Mes dernières chroniques :

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samedi 20 septembre 2014

Hier tu comprendras - Rebecca Stead.

« Quand on n'a jamais eu quelque chose, ça ne peut pas vous manquer.  »

Auteur : Rebecca Stead.
Éditions : Nathan.
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2011.
Nombre de pages : 248.

Synopsis :
« Des choses qu'on garde dans une boîte, des choses qui disparaissent, des choses qu'on cache, des choses qui secouent. Des nœuds, des messages cachés, un carré de brocoli, un sac à dos, des sandwichs fromage-laitue, une clé, une lettre... comme les pièces d'un puzzle que Miranda devra assembler si elle veut sauver son meilleur ami. »

Mon avis :
Un roman dont l'histoire m'était totalement inconnue, et qui traînait depuis un moment dans les étagères de ma bibliothèque. Pour ceux qui me suivent sur Youtube, j'ai créé un rendez-vous chaque 13 du mois, où je pioche dans une sorte de book jar un livre de ma Pile à Lire que je dois lire pour le 13 du mois prochain. Et ce mois-ci, c'est tombé sur ce livre. Génial car j'ai enfin eu l'opportunité de le lire, de me faire mon propre avis, d'aimer l'histoire, et de partager ça avec vous.

C'est vrai qu'en entrant dans l'histoire, j'ai plongé dans le mystère et l'inconnu et j'ignorais vraiment dans quoi je me lançais. Puis une amie m'a dit que c'était très jeunesse mais que pourtant elle avait adoré. J'ai donc fait la connaissance de Miranda, une jeune fille qui se retrouve dans une situation étrange : elle reçoit un mot qui lui dit qu'il faut sauver son meilleur ami. Mais de quoi ? Surtout que sa situation est compliquée étant donné qu'elle ne parle plus à son meilleur ami, justement. Toute cette histoire est intrigante. Miranda est une jeune fille qui se pose énormément de questions, qui n'est pas si naïve qu'on le pense au début et que j'ai trouvée très touchante. Et amusante. Ses remarques et réflexions me touchaient, me marquaient même, je m'en souvenais encore à la fin de l'histoire. Ce genre de phrase toute simple qui a pourtant une grande signification. Les autres personnages sont tous intéressants et marrants, adaptés à tous les lecteurs, à tous les âges.

L'histoire est sympathique, on ignore qui envoie les mots à Miranda, et leurs significations, car ils ont tous l'air d'avoir un sens caché. Puis les personnages sont juste géniaux, ils sont là pour nous faire rire ou bien pour nous faire ressentir des émotions, et ils ont tous des personnalités extrêmement différentes. On peut citer la mère de Miranda qui est adorable avec elle, Marcus et ses idées de voyage dans le temps, L'homme qui rit parce qu'il fait peur à tout le monde mais il est vraiment amusant, Sal pour son caractère renfermé ou Colin pour ses blagues.

On a du suspens, des surprises, ah ça des surprises il y en a ! On a cette impression de mener l'enquête avec Miranda pour découvrir pourquoi Sal ne lui parle plus, d'où viennent ces mots, pourquoi L'homme qui rit est aussi étrange, pourquoi les clés de sa maison ont disparu. Tout plein d'énigmes qui font qu'on est passionné par l'histoire et qu'on ne veut pas lâcher ce petit roman. Je me suis rendue compte à la fin que j'avais justement trouvé un élément de la fin, mais avec le temps je ne pensais plus que c'était possible. Je n'étais jamais au bout de mes surprises !

C'est vrai que le style pourrait faire penser à un roman très jeunesse. Mais à mes yeux il est plutôt adapté à tout le monde, justement. Qu'un enfant ou un adulte le lise, les deux aimeront, peut-être pour des raisons différentes mais ils auront peu de raisons de ne pas apprécier cette histoire légère et tendre. Le vocabulaire fait parfois enfantin mais c'est du coup très simple à lire, et vraiment pas prise de tête, exactement ce dont j'avais besoin à ce moment là.

C'est donc une lecture dont je ressors satisfaite, un roman qui est enfin lu et dont l'histoire ne m'est plus inconnue. J'ai apprécié la fraîcheur et la légèreté de l'histoire, l'humour dans la plume de l'auteur, et je le conseille aux enfants comme aux plus grands : bon moment de détente assuré, et ce petit livre se lit avec rapidité !

Une lecture sympathique.

jeudi 18 septembre 2014

La gueule du loup - Marion Brunet.

« Mais au fond de moi, il y a cette chose que je sais déjà – à l'intérieur, cet homme est déjà mort. »


Auteur : Marion Brunet.
Éditions : Sarbacane (Collection Exprim').
Genre : Contemporain.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 232.

Synopsis : « À 18 ans, le bac en poche et des projets plein la tête, Mathilde et Lou partent à Madagascar pour des vacances de rêve, dans « un paysage de carte postale ». Mais le voyage qui s’offre à elles n’aura rien de l’idylle insulaire qu’elles imaginent… Du monde bruissant des contes de l’enfance aux clameurs froides des ténèbres adultes, les deux amies vivront une expérience terrible – de celles qui laissent des traces pour toujours. »

Merci à Victor et aux éditions Sarbacane pour ce roman en partenariat.


Mon avis :
Marion Brunet est une auteur qui a toujours su m'émerveiller. Sa plume est magique et peut nous transporter à l'endroit qu'elle désire, on se laisse faire naturellement. Alors quand j'ai appris la sortie de son nouveau roman, je n'ai pas hésité à le demander, et merci à la collection Exprim' de m'avoir envoyé ce livre qui est magnifique en soi, ainsi que ce qu'il renferme. J'ai été très surprise, horrifiée, et transportée.

