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25 mai 2015

Cendrillon - Disney.

« Pour moi, le ciel est comme le bal de ce soir. Tout le monde y est invité. »

Auteur : Disney (Brittany Candau).
Éditions : Hachette.
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 269.


Synopsis : « "Cendrillon" nous présente les aventures d'Ella, dont le père se remarie après la mort tragique de sa mère. Bien décidée à soutenir son père, Ella accueille avec la plus grande gentillesse sa belle-mère Lady Tremaine et ses deux filles. Mais lorsque le père d'Ella meurt à son tour, elle se retrouve à la merci d'une famille cruelle... »


Mon avis :
Le film Cendrillon est sorti il y a peu, et un roman a suivi, afin d'écrire le livre qui correspond à cette nouvelle adaptation de ce conte si bien connu. Un conte de mon enfance que j'ai adoré lire, dans toutes ses versions, mais surtout que j'adorais voir plus jeune – il n'y a pas de Disney que je connaisse davantage que Cendrillon. Ce fut donc un plaisir de me plonger entre les pages de ce livre, je remercie les éditions Hachette pour cette réception.

Ici, nous suivons le personnage d'Ella – ou Cendrillon – qui vit une merveilleuse vie aux côtés de ses parents bien-aimés. Mais le bonheur est parfois écourté, et c'est ce qui se passe pour cette adorable enfant, avec la perte de sa mère. Vint ensuite l'arrivée de la belle-mère et des deux nouvelles sœurs de Cendrillon, puis le décès du père de Cendrillon. C'est là que l'histoire commence réellement, quand on découvre les conditions de vie de la malheureuse enfant, et la méchanceté de sa marâtre. Ella est une jeune fille si attachante, et ayant vu le dessin animé de nombreuses fois je ne pouvais que l'imaginais avec le même physique, mais avec en plus des émotions qui m'étaient inconnus plus jeune.

Évidemment, l'histoire suit exactement le même fil que le film Disney, la version que nous sommes nombreux à connaître. Je ne vous apprends donc pas grand chose sur la tournure que les événements vont prendre. Il y a évidemment quelques détails qui changent, ce qui ajoute parfois du suspens au roman : « est-ce que l'histoire va être différente de celle que je connais ? », une question que je me suis posée à plusieurs reprises, ravie de voir des changements çà et là dans le récit.

Ce que j'ai vraiment apprécié, ce sont les souvenirs d'un conte que j'adorais, et que j'aime toujours avec autant d'étoiles dans les yeux. Redécouvrir cette histoire en la lisant, c'était magique, et ça me faisait tant plaisir. C'est une lecture qui détend, qui fait du bien, qui met un peu de magie dans nos vies, et qui nous fait rêver. La plume est belle, poétique, agréable, et le livre-objet en lui-même est si beau et si bien fait que rien que la présentation des pages donne envie.

Je suis donc très satisfaite de cette adaptation du conte de Cendrillon, et cela me donne envie de voir le film qui a inspiré ce roman (film sorti il y a peu). Je vous conseille cette lecture pour replonger dans vos vieux souvenirs mais surtout pour rêver un peu, ressentir de la magie autour de vous, et apprécier ce conte plein de princesses, de couronnes et de robes merveilleuses.

Un vrai plaisir de lire ce roman.

27 novembre 2014

Le Livre de Perle - Timothée de Fombelle.

« Mais les histoires nous font changer. Et certaines rencontres nous retournent sur le dos comme des tortues. Elles nous obligent à nous laisser faire. »

Auteur : Timothée de Fombelle.
Éditions : Gallimard.
Genre : Jeunesse, Conte.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 297.


Synopsis : « Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ? »


Mon avis :
Le tout dernier roman de mon auteur préféré. Un livre que j'attendais impatiemment depuis bientôt 2 ans. Et on me l'a offert, cette merveille, le jour de mon anniversaire. Un cadeau qui m'a remplie de joie car je l'attendais tant. Une histoire magique qui nous emporte entre ses pages. Ce roman le confirme : Timothée de Fombelle est, et restera à jamais mon auteur préféré. Et j'ai eu le plaisir de faire découvrir sa plume à Andréa (sa chronique - quand elle sera postée) avec une lecture commune.

Nous aussi, nous tombons dans ce monde de la même manière que Joshua Perle. Nous arrivons au beau milieu d'un moment que nous avons du mal à comprendre, puis les chapitres s'enchaînent, mêlant magie et réalité, guerre et paix, mystères et découvertes... Un voyage où le mystère est au rendez-vous. Nous allons découvrir énormément de personnages issus de mondes différents au cours de ce livre. Ce qui a pu me perdre au début mais qui m'a finalement faire aimer la fin au plus haut point. Notre Joshua est le centre de l'histoire sans vraiment qu'on le sache. Un personnage énigmatique, courageux, en quête de plusieurs choses qui nous laissent dans l'incompréhension. Mais il est loin d'être le seul personnage à m'avoir touchée, ils étaient tous si humains, et si différents à la fois. J'ai déjà cette grande envie de relire cette pépite pour avoir le bonheur de retrouver Joshua, Olia, Mr Perle, Mme Perle...

