Mes dernières chroniques :

Heberger image Heberger image Heberger image Heberger image Heberger image Heberger image

vendredi 15 mai 2015

Qui es-tu Alaska ? - John Green.

« On se sert de l'avenir pour échapper au présent. »

Auteur : John Green.
Éditions : Gallimard collection Scripto.
Genre : Jeunesse, Drame.
Année de sortie : 2007.
Nombre de pages : 365.

Synopsis :
« Miles Halter a seize ans et n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C'est là aussi, qu'il rencontre Alaska. La troublante, l'insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young. »



Mon avis :
Je me suis réveillée, et j'avais envie de lire un roman de John Green. Pourquoi ? Je n'en ai pas la moindre idée, mais j'ai décidé de ne pas hésiter, j'ai pris ce roman entre mes mains, je l'ai ouvert, et je me suis plongée dans ce livre unique, déroutant. Et c'est cet affreux sentiment de ne pas savoir si ce roman est un coup de cœur ou non qui me perturbe le plus. Peut-être que ce doute possède un lien avec le Grand Peut-Être, et donc que ce doute restera un mystère encore longtemps. Je ne sais pas, mais ce dont je suis sûre, c'est que ce livre est une perle rare, un bijou.

Miles est jeune, et il décide de vivre pleinement son adolescence en partant de chez ses parents afin de découvrir un nouveau monde, loin de sa famille, et près de ses nouveaux amis. Une expérience que l'on vit avec lui. Et on rencontre Alaska Young avec lui. Alaska, cette fille si merveilleuse, si vivante, si bouleversante, si lunatique, si magnifique. L'auteur sait nous offrir des personnages vivants, humains, bourrés de qualités mais aussi de défauts. Des défauts qui nous plaisent, et d'autres un peu moins. Mais c'est ce qui constitue un être humain à part entière. Alaska était tout sauf comme les autres. Elle était unique, et la découvrir au fil des pages fut une aventure merveilleuse. Je me suis attachée à elle ainsi qu'aux autres amis de Miles, et c'est parce qu'ils avaient tous cette sensibilité qui m'a touchée, attendrie, et qui m'a surtout passionnée.

Cette histoire n'est pas exceptionnelle en soi, mais ce sont les personnages qui la rendent si unique. Chacun d'entre eux apporte à ce roman son savoir, son histoire. Et tout ce récit fait extrêmement songer à notre existence, notre présence sur terre. John Green réussit à nous interroger implicitement sur notre condition, à l'aide de métaphores et de phrases aux tournures philosophiques. C'est ce qui rend ses romans ni incroyables : ils sont particuliers, possèdent leur propre style, avec un auteur qui possède sa plume et ses idées. Des idées qui nous envoûtent du début à la fin.

Ce livre m'a fait sourire et pleurer. Mais surtout sourire. L'auteur sait nous faire rire avec seulement quelques mots, mais il est aussi capable de faire couler des larmes le long de notre visage. C'est un talent que j'admire chez lui, mais j'admire surtout sa capacité à nous fasciner par ses romans, de la première page jusqu'à la dernière. John Green a un don, je n'en doutais pas, mais Alaska ne fait que le confirmer. Il nous fait vivre certaines situations comme si elles étaient réelles, et cela nous procure des sensations nouvelles, méconnues, mais surtout étranges. Ce roman n'est pas parfait à mes yeux, je ne saurais citer ses imperfections, mais il est comme Alaska : magnifique, bouleversant et retournant. Il n'est pas parfait parce qu'Alaska a ses défauts. Mais on peut apprendre à apprécier les défauts d'un personnage, ou bien ceux d'un livre.

Ma chronique n'est pas exceptionnelle, pas très ordonnée, parce que mes idées sur ce roman sont, je l'avoue, assez troubles et incertaines. Je n'arrive pas à expliquer ce que j'ai ressenti. Je n'arrive pas à dire ce que j'ai tant apprécié, mais je sais que je l'ai énormément aimé. Je sais que ce livre nous apprend beaucoup, je sais aussi qu'il nous fait ressentir de merveilleuses émotions, certainement parce que lui-même est merveilleux.

Un roman unique, magnifique.

mardi 12 mai 2015

Perdue et Retrouvée - Cat Clarke.

« Tu as remis ma vie à l'endroit.»

Auteur : Cat Clarke.
Éditions : Robert Laffont, collection R.
Genre : Contemporain.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 405.

Synopsis :
« PERDUE. Quand Laurel Logan, 6 ans, a été kidnappée, seule sa petite sœur en a été témoin. Toute l'enfance de Faith a été façonnée par la disparition de Laurel : de la séparation de ses parents à la présence constante des médias, en passant par celle de ces soi-disant amis qui ne veulent que lui parler de sa sœur. RETROUVÉE. Treize ans plus tard, une jeune femme est retrouvée dans le jardin de l'ancienne maison des Logan, totalement déboussolée et serrant dans ses bras l'ours en peluche avec lequel Laurel a disparu. Laurel est enfin de retour chez elle, saine et sauve. Faith avait toujours rêvé de revoir sa sœur, sans oser vraiment croire que cela arriverait. Mais une série troublante d'événements isole Faith et la pousse à la paranoïa : ce que l'on a perdu peut-il réellement être retrouvé ? »



Mon avis :
Jamais un Cat Clarke n'a échappé à la règle du coup de cœur. J'attendais ce nouveau roman avec une grande impatience, j'appréhendais même d'en attendre trop, parce que c'est ce qui arrive quand on aime de trop les romans d'une auteur : si le suivant nous déçoit, c'est difficile de s'en remettre. Je l'ai commencé comme si je tenais un trésor entre mes mains, et j'avais bien raison : c'est un trésor.

On rencontre Faith, une adolescente dont la vie n'a rien d'ordinaire car sa sœur s'est faite enlevée il y a 13 ans. Mais plus fou encore, elle est de retour à la maison, plus vraie que jamais, et tout le monde y voit le plus beau miracle du monde. Faith aussi, évidemment, jusqu'à ce que les événements prennent une tournure assez étrange, voir catastrophique. On se retrouve alors plongé dans un thriller déroutant et perturbant qui sait nous garder en haleine jusqu'à la dernière ligne de la dernière page. Faith est une adolescente à qui j'ai très vite réussi à m'identifier, elle était tout simplement humaine. Comme tous les personnages de Cat Clarke, elle avait ses défauts et ses qualités, son caractère était réaliste, véritable, et c'était d'autant plus agréable de se sentir proche du narrateur. Laurel était attachante, mais parfois inquiétante, j'avais du mal à cerner le personnage, et l'auteur a su en faire une véritable énigme, difficile à résoudre. Mon seul petit regret c'est la mise en retrait de Martha et Thomas, l'ami et le copain de Faith, car ils ont été assez peu approfondis à mes yeux, je m'attendais à en apprendre davantage sur eux.