J'ignore pourquoi, mais en entrant dans l'histoire, je ne m'attendais pas à ce que les événements prennent une tournure de drame/thriller. Peut-être parce que la couverture fait très été, détente, amitié, tranquillité. Mais ce roman est tout sauf tranquillité. Impossible de relâcher son souffle, on reste en apnée très souvent, à la limite de l'essoufflement, on a peur, on en tremble, on en pleurerait presque. Mais pour vous parler avant tout de l'histoire, on va rencontrer deux héroïnes qui sont jeunes, pleines de projets, heureuses de vivre et peut-être trop rêveuses. Mathilde et Lou sont deux filles que j'ai adorées, l'une pour son excitation permanente et l'autre pour ses souffrances cachées dans lesquelles je me reconnaissais énormément. Des personnages humains comme Marion Brunet sait si bien les inventer, des personnages qui vivent leur vie comme on vit la notre, et qui n'ont pas que le bonheur le long du chemin.

L'histoire est, à la base, celle de leur périple, leur voyage après le bac, la folle aventure qu'elles ont décidé de vivre. Mais toute cette joie va tomber en éclat, se briser pour ne plus jamais recoller tous les morceaux. Ce qui va leur arriver est inhumain, affolant, angoissant, terrorisant, horrifiant, et tout ce qu'il y a de plus extrême que ces mots-là. Parce que c'est ce que je ressentais durant tout le récit. J'avais peur, j'étais sans cesse surprise par les événements, leurs décisions, leur force et leur courage. Mais je ne veux rien vous dire, je ne veux rien vous faire comprendre, à part qu'il faut que vous découvriez ce livre, cette histoire poignante mais réelle, ces personnes répugnantes mais existantes.

Les tournures de l'histoire vous surprendront forcément autant que moi, impossible de prédire quoique ce soit. Mathilde et Lou vont faire une rencontre qui bouleversera leurs vies à jamais, et toutes les autres qu'elles feront par la suite auront une part de responsabilité dans leur évolution, leurs pensées, leurs envies et ambitions. La diversité des personnalités, des lieux, des peuples et des coutumes est très intéressante et nous apprend des choses inconnues, qui nous choquent et qui ne devraient pas être semblables, mais pour eux c'est normal.

La plume de l'auteur est selon moi le plus grand atout de ses romans. Elle a des idées hallucinantes, une imagination débordante, mais surtout un style inimitable. Tout en variant vocabulaire familier ou non, ses phrases gardent toujours ce rythme si agréable, comme si on lisait une chanson qui nous racontait une histoire, comme si elle faisait exprès de faire en sorte qu'on retienne notre souffle à certains endroits. Tout est poétique et c'est si beau, si magique. Ça a le don de me transporter à chaque fois, alors merci Marion Brunet pour ces moments, pour cette aventure, pour ce voyage.

Ce roman n'est pas un coup de cœur, et je ne saurais expliquer pourquoi, mais c'est une excellente lecture, un récit poignant, renversant, qui vous perturbera forcément, il m'a retournée, je n'en suis pas ressortie indemne. Marion Brunet a un don, elle écrit à la perfection et ses romans ont une part de magie en eux : ils me plaisent à chaque fois.

Une lecture aussi passionnante que perturbante.

dimanche 14 septembre 2014

L'affaire Caïus - Henry Winterfeld.

« Celui qui agit mal mérite d'être puni. »

Auteur : Henry Winterfeld.
Éditions : Le Livre de Poche Jeunesse.
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 1973.
Nombre de pages : 246.


Synopsis : « « Caïus est un âne. » La phrase inscrite par Rufus sur sa tablette d'argile remporte un grand succès. Toute la classe se pâme de rire, tandis que Caïus rougit de colère. Comment Rufus ose-t-il l'insulter, lui, le fils d'un riche sénateur ? Mais le lendemain, plus personne n'a envie de rire. La même phrase est tracée, en lettres rouges, sur la façade du temple de Minerve, ce qui, dans la Rome impériale, est un terrible sacrilège. Qui a bien pu profaner le temple de minerve ? »


Mon avis :
Ce roman est dans ma PAL depuis un bon moment, novembre dernier, pour tout vous dire. Mon meilleur ami me l'a offert, en sachant que j'adore lire, et comme ce roman lui avait beaucoup plu il m'a fait ce super cadeau. J'ai mis du temps à le lire car pas toujours l'envie de me lancer dans ce genre, surtout que c'est un roman plutôt jeunesse, mais j'ai été contente de le découvrir au final, car je l'ai trouvé très sympa et on passe un bon moment avec ce bouquin entre nos mains.

Je pensais, en entrant dans l'histoire, qu'on suivrait principalement Caïus, mais ce n'est absolument pas le cas finalement. On va en fait être en compagnie des élèves de l'école Xanthos pendant toute la durée de l'histoire. Suite à l'inscription sur le temple de Minerve, toute la classe se demande qui a bien pu écrire une chose pareille sur un mur aussi sacré. Les suspections sont nombreuses, mais aucune accusation trop rapide car il manque sans cesse des preuves. Les élèves et leur maître vont donc mener l'enquête, et on les accompagne bien évidemment dans leur grande aventure.

Ce roman est donc plutôt concentré sur l'enquête. J'ai compris suite à vos nombreux commentaires sur les réseaux sociaux que beaucoup d'entre vous l'ont déjà lu en primaire ou au collège. Et j'ai compris pourquoi : on trouve dans ce roman des éléments historiques, culturels, et ça nous fait apprendre certaines choses intéressantes, ce que j'ai trouvé vraiment bien fait. Durant toute l'histoire on se demande comment vont évoluer les choses, si de nouveaux indices vont apparaître sous nos yeux, si nous n'en avons pas manqué certains. Un vrai casse-tête par moment et c'était vraiment amusant de chercher en même temps que les personnages !

L'auteur a une plume très sympa, jeunesse évidemment mais pour les plus jeunes c'est exactement ce qu'il faut : un style assez drôle pour intéresser un enfant, mais instructif à la fois. Les idées sont bien cherchées, et dès qu'un mystère est résolu on se retrouve bien surpris car en général je me trompais sur toute la ligne. Les personnages nous font eux-même douter et c'est ce qui rend le récit d'autant plus intéressant !

