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mercredi 15 avril 2015

Risque Zéro - Pete Hautman.

« Je pense que ce pays a commencé à partir en brioche le jour où on a décidé qu'on préférait la sûreté à la liberté. »


Auteur : Pete Hautman.
Éditions : Milan, collection Macadam.
Genre : Science-fiction.
Année de sortie : 15 avril 2015 pour cette réédition.
Nombre de pages : 295.

Synopsis : « Imaginez un monde où tout Risque est banni, un monde où le danger n'existe plus, où tout ce qui peut nuire est un délit. Fini le sport, trop dangereux! Interdites, les passions, trop violentes ! Ce monde du risque zéro, c'est celui des États-Sécurisés d'Amérique, en 2074. C'est aussi celui de Bo Marsten, 16 ans. Pour lui, ce monde est un cauchemar. Et il a décidé de résister. Pour être libre. Pour prendre le risque de vivre, tout simplement... »


Mon avis :
Ce roman est une réédition que les éditions Milan m'ont gentiment envoyé et je les en remercie grandement. C'est grâce à cette réédition que j'ai découvert l'existence de cette histoire dont je n'avais encore jamais entendu parler, et heureusement car je serais vraiment passée à côté de quelque chose ! Le résumé et la couverture avaient quelque chose qui m'attirait énormément, et l'histoire a su pleinement me satisfaire.

Un monde qui pourrait nous faire rêver : pas de danger, une longue durée de vie assurée, faire le métier que l'on souhaite tant que l'on respecte le règlement... mais à quel prix ? La citation que j'ai mise en haut de cette chronique veut tout dire, nous avons ici une dictature qui, en garantissant la sécurité, prive son peuple de liberté. Bo Marsten va craquer et finir en prison, où il va découvrir un autre monde, mais surtout une nouvelle sensation : celle d'être libre. Malgré les barreaux, malgré les obligations, cet endroit lui semble beaucoup plus doté de liberté que sa ville si sécurisée. C'est un personnage attaché aux valeurs de sa société mais qui voit bien qu'il est anormal de devoir se protéger, prendre des médicaments qui contrôlent notre humeur... et nous le voyons encore plus que lui.

Ce roman m'a beaucoup fait réfléchir, et je l'en remercie. À l'aide du grand-père de Bo, un homme de notre époque (car nous sommes en 2074 dans ce roman), il y a de nombreuses comparaisons sur le monde de l'époque – le nôtre - et celui des années 2070. Cela nous montre qu'à trop vouloir chercher la sécurité on en oublie notre liberté de penser, de vivre et d'exister. En suivant Bo de son année au lycée, à ses infractions, jusqu'à son arrivée en prison, nous ne pouvons qu'être passionné par la tournure que prennent les événements. On se demande jusqu'où peuvent aller les règles absurdes de cette dictature sécuritaire, et on rigole énormément car dans ce livre, l'humour possède une grande place et cela rend notre lecture très agréable. Ça met en valeur le ridicule de certaines situations dont nous ne sommes finalement pas loin parfois, dans notre monde, en 2015.

J'ai vraiment adoré ce livre et j'ai été passionnée par chaque événement, chaque chapitre, chaque ligne, chaque mot. Tout m'intéressait, que ce soit pour me faire réfléchir à notre propre monde, pour me faire rire, pour me faire imaginer les suites susceptibles de se produire. Malheureusement la toute fin m'a un peu déçue, comme une impression de manque... un roman qui pourrait vraiment avoir une suite. Mais surtout un roman qui, au fond, par cette fin inattendue, sort du lot de toutes les dystopies que j'ai pu lire jusqu'à aujourd'hui. Alors peut-être que cette fin a ses avantages ?

Il manquait quelque chose à ce roman pour en faire un coup de cœur, mais il reste tout de même exceptionnel à mes yeux. Une histoire vraiment unique que j'ai pris plaisir à découvrir et que je vous recommande vraiment : un livre qu'on lâche difficilement et qui nous fait beaucoup réfléchir à notre monde actuel, ce que j'ai adoré en le lisant.

Une histoire passionnante.

lundi 13 avril 2015

L'enfant papillon - Gabrielle Massat.

« Un expert peut avoir l’œil pour choisir une pierre précieuse, mais il ne peut briller à sa place. »

Auteur : Gabrielle Massat.
Éditions : Hachette.
Genre : Jeunesse, Science-Fiction.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 396.

Synopsis : « C’est au XXIIe siècle que la Cité a été frappée par un virus mortel. Depuis lors, les habitants vivent emmurés pour endiguer le fléau. Des messages de l’Extérieur, relayés par le gouvernement militaire, promettent une libération qui ne vient pas. Maïa, sous-lieutenant de 17 ans, rêve de quitter sa ville natale et cherche une faille dans les murs de la Cité. Mais un jour, son mentor Dimitri est condamné pour trahison par sa faute. La nécessité de s’échapper devient alors beaucoup plus urgente. Elle n’a qu’une seule piste : retrouver la trace du mystérieux « Enfant Papillon », seul habitant de la Cité à avoir jamais franchi le mur. Elle va pouvoir compter sur l’aide de Zéphyr, un tueur à gages atrocement défiguré, et Nathanael, un individu contaminé par le virus. »
Mon avis :
Merci aux éditions Hachette pour ce roman qui, au premier abord me laissait hésitante, mais pour lequel j'ai fini par craquer. Je voulais savoir ce que valait le troisième livre du tremplin Black Moon, j'avais même presque le souhait de comparer, de savoir lequel à mes yeux méritait le plus de gagner. J'ai donc pu découvrir L'enfant papillon, et on peut dire que cette lecture n'est pas aussi légère que les ailes d'un papillon...

Un monde fermé, des habitants qui vivent entre des murs, un virus destructeur qui fait peur à chaque homme. Maïa, membre de l'armée, qui va devoir agir pour quitter la Cité, trouver le moyen de franchir les murs et de sortir, ainsi que sauver son ami Dimitri de son avenir sombre. Zéphyr et Nathanaël, ses deux compagnons de voyages, et deux nouveaux amis. Maïa est une jeune femme courageuse, comme la plupart de ses amis, et suivre son aventure n'est pas de tout repos, mais on se laisse facilement entrer dans l'histoire afin de suivre toutes les péripéties que vont vivre les différents personnages.