C'était juste extraordinaire. J'ai eu la sensation de vivre chaque événement comme si j'avais écrit ce livre tant mon corps était en coordination avec le récit. J'étais surprise de ressentir tant d'émotions contradictoires, mais surtout c'est bien la première fois qu'un roman me fait ressentir une gêne, un malaise. Et c'était une position assez inconfortable ; l'auteur est incroyable de réussir à nous faire découvrir ce qu'un livre peut être en mesure de nous faire éprouver. Au delà d'être gênée, j'étais carrément traumatisée par moments : la boule au ventre qui ne voulait pas s'en aller, et les situations que j'appréhendais, redoutant le pire, imaginant des horreurs pas possible. C'était une expérience incroyable que de lire ce roman, car j'ai découvert qu'un livre pouvait me faire ressentir des choses qui m'étaient encore inconnus, malgré tous les romans que j'avais déjà lus auparavant. C'était même magique.

Cat Clarke a comme à son habitude une plume simple, mais addictive au possible. Pour la première fois avec cette auteur, la fin paraissait évidente, mais évidemment que deviner un simple événement fait que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Ce roman peut paraître lent, mais il est surtout réaliste : on vit avec Faith chaque journée depuis le retour de sa sœur, et chaque moment est important, bien que parfois cela ne se perçoit pas. Et c'est ce qui m'a une nouvelle fois passionnée, car le roman n'a pas tenu deux jours, je l'ai littéralement dévorée, pour en ressortir totalement perdue, puis bouleversée, puis émerveillée. Que des sentiments contradictoires qui s'entrechoquaient en moi, et ça me fascinait. Cat Clarke m'a fascinée avec ce roman, j'en suis tombée amoureuse, je crois.

Je ne sais pas si j'ai employé les bons mots pour vous donner mon ressenti sur ce livre. C'est toujours extrêmement difficile de chroniquer les romans de Cat Clarke, car ils nous laissent généralement dans une confusion totale, inhabituelle, et c'en est d'autant plus perturbant. En tout cas, s'il faut retenir une chose de tout ce blabla, c'est que ce roman, il faut le lire. Il ne faut pas passer à côté, il faut s'arrêter devant, l'observer, l'acheter, le dévorer, et l'aimer aussi fort que je l'ai aimé. N'hésitez pas avec ce livre, vraiment pas.

Un coup de cœur.

samedi 9 mai 2015

Sur les trois heures après dîner - Michel Quint.

« Vous avez mille vies que des auteurs vous offrent et qui vous resteront si vous si vous savez leur prêter la vôtre. »

Auteur : Michel Quint.
Éditions : Gallimard (collection Scripto).
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2004.
Nombre de pages : 105.

Synopsis : « Quand Thomas Bertin, le nouveau prof de théâtre, est apparu, Rachel n'a pas compris tout de suite ce qui lui arrivait. "Du chaud aux joues, un picottis partout partout et une bête envie de pleurer". Le mot amour, elle n'y a pas pensé tout de suite. C'est le soir qu'elle a compris. Elle aimerait Thomas Bertin jusqu'à son "dernier battement de cœur". Sauf que Rachel n'est qu'une lycéenne de dix-sept ans, sauf qu'il y a Babette, la ravissante compagne de Thomas... Et sauf qu'un matin, la tragédie décide de s'en mêler. Le cours va commencer mais Thomas n'arrive pas... »

Mon avis :
J'ai lu ce roman dans le cadre d'un événement dont vous entendrez parler plus tard. Je ne savais rien de cette histoire, si ce n'est qu'Iris avait adoré, et qu'elle espérait que je serais touchée autant qu'elle l'avait été. Je me suis donc plongée dans l'inconnu, un inconnu qui m'a passionnée mais surtout qui m'a frustrée de se terminer si vite.

Une salle de théâtre, des élèves, et un professeur. L'histoire commence, et c'est Rachel qui nous la raconte. Rachel qui aime les belles paroles, la beauté, la tendresse. Rachel qui, la première fois qu'elle a vu le nouveau prof de théâtre, Thomas Bertin, a su qu'elle avait eu un merveilleux coup de foudre. Rachel est un personnage touchant, et si attentionné qu'on ne peut que s'attacher à elle. Les autres personnes de cette histoire m'ont moins touchée, certainement parce qu'avec seulement 105 pages, peu d'entre eux sont approfondis.

Ce n'est pas la simple histoire d'un cours de théâtre, non, c'est une histoire d'amour. Mais là encore, vous n'allez pas lire une romance habituelle, loin de là. Cette relation a comme un goût d'interdit, la différence d'âge et de milieu crée comme une barrière, et nous la voyons parfois s'épaissir, parfois devenir de plus en plus transparente. Et quand le drame survient, l'amour est toujours là, plus fort que jamais. On suit une relation atypique, et on a toujours cette envie de faire avancer les choses, ainsi que d'avancer dans les pages pour savoir. On est surpris, heureux, et triste. Mais j'ai surtout été ravie de découvrir ce petit bouquin.

Il est difficile de parler d'un roman de 105 pages seulement, car on aimerait en dire beaucoup, mais on risque d'en dire trop. Alors je vais simplement vous dire que cette histoire d'amour est magnifique, unique, que ce petit roman qui se lit en une seule lecture est une merveilleuse découverte à mes yeux, et que je le trouve sublime. J'ai découvert différentes sortes d'amour, et d'environnements. L'auteur a su varier les situations sans trop s'attarder, ce qui donne à ce petit roman le pouvoir de la frustration : on le termine trop vite, on aurait aimé lire davantage sur cette histoire si touchante.