C'était donc une petite lecture bien sympa, une enquête que j'ai adoré mener en compagnie des jeunes élèves de l'école ainsi qu'avec leur maître, et j'ai souvent été surprise ou bien passionnée par les événements. Bien évidemment c'est un roman très jeunesse que je conseille aux plus jeunes d'entre vous, mais pour ceux qui ont mon âge, vous pouvez aussi le trouver sympathique, détente, et ça vous rappellera vos cours d'histoire !

Une lecture sympathique.

vendredi 12 septembre 2014

Half Bad - Sally Green.

« Dehors, c'est le silence, mais dans ma tête, c'est le chaos. »

Auteur : Sally Green.
Éditions : Milan.
Genre : Fantastique.
Date de sortie : 24 septembre 2014.
Nombre de pages : 382.

Synopsis :
« Tu ne sais ni lire ni écrire, mais tu guéris vite, pour un sorcier. Tu ne supportes pas de rester enfermé une fois la nuit tombée. Tu détestes les sorciers blancs, mais tu aimes Annalise. Tu es enfermé dans une cage depuis tes quatorze ans. Maintenant, tu n'as pas le choix : tu dois fuir et retrouver Mercury, la sorcière noire qui dévore les petits garçons. Et tout ça avant ton dix-septième anniversaire. Facile... »

Merci aux éditions Milan et à la Collection Macadam (même si ce roman n'en fait pas parti) pour ce partenariat !


Mon avis :
J'étais très heureuse et impatiente de me plonger dans ce livre qui est mon deuxième partenariat avec les éditions Milan. Mais comme le roman ne sort que le 24 septembre, je l'ai laissé traîner un peu dans ma PAL pour vous en parler juste avant sa sortie. Le temps est passé et voilà que la date approche, alors je me suis décidée à le lire. Et j'ai été conquise par l'histoire, par les personnages, par la plume de l'auteur et par ses mots, ses phrases, qui ont su m'envoûter et me révolter.

Le résumé que je vous ai mis ci-dessus est celui présent en quatrième de couverture. Je ne vous ai pas mis le plus explicite tout simplement parce qu'en commençant l'histoire, moi, je n'avais lu que celui-ci, et ça me suffisait. J'ai donc plongé dans l'histoire, et ai été très étonnée par le commencement, le style, au point que j'en étais un peu... perturbée. Désorientée. Un récit en « tu », ce n'est pas tous les jours qu'on en croise. Et quand j'ai commencé à vous en parler dans mes vidéos beaucoup se sont dit que ce livre serait trop spécial pour eux. Loin de là ! Dès qu'on passe les premières pages (une cinquantaine) on retrouve une histoire à la première personne, ce qui va donc être plus agréable à la lecture (bien que le style précédent ne me déplaisait pas le moins du monde). On va dont faire la connaissance de Nathan, tout d'abord d'un point de vue qui nous paraît extérieur, comme si une personne nous expliquait chacun de ses faits et gestes, voir ses pensées. Il est enfermé dans une cage, il doit obéir à des ordres, il est contrôlé. Puis on va ensuite découvrir son passé. Sa famille, les rencontres qu'il va faire, son père inconnu mais connu de tous. Des personnages très attirants...

La construction de l'histoire est très intéressante, on arrive dans le présent, le moment actuel, quand Nathan est enfermé, et on comprend par la suite pourquoi il se trouve là. C'est ce qui nous fait immédiatement comprendre que c'est le premier tome d'une série : l'auteur pose les bases, nous explique l'histoire, prend le temps de détailler son passé. Et j'ai trouvé ça agréable dans le sens où son style est prenant, son écriture nous passionne, elle réussit à nous transmettre les pensées de Nathan, sa douleur, sa joie, ses sentiments... Il y a même un moment où j'étais si horrifiée de la situation que je ne regardais la page que d'un œil, comme si ça pouvait diminuer l'horreur de la scène (mais ça n'a pas marché, malheureusement).

C'est un sujet très intéressant, des sorciers blancs, des sorciers noirs, donc des gentils et des méchants si je puis dire. Mais quand on lit cette histoire, on découvre chez les sorciers blancs une haine dissimulée, et chez les noirs un cœur que l'on croyait inexistant. On se rend donc bien compte que ce que Nathan subit n'a rien d'agréable, de gentil, se faire battre, mutiler, enfermer, ce n'est pas humain de faire ça à quelqu'un. Ce n'est pas une vie de le vivre. Et c'est ce qui m'a plu, ce roman m'a beaucoup fait réfléchir à la situation, au bien et au mal, parce qu'il est différent selon le contexte.

Ma chronique est totalement brouillon, en fait, j'ai l'impression de ne pas bien vous expliquer pourquoi et à quel point j'ai aimé ce livre. La plume de l'auteur y est pour beaucoup, c'est évident, et elle sait mettre un suspens qui est juste insoutenable. Impossible de finir un chapitre sans jeter un coup d’œil à la première phrase du suivant (donc difficile de se raisonner et d'abandonner le livre pour reprendre la lecture plus tard). Ce roman est donc très addictif, et il a un côté sombre qui nous terrifie, mais aussi une histoire qui nous passionne, et qui nous donne envie que d'une chose : avoir la suite. (déjà que le premier tome n'est pas encore sorti, il va falloir que je calme mon impatience !)

Désolée pour cette chronique qui est un peu en désordre mais ce livre m'a retourné et mon manque de rangement montre bien mon ressenti, j'en ressors un peu perturbée. Parce que cette histoire est prenante, passionnante, et j'ai adoré découvrir ce monde de sorciers, les personnages sont très intéressants, le récit est envoûtant, parfois horrifiant, et c'est donc de tout ça qu'est composé ce roman : de torture, d'amour, de terreur, de joie, de tristesse, de peur.

Un roman mystérieux et passionnant.

samedi 6 septembre 2014

Witch Song - Amber Argyle.