Des personnages plein de force et de volonté, mais peut-être trop de personnages en fin de compte. L'auteur a su organiser les liens entre eux, les chapitres alternés, mais il m'arrivait de m'y perdre. Comme avec le trop plein de détails parfois trop lourd à comprendre. Ce qui a rendu mon début de lecture difficile, j'appréciais l'histoire mais je n'étais pas non plus totalement dedans. Puis il y a eu comme un déclic, et là, le livre s'est greffé à mes mains : impossible de le laisser avant de l'avoir terminé. J'adore quand les romans me surprennent, et celui-ci a réussi haut la main le pari. J'ai refermé ce livre avec une réelle joie : celle d'avoir découvert une fabuleuse dystopie, très bien organisée et avec une très belle plume qui l'a rédigée.

La dystopie suit le même parcours qu'habituellement, mais elle réussit à avoir son petit côté unique par les idées de l'auteur – que je trouve très intéressantes et fort bien trouvées. Tout est si bien construit qu'on peine à imaginer que tout était déjà prévu depuis le début tant nous sommes surpris au fur et à mesure des pages. La surprise, c'est ce que j'ai adoré dans ce livre. Le nouveau, la plume de l'auteur qui nous envoûte avec facilité, un monde unique très bien organisé, des personnages aux passés mouvementés, et une dénonciation. Un mensonge. Comme d'habitude on se surprend à comparer ces mondes affreux à notre réalité actuelle, mais surtout on s'étonne d'y trouver une part de réalité. La dystopie est un genre qui n'a pas fini de me surprendre et Gabrielle Massat a réussi à m'épater par sa plume, ses idées, et cette histoire incroyablement passionnante, pleine de suspens et d'action. Pitié, dîtes moi qu'il y a une suite !

Je recommande vivement ce roman, malgré le début mitigé il faut le lire rien que pour la deuxième moitié du roman qui est fascinante et qui nous emmène dans un périple dont on a du mal à ressortir indemne. Des personnages humains, nouveaux, des idées atypiques et une situation horrifiante : ce livre a tout pour vous faire passer un merveilleux moment si vous aimez la science-fiction, alors n'hésitez plus !

Une très bonne dystopie.

mardi 7 avril 2015

Girl Online - Zoe Sugg.

« Peu importe le lieu, seules comptent les personnes. »

Auteur : Zoe Sugg.
Éditions : La Martinière Jeunesse.
Genre : Jeunesse, chick lit.
Date de sortie : 7 mai 2015.
Nombre de pages : 347.

Synopsis : « Lycéenne gaffeuse et réservée, Penny a un secret. Sous le pseudo Girl Online, elle confie ses secrets à son blog, devenu le rendez-vous de toutes les adolescentes. Grâce à lui, peu à peu, Penny prend confiance en elle et sort de sa coquille. Mais quand elle tombe amoureuse de Noah et confie à ses lecteurs ses sentiments, le web s'emballe. Car Noah n'est pas n'importe quel garçon. Lui aussi a un secret. Un secret capable de déchaîner les passions. Et de transformer la popularité de Girl Online en un véritable calvaire... »

Mon avis :
Ce roman me tentait mais je n'allais pas non plus me jeter dessus à sa sortie. Par contre, quand le concours a été lancé, je n'ai pas hésité à m'inscrire afin de découvrir ce livre donc beaucoup de gens parlent, et avec des avis tous très différents. Il s'agit d'un concours organisé par La Martinière Jeunesse (lien du concours) où il faut publier une chronique vidéo du livre. Vous pouvez voter pour votre vidéo préférée en suivant > ce lien < et voici aussi le lien de > ma vidéo <

Ce roman aborde déjà un sujet que j'ai apprécié car il me concerne, et surtout il vous concerne : internet. Partager avec des gens qu'on ne connaît pas mais qui nous apprécient pour le peu qu'ils savent de nous, et réciproquement. Penny confie ses secrets, vit sa petite vie tranquille en compagnie de son meilleur ami Elliot, et tient son blog depuis un an. Tout allait bien jusqu'à ce que Penny parte pour un petit séjour à New York, y rencontre l'amour, et voit sa vie changée à tout jamais. Qui a dit qu'internet n'apportait que de bonnes choses ? Comme quoi le bonheur de l'anonymat peut très vite virer au cauchemar...

J'ai apprécié les personnages, Penny et Elliot en particulier, pour leur fraîcheur, leur humour et leur bonne humeur. J'ai aussi beaucoup aimé l'histoire, les événements qui ont provoqué de grands changements et les idées de l'auteur. J'ai eu un peu de mal au début avec le style très jeunesse mais je m'y suis habituée pour au final ne plus lâcher ce livre ! J'ai beaucoup apprécié le fait que l'on voit les sms, les tweets, les articles du blog et les commentaires, ça donnait un côté très moderne au roman qui m'a charmée. Et ces histoires de secrets ne cessaient d'attiser ma curiosité, ce qui fait que j'ai dévoré les 250 dernières pages (autant dire presque tout le roman) sans une seule pause : pour vous dire comme son côté addictif a fonctionné sur moi !

Mais ce roman n'est pas sans imperfections je l'avoue. Pour commencer le style est très facile, très simple voir trop, ce qui fait que ce livre aura du mal à plaire aux plus grands, mais est parfait pour les jeunes où les adolescentes. Ensuite, l'histoire est de type assez basique, donc il ne faut pas attendre beaucoup de ce roman mais plutôt se dire qu'on se lance dans une lecture simple et sans prise de tête. Puis il y a aussi les messages du blog de Penny que je trouvais un peu... niais. Faciles. Trop simples pour apporter autant d'abonnés à mes yeux. Après je me trompe peut-être mais je trouve que ça ne faisait pas très crédible et c'était dommage. Mais si on oublie les défauts et qu'on se contente d'apprécier la lecture, ce roman peut vraiment faire passer un très bon moment.

L'idéal pour ce roman, c'est de le lire quand vous en avez envie, et surtout quand vous avez besoin de lire quelque chose de léger qui ne vous prendra pas la tête. C'était mon cas et j'ai adoré cette lecture car elle m'a procuré de la fraicheur et de l'amour : tout ce qu'il faut quand on ne veut pas entrer dans des idées trop compliquées ! Ce roman est donc simple, ce qui peut se révéler être un défaut ou une qualité selon les gens. En tout cas, moi, je vous le conseille, en espérant qu'il vous plaira !