J'ai été très touchée par ce petit livre, bien que son peu de pages soit frustrant, on en ressort ému. J'ai découvert un amour nouveau, différent et unique, et j'ai beaucoup apprécié lire l'évolution de cette relation, de ses premiers pas jusqu'au dénouement final. Je vous le recommande vivement parce qu'il sort de ce que j'ai l'habitude de lire, et qu'il sortira aussi de vos habitudes personnelles de lecture.

Une merveilleuse histoire.

vendredi 1 mai 2015

#Scandale - Sarah Ockler.

« Si je n'ai pas de cœur, quelle est cette chose douloureuse, brûlante et pleine d'espoir qui palpite si fort dans ma poitrine que ça m'empêche de dormir et de réfléchir ? Cette chose qui se serre lorsqu'il m'embrasse, et encore plus lors que je m'éloigne ? »

Auteur : Sarah Ockler.
Éditions : Nathan.
Genre : Jeunesse.
Date de sortie : 25 juin 2015.
Nombre de pages : 297.

Synopsis : « Le soir du bal d’automne, Lucy se retrouve au bras de Cole, le petit-copain de sa meilleure amie, cette dernière étant malade. Emportée par l’euphorie et son amour secret pour le jeune homme, Lucy finit par commettre l’irréparable : l’embrasser. Mais bientôt, une photo de son baiser avec Cole est postée sur son propre compte Facebook, ainsi qu’une série de photos présentant ses amis dans des situations compromettantes. En quelques heures, le lycée entier la déteste et pour elle, l’enfer commence... »

Mon avis :
Rien que le titre a réussi à me plaire en quelques secondes, car #nous #sommes #tous #concernés #par #le #phénomène #internet. Un #SCANDALE peut vite éclater. J'ai voulu voir comment le roman abordait le thème des réseaux sociaux, ce qui allait s'ensuivre, et j'ai adoré suivre cette histoire qui sort de l'ordinaire. Je remercie donc les éditions Nathan pour ce très bon partenariat !

Presque chacun d'entre nous a un compte sur un réseau social, que ce soit facebook, twitter, instragram... Et ce n'est pas faute qu'on nous ait répété de faire attention. Lucy n'était pourtant pas du genre à créer des histoires, ni du genre à rabaisser les gens. Pourtant, les photos qui vont être publiées sur son profil seront bien mises à son nom, et elles ne mettent pas une seule personne à son avantage. Un véritable #Scandale éclate, comment prouver son innocence quand aucune preuve n'est vérifiable, et surtout quand le monde entier décide donc de se retourner contre vous ?

Le thème abordé est si intéressant que ma lecture en a été d'autant plus agréable. Les réseaux sociaux sont d'actualité, leurs conséquences de même, et j'ai beaucoup apprécié de lire ce récit qui mélange humour, vie de tous les jours et gravité de la situation. Parce que ce n'est pas tous les jours qu'on perd ses amis, qu'on se prend des projectiles, qu'on récolte des insultes. Ce roman va finalement prendre des allures d'enquête, car une question tourne en boucle dans nos têtes : « qui a posté les photos sur le compte de Lucy ? ». Difficile de répondre à cette question dès le début, et malgré quelques doutes et quelques idées, j'ai tout de même été surprise. Par l'histoire, par la fin, par le roman dans son intégralité.

Au delà du réseau social en lui-même sont abordés d'autres thèmes, comme les relations humaines, les désirs de vengeance, les accusations, la célébrité, la haine. Un mélange très peu commun qui a réussi à ravir mon esprit et qui m'a fait apprécié ma lecture. Le style reste très simple, la plume n'a rien d'extraordinaire en soi, mais cela ne rabaisse pas le livre au contraire, je vous conseille justement de l'acheter à sa sortie, fin juin, afin de pouvoir le lire sous le soleil, sur la plage. Il n'y aura rien de plus agréable que de découvrir cette histoire dans ces conditions.

Les réseaux sociaux sont au centre de nos vies à notre époque, et je crois qu'il est intéressant de découvrir cette histoire pour voir jusqu'où peuvent mener les réseaux sociaux et la jalousie, pour voir qu'il faut parfois profiter de la vie réelle, des odeurs et des sensations. Le but n'était pas de dévaloriser les réseaux sociaux mais juste voir que les médias, les circulations d'informations peuvent être trop extrêmes. Alors n'hésitez pas à le lire cet été, ça va vous détendre et vous intéresser.

Une histoire passionnante.

dimanche 19 avril 2015

Pas de deux - Emma Hart.

« À un moment dans ta vie, tu tomberas amoureux d'une fille et, ce jour-là, tu seras incapable de distinguer tes sentiments pour elle et la danse. Et avec un peu de chance, elle sera la danse dont tu tombes amoureux. »

Auteur : Emma Hart.
Éditions : Hachette, Black Moon Romance.
Genre : Romance.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 304.

Synopsis : « Abbi est hantée par ses démons du passé. Black n’a pas pansé ses blessures d'enfance. Ensemble ils veulent retrouver le goût de vivre. La danse est le seul moyen pour Abbi de combattre la dépression qui l’étouffe à longueur de journées. Black a quitté Londres pour fuir son passé, et les souvenirs qui le guettent à chaque coin de rue. À son arrivée à New York, il rencontre Abbi, la fille dont les yeux sont emplis d’un monde de souffrance. Une souffrance qu’il ne connaît que trop bien. Alors que chaque heure passée en compagnie l’un de l’autre les rapproche, Blake ne peut résister à son besoin de la sauver d’elle-même. À mesure que leur passé est peu à peu mis à nu, il leur faut déterminer si leurs blessures sont irrémédiables ou si chacun possède le remède capable de guérir l’autre. »

Mon avis :
Le troisième tome d'une saga qui avait toujours su me surprendre, j'en attendais donc beaucoup, mais j'avais surtout hâte de découvrir cette nouvelle histoire avec des personnages qui m'étaient inconnus. Je remercie les éditions Hachette pour ce roman qui a su me surprendre et me plaire à sa manière.

On découvre ici des personnages brisés, blessés, et c'est un élément avec lequel j'ai vite accroché. La reconstruction est difficile mais on sait qu'elle est possible, qu'elle peut arriver, et on veut avancer avec les personnages ; ce que l'on fait au fil des pages. Ici la danse est le centre de tout, une manière de se réconcilier avec la vie, avec le passé, et les passionnés de danse ne pourront que se reconnaître dans cette histoire si gracieuse et élégante. Abbi est touchante, mystérieuse, et Blake est incroyablement attirant, émouvant. Deux personnages différents dont les passés ne sont pas semblables mais avec un avenir qui se pourrait commun.