« Cette vie n'est pas faite pour être vécue sans chagrin. »

Auteur : Amber Argyle.
Éditions : Lumen.
Genre : Fantasy, Jeunesse.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 458.

Synopsis :
« Dans les profondeurs de la forêt, à l'abri de la haine des habitants du village voisin, Brusenna mène une existence paisible aux côtés de sa mère. Elle sait simplement qu'elle est une sorcière, une des gardienne de la nature qui contrôlent les éléments par leur force de leur chant. Quand, un matin, sa mère l'abandonne pour aller combattre un ennemi dont elle ignore tout, le monde de Brusenna bascule. Jeune et sans expérience, elle se retrouve seule dans un pays ravagé par la sécheresse, où se lève le vent de la guerre. Les chasseurs ne tardent pas à la débusquer, car elle est désormais la dernière. La dernière des sorcières. Avec une seule mission : survivre. Et un seul allié, le Protecteur chargé de l'amener à bon port. La dernière des sorcières parviendra-t-elle à empêcher leur chant de s'éteindre ? Sous la plume ensorcelante d'Amber Argyle, suivez Brusenna sur les routes d'un monde menacé, dans une quête où ses choix peuvent sauver ou condamner les Hommes ! »


Mon avis :
Je remercie énormément les éditions Lumen pour cet envoi et pour ce second livre en partenariat. Je n'ai pas pu le lire avant sa sortie officielle mais je ne voulais pas tarder, alors j'ai fini par me plonger dans ce monde enchanté. Avec toutes les chroniques positives, je m'attendais à apprécier pleinement l'histoire. Mais il est vrai que n'étant pas fan de Fantasy comme certains, mon avis n'est pas aussi enthousiaste que la moyenne, et bien que ce roman fut une bonne lecture en général, il y a plusieurs détails que j'aurais bien modifiés.

On entre dans l'histoire en compagnie de Brusenna, une jeune sorcière qui mène une vie ordinaire si on oublie le fait qu'elle puisse jeter des sorts. L'histoire prend rapidement une toute autre tournure, Brusenna se retrouve embarquée dans une folle aventure, sa mère l'abandonne sans le vouloir et elle va devoir se débrouiller seule pour libérer les dernières sorcières prisonnières de l'horrible Espen. Durant son périple elle fera la rencontre de Joshen qui souhaite l'aider à atteindre son but. C'est un personnage que j'ai adoré, bienveillant, tendre, il est vraiment la meilleure personne qu'elle aurait pu rencontrer. Quand à elle c'est une jeune fille têtue qui à bien des reprises m'a agacée, mais on s'attache tout de même à ce personnage, Brusenna se sent seule et on ne peut que la trouver touchante. Tous les personnages de l'histoire sont intéressants, réalistes (bon, hormis les étranges créatures, mais c'est un roman de fantasy évidemment) et l'histoire va devenir une aventure extraordinaire.

Mais tout va trop vite. S'il y a bien une chose que je peux reprocher à ce livre et qui le rend peu réaliste (pas au niveau de la magie, évidemment, mais au niveau de l'histoire en elle-même), c'est le temps. Je crois qu'entre le début et la fin du roman il y a au moins deux ans qui passent, et c'est trop, personnellement ça me paraissait impossible, tout allait trop rapidement et ça m'a parfois ennuyée car je me sentais trop... à part si je puis dire. Heureusement que l'ennui n'était pas souvent au rendez-vous, évidemment, et le suspens restait à son comble en permanence, ce qui est un avantage car j'avais hâte de continuer pour savoir ce qu'il allait ensuite arriver à nos protagonistes.

On arrive justement au deuxième détail qui m'a dérangé dans l'histoire, c'est qu'à force d'avancer trop vite dans le temps, j'étais un peu perdue, et le fait que les personnages se retrouvent sans cesse dans des situations complexes était une nouvelle fois surréaliste à mes yeux. Autant parfois j'adorais ça, les moments où Brusenna nous montre sa magie, les attaques, les batailles, mais parfois c'est trop. Pour moi ce roman est trop long, il aurait fait 100 pages de moins, ce qui aurait enlevé certaines péripéties, je l'aurais certainement adoré, mais là j'ai fini par me lasser.

Mais comme la plume de l'auteur, elle, reste très agréable, je n'étais pas non plus mécontente de me replonger dans l'histoire dès que j'avais l'occasion. Le style est simple, les idées et pensées des personnages sont intéressantes, les situations dans lesquelles ils se trouvent nous font beaucoup réfléchir ; Amber Argyle est une bonne écrivaine, avec une imagination très plaisante couchée sur papier, donc ce n'est pas de sa faute si je n'ai pas tout aimé, mais certainement à cause du fait que la fantasy n'est vraiment pas mon genre préféré.

C'est donc un roman dont je ressors mitigée. Autant le livre-objet est splendide et rien que pour ça je vous conseille d'acheter le livre, surtout que l'histoire reste agréable, les idées passionnantes le plus souvent, alors si vous aimez la fantasy je vous le recommande énormément ! Pour ceux qui, comme moi, ne sont pas fan de ce genre, je dirais que c'est comme bon vous semble. L'imagination de l'auteur vous plaira forcément, après pour ma part c'est la longueur qui a fini par me lasser.

Un avis mitigé mais une lecture qui reste bonne.

mercredi 3 septembre 2014

Rebelles - Anna Godbersen.

« Nos pêchés se réfléchissent partout : dans la pâleur du visage de nos proches, dans une branche d'arbre qui cogne contre l'une de nos fenêtres, dans les déplacements insolites des objets quotidiens. Ce sont, sinon des messages de Dieu, du moins des trompe-l’œil, et en aucun cas nous ne pouvons les ignorer. »

Auteur : Anna Godbersen. 
Éditions : Albin Michel (pour moi : France Loisirs).
Genre : Jeunesse, Romance. 
Année de sortie : 2008 (et 2014 chez Le Livre de Poche). 
Nombre de pages : 453.