Une lecture vraiment légère et agréable.

mercredi 1 avril 2015

L'élite 2 - Joelle Charbonneau.

« Le seul moyen de dissiper les ombres qui nous poursuivent est de les affronter ensemble. »

Auteur : Joelle Charbonneau.
Éditions : Milan, collection Macadam.
Genre : Science-Fiction, Dystopie.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 287.

ATTENTION, ceci est un tome 2 → chronique du tome 1 ici.

Synopsis : « Cia a survécu au Test. Elle est officiellement reçue à l’université qui forme l’élite du pays. Mais elle découvre l’enregistrement qu’elle avait fait à la fin du test, dans lequel elle racontait son expérience. Elle a du mal à croire ce qu’elle entend, surtout les doutes à propos de l’intégrité de Tomas, son petit ami. A l’université, elle intègre l’unité de sciences politiques mais elle est surveillée de près par la direction de l’université. Désormais Cia va devoir faire face à des menaces bien plus subtiles. Bien plus vicieuses. Et surtout à la plus grande d’entre elles : le doute. »
Merci aux éditions Milan, collection Macadam pour ce roman en partenariat.


Mon avis :
Si vous avez lu ma chronique sur le premier tome, vous savez que tout en ce roman avait su me passionner. Et quand le second tome est arrivé, je n'attendais plus qu'une chose : le lire. Il est tombé dans une mauvaise période, je l'ai lu entre deux révisions, entre deux épreuves de bac blanc, et je peux vous dire que c'est difficile pour un livre de satisfaire le lecteur quand il fait beaucoup d'autres choses à côté. Je peux donc l'affirmer : ce roman est extraordinaire, c'est comme si à chaque fois que je me replongeais dedans, je ne l'avais jamais quitté.

Cia sait ce qui s'est passé pendant le Test, alors qu'elle aurait du tout oublier. Elle sait que les sourires sont faux, que la confiance ne peut être accordée à personne. Cia est une fille tellement forte, je ne cesse de l'admirer dans ses choix, dans ses initiatives et dans sa manière de vivre chaque nouvel événement. Son copain Tomas est aussi quelqu'un que j'apprécie beaucoup, et les autres personnages sont plutôt secondaires, mais c'est affreux de voir comme il ne faut croire qu'en soi-même dans ce roman pour ne pas prendre le risque d'être trahi.

Ce roman est très psychologique, l'histoire nous prend aux tripes, les retournements de situation sont nombreux et sont plus plus choquants les uns que les autres. J'ai rarement vu autant d'idées dans un livre qui soit si bien organisé pour une bonne compréhension de l'histoire. On ne cesse de se faire avoir, par des personnages ou par des découvertes qui changent toute la suite que nous aurions pu imaginer. Aucun élément ne reste mystérieux trop longtemps, on comprend vite et surtout on se doit de comprendre vite car dès qu'un événement est passé un autre survient immédiatement après. J'ai trouvé ça tellement génial que l'auteur réussisse à tester nos propres capacités à faire confiance aux autres, à essayer d'élucider des énigmes que l'intelligence de Cia n'a souvent pas de mal à faire.

L'auteur a une plume simple pour que nous comprenions tout facilement, mais aussi un style passionnant car impossible de lâcher le roman, impossible de se dire qu'on va s'arrêter à la fin d'un chapitre car inconsciemment nos yeux sont déjà tournés vers le chapitre suivant. L'histoire capte toute notre attention et même si je le lisais avec quelques jours d'écart, je n'ai jamais cessé d'adorer cette histoire. C'est pour ça que si vous ne connaissez pas encore cette saga, achetez le tome 1, et si vous l'avez déjà lu, ruez-vous sur celui-ci : envoûtement garanti !

Cette auteur a le don de savoir doser le suspens, les sentiments, l'horreur, afin de faire un roman parfaitement équilibré, qui sait nous étonner, nous émouvoir et nous horrifier encore et encore. J'ai rarement eu un aussi gros coup de cœur pour deux tomes d'affilé, et si le troisième tome est à la hauteur alors ça sera une de mes trilogies préférées, pas de doute à ce niveau là. Vous n'avez pas encore compris ce que j'essaie de vous dire ? Je vais simplifier : achetez les deux premiers tomes de cette saga, ça serait une grosse erreur de passer à côté d'une dystopie aussi époustouflante.

Un incroyable second tome.

mardi 24 mars 2015

Toutes ces choses qui nous échappent - Wendy Wunder

« Je crois, moi, qu'il peut y avoir plusieurs versions de la vérité. Chacun choisit la sienne, et construit sa vie autour. »

 
Auteur : Wendy Wunder.
Éditions : Hachette.
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 400.

Synopsis :
« Certains ont des sœurs, des cousins. Moi, j’ai Zoe. Depuis l’année de nos sept ans, j’ai un talent pour veiller sur elle et la protéger de ses coups de tête excentriques. En tout cas jusqu’ici j’arrivais toujours à la canaliser. Cette fois, c’est plus compliqué : Zoe veut partir, quitter le trou où on vit. Elle dit qu’elle a besoin de prendre la route et de nous éloigner de nos vies minables ; qu’elle refuse d’être considérée comme folle. Je vais suivre Zoe. Parce que je dois l’aider à recouvrer son état normal. Parce qu’elle est la seule personne sur qui je puisse compter dans ce monde. Et je me dis qu’elle a raison : on doit partir pour apprendre toutes ces choses qui nous échappent et dont nous avons tant besoin : l’audace, l’insouciance et, qui sait, peut-être même le bonheur... »



Mon avis :
Merci aux éditions Hachette pour ce partenariat, j'avais beaucoup apprécié La fille qui ne croyait pas aux miracles de la même auteur, et au vu de ce titre et de cette couvertures si accrocheurs je n'ai pas pu résister. Je ne savais pas dans quoi je me lançais, mais j'avais envie de découvrir, et ça a été un réel plaisir même si à mes yeux cette lecture ne fut pas non plus exceptionnelle.

Une histoire d'amitié, et même plus que ça. Deux filles avec une relation fusionnelle depuis de nombreuses années. Hannah et Zoé, des caractères très différents mais qui ont l'air de s'assembler à la perfection. Pourtant Zoé s'égare. Se perd dans un monde différent du notre. Elle veut s'évader, et avec Hannah elles partent. Chacune pour découvrir toutes ces choses qui nous échappent.