Ce roman s'est révélé être très intéressant, en plus d'être passionnant. Il aborde des thèmes qui sont souvent trop peu exploités, mais surtout il les aborde avec sérieux et ce qui m'a le plus impressionnée c'est la manière avec laquelle l'auteur réussit à approfondir l'histoire au point que les détails nous paraissent réels, véritables, comme si l'écrivaine l'avait vécu, l'avait ressenti. Tout est décrit avec talent, avec force et émotion. Les scènes peuvent nous faire pleurer, nous horrifier ou nous faire rire : tout ce roman entier parvient à nous faire passer par de nombreuses émotions, c'est ce que je lui ai trouvé de plus incroyable.

La plume de l'auteur est toujours très simple, un style qui nous fait rapidement entrer dans l'histoire mais surtout qui nous maintient avec les personnages tout au long du roman. Je me suis sentie très proche de l'histoire, très proche de chaque scène, et j'ai beaucoup appris avec ce livre, c'est ce qui m'a le plus fait apprécier l'histoire. Si vous aimez la danse, si vous aimez l'amour, si vous aimez la vie, alors ce livre, vous ne pourrez que l'aimer.

C'est un roman que je vous recommande beaucoup car il aborde des thèmes graves, il m'a même appris certaines choses, et m'a surtout fait changer d'opinion sur d'autres choses. Un livre qui a donc une force assez remarquable et qui ne pourra que vous plaire si vous aimez les histoires d'amour. Emma Hart a écrit un merveilleux roman avec ce troisième tome qui sort de ses précédents livres et cette petite étincelle de nouveauté a su me ravir.

Une très belle romance.

mercredi 15 avril 2015

Risque Zéro - Pete Hautman.

« Je pense que ce pays a commencé à partir en brioche le jour où on a décidé qu'on préférait la sûreté à la liberté. »


Auteur : Pete Hautman.
Éditions : Milan, collection Macadam.
Genre : Science-fiction.
Année de sortie : 15 avril 2015 pour cette réédition.
Nombre de pages : 295.

Synopsis : « Imaginez un monde où tout Risque est banni, un monde où le danger n'existe plus, où tout ce qui peut nuire est un délit. Fini le sport, trop dangereux! Interdites, les passions, trop violentes ! Ce monde du risque zéro, c'est celui des États-Sécurisés d'Amérique, en 2074. C'est aussi celui de Bo Marsten, 16 ans. Pour lui, ce monde est un cauchemar. Et il a décidé de résister. Pour être libre. Pour prendre le risque de vivre, tout simplement... »


Mon avis :
Ce roman est une réédition que les éditions Milan m'ont gentiment envoyé et je les en remercie grandement. C'est grâce à cette réédition que j'ai découvert l'existence de cette histoire dont je n'avais encore jamais entendu parler, et heureusement car je serais vraiment passée à côté de quelque chose ! Le résumé et la couverture avaient quelque chose qui m'attirait énormément, et l'histoire a su pleinement me satisfaire.

Un monde qui pourrait nous faire rêver : pas de danger, une longue durée de vie assurée, faire le métier que l'on souhaite tant que l'on respecte le règlement... mais à quel prix ? La citation que j'ai mise en haut de cette chronique veut tout dire, nous avons ici une dictature qui, en garantissant la sécurité, prive son peuple de liberté. Bo Marsten va craquer et finir en prison, où il va découvrir un autre monde, mais surtout une nouvelle sensation : celle d'être libre. Malgré les barreaux, malgré les obligations, cet endroit lui semble beaucoup plus doté de liberté que sa ville si sécurisée. C'est un personnage attaché aux valeurs de sa société mais qui voit bien qu'il est anormal de devoir se protéger, prendre des médicaments qui contrôlent notre humeur... et nous le voyons encore plus que lui.

Ce roman m'a beaucoup fait réfléchir, et je l'en remercie. À l'aide du grand-père de Bo, un homme de notre époque (car nous sommes en 2074 dans ce roman), il y a de nombreuses comparaisons sur le monde de l'époque – le nôtre - et celui des années 2070. Cela nous montre qu'à trop vouloir chercher la sécurité on en oublie notre liberté de penser, de vivre et d'exister. En suivant Bo de son année au lycée, à ses infractions, jusqu'à son arrivée en prison, nous ne pouvons qu'être passionné par la tournure que prennent les événements. On se demande jusqu'où peuvent aller les règles absurdes de cette dictature sécuritaire, et on rigole énormément car dans ce livre, l'humour possède une grande place et cela rend notre lecture très agréable. Ça met en valeur le ridicule de certaines situations dont nous ne sommes finalement pas loin parfois, dans notre monde, en 2015.

J'ai vraiment adoré ce livre et j'ai été passionnée par chaque événement, chaque chapitre, chaque ligne, chaque mot. Tout m'intéressait, que ce soit pour me faire réfléchir à notre propre monde, pour me faire rire, pour me faire imaginer les suites susceptibles de se produire. Malheureusement la toute fin m'a un peu déçue, comme une impression de manque... un roman qui pourrait vraiment avoir une suite. Mais surtout un roman qui, au fond, par cette fin inattendue, sort du lot de toutes les dystopies que j'ai pu lire jusqu'à aujourd'hui. Alors peut-être que cette fin a ses avantages ?

Il manquait quelque chose à ce roman pour en faire un coup de cœur, mais il reste tout de même exceptionnel à mes yeux. Une histoire vraiment unique que j'ai pris plaisir à découvrir et que je vous recommande vraiment : un livre qu'on lâche difficilement et qui nous fait beaucoup réfléchir à notre monde actuel, ce que j'ai adoré en le lisant.

Une histoire passionnante.

lundi 13 avril 2015

L'enfant papillon - Gabrielle Massat.

« Un expert peut avoir l’œil pour choisir une pierre précieuse, mais il ne peut briller à sa place. »

Auteur : Gabrielle Massat.
Éditions : Hachette.
Genre : Jeunesse, Science-Fiction.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 396.