Synopsis : « Des filles rebelles dans des robes sublimes font la fête jusqu'à l'aube. Des garçons irrésistibles aux sourires machiavéliques ont des intentions suspectes. Mensonges, secrets et scandales. Nous sommes à Manhattan... en 1899. »


Mon avis :
Ce roman, s'il est dans ma bibliothèque, c'est à cause de Cassandra du blog Croque les mots. Dans ses vidéos elles réussissait toujours à trouver une excuse pour nous faire admirer cette splendide couverture, et moi rien qu'en la voyant, je savais qu'il finirait un jour par être mien. Quand je l'ai vu à moitié prix chez France Loisirs, je n'ai pas hésité, et ma mère me l'a finalement offert. Merci à Laura pour cette lecture commune qui m'a permis de le sortir de ma Pile à Lire, ce roman est une très belle découverte !

Nous entrons dans l'histoire par une annonce vraiment surprenante, puis ensuite les chapitres commencent, et à chacun d'entre eux c'est un nouveau point de vue que l'on découvre. Le personnage qui m'a paru être le principal n'est autre qu'Elizabeth, qui est une jeune femme qui écoute bien plus sa raison que son cœur. Parfois je l'adorais, parfois je la détestais, ses réactions n'étant pas toujours très... cohérentes. Les autres personnages importants sont sa sœur Diana, son amie Pénélope, sa servante Lina, ainsi que le mystérieux Henry. J'ai eu un coup de cœur pour Henry et Will qui sont pourtant de milieux et de caractères très différents, mais qui ont su me toucher. J'ai détesté Pénélope autant que j'ai adoré Diana, et malgré un début un peu complexe car trop de points de vues différents, ce détail est devenu passionnant par la suite, j'avais sans cesse hâte de passer au chapitre suivant pour savoir quelle serait la personne concernée par la suite des péripéties de l'histoire.

C'est un sujet qui m'a beaucoup intéressée car je n'avais jamais lu de livre qui traitait de cette époque et de ce genre. C'est donc avec plaisir que j'ai découvert le nombre hallucinant de trahisons qui peuvent se produire en une seule soirée dansante dans les années 1900, j'ai trouvé que l'histoire était très bien menée. L'intrigue principale est posée dès la première page, et durant tout le roman on attend d'en savoir plus, même si on se doute que ce ne sera qu'à la dernière page qu'on aura le fin mot de l'histoire, et encore, comme il y a une suite, beaucoup de questions restent sans réponses (sans que ça en soit gênant).

Ce roman ne manque pas de retournements de situation, de coups bas (il y en a tant), on a du mal à cerner telle ou telle personnalité, ce qui finit par se révéler plaisant car on enquête un peu à la recherche de l'honnêteté chez certaines personnes, ce que j'ai même fini par trouver amusant. Ce roman n'est pas extraordinaire mais l'histoire n'en est pas moins passionnante, j'avais du mal à lâcher ce roman et c'était un plaisir de replonger dans l'histoire dès que c'était possible pour moi. J'ai vraiment accroché au style de l'auteur, à ses idées pour tenir le lecteur en haleine, et au fait que bien souvent on se rendait compte que les personnages ne réagissait pas avec leur cœur pour le bien de leur famille, pour les bonnes manières, pour le paraître. C'est donc ce que j'ai trouvé de très intéressant dans cette lecture et je n'ai plus qu'une hâte, c'est de lire la suite !

C'est donc une lecture que je vous recommande, qui change des romans jeunesses que je lis habituellement car celui-ci a un léger côté historique (les bonnes manières de l'époque, le soucis de toujours être parfait) et ça m'a beaucoup plu. Je vous le recommande donc chaudement en espérant que si je parviens à vous tenter, vous l'apprécierez autant que moi.

Une très bonne lecture intéressante et passionnante.


C'est la rentrée... Petites annonces à vous faire !

Coucou tout le monde !

Ça y est, les vacances sont terminées (j'ai envie de pleurer – et je fais des rimes haha). C'est une bien triste nouvelle, parce que l'été c'est la saison parfaite pour lire, profiter du bon temps, avoir le temps pour le blog, et tout ce qui va avec. J'ai des des petites annonces à vous faire par rapport à cette nouvelle année (scolaire, du moins).

J'ai décidé qu'à présent sur le blog ne seront publiés que des chroniques et des bilans du mois (sous forme de Just One) car je n'ai vraiment plus le temps de faire des rendez-vous livresques, à cause de ma chaîne Youtube.

Pour ceux qui ne le savent pas, j'ai commencé l'aventure Youtube et cela fait environ 3 mois que je suis très active sur la chaîne, vous y retrouvez justement tous les rendez-vous livresques, les bilans mensuel, les vidéos TAG, des update lecture (qui sont comme des C'est Lundi), des In My Mailbox, enfin bref, cette plate-forme me plaît énormément, et vous êtes 1400 à me suivre sur ce réseau social, ce que je trouve juste énorme. C'est beaucoup de temps qu'il faut consacrer à une chaîne, tourner une vidéo, faire les interminables montages, publier, faire l'image de miniature, c'est donc pour cela que j'ai décidé que le blog n'aurait plus que des chroniques de livres, ce qui est le principal but de ce blog de toute manière, et je sais que ça ne vous changera pas énormément car depuis presque deux mois il n'y a justement que des chroniques ! 

J'aimerais beaucoup avoir votre avis, savoir si cela ne vous change pas grand chose ou bien si cela vous dérange. N'hésitez pas à me dire votre ressenti, mais de toute façon je n'ai pas tellement le choix car l'année de Terminale ne me permettra pas de me consacrer entièrement à mon blog. Voilà pourquoi je mets du temps à répondre à vos commentaires mais j'essaie de le faire au fur et à mesure, et voilà pourquoi je suis si souvent absente sur vos blogs depuis un moment. Mais mon retour est là, il arrive, je compte faire un tour de vos blogs au moins une fois par semaine à partir de la rentrée, donc je vais redevenir active et je m'excuse de mon invisibilité ces derniers temps. Si vous souhaitez me suivre sur facebook ou instagram, vous serez au courant de mes lectures en cours, parfois de mes avis, alors il vous suffit de vous abonner ! (cliquez sur les vignettes pour accéder à mes comptes)

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Trêve de bavardage, si vous souhaitez retrouver mes Update Lecture ou autres vidéos qui sont susceptibles de vous intéresser, vous pouvez aller faire un tour sur > ma chaîne < !