Mon avis risque d'être paradoxale, moi-même j'ignore pourquoi. Ce roman m'a vraiment fait quelque chose, j'ai été émue, et surtout admirative de toutes les merveilleuses idées de l'auteur, de la trame de l'histoire, du fil conducteur très bien suivi et surtout de la fin. Tout m'a convaincue dans ce roman au niveau de la construction du récit. Pourtant j'ai eu quelques passages où j'étais... comme lassée. Parfois l'histoire me passionnait totalement, et parfois je m'ennuyais, ce qui fait que malgré tout ce que je trouve excellent dans ce roman, je ne suis pas non plus conquise par sa globalité. Mais je sais qu'il peut plaire à beaucoup de personnes et c'est pour ça que je vous le conseille, évidemment. Pour toutes ces choses que ce roman nous apprend, parce que oui en refermant la dernière page j'étais retournée par toutes ces leçons de vie qui m'ont été enseignées par les mots de l'auteur.

Le style est très facile à la lecture, mais on ressent cette énergie spéciale propre à Wendy Wunder, une plume très particulière qui, peut-être, est la cause de mes quelques moments de lassitude, car son style n'étant pas habituel il fallait parfois que je fasse quelques efforts. En fait, j'ai des choses à reprocher à ce roman. Mais il est si merveilleux dans les idées et surtout pour la toute fin que j'ai envie de vous dire « N'écoutez pas les défauts que je vous cite, et lisez-le ! » ce que j'espère que vous ferez pour découvrir cette histoire atypique qui, au fond, m'a vraiment passionnée. Et qui vous passionnera aussi je l'espère.

En conclusion, mon avis paradoxale risque d'en perdre certains. Alors si vous ne deviez retenir qu'une chose : ce roman vaut vraiment la peine d'être lu, pour toutes les leçons de vie qu'il nous enseigne inconsciemment, et pour cette histoire si atypique que j'ai adoré découvrir, et pour les idées de l'auteur absolument passionnantes et renversantes. Alors même si mon avis n'est pas que positif, ce livre, je ne peux que vous le conseiller, surtout que la fin est juste exceptionnelle.

Une histoire qui nous apprend beaucoup.

jeudi 19 mars 2015

Interview de Clémentine Beauvais, l'auteur des Petites reines !

La merveilleuse Clémentine Beauvais a répondu à quelques questions de ma part qui vous permettront d'en savoir un peu plus sur cette talentueuse auteur ainsi que sur son prochain roman Les petites reines (chronique ici)

- Décrivez votre propre roman en trois mots.
« Manger bouger »
Ah zut ça fait juste deux mots. Et c’est déjà pris. Hmm…
« Même pas mal » ?
Tu dirais quoi, toi, Audrey ? C’est dur ta question oh !

- Pourquoi avoir choisi des personnages qui se décrivent eux-mêmes comme laids et repoussants ?
Donner la parole à Mireille, l’une des ‘boudins’, s’est imposé assez naturellement – après tout, c’est quand même les trois filles qui sont au cœur de l’histoire ! Et si elles se décrivent elles-mêmes comme laides, c’est 1) que le reste du monde n’a pas arrêté de le leur dire depuis qu’elles sont nées, et 2) que l’on s’aime rarement assez pour combattre l’opinion du reste du monde à ce sujet. Mireille est quand même quelqu’un à qui on a dit qu’elle ressemblait à Jean-Paul Sartre, ce qui est à peu près aussi flatteur que d’être comparée à Maître Yoda.

Je suis agacée par les livres pour ados qui mettent en scène des filles qui sont en fait très jolies mais qui tentent de persuader le lecteur qu’elles ne sont pas au courant. (‘Ah là là, ce que je suis moche ! j’ai des yeux turquoise – le truc trop bizarre quoi – dans un visage normalissime en forme de cœur, et des cheveux bêtement ondulés et blond vénitien alors que je voudrais telleeeemmmment qu’ils soient blond platine!!! et ce grain de beauté très banal au même endroit que Natalie Portman ! c’est trop laid. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde est amoureux de moi !’) Quand on est ado, si on est beau, on le sait. Si on ne l’est pas, on le sait aussi. Mireille, Astrid et Hakima souffrent tous les jours qu’on les trouve moches. Ce n’est pas quelque chose qu’elles disent avec fausse modestie. C’est très violent comme sentiment, et je voulais montrer cette violence, même si je le fais avec une certaine distance.

- Pour ceux qui n'ont pas encore lu le livre, quel est le message que
vous souhaitez faire passer à travers cette histoire écrite de votre plume ?

Quand les hommes préhistoriques approchent, te laisse pas encercler, fabrique-toi des ailes, sors ton plateau de fromages, fais un pique-nique dans les nuages, et envoie-leur des boulettes de pain sur la tête.

- Pensez-vous être proche mentalement d'un des trois boudins ? Si oui,
lequel ?

Mireille est, peut-être sans surprise, celle qui me ressemble le plus, mais je n’aurais pas son courage ni sa carapace. Elle a les mêmes occupations que celles que j’avais à son âge, et le même sens de l’humour pourri. Astrid a hérité de mon côté bougon. Hakima ne me ressemble pas du tout, mais j’ai beaucoup d’affection pour les gens comme elle – rêveurs, doux et sincères.

- Quel est votre secret pour écrire un roman léger, drôle, mais aussi très poignant et abordant un sujet important ?
J’aimerais bien le savoir, ça serait chouette ! J Bon, tu me flattes, là… Je sais pas – lire en grandes quantités des articles du Gorafi et d’autres romans, de blogs et textes satiriques ou humoristiques. Et avaler quotidiennement des salades de tomates-mozzarella, apparemment, puisque c’est ce que j’ai fait en écrivant la 2e moitié du livre… ?

- Et enfin, une question concernant les réseaux sociaux : dans vos deux
derniers romans Exprim' ils sont présents, et ils sont capables de
changer la vie de nos personnages. Dans le cas des Petites Reines, à vos
yeux, sont-ils plus bénéfiques que nocifs ? Ou l'inverse ?