Synopsis : « C’est au XXIIe siècle que la Cité a été frappée par un virus mortel. Depuis lors, les habitants vivent emmurés pour endiguer le fléau. Des messages de l’Extérieur, relayés par le gouvernement militaire, promettent une libération qui ne vient pas. Maïa, sous-lieutenant de 17 ans, rêve de quitter sa ville natale et cherche une faille dans les murs de la Cité. Mais un jour, son mentor Dimitri est condamné pour trahison par sa faute. La nécessité de s’échapper devient alors beaucoup plus urgente. Elle n’a qu’une seule piste : retrouver la trace du mystérieux « Enfant Papillon », seul habitant de la Cité à avoir jamais franchi le mur. Elle va pouvoir compter sur l’aide de Zéphyr, un tueur à gages atrocement défiguré, et Nathanael, un individu contaminé par le virus. »
Mon avis :
Merci aux éditions Hachette pour ce roman qui, au premier abord me laissait hésitante, mais pour lequel j'ai fini par craquer. Je voulais savoir ce que valait le troisième livre du tremplin Black Moon, j'avais même presque le souhait de comparer, de savoir lequel à mes yeux méritait le plus de gagner. J'ai donc pu découvrir L'enfant papillon, et on peut dire que cette lecture n'est pas aussi légère que les ailes d'un papillon...

Un monde fermé, des habitants qui vivent entre des murs, un virus destructeur qui fait peur à chaque homme. Maïa, membre de l'armée, qui va devoir agir pour quitter la Cité, trouver le moyen de franchir les murs et de sortir, ainsi que sauver son ami Dimitri de son avenir sombre. Zéphyr et Nathanaël, ses deux compagnons de voyages, et deux nouveaux amis. Maïa est une jeune femme courageuse, comme la plupart de ses amis, et suivre son aventure n'est pas de tout repos, mais on se laisse facilement entrer dans l'histoire afin de suivre toutes les péripéties que vont vivre les différents personnages.

Des personnages plein de force et de volonté, mais peut-être trop de personnages en fin de compte. L'auteur a su organiser les liens entre eux, les chapitres alternés, mais il m'arrivait de m'y perdre. Comme avec le trop plein de détails parfois trop lourd à comprendre. Ce qui a rendu mon début de lecture difficile, j'appréciais l'histoire mais je n'étais pas non plus totalement dedans. Puis il y a eu comme un déclic, et là, le livre s'est greffé à mes mains : impossible de le laisser avant de l'avoir terminé. J'adore quand les romans me surprennent, et celui-ci a réussi haut la main le pari. J'ai refermé ce livre avec une réelle joie : celle d'avoir découvert une fabuleuse dystopie, très bien organisée et avec une très belle plume qui l'a rédigée.

La dystopie suit le même parcours qu'habituellement, mais elle réussit à avoir son petit côté unique par les idées de l'auteur – que je trouve très intéressantes et fort bien trouvées. Tout est si bien construit qu'on peine à imaginer que tout était déjà prévu depuis le début tant nous sommes surpris au fur et à mesure des pages. La surprise, c'est ce que j'ai adoré dans ce livre. Le nouveau, la plume de l'auteur qui nous envoûte avec facilité, un monde unique très bien organisé, des personnages aux passés mouvementés, et une dénonciation. Un mensonge. Comme d'habitude on se surprend à comparer ces mondes affreux à notre réalité actuelle, mais surtout on s'étonne d'y trouver une part de réalité. La dystopie est un genre qui n'a pas fini de me surprendre et Gabrielle Massat a réussi à m'épater par sa plume, ses idées, et cette histoire incroyablement passionnante, pleine de suspens et d'action. Pitié, dîtes moi qu'il y a une suite !

Je recommande vivement ce roman, malgré le début mitigé il faut le lire rien que pour la deuxième moitié du roman qui est fascinante et qui nous emmène dans un périple dont on a du mal à ressortir indemne. Des personnages humains, nouveaux, des idées atypiques et une situation horrifiante : ce livre a tout pour vous faire passer un merveilleux moment si vous aimez la science-fiction, alors n'hésitez plus !

Une très bonne dystopie.

mardi 7 avril 2015

Girl Online - Zoe Sugg.

« Peu importe le lieu, seules comptent les personnes. »

Auteur : Zoe Sugg.
Éditions : La Martinière Jeunesse.
Genre : Jeunesse, chick lit.
Date de sortie : 7 mai 2015.
Nombre de pages : 347.

Synopsis : « Lycéenne gaffeuse et réservée, Penny a un secret. Sous le pseudo Girl Online, elle confie ses secrets à son blog, devenu le rendez-vous de toutes les adolescentes. Grâce à lui, peu à peu, Penny prend confiance en elle et sort de sa coquille. Mais quand elle tombe amoureuse de Noah et confie à ses lecteurs ses sentiments, le web s'emballe. Car Noah n'est pas n'importe quel garçon. Lui aussi a un secret. Un secret capable de déchaîner les passions. Et de transformer la popularité de Girl Online en un véritable calvaire... »

Mon avis :
Ce roman me tentait mais je n'allais pas non plus me jeter dessus à sa sortie. Par contre, quand le concours a été lancé, je n'ai pas hésité à m'inscrire afin de découvrir ce livre donc beaucoup de gens parlent, et avec des avis tous très différents. Il s'agit d'un concours organisé par La Martinière Jeunesse (lien du concours) où il faut publier une chronique vidéo du livre. Vous pouvez voter pour votre vidéo préférée en suivant > ce lien < et voici aussi le lien de > ma vidéo <

Ce roman aborde déjà un sujet que j'ai apprécié car il me concerne, et surtout il vous concerne : internet. Partager avec des gens qu'on ne connaît pas mais qui nous apprécient pour le peu qu'ils savent de nous, et réciproquement. Penny confie ses secrets, vit sa petite vie tranquille en compagnie de son meilleur ami Elliot, et tient son blog depuis un an. Tout allait bien jusqu'à ce que Penny parte pour un petit séjour à New York, y rencontre l'amour, et voit sa vie changée à tout jamais. Qui a dit qu'internet n'apportait que de bonnes choses ? Comme quoi le bonheur de l'anonymat peut très vite virer au cauchemar...