Je vous souhaite à tous une excellente rentrée, et excusez moi de mon absence encore une fois, je suis ravie d'avoir des abonnés aussi adorables que vous, merci de tous vos commentaires ou vos mails, sachez que cela me touche toujours énormément.

lundi 1 septembre 2014

Just One - Août 2014.

"Voici un nouveau rendez-vous pour compléter mon bilan du mois. Il s'agit de faire un choix, juste un, d'où le titre, parmi plusieurs catégories. Cela permettra peut-être de donner encore plus envie aux lecteurs de découvrir l'ouvrage en question." Découvert sur le blog de Louve, le récapitulatif des liens se fait à présent sur mon blog. (donc n'hésitez pas à ajouter le vôtre)

Par manque de temps, ce mois-ci le Just One va servir de Bilan du mois, et je pense que ce sera à présent toujours le cas :)

1. Un roman coup de cœur.
Pas de coup de ♥ ce mois-ci, mais trois romans l'ont frôlé et ce sont :
     

2. Un univers.
L'univers de Réseau(x) où les réseaux sociaux prennent une place très importante dans le monde.

3. Un personnage.
 Diana dans Rebelles parce qu'elle est juste adorable.

4. Un couple.
Je ne spoile pas mais c'est celui de ce roman.


5. Une histoire.
 Pour le côté très spécial et l'histoire vraiment différente de ce qu'on a l'habitude de lire je choisis ce roman.


6. Une déception.
Pas du tout un livre que je n'ai pas aimé, au contraire je l'ai bien apprécié mais j'ai été déçue par rapport à ce que j'attendais.

7. Une émotion.
 Le doute, la peur, avec La 5e Vague on est servi...

8. Un futur époux.
Ce mois-ci il n'y a aucun garçon qui me plaise au point de devenir mon époux (haha) !



Voici mes autres lectures du mois :
   


Rendez-vous terminé, n'hésitez pas à le reprendre et à mettre votre lien avec le petit outil "add your link" pour que je passe voir votre article, j'ai hâte de découvrir les vôtres ! :)

mercredi 27 août 2014

La fille qui ne croyait pas aux miracles - Wendy Wunder.

« Elle ne voulait pas qu'on puisse lire ses pensées temporaires une fois qu'elle aurait quitté la planète de façon permanente. »

 Auteur : Wendy Wunder.
Éditions : Hachette (Collection Black Moon).
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2012 (en Livre de Poche le 14 septembre 2014).
Nombre de pages : 376.

Synopsis : « Cam ne croit pas aux miracles. Ni au paradis, ni en Dieu. Mais pas à la magie non plus. Elle sait qu'elle est malade. Condamnée. Fin du débat. Elle établit alors la liste des choses qu'elle veut faire avant de mourir :
Perdre ma virginité pendant une fête de lycéens bien arrosée.
Me faire briser le cœur par un sale type.
Me morfondre misérablement, pleurer, bouder, et dormir durant un samedi entier.
Faire tomber une vache qui dort debout.
Détruire les rêves de ma petite sœur.
Commettre des vols à l'étalage minables.
Il paraît que le simple fait d'avoir écrit ces vœux les déclenchera. Seulement Cam n'est pas du genre à attendre que le destin se décide. Elle préfère le bousculer et se débrouiller toute seule pour les réaliser. En aura-t-elle le temps ? »


Merci à Matéïa et aux éditions Hachette (Black Moon) pour ce roman en partenariat.

Mon avis :
Ce roman est déjà magnifique rien que quand on le regarde : la couverture est d'une beauté époustouflante et je l'avoue c'est ce qui m'a tapé dans l’œil en premier. Le résumé aussi me faisait envie, même si je craignais de lire un livre aux allures de « Je veux vivre » car tout me laissait penser que ça serait dans le même genre. C'était un début difficile, j'avais du mal avec l'héroïne, mais arrivée à la moitié du roman j'ai eu du mal à le lâcher. Il m'a fallu du temps mais j'ai fini par apprécier pleinement cette histoire.

Cam est malade, et elle se sait condamnée. Elle n'est absolument pas le genre de fille à croire qu'un miracle pourrait la sauver, au contraire, on pourrait même assurer qu'elle est l'allégorie du pessimisme. Ce doit être pour ça que j'ai eu du mal avec ce personnage au début qui me paraissait froid, dépourvu d'espoir, et donc peu attachant ou touchant. Mais c'est finalement son évolution au fil de l'histoire qui va la rendre attendrissante, au point que j'ai fini par l'aimer et par être bouleversée par sa situation. Les autres personnages, eux, se révèlent tous attachants dès qu'on les voit. Sa petite sœur, sa mère, sa meilleure amie, Asher, ils veulent tous l'aider, et le fait que Cam soit négative nous donne l'impression qu'elle est égoïste, d'où la difficulté que j'ai eu à l'apprécier, et c'est ce qui m'a donné cet avis si mitigé au début, qui heureusement s'est changé en un avis positif dès que j'ai dépassé le milieu du roman.

L'histoire n'est pas faite pour faire pleurer, car on a à faire à une fille qui ne se morfond pas réellement, elle est simplement pessimiste, elle prend ça comme si c'était une évidence de savoir qu'elle n'atteindra pas l'âge de 18 ans. C'est quelque chose de dérangeant au tout début, puis une fois qu'elle arrive dans la ville des miracles, il va se passer des choses qui vont la faire changer, la transformer à jamais, et c'est là que l'histoire devient vraiment intéressante, c'est quand on observe enfin les premiers changements chez cette adolescente si désespérée. Les rencontres font de bonnes surprises, Asher est un garçon qui ne peut que me faire craquer, j'ai donc trouvé que le récit prenait une tournure intéressante et c'est à ce moment là que le roman a décidé de ne plus quitter mes pensées.