Pour moi, ça reste ambivalent. Les trois filles s’en prennent quand même plein la figure, malgré le fait que leur couverture médiatique leur permette aussi beaucoup de choses. A mon avis, ce genre d’aventures vous donnerait envie de redevenir anonyme assez rapidement, mais les héros et héroïnes de romans sont moins chochottes que nous, pauvres mortels…

- Merci pour cette interview, et j'ai déjà hâte de lire votre prochaine
parution Exprim' !

Moi aussi, ça voudra dire que je l’aurai écrite ! Merci pour ces questions.

mercredi 18 mars 2015

Les petites reines - Clémentine Beauvais.

« Peut-être que la mocheté, ça fait mûrir.  »

Auteur : Clémentine Beauvais.
Éditions : Sarbacane, collection Exprim'.
Genre : Jeunesse.
Date de sortie : 1er avril 2015.
Nombre de pages : 304.

Synopsis : « À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée !!! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attire l’attention des médias… jusqu’à ce qu’elles deviennent célèbres !!! Entre galères, disputes, rigolades et remises en question, les trois filles dévalent les routes de France, dévorent ses fromages, s’invitent dans ses châteaux et ses bals au fil de leur odyssée. En vie, vraiment. »
Merci aux éditions Sarbacane pour ce roman en partenariat ! 
 

Mon avis :
Clémentine Beauvais, l'auteur du fabuleux roman Comme des images qui, à ma grande joie, m'avait fait découvrir la plume de cette écrivaine pleine de talent. Je n'étais pas ressortie indemne de ma lecture, et une fois encore ce nouveau livre n'échappe pas à la règle. Encore une fois on nous parle de l'image, celle qu'on véhicule autour de nous, et celle qui se cache en nous. Un roman qui plaira aux jeunes comme aux grands.

Trois boudins : Mireille, Astrid et Hakima. Accompagnées de Kader, elles partent à vélo pour un road trip qui les mènera tout droit à la garden-party de l’Élysée pour le 14 juillet. Trois personnages hors du commun, Mireille nous raconte leur histoire, se décrivant elle-même comme grosse, laide, repoussante, alors qu'en lisant ce roman on trouve cette jeune fille juste touchante. Elles se lancent dans une aventure pas facile à vivre, mais qui nous fera connaître chaque personnage plus en détail. J'étais touchée par Hakima, attendrie par Astrid et noyée sous des larmes de rire quand Mireille s'exprimait – autrement dit, comme il s'agit du narrateur, j'ai arrêté de rire quand j'ai refermé le roman. Nous croisons de tout le long de leur chemin, des personnes adorables comme des personnes détestables : les personnes de la vie, tout simplement.

Si ce roman nous fait rire, il ne faut pas oublier qu'il dénonce une réalité : l'importance de l'apparence. Mais c'est si bien tourné que même les scènes les plus affreuses possèdent une touche d'humour. Pourtant cela n'enlève jamais réellement l'horreur de la situation, et si j'ai parfois été choquée, je ne pouvais nier que l'auteur n'inventait rien : nous sommes dans un monde où les insultes derrière l'écran sont faciles, ainsi que dans un monde où le harcèlement scolaire est existant, et répandu. Ce livre ne veut pas dire « si tu veux plaire, maigris et maquille toi » mais plutôt « tu es plus belle au naturel ». J'ai adoré tout ce que voulait nous communiquer l'auteur à travers ses mots, sa plume.

Ces personnages nous touchent, nous intriguent, et nous surprennent toujours un peu plus. On suit leur périple avec passion, on écoute leurs nouvelles idées avec attention et on s'attache à ces filles, on s'attache à ces merveilleuses personnes. L'auteur est incroyable, possède un style magnifique qui nous envoûte à chaque nouvelle phrase, elle sait nous faire rire avec un vocabulaire riche, varié, intéressant, et nous en sommes d'autant plus ravis. Une fin qui nous étonne, une fin que j'ai appréciée, et si j'étais triste de terminer cette histoire extraordinaire, je suis maintenant impatiente de retrouver la plume de l'auteur dans un autre ouvrage.

Vous l'aurez deviné : je vous conseille vraiment, vraiment, vraiment ce roman qui est une explosion de joie, d'humour, de vie et de réalité. Une réalité qui nous frappe, mais aussi qui nous réveille. Des personnages humains qui nous font rire et qui nous touchent, une aventure qui sort de l'ordinaire, un périple plein de dangers, une incroyable volonté, et une plume qui nous fait voyager. Je ne pouvais pas trouver mieux, ce roman est une merveille, et il est unique.

Un coup de cœur.

samedi 14 mars 2015

The Book of Ivy - Amy Engel.

« Peut-être qu'on attend trop de la liberté. »

Auteur : Amy Engel.
Éditions : Lumen.
Genre : Jeunesse, Dystopie.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 342.

Synopsis :
« Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple. J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche... Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. »


Mon avis :
Merci aux éditions Lumen pour ce roman en partenariat. The Book of Ivy s'est très vite fait connaître grâce à toute une mise en scène créée par les éditions Lumen, une idée brillante de leur part car sans même savoir de quoi parlait l'histoire, nous étions nombreux à avoir la curiosité de vouloir découvrir ce roman dystopique. L'envie ne s'est pas atténuée et après tous les avis positifs, je me suis lancée à mon tour pour au final suivre l'avis général : un livre à ne pas manquer.

Certes les dystopies sont à présent toutes plus ou moins semblables sur le fond de l'histoire, c'est inévitable, mais Amy Engel nous fait entrer dans un monde qui n'a rien de compliqué : le notre, dans plusieurs années, après que notre population ait été dévastée par une guerre nucléaire – le plus inquiétant c'est que la situation n'est pas surréaliste dans le fond. Nous n'avons donc aucun mal à nous imprégner de l'histoire, des nouvelles règles et lois de cette société présidée par Monsieur Lattimer. Ivy Westfall fait partie de l'autre famille de ceux qui souhaitaient gouverner, et c'est pour cette raison que la mission d'Ivy est primordiale : il faut renverser ce régime et instaurer une démocratie dans laquelle son père sera le nouveau président. Ivy n'a pas le choix, il faut qu'elle obéisse. Mais c'était sans compter sa rencontre avec Bishop qui s'annonce différente de ce qui était envisagé...