J'ai apprécié les personnages, Penny et Elliot en particulier, pour leur fraîcheur, leur humour et leur bonne humeur. J'ai aussi beaucoup aimé l'histoire, les événements qui ont provoqué de grands changements et les idées de l'auteur. J'ai eu un peu de mal au début avec le style très jeunesse mais je m'y suis habituée pour au final ne plus lâcher ce livre ! J'ai beaucoup apprécié le fait que l'on voit les sms, les tweets, les articles du blog et les commentaires, ça donnait un côté très moderne au roman qui m'a charmée. Et ces histoires de secrets ne cessaient d'attiser ma curiosité, ce qui fait que j'ai dévoré les 250 dernières pages (autant dire presque tout le roman) sans une seule pause : pour vous dire comme son côté addictif a fonctionné sur moi !

Mais ce roman n'est pas sans imperfections je l'avoue. Pour commencer le style est très facile, très simple voir trop, ce qui fait que ce livre aura du mal à plaire aux plus grands, mais est parfait pour les jeunes où les adolescentes. Ensuite, l'histoire est de type assez basique, donc il ne faut pas attendre beaucoup de ce roman mais plutôt se dire qu'on se lance dans une lecture simple et sans prise de tête. Puis il y a aussi les messages du blog de Penny que je trouvais un peu... niais. Faciles. Trop simples pour apporter autant d'abonnés à mes yeux. Après je me trompe peut-être mais je trouve que ça ne faisait pas très crédible et c'était dommage. Mais si on oublie les défauts et qu'on se contente d'apprécier la lecture, ce roman peut vraiment faire passer un très bon moment.

L'idéal pour ce roman, c'est de le lire quand vous en avez envie, et surtout quand vous avez besoin de lire quelque chose de léger qui ne vous prendra pas la tête. C'était mon cas et j'ai adoré cette lecture car elle m'a procuré de la fraicheur et de l'amour : tout ce qu'il faut quand on ne veut pas entrer dans des idées trop compliquées ! Ce roman est donc simple, ce qui peut se révéler être un défaut ou une qualité selon les gens. En tout cas, moi, je vous le conseille, en espérant qu'il vous plaira !

Une lecture vraiment légère et agréable.

mercredi 1 avril 2015

L'élite 2 - Joelle Charbonneau.

« Le seul moyen de dissiper les ombres qui nous poursuivent est de les affronter ensemble. »

Auteur : Joelle Charbonneau.
Éditions : Milan, collection Macadam.
Genre : Science-Fiction, Dystopie.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 287.

ATTENTION, ceci est un tome 2 → chronique du tome 1 ici.

Synopsis : « Cia a survécu au Test. Elle est officiellement reçue à l’université qui forme l’élite du pays. Mais elle découvre l’enregistrement qu’elle avait fait à la fin du test, dans lequel elle racontait son expérience. Elle a du mal à croire ce qu’elle entend, surtout les doutes à propos de l’intégrité de Tomas, son petit ami. A l’université, elle intègre l’unité de sciences politiques mais elle est surveillée de près par la direction de l’université. Désormais Cia va devoir faire face à des menaces bien plus subtiles. Bien plus vicieuses. Et surtout à la plus grande d’entre elles : le doute. »
Merci aux éditions Milan, collection Macadam pour ce roman en partenariat.


Mon avis :
Si vous avez lu ma chronique sur le premier tome, vous savez que tout en ce roman avait su me passionner. Et quand le second tome est arrivé, je n'attendais plus qu'une chose : le lire. Il est tombé dans une mauvaise période, je l'ai lu entre deux révisions, entre deux épreuves de bac blanc, et je peux vous dire que c'est difficile pour un livre de satisfaire le lecteur quand il fait beaucoup d'autres choses à côté. Je peux donc l'affirmer : ce roman est extraordinaire, c'est comme si à chaque fois que je me replongeais dedans, je ne l'avais jamais quitté.

Cia sait ce qui s'est passé pendant le Test, alors qu'elle aurait du tout oublier. Elle sait que les sourires sont faux, que la confiance ne peut être accordée à personne. Cia est une fille tellement forte, je ne cesse de l'admirer dans ses choix, dans ses initiatives et dans sa manière de vivre chaque nouvel événement. Son copain Tomas est aussi quelqu'un que j'apprécie beaucoup, et les autres personnages sont plutôt secondaires, mais c'est affreux de voir comme il ne faut croire qu'en soi-même dans ce roman pour ne pas prendre le risque d'être trahi.

Ce roman est très psychologique, l'histoire nous prend aux tripes, les retournements de situation sont nombreux et sont plus plus choquants les uns que les autres. J'ai rarement vu autant d'idées dans un livre qui soit si bien organisé pour une bonne compréhension de l'histoire. On ne cesse de se faire avoir, par des personnages ou par des découvertes qui changent toute la suite que nous aurions pu imaginer. Aucun élément ne reste mystérieux trop longtemps, on comprend vite et surtout on se doit de comprendre vite car dès qu'un événement est passé un autre survient immédiatement après. J'ai trouvé ça tellement génial que l'auteur réussisse à tester nos propres capacités à faire confiance aux autres, à essayer d'élucider des énigmes que l'intelligence de Cia n'a souvent pas de mal à faire.

L'auteur a une plume simple pour que nous comprenions tout facilement, mais aussi un style passionnant car impossible de lâcher le roman, impossible de se dire qu'on va s'arrêter à la fin d'un chapitre car inconsciemment nos yeux sont déjà tournés vers le chapitre suivant. L'histoire capte toute notre attention et même si je le lisais avec quelques jours d'écart, je n'ai jamais cessé d'adorer cette histoire. C'est pour ça que si vous ne connaissez pas encore cette saga, achetez le tome 1, et si vous l'avez déjà lu, ruez-vous sur celui-ci : envoûtement garanti !

Cette auteur a le don de savoir doser le suspens, les sentiments, l'horreur, afin de faire un roman parfaitement équilibré, qui sait nous étonner, nous émouvoir et nous horrifier encore et encore. J'ai rarement eu un aussi gros coup de cœur pour deux tomes d'affilé, et si le troisième tome est à la hauteur alors ça sera une de mes trilogies préférées, pas de doute à ce niveau là. Vous n'avez pas encore compris ce que j'essaie de vous dire ? Je vais simplifier : achetez les deux premiers tomes de cette saga, ça serait une grosse erreur de passer à côté d'une dystopie aussi époustouflante.