Au fond, ce manque d'optimisme n'est qu'une manière de nous bouleverser davantage au moment fatidique. Ce livre a su me toucher alors qu'au départ je m'attendais à ce qu'il ne soit qu'une lecture mitigée. L'auteur veut nous faire croire aux miracles, veut nous montrer aussi qu'il existe différentes sortes de miracles ou bien aussi de sources de bonheur. J'ai trouvé que l'histoire était belle, bien recherchée, que la maladie n'était que rarement évoquée mais quand c'était le cas cela rendait le moment d'autant plus fort. C'est donc une lecture qui m'a surprise car elle a su m'atteindre là où il le fallait au moment où il le fallait, j'en suis donc très heureuse.

La plume de l'auteur est plutôt simple, agréable à la lecture, le fait que ce soit à la troisième personne n'est pas dérangeant (du moins pas pour moi qui suis pourtant une grande fan des romans à la première personne) et les personnages ont été très bien analysés, des personnalités très différents qui m'ont parfois beaucoup étonnées, et un dévouement de la part des proches de Cam que j'ai trouvé vraiment beau.

Ça a donc été un début difficile pour qu'au final je finisse par apprécier pleinement ce roman. Il aborde le sujet de la maladie très différemment que ce dont on a l'habitude car ici ce sont plutôt les miracles qui sont au centre de l'histoire, la possibilité d'y croire, la probabilité qu'ils existent. Je suis donc ravie de ma lecture, et si je n'avais pas été autant désorientée au début de l'histoire ce roman se serait certainement rapproché du coup de cœur. C'est néanmoins un livre que j'ai aimé, et j'espère que vous le lirez pour découvrir cette vision que nous fait passer Wendy Wunder.

Une lecture touchante.


Pour la version Le Livre de Poche, c'est la couverture VO qui a été reprise mais le titre sera évidemment en français.

lundi 25 août 2014

Réseau(x) 2 - Vincent Villeminot.

« Ce tatouage qui se voulait effrayant, sans doute, Francesca le trouva simplement déchirant. »

Auteur : Vincent Villeminot.
Éditions : Nathan.
Genre : Thriller, Jeunesse.
Date de sortie : 28 août 2014.
Nombre de pages : 400.

Synopsis : « À la suite de la reddition de Cèsar Diaz, les polices de toute l’Europe pensent pouvoir enfin respirer. Pendant que les proches de Cèsar– Teodor, son frère ;Vitto et Francesca, ses amis– se cachent au Brésil, d’autres comme Justine, Jérémy ou Sixtine essaient de se reconstruire, loin du réseau DKB. Mais le calme n’est revenu qu’en apparence : quelque part sur les réseaux, le mystérieux Nada#2 devient menaçant. Il annonce qu’un scandale dans lequel des policiers sont impliqués va éclater. Rendez-vous est donné devant le Palais de Justice pour un nouveau "Play it for real" : le jeu recommence... »

Merci aux éditions Nathan pour ce partenariat.

Mon avis :
Le premier tome de Réseau(x) était un roman qui n'avait que rarement des avis mitigés : c'était beaucoup plus extrême, soit on aimait, soit on détestait. Et j'ai aimé malgré le fait que ce soit une lecture complexe J'ai donc eu du mal à décider du moment où j'allais commencer le second tome car je savais qu'un an après, mes souvenirs devenaient vagues et j'appréhendais de me retrouver face aux mêmes difficultés que dans le premier tome. Après un début où je me suis sentie totalement perdue, j'ai assez rapidement retrouvé mes repères, pour découvrir un roman où l'auteur a réussit à effacer les défauts que nous lui avions reprochés, ce qui donne au final une très bonne lecture.

Comme je vous le disais, on entre dans l'histoire un peu au hasard, et il m'a fallu un temps d'adaptation afin de retrouver ma place au sein de cette aventure. Je vous conseille donc de lire le premier et le deuxième tome sans trop d'écart pour vous éviter cette impression d'être totalement perdu. Impossible de vous évoquer un personnage en particulier sans vous parler des nombreux autres présents dans le récit, mais ce tome-ci m'a fait découvrir une Alice Kowacks que j'ai tout simplement adoré retrouver et connaître davantage. Un coup de cœur pour elle, une jeune femme attachante, intelligente, qui a même réussi à me faire apprécier César Diaz (il a lui-même arrangé son cas à mes yeux, mais il reste un grand taré je vous rassure). Nous retrouvons bien évidemment Sixie et Théo, ainsi que d'autres personnages et c'était génial de suivre leurs péripéties à nouveau. L'auteur avait confié aux lecteurs (dans une rencontre où j'étais présente) que dans ce second tome certains personnages secondaires prenaient un rôle très important et devenaient primordiales pour l'histoire et j'ai adoré en savoir plus sur des hommes et des femmes dont je ne connaissais que le prénom auparavant : un vrai plaisir.

L'histoire est excellente, addictive, tout s'emboîte, pour enfin nous donner des réponses, mais il manque toujours un éléments pour clore l'enquête, ce qui nous pousse à désirer en savoir toujours plus. C'était génial d'avoir l'impression d'enquêter en compagnie d'Alice, et de se sentir faire pleinement parti de l'histoire. Lors de la rencontre que j'ai déjà évoquée, il nous avait aussi confié qu'il aimait semer le doute chez le lecture, pour que ce dernier appréhende chaque situation : chaque personnage peut mourir à tout moment, un inconnu comme un personnage clé de l'histoire. Et il n'y a pas été de main morte ! Je ne cessais de me dire « Impossible ! » ou « Non pas elle/lui ! » j'appréhendais chaque scène d'action de peur d'assister à la mort de personnages que j'appréciais.. (Vincent, vous êtes sadique !)