Ivy est une jeune fille admirative de son père, totalement dévouée à sa famille car toute sa vie elle n'a connu que cet amour familial, ce seul lien sentimental. Mais quand on rencontre l'amour, les doutes s'installent et la personnalité peut en ressortir changée. Ivy est une fille vraiment attachante, par ses décisions et sa manière d'être, même si parfois ses réactions m'ont totalement déboussolée, l'auteur a très bien su mener son personnage là où elle le souhaitait. Tout comme Bishop : un garçon mystérieux qui se révèle être un personnage juste merveilleux : on tombe facilement sous son charme – en tout cas ça a marché pour moi. Leur relation évolue, mais Ivy doit le tuer. Avec la pression de son père et de sa sœur, ainsi que l'amour qu'elle commence à éprouver, les doutes sont omniprésents en elle, et on la comprend : je n'aurais jamais su comment réagir à sa place.

C'est une histoire horrible dans le sens où nous sommes sans cesse dans l'attente de la suite, c'est presque si je souhaitais sauter des pages tant le suspens était insoutenable. L'auteur sait nous faire mourir d'impatience, mais elle sait aussi comment nous traumatiser à la fin du roman : je veux le tome 2, là, maintenant, tout de suite. On entre très vite dans l'histoire, l'action est toujours là sans que cela soit non plus permanent, et surtout l'intrigue est excellente ; on a envie de prévoir la fin, mais trop de suppositions s'ouvrent à nous. Cette lecture était éprouvante car l'auteur a du talent, j'ai ressenti plusieurs émotions au fil des pages, de la colère à l'anéantissement, de l'infime joie au bonheur intense. Je ressentais ce que ressentait Ivy, et à présent je ne peux plus faire marche arrière, une fois ce premier tome fini on ne peut que désirer découvrir la suite.

Il n'y a pas eu la petite étincelle du coup de cœur, mais il y a eu tout ce qu'il faut pour que j'affirme que ce roman est excellent, pour que je vous le recommande vivement, et pour que j'en parle autour de moi. Une lecture éprouvante qui nous fait voir un monde susceptible d'exister, qui nous fait réfléchir à des sujets importants comme la liberté, la peine de mort, et surtout un roman qui suscite notre impatience. Impossible de le lâcher avant d'avoir lu le dernier mot. Et ensuite, place aux lamentations, car actuellement j'ai terriblement envie de lire le second tome, vivement sa sortie !

Un excellent roman dystopique.

mardi 10 mars 2015

Complice(s) - Eireann Corrigan.

« J'aurais voulu t'offrir un monde meilleur. »

Auteur : Eireann Corrigan.
Éditions : Milan, collection Macadam.
Genre : Jeunesse, Thriller.
Date de sortie : 11 mars 2015.
Nombre de pages : 313.
Prix : 14€90.

Synopsis :
« Leur plan : simuler un enlèvement.
Leur but : faire parler d'elles.
Chloé et Finn en sont convaincues : être intelligente, jolie et sportive ne suffit pas. Pour avancer dans la vie, il faut devenir quelqu'un.
Quel que soit le moyen,
et à n'importe quel prix.
Leur plan est parfait. »


Mon avis :
J'ai reçu ce roman dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Milan et la collection Macadam, je les en remercie grandement. Une nouveauté qui me donnait très envie, malgré le fait que j'en savais peu sur l'histoire. Ayant lu un résumé assez vague (pas bien plus que celui que je vous ai écrit), j'ai pu découvrir ce roman avec tout le suspens et les situations retournantes. Je vous conseille donc de ne pas lire d'autres synopsis que celui que je vous ai mis plus haut car j'en ai lu des trop explicites qui pourraient vous gâcher certaines surprises.

Chloé et Finn veulent faire parler d'elles. Elles ont beau faire tout leur possible elles savent que ce ne sera pas suffisant pour qu'elles deviennent célèbres. Elles imaginent alors un plan afin de simuler un enlèvement, ce qui leur assurerait une popularité sans limites. Mais on se doute bien qu'un mensonge aussi grave peut vite dégénérer...
Finn est le narrateur de l'histoire, celle dont on connaît les pensées les plus profondes, et j'ai trouvé son personnage si touchant, si dévoué à sa meilleure amie, Chloé. Cette dernière, je n'ai pas pu m'y attacher, et ce dès le début. On sent bien que cette fille est égocentrique, mais comme c'est Finn qui nous décrit l'histoire, elle nous parle de sa meilleure amie comme d'un ange, et au début, on arrive à la croire.

C'est un sujet totalement nouveau pour moi. Deux adolescentes qui simulent la disparition de l'une d'entre elles, je n'avais jamais lu quelque chose d'aussi intrigant. Et je peux vous dire que c'était juste formidable. De voir comment Finn se débrouille pour mentir au monde entier tandis que Chloé est dissimulée dans un sous-sol d'une maison vide. Mais surtout, au delà de leur plan diabolique, on découvre des personnages qui se révèlent, qui s'avouent certaines choses à eux-même, qui assument leurs décisions. Le sentiment le plus présent tout au long du roman ? L'impatience. J'avais chaque soir hâte de me replonger dans cette aventure, le suspens étant toujours à son comble quand au dénouement final de l'histoire. Et l'auteur nous réserve des surprises, car quand on pense que l'histoire est finie, on se rend compte qu'il y en a encore. Et ça, c'était merveilleusement bien pensé.

L'auteur sait mettre le suspens là où il faut, c'est à dire : tout le temps. Un plan pareil ne peut pas se finir sans difficultés, on en est sûrs, mais pourtant on doute, et on se demande bien comment une histoire pareille pourrait se terminer. L'auteur sait nous faire imaginer de nombreuses fins différentes mais je peux vous assurer que celle qu'elle a écrite de sa plume ne pourra que vous surprendre. Le style reste simple, nous sommes dans la tête d'une adolescente, mais c'est justement parfait pour saisir les détails importants de l'histoire et pouvoir à notre tour mener notre propre enquête, et tenter de prédire la suite. J'ai totalement adoré l'histoire du début à la fin, et le seul petit défaut que je peux donner à ce livre c'est l'attitude de certains personnages où certaines situations qui me paraissaient peu logiques suite à l'enlèvement de Chloé, mais bon après je ne sais pas tellement comme ça se passe réellement après un événement pareil.