Un incroyable second tome.

mardi 24 mars 2015

Toutes ces choses qui nous échappent - Wendy Wunder

« Je crois, moi, qu'il peut y avoir plusieurs versions de la vérité. Chacun choisit la sienne, et construit sa vie autour. »

 
Auteur : Wendy Wunder.
Éditions : Hachette.
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 400.

Synopsis :
« Certains ont des sœurs, des cousins. Moi, j’ai Zoe. Depuis l’année de nos sept ans, j’ai un talent pour veiller sur elle et la protéger de ses coups de tête excentriques. En tout cas jusqu’ici j’arrivais toujours à la canaliser. Cette fois, c’est plus compliqué : Zoe veut partir, quitter le trou où on vit. Elle dit qu’elle a besoin de prendre la route et de nous éloigner de nos vies minables ; qu’elle refuse d’être considérée comme folle. Je vais suivre Zoe. Parce que je dois l’aider à recouvrer son état normal. Parce qu’elle est la seule personne sur qui je puisse compter dans ce monde. Et je me dis qu’elle a raison : on doit partir pour apprendre toutes ces choses qui nous échappent et dont nous avons tant besoin : l’audace, l’insouciance et, qui sait, peut-être même le bonheur... »



Mon avis :
Merci aux éditions Hachette pour ce partenariat, j'avais beaucoup apprécié La fille qui ne croyait pas aux miracles de la même auteur, et au vu de ce titre et de cette couvertures si accrocheurs je n'ai pas pu résister. Je ne savais pas dans quoi je me lançais, mais j'avais envie de découvrir, et ça a été un réel plaisir même si à mes yeux cette lecture ne fut pas non plus exceptionnelle.

Une histoire d'amitié, et même plus que ça. Deux filles avec une relation fusionnelle depuis de nombreuses années. Hannah et Zoé, des caractères très différents mais qui ont l'air de s'assembler à la perfection. Pourtant Zoé s'égare. Se perd dans un monde différent du notre. Elle veut s'évader, et avec Hannah elles partent. Chacune pour découvrir toutes ces choses qui nous échappent.

Mon avis risque d'être paradoxale, moi-même j'ignore pourquoi. Ce roman m'a vraiment fait quelque chose, j'ai été émue, et surtout admirative de toutes les merveilleuses idées de l'auteur, de la trame de l'histoire, du fil conducteur très bien suivi et surtout de la fin. Tout m'a convaincue dans ce roman au niveau de la construction du récit. Pourtant j'ai eu quelques passages où j'étais... comme lassée. Parfois l'histoire me passionnait totalement, et parfois je m'ennuyais, ce qui fait que malgré tout ce que je trouve excellent dans ce roman, je ne suis pas non plus conquise par sa globalité. Mais je sais qu'il peut plaire à beaucoup de personnes et c'est pour ça que je vous le conseille, évidemment. Pour toutes ces choses que ce roman nous apprend, parce que oui en refermant la dernière page j'étais retournée par toutes ces leçons de vie qui m'ont été enseignées par les mots de l'auteur.

Le style est très facile à la lecture, mais on ressent cette énergie spéciale propre à Wendy Wunder, une plume très particulière qui, peut-être, est la cause de mes quelques moments de lassitude, car son style n'étant pas habituel il fallait parfois que je fasse quelques efforts. En fait, j'ai des choses à reprocher à ce roman. Mais il est si merveilleux dans les idées et surtout pour la toute fin que j'ai envie de vous dire « N'écoutez pas les défauts que je vous cite, et lisez-le ! » ce que j'espère que vous ferez pour découvrir cette histoire atypique qui, au fond, m'a vraiment passionnée. Et qui vous passionnera aussi je l'espère.

En conclusion, mon avis paradoxale risque d'en perdre certains. Alors si vous ne deviez retenir qu'une chose : ce roman vaut vraiment la peine d'être lu, pour toutes les leçons de vie qu'il nous enseigne inconsciemment, et pour cette histoire si atypique que j'ai adoré découvrir, et pour les idées de l'auteur absolument passionnantes et renversantes. Alors même si mon avis n'est pas que positif, ce livre, je ne peux que vous le conseiller, surtout que la fin est juste exceptionnelle.

Une histoire qui nous apprend beaucoup.

jeudi 19 mars 2015

Interview de Clémentine Beauvais, l'auteur des Petites reines !

La merveilleuse Clémentine Beauvais a répondu à quelques questions de ma part qui vous permettront d'en savoir un peu plus sur cette talentueuse auteur ainsi que sur son prochain roman Les petites reines (chronique ici)

- Décrivez votre propre roman en trois mots.
« Manger bouger »
Ah zut ça fait juste deux mots. Et c’est déjà pris. Hmm…
« Même pas mal » ?
Tu dirais quoi, toi, Audrey ? C’est dur ta question oh !

- Pourquoi avoir choisi des personnages qui se décrivent eux-mêmes comme laids et repoussants ?
Donner la parole à Mireille, l’une des ‘boudins’, s’est imposé assez naturellement – après tout, c’est quand même les trois filles qui sont au cœur de l’histoire ! Et si elles se décrivent elles-mêmes comme laides, c’est 1) que le reste du monde n’a pas arrêté de le leur dire depuis qu’elles sont nées, et 2) que l’on s’aime rarement assez pour combattre l’opinion du reste du monde à ce sujet. Mireille est quand même quelqu’un à qui on a dit qu’elle ressemblait à Jean-Paul Sartre, ce qui est à peu près aussi flatteur que d’être comparée à Maître Yoda.

Je suis agacée par les livres pour ados qui mettent en scène des filles qui sont en fait très jolies mais qui tentent de persuader le lecteur qu’elles ne sont pas au courant. (‘Ah là là, ce que je suis moche ! j’ai des yeux turquoise – le truc trop bizarre quoi – dans un visage normalissime en forme de cœur, et des cheveux bêtement ondulés et blond vénitien alors que je voudrais telleeeemmmment qu’ils soient blond platine!!! et ce grain de beauté très banal au même endroit que Natalie Portman ! c’est trop laid. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde est amoureux de moi !’) Quand on est ado, si on est beau, on le sait. Si on ne l’est pas, on le sait aussi. Mireille, Astrid et Hakima souffrent tous les jours qu’on les trouve moches. Ce n’est pas quelque chose qu’elles disent avec fausse modestie. C’est très violent comme sentiment, et je voulais montrer cette violence, même si je le fais avec une certaine distance.