Pour tous ceux qui ont eu du mal avec le premier tome, je vous conseille tout de même ce second tome qui selon moi possède une très grande amélioration au niveau du récit : beaucoup moins complexe et encore plus prenant. Il reste parfois quelques mots de vocabulaire qui ne nous rappellent rien mais c'est bien le seul petit reproche que je peux faire à ce roman. L'auteur a vraiment pris le temps de lire toutes les critiques de son livre et en a corrigé tout ce qu'il était en mesure de faire, et c'est appréciable de voir qu'en ayant suivi certains conseils il est vraiment capable de nous offrir un livre passionnant et retournant. J'ai adoré la plume de l'auteur, l'histoire, l'action, l'imagination, j'ai tout aimé en ce livre.

Vous le comprenez facilement, pour moi ce sedonc et dernier tome est une réussite, du suspens, de l'action, des retournements de situations, tout y est pour une histoire passionnante à vous couper le souffle. Le seul conseil c'est de relire le premier tome avant de vous lancer. Merci à l'auteur pour cette lecture que j'ai beaucoup aimée, je garderai toujours de très bons souvenirs de ces deux livres qui traitent un sujet extrêmement bien trouvé.

Une très bonne lecture qui ne manque pas d'action.

dimanche 17 août 2014

Au bois dormant - Christine Féret-Fleury.

« Cette douleur-là, je pouvais la sentir. C'était une douleur simple, avec un commencement et une fin. Une blessure que n'importe qui pouvait soigner, avec de l'alcool et un pansement. Pas comme l'autre. »

 Auteur : Christine Féret-Fleury.
Éditions : Hachette, Collection Black Moon.
Genre : Thriller/Policier (?)
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 352.

Synopsis :
« On l'appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu'il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire.
Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s'enfuir plutôt que d'attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des événements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d'identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu'elle ne le croit... »

Merci à William et aux éditions Hachette pour cet envoi !

Mon avis :
Ce roman est un service presse des éditions Hachette qui me faisait très envie. Mais une fois reçu, avec énormément d'autres épreuves non corrigées en même temps, j'ai eu du mal à le faire passer en priorité, ce qui fait qu'il a traîné dans ma Pile à Lire pendant deux mois, et je m'en excuse.. Grâce à Heaven Streets et notre Lecture Commune (sa chronique ici), j'ai enfin été obligée de le sortir et.. Qu'est-ce que j'ai bien fait ! Je me demande pourquoi j'ai attendu autant de temps avant de le lire, ce roman est juste formidable.

Le roman commence par nous faire découvrir Ariane, une jeune fille de presque 16 ans qui fuit la mort alors qu'elle ne peut y échapper. C'est une adolescente à laquelle je n'ai eu aucun mal à m'identifier ; elle est en plus de ça très attachante, je l'ai trouvée géniale. Puis au fil des pages on va découvrir d'autres endroits, d'autres personnages, d'autres points de vue : celui de Jude, un policier qui enquête sur l'affaire et que j'ai adoré, ainsi que celui du Rouet, cet homme complètement fou et meurtrier. Ce dernier est.. un grand taré. Il n'y a vraiment pas d'autres mots. Je l'ai trouvé vraiment bizarre et ça fait peur de se dire que des personnes aussi folles existent vraiment. Je comprenais la terreur d'Ariane (même si parfois elle prenait des risques que jamais une froussarde comme moi n'aurait pris) et j'étais vraiment attendrie par Jude.

Il vous suffit de lire les premiers chapitres pour ne plus vouloir vous séparer de ce livre. C'est juste un énorme besoin qu'on a de continuer à lire, continuer de découvrir de nouveaux éléments de l'enquête. On la résout avec eux, on cherche avec eux, on soupçonne ensemble. J'ai trouvé ça excellent, l'auteur a réussi à m'emporter pleinement dans son récit au bout de quelques pages, c'était magique. Comme si tout était vrai (et heureusement que non). Les idées étaient juste excellentes.

Ce roman ne manque vraiment pas d'action, vous avez du le deviner. Entre Ariane qui est en fuite, et qui court sans cesse de partout pour se cacher, Jude et son équipe qui cherchent et Arianne, et le meurtrier, le Rouet qui nous dévoile ses idées les plus bizarres et les plus horribles au fur et à mesure... Pas de répit pour nous les lecteurs, il faut garder l’œil ouvert pour repérer le moindre détail qui pourrait sauver la prochaine victime et arrêter cette série de meurtres à répétition. C'est quand je lis ces romans que me prend souvent l'envie de devenir policière : j'adore enquêter, et Christine Féret-Fleury fait tout pour que l'on se sente dans la peau d'un vrai agent secret.

Ce qu'il faut aussi bien souligner, c'est que la plume de l'auteur est vraiment magnifique. Ce n'est pas un style simple et agréable, non c'est bien plus que cela. C'est poétique, c'est magique, ça nous emporte, alors même quand le Rouet utilise son scalpel sur ses victimes les phrases ont un rythme fort bien trouvé. Elle a tout simplement le véritable talent d'un auteur : une plume qui fait rêver, qui fait peur, qui nous fait donc ressentir des émotions et, en plus de tout ça, qui nous transporte et nous emmène dans un monde parallèle où l'on ne ressort que quand on a tourné la dernière page. Et quelle dernière page ! Une fin à couper le souffle, il nous faut presque attendre la dernière ligne pour enfin tout comprendre. Un suspens excellent !

C'est donc un récit qui a vraiment frôlé le coup de cœur, une histoire hors du commun, un roman que l'on peut qualifier de policier et qui m'a fait me sentir dans l'équipe, dans l'enquête, comme si moi aussi, à leurs côtés je réfléchissais sans cesse. J'en ressors ravie, je vous conseille ce roman de tout cœur, vous en serez changé et émerveillé de tant de bonnes idées et de poésie.

Une histoire hallucinante qui frôle le coup de cœur.