En conclusion, dès que ce roman sort en librairie, il faut se ruer dessus et sans un brin d'hésitation ! Ce n'est peut-être pas un livre poétique qui fait rêver, mais c'est vraiment une histoire de suspens époustouflante qui nous happe dès les premières pages pour nous relâcher au bout de 27 chapitres, plus essoufflés que jamais. Une fin qui m'a retournée mais que j'ai adoré, des retournements de situation totalement hallucinants et une maîtrise du fil de l'histoire qui me laisse très admirative. Ne passez pas à côté de ce livre, je vous le conseille plus que jamais !

Un roman incroyablement passionnant.

samedi 7 mars 2015

La Liste - Siobhan Vivian.

« C'est un moment précieux et elle accepte de le vivre, ce qui déjà est un pas dans la bonne direction. »

Auteur : Siobhan Vivian.
Éditions : Nathan.
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2013.
Nombre de pages : 406.

Synopsis : « La liste nomme 8 filles chaque année Les 4 plus belles et les 4 plus laides du lycée Et si votre nom s'y trouvait ? Une tradition odieuse sévit au lycée de Mount Washington : tous les ans, une semaine avant le bal de début d'année, une liste est placardée dans les couloirs. Personne ne sait qui établit cette liste. Et personne n'a jamais réussi à empêcher qu'elle soit publiée. Invariablement, chaque année, la plus belle et la plus laide des troisièmes, des secondes, des premières et des terminales sont désignées. 8 filles en tout. 8 filles qui se retrouvent sous les projecteurs impitoyables du lycée. 8 filles qui vont voir leur vie brusquement changer... pour le meilleur ou pour le pire ? »

Mon avis :
La Liste, ce roman au résumé tentant mais dont les critiques étaient malheureusement repoussantes. Cela ne m'a pas empêcher de me procurer ce livre, afin de me faire mon propre avis sur cette histoire d'adolescents. Je comprends que certains avis ne soient pas élogieux, mais ce roman n'a rien de mauvais à mes yeux, j'ai donc été agréablement surprise.

Une liste, avec 8 filles dessus. 4 sont nommés les plus belles, et 4 autres les plus moches. Personne ne sait qui est l'auteur de cette mystérieuse liste. Les chapitres s'alternent avec les points de vue de chaque fille inscrite sur la liste, et on découvre leur réaction, la manière dont elles le prennent, comment elles vivent leur sélection. On se rend compte que ce ne sont pas toujours les nommées les plus moches qui souffrent le plus. Je me suis attachée à certaines filles, mais j'ai trouvé que d'autres manquaient de profondeur par moment. Il est vrai que la compréhension du roman n'est pas aisée, on passe d'un esprit à l'autre sans trop se souvenir de ce que pensait l'adolescente 8 chapitres avant. Mais j'ai réussi à m'habituer, pour à la fin connaître chaque personnage sans trop de difficulté, et je n'ai donc pas eu de mal à comprendre le fil de l'histoire.

Finalement, les avis négatifs ont eu un effet positif sur moi : je ne m'attendais pas à quelque chose de grandiose, et j'ai eu bien mieux que ce que je pouvais m'imaginer. Cette histoire est vraiment appuyée sur la psychologie de chaque personnage. La vision d'une fille de 3ème à côté de celle d'une fille de terminale. Des réactions qui changent d'une nommée à l'autre. Des envies et des passions différentes. Une vie qui ne ressemble jamais à celle d'une autre. J'ai vu ce que des adolescentes pouvaient penser, l'envie pour l'une d'être populaire, reconnue, l'envie pour l'autre de plaire, de ne pas décevoir les gens. J'ai trouvé que c'était un très bon roman jeunesse dans le sens où l'histoire nous montre des personnages humains, avec des personnalités très différentes mais je peux dire que chaque fille s'associe à une personne que j'ai connu au lycée.

La plume de l'auteur est simple, assez belle pour que l'envie de continuer la lecture soit grande, et j'ai dévoré ce roman. C'est une histoire assez jeunesse c'est bien vrai, et certains points ne sont pas assez approfondis, je l'admets aussi. Des personnages trop en surface et une fin assez rapide, avec des éléments plutôt... dérangeants. Mais dans l'ensemble j'ai trouvé ce roman très bien écrit, avec de très bonnes idées sur l'apparence, mais aussi sur l'esprit, les liens d'amitié, d'amour, et familiaux.

J'ai donc été agréablement surprise par ce roman qui, au tout début, me faisait appréhender ma lecture. J'ai eu des préjugés infondés et je suis heureuse d'avoir pu me faire mon propre avis et de découvrir une histoire intéressante que j'ai adoré découvrir. Je vous conseille beaucoup ce roman, surtout aux adolescents car il vous plaira certainement davantage, étant donné que c'est dans cette tranche d'âge.

Un bon roman jeunesse.

dimanche 22 février 2015

À tous les garçons que j'ai aimés - Jenny Han.

« L'amour, c'est effrayant, c'est changeant, ça peut disparaître. Mais c'est un risque à prendre. »

Auteur : Jenny Han.
Éditions : Panini Books (collection Scarlett).
Genre : Jeunesse, Romance.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 461.
Synopsis : « Lara Jean Song conserve ses lettres d’amour dans une boîte à chapeau que sa mère lui a donnée. Ce ne sont pas des lettres qu’elle a reçues, ce sont celles qu’elle a écrites. Une pour chaque garçon qu’elle a aimé. Lorsqu’elle écrit, elle ose ouvrir son coeur et dire toutes les choses que jamais elle n’exprimerait dans la vraie vie, car ses lettres ne sont que pour elle. Jusqu’au jour où Lara découvre que ses lettres secrètes ont toutes été postées… Elle doit soudain faire face à son passé amoureux, la situation devient vite hors de contrôle mais qui sait ? Quelque chose de positif pourrait ressortir de ces lettres, après tout. »

Mon avis :
Ce nouveau roman de Jenny Han faisait déjà beaucoup parler de lui sur la blogo, à l'époque où les blogueurs le lisaient en VO. J'étais tellement impatiente qu'il sorte en français afin de pouvoir moi aussi découvrir cette histoire qui me promettait une très bonne lecture. Merci Babelio pour cette masse critique privée qui m'a permis de découvrir cette merveille, en compagnie de Mathilde de Mille et deux livres (sa chronique plus bas).

