand on est mort, c'est la seule chose qui maintient en vie. »

Auteur : Lauren Oliver.
Éditions : Hachette. (Collection Black Moon)
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2011.
Nombre de pages : 456.

4ème de couverture : « Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une cote de popularité illimitée. Ce vendredi de février aurait donc dû être un jour parfait dans une vie parfaite. Pourtant ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Ou le premier ? »

Mon avis : Après Delirium de la même auteure, que j'ai tant aimé, me replonger dans un livre écrit de sa plume me tentait énormément, et c'est enfin fait. L'histoire pourrait paraître banale, une adolescente, une vie parfaite, populaire. La représentation typique d'une peste. Ou alors, comme le répète régulièrement l'auteure à propos de Sam, une « salope ». N'ayant lu que la 4ème de couverture de mon livre, j'ignorais que les jours allaient se répéter, en fait je ne savais pas quoi attendre de ce livre. Mais j'ai ensuite compris dès que le premier jour s'est terminé, et qu'il a recommencé le lendemain. Il est clair que l'on devine la fin assez rapidement, mais c'est intéressant de voir ce que décide de faire Sam a chaque journée qui se répète, pour qu'elle comprenne enfin qu'elle pouvait changer. Le fait qu'il y ait 7 jours rend le lire un peu ennuyeux à certains moments, étant donné qu'on sait généralement ce qui se passe à telle ou telle heure. Mais ce qu'il faut surtout voir c'est le changement de Sam, sa mentalité, ses envies, son raisonnement. Un point mauvais, presque la totalité des personnages sont insupportables, et le seul que j'ai vraiment aimé tout au long de l'histoire, c'est Kent. Il est vraiment adorable, et ses sentiments pour Sam le rendent gentil avec elle malgré l'indifférence et le mépris de cette dernière. C'est le personnage le plus vrai, le plus juste, et le plus attachant tout au long du livre. Ce roman m'a en grande partie plu quand même, malgré le fait que la répétition des journées devient lassant à la longue, il faut en tirer certaines leçons. J'ai mis un peu de temps à le lire car en vacances je n'ai finalement pas plus le temps de me plonger dans mes bouquins, étant toujours de sortie, mais à chaque fois j'avais hâte de continuer à en tourner les pages pour savoir de quoi serait composée la nouvelle journée de Sam !

Ma note :

10 juillet 2013

Stupeur et tremblements - Amélie Nothomb.

« Entre le suicide et la transpiration, n'hésite pas. Verser son sang est aussi admirable que verser sa sueur est innommable. Si tu te donnes la mort, tu ne transpireras plus jamais et ton angoisse sera finie pour l'éternité. »

 
Auteur : Amélie Nothomb.
Éditions : Albin Michel.
Genre : Contemporaine, autobiographie.
Année de sortie : 1999.
Nombre de pages : 175.

4ème de couverture : « Monsieur Haneda était le supérieur de monsieur Omochi, qui était le supérieur de monsieur Saito, qui était le supérieur de mademoiselle Mori, qui était ma supérieure. Et moi, je n'étais la supérieure de personne.
On pourrait dire les choses autrement. J'étais aux ordres de mademoiselle Mori, qui était aux ordres de monsieur Saito, et ainsi de suite, avec cette précision que les ordres pouvaient, en aval, sauter les échelons hiérarchiques.
Donc, dans la compagnie Yumimoto, j'étais aux ordres de tout le monde.  
»

Mon avis : Depuis Métaphysique des tubes d'Amélie Nothomb, ses livres suscitent en moi une envie et une curiosité sans égales. Ils me surprennent à chaque fois, tout en me faisant rire parfois, ou en me provoquant de la peine. Dans ce livre, on suit donc Amélie, qui nous raconte comment va se dérouler son année de travail au Japon, elle qui vient tout droit de Belgique. On va retrouver, comme à travers tous ses romans, plein de caractères qui diffèrent, au point d'en être parfois incompatibles. Amélie va être mal accueillie, mal jugée, sous-estimée par sa supérieur, Fubuki, femme à la beauté sans pareil. Mais elle va garder son calme, elle va savoir s'amuser de la bêtise de ses supérieurs (car elle n'a que des supérieurs) et elle ne va pas baisser les bras, même quand on lui confie un travail de comptable alors que cette dernière ne connaît rien aux chiffres, elle va avoir la volonté d'y travailler jour et nuit, même si son travail n'apporte rien de nouveau, de convaincant. C'est un livre intéressant, rapide à lire, où une fois encore on retrouve la bêtise humaine à l'état pur, l'envie, la jalousie, et la méchanceté gratuite que les gens qui ont du pouvoir se permettent d'avoir. On apprend aussi des choses sur la culture japonaise et nippone, et on passe un agréable moment, enrichissant. Etant donné qu'il se lit facilement, on le finit rapidement et donc on peut le lire à n'importe quel moment. Mais ce n'est pas mon préféré de cet auteur, il m'a moins apporté en réflexion qu'Acide Sulfurique.

Ma note :