- Pour ceux qui n'ont pas encore lu le livre, quel est le message que
vous souhaitez faire passer à travers cette histoire écrite de votre plume ?

Quand les hommes préhistoriques approchent, te laisse pas encercler, fabrique-toi des ailes, sors ton plateau de fromages, fais un pique-nique dans les nuages, et envoie-leur des boulettes de pain sur la tête.

- Pensez-vous être proche mentalement d'un des trois boudins ? Si oui,
lequel ?

Mireille est, peut-être sans surprise, celle qui me ressemble le plus, mais je n’aurais pas son courage ni sa carapace. Elle a les mêmes occupations que celles que j’avais à son âge, et le même sens de l’humour pourri. Astrid a hérité de mon côté bougon. Hakima ne me ressemble pas du tout, mais j’ai beaucoup d’affection pour les gens comme elle – rêveurs, doux et sincères.

- Quel est votre secret pour écrire un roman léger, drôle, mais aussi très poignant et abordant un sujet important ?
J’aimerais bien le savoir, ça serait chouette ! J Bon, tu me flattes, là… Je sais pas – lire en grandes quantités des articles du Gorafi et d’autres romans, de blogs et textes satiriques ou humoristiques. Et avaler quotidiennement des salades de tomates-mozzarella, apparemment, puisque c’est ce que j’ai fait en écrivant la 2e moitié du livre… ?

- Et enfin, une question concernant les réseaux sociaux : dans vos deux
derniers romans Exprim' ils sont présents, et ils sont capables de
changer la vie de nos personnages. Dans le cas des Petites Reines, à vos
yeux, sont-ils plus bénéfiques que nocifs ? Ou l'inverse ?

Pour moi, ça reste ambivalent. Les trois filles s’en prennent quand même plein la figure, malgré le fait que leur couverture médiatique leur permette aussi beaucoup de choses. A mon avis, ce genre d’aventures vous donnerait envie de redevenir anonyme assez rapidement, mais les héros et héroïnes de romans sont moins chochottes que nous, pauvres mortels…

- Merci pour cette interview, et j'ai déjà hâte de lire votre prochaine
parution Exprim' !

Moi aussi, ça voudra dire que je l’aurai écrite ! Merci pour ces questions.

mercredi 18 mars 2015

Les petites reines - Clémentine Beauvais.

« Peut-être que la mocheté, ça fait mûrir.  »

Auteur : Clémentine Beauvais.
Éditions : Sarbacane, collection Exprim'.
Genre : Jeunesse.
Date de sortie : 1er avril 2015.
Nombre de pages : 304.

Synopsis : « À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée !!! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attire l’attention des médias… jusqu’à ce qu’elles deviennent célèbres !!! Entre galères, disputes, rigolades et remises en question, les trois filles dévalent les routes de France, dévorent ses fromages, s’invitent dans ses châteaux et ses bals au fil de leur odyssée. En vie, vraiment. »
Merci aux éditions Sarbacane pour ce roman en partenariat ! 
 

Mon avis :
Clémentine Beauvais, l'auteur du fabuleux roman Comme des images qui, à ma grande joie, m'avait fait découvrir la plume de cette écrivaine pleine de talent. Je n'étais pas ressortie indemne de ma lecture, et une fois encore ce nouveau livre n'échappe pas à la règle. Encore une fois on nous parle de l'image, celle qu'on véhicule autour de nous, et celle qui se cache en nous. Un roman qui plaira aux jeunes comme aux grands.

Trois boudins : Mireille, Astrid et Hakima. Accompagnées de Kader, elles partent à vélo pour un road trip qui les mènera tout droit à la garden-party de l’Élysée pour le 14 juillet. Trois personnages hors du commun, Mireille nous raconte leur histoire, se décrivant elle-même comme grosse, laide, repoussante, alors qu'en lisant ce roman on trouve cette jeune fille juste touchante. Elles se lancent dans une aventure pas facile à vivre, mais qui nous fera connaître chaque personnage plus en détail. J'étais touchée par Hakima, attendrie par Astrid et noyée sous des larmes de rire quand Mireille s'exprimait – autrement dit, comme il s'agit du narrateur, j'ai arrêté de rire quand j'ai refermé le roman. Nous croisons de tout le long de leur chemin, des personnes adorables comme des personnes détestables : les personnes de la vie, tout simplement.

Si ce roman nous fait rire, il ne faut pas oublier qu'il dénonce une réalité : l'importance de l'apparence. Mais c'est si bien tourné que même les scènes les plus affreuses possèdent une touche d'humour. Pourtant cela n'enlève jamais réellement l'horreur de la situation, et si j'ai parfois été choquée, je ne pouvais nier que l'auteur n'inventait rien : nous sommes dans un monde où les insultes derrière l'écran sont faciles, ainsi que dans un monde où le harcèlement scolaire est existant, et répandu. Ce livre ne veut pas dire « si tu veux plaire, maigris et maquille toi » mais plutôt « tu es plus belle au naturel ». J'ai adoré tout ce que voulait nous communiquer l'auteur à travers ses mots, sa plume.

Ces personnages nous touchent, nous intriguent, et nous surprennent toujours un peu plus. On suit leur périple avec passion, on écoute leurs nouvelles idées avec attention et on s'attache à ces filles, on s'attache à ces merveilleuses personnes. L'auteur est incroyable, possède un style magnifique qui nous envoûte à chaque nouvelle phrase, elle sait nous faire rire avec un vocabulaire riche, varié, intéressant, et nous en sommes d'autant plus ravis. Une fin qui nous étonne, une fin que j'ai appréciée, et si j'étais triste de terminer cette histoire extraordinaire, je suis maintenant impatiente de retrouver la plume de l'auteur dans un autre ouvrage.

Vous l'aurez deviné : je vous conseille vraiment, vraiment, vraiment ce roman qui est une explosion de joie, d'humour, de vie et de réalité. Une réalité qui nous frappe, mais aussi qui nous réveille. Des personnages humains qui nous font rire et qui nous touchent, une aventure qui sort de l'ordinaire, un périple plein de dangers, une incroyable volonté, et une plume qui nous fait voyager. Je ne pouvais pas trouver mieux, ce roman est une merveille, et il est unique.

Un coup de cœur.