Lara est une adolescente tout ce qu'il y a de plus ordinaire, si ce n'est que je l'ai trouvée très attachante. Nous entrons dans l'histoire avec grande facilité, et nous rencontrons un bon nombre de personnages tous très différents, intéressants à découvrir plus en détails par la suite. Au delà de la romance, la famille possède une place importante dans ce récit. Le départ de la grande sœur, assumer ses responsabilités d’aînée, savoir prendre des décisions, faire des choix... nous assistons aux changements dans la vie de Lara Jean qui grandit, qui devient une femme. Et l'histoire en était d'autant plus passionnante.

Lara écrivait toujours des lettres aux garçons qu'elle aimait afin de mettre fin à ses sentiments pour eux, afin de tourner la page. Mais quand ces lettres - qui pour certaines datent de plusieurs années – se retrouvent postées et arrivées à destination, Lara Jean ne sait plus quoi faire pour faire face à la situation. Elle va prendre de folles décisions qui changeront sa vie à tout jamais. On s'amuse beaucoup du pétrin de Lara, mais on est aussi très attendri par son personnage ainsi que sa petite sœur, son meilleur ami, et bien d'autres encore... J'ai adoré son personnage ainsi que le fil qu'a suivi l'histoire. Les événements sont très bien trouvés par l'auteur, chaque nouvelle situation nous fait sourire où nous révolte, l'auteur sait nous mettre dans tous nos états.

La plume de l'auteur est très jeunesse, mais c'est justement ce dont j'avais besoin. Une lecture qui ne soit pas prise de tête, qui nous détend, et qui nous fait passer un bon moment. J'ai eu raison de jeter mon dévolu sur ce roman car il m'a pleinement satisfaite, je n'aurais pas pu rêver mieux pour avoir un nouveau coup de cœur. Une romance vraiment adorable, dont j'ai adoré suivre l'évolution, jusqu'à la dernière page qui m'a totalement retournée : je veux la suite.

Ce livre est un coup de cœur pour l'histoire, l'originalité ainsi que la romance qui au fond ne sort pas de l'ordinaire mais les romances adolescentes me plaisent toujours autant, surtout quand elles sont bien écrites, passionnantes, et que le récit aborde aussi d'autres sujets importants comme la famille, le détachement, le fait de grandir. Merci à Jenny Han pour ce roman plein de tendresse mais aussi d'humour : j'ai passé un merveilleux moment.

Un coup de cœur.

> chronique de Mathilde / Mille et deux livres <

mercredi 18 février 2015

Les gens heureux lisent et boivent du café - Agnès Martin-Lugand.

« Mais mon cœur battait obstinément. Et me maintenait en vie. Pour mon plus grand malheur. »

 
Auteur : Agnès Martin-Lugand.
Éditions : Pocket.
Genre : Drame, Contemporain.
Année de sortie : 2013.
Nombre de pages : 187.

Synopsis : « Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel. »



Mon avis :
Un roman qui, dès sa sortie, a été accrocheur à mes yeux : le titre était le plus attirant qu'il m'ait été donné de lire. J'avais tellement envie de le découvrir. Ma mère l'ayant lu, mes amies aussi, il fallait que je me lance, et quand Laura me l'a offert pour noël j'ai décidé de ne pas patienter plus longtemps, je l'ai donc lu en lecture commune avec Tom (lien de sa chronique en bas). Une lecture commune très enrichissante car nos deux avis sont très opposés, même si au fond ils se rejoignent sur certains point. Il a été déçue tandis que j'ai bien aimé l'histoire, même si je l'avoue je ne lui ai rien trouvé d'extraordinaire.

Nous faisons la rencontre de Diane, une jeune femme à qui la vie n'a fait aucun cadeau, qui doit à présent vivre sans son mari et sa fille à ses côtés. Diane est détruite mais une once d'espoir existe en elle, on y croit, et cela rend ce personnage très attachant, assez bien approfondi. Son meilleur ami Félix est un garçon qui nous charme assez facilement. Quand Diane décide de partir en Irlande nous nous doutons que sa vie va prendre un nouveau tournant. Surtout lorsqu'elle y fait la rencontre de ses propriétaires, ainsi que celle de son voisin...

C'est un roman touchant. Le thème du deuil est abordé dès les premières pages, ce qui m'a valu des larmes de tristesse pour Diane, pour Colin son mari et pour Clara sa fille. Mais c'est aussi ce qui m'a déçue. Je m'attendais à ce que Colin et Clara soient toujours présents dans l'histoire car ils sont justement la cause de malheur de Diane, elle y pense chaque jour, chaque heure, chaque minute. Mais à un moment donné du roman, Colin et Clara deviennent inexistants pendant une période assez longue, nous ne voyons plus une seule fois leurs prénoms dans le récit, Diane n'y pense plus comme s'ils n'étaient plus au centre de cette histoire. J'ai été déçue par ce détail assez important car cela me paraissait beaucoup trop surréaliste que, après avoir passé un an enfermée à penser à eux jour et nuit, tout à coup elle soit capable de les rayer de sa tête pour une semaine. Ils sont passés au second plan et c'est ce qui m'a dérangée. Ainsi qu'une autre situation un peu de trop vers la fin de l'histoire, mais bon ce sont les choix de l'auteur et sans ça l'histoire serait un peu différente or j'ai beaucoup apprécié le dénouement final.

Bien sûr s'ils n'étaient plus aussi importants dans l'histoire, c'est parce que Diane rencontrait des gens, essayait de se reconstruire. Donc ma déception était atténuée car l'histoire de la jeune femme me touchait toujours, elle essayait de redécouvrir l'amour. La plume de l'auteur est très simple, mais assez belle pour m'avoir fait pleurer et assez fluide pour avoir rendu ce roman très difficile à lâcher. J'ai ressenti des émotions à travers les mots de l'auteur et c'est pour moi le talent qu'on attend d'un écrivain, alors même si c'était un style assez simple, je n'avais pas besoin de plus et j'ai été charmée.

Je n'ai pas trouvé ce roman extraordinaire, mais j'ai tout de même beaucoup aimé suivre l'histoire de Diane, son retour à la vie avant que la mort ne la rattrape, ses découvertes, ainsi qu'une fin qui nous attriste mais qui nous fait sourire en même temps. L'auteur sait bien retranscrire les émotions avec un style assez simple, et même si certains détails m'ont déçue l'histoire dans son ensemble était très belle, très agréable à lire, et je suis ravie d'avoir pu découvrir cette auteur et sa plume.

Une très belle histoire.


> chronique de Tom <