L'histoire est si mystérieuse, si intrigante. On nous laisse là, on nous apporte plusieurs chapitres qu'on nous sert sur un plateau, mais ils ont tous une époque, un lien et des personnages différents. Alors on se questionne, on se demande pourquoi. Puis on avance dans l'histoire et des liens invisibles commencent à relier chaque petite partie de l'histoire, pour qu'à la fin tous ces liens ne forment qu'un seul et même récit : Le Livre de Perle. On peut se sentir perdu au début, mais on sait bien qu'avec cet auteur on finira par comprendre. J'ai aimé avoir besoin de réfléchir, d'être attentive, de ne jamais avoir des pensées qui vagabondent. C'est comme si moi aussi j'étais dans l'histoire, comme si j'avais besoin de tout relier afin de découvrir le fin mot, la clé du mystère. Une idée merveilleuse, tout était merveilleux dans ce roman.

Une petite chose que je tenais à dire, c'est que j'adore lire les livres de cet auteur car ils ont tous ce point commun qui rend toujours ses histoires pleines de suspens et de mystères : la fuite. Le personnage fuit toujours. Mais il n'est jamais poursuivi par la même personne, il ne part jamais pour la même raison, et ne se rend jamais au même endroit. De quoi être impatiente, chaque soir, de me replonger dans ce monde magique pour tenter d'en apprendre plus sur Joshua et son histoire.

J'ai retrouvé la plume de Timothée de Fombelle avec le plus grand bonheur. Tout ce que j'aimais auparavant était là de nouveau, encore plus beau, encore plus touchant. De la poésie comme on en voit très rarement, des idées si étonnantes... une histoire qui nous envoûte du début à la fin. Et une fin qu'on relit pour être sûr, qu'on adore tout en ayant eu une immense surprise en la découvrant. Une fin que j'ai adoré pour ma part. Une fin qui me donne envie de lire de nouveau la plume de Timothée de Fombelle dans un autre roman. En espérant que je n'attendrai pas trop longtemps.

J'ai déjà envie de me replonger dans ce chef d’œuvre à la plume si parfaite qu'on ne peut cesser notre lecture. J'ai envie de retrouver sa plume et ses mondes, ses idées et sa sensibilité, sa poésie et son imagination. Je vous conseille ce roman mais attention, c'est un trésor dont il faut prendre soin, un trésor qu'il faut lire attentivement pour pouvoir comprendre toutes les idées, tous les liens invisibles qui relient les histoires. C'est un trésor que le monde entier doit lire.

Un coup de cœur, une merveille, un chef d’œuvre.


> Chronique d'Andréa <

18 novembre 2014

L'enfant Océan - Jean-Claude Mourlevat.

« À ce moment-là, j'ai su qu'on s'en sortirait. »

Auteur : Jean-Claude Mourlevat.
Éditions : Pocket Jeunesse.
Genre : Jeunesse, Drame.
Année de sortie : 1999.
Nombre de pages : 152.


Synopsis : « Une nuit, Yann réveille ses six frères aînés, tous jumeaux. Il faut fuir : leur père a menacé de les tuer. Irrésistiblement attirés par l'Océan, les sept enfants marchent vers l'Ouest. De l'assistante sociale au routier qui les prend en stop, du gendarme alerté de leur disparition à la boulangère qui leur offre du pain, chacun nous raconte à sa façon un peu de leur incroyable équipée. »


Mon avis :
C'est le livre mystère du 13 du mois de novembre, que j'ai fini avec justesse (et un mini retard je l'avoue, mais bon). J'étais pas plus tentée que ça au début, puis je me suis dit qu'il fallait que je m'y mette, et c'est ce que j'ai fait. J'ai bien fait car je m'attendais à tout sauf à ça, c'était une découverte vraiment sympathique, ainsi que dramatique.

On se plonge dans une histoire aux allures d'un conte que nous connaissons tous : le petit Poucet. Ici nous avons les 7 frères, les parents qui veulent abandonner leurs enfants, et on se rend compte que l'histoire suit exactement le même fil que le conte. Bien que le petit Poucet ici, c'est Yann, un enfant si petit que personne ne connaît son âge. Je me suis attachée à lui, oui et non, pour tout vous dire. Car il est muet, et j'ai eu du mal à connaître ses pensées. Mais à un moment on lit certaines choses, et on se dit que ce personnage ne peut être qu'attachant. Ainsi que ses six frères, c'est une évidence.

Le récit est très bien mené. À chaque chapitre nous découvrons un petit passage de l'histoire, vu par tel ou tel personne qui a croisé la route des 7 frères. Une idée fort sympathique qui nous permet de découvrir les points de vues de plusieurs personnes, ainsi que de comprendre que d'autres ont des avis horrifiants, hallucinants, et l'on se dit que c'est impossible de penser des choses aussi affreuses.

J'étais avec les enfants, sur ce périple, cette fuite du foyer familial. J'ai suivi leurs traces comme s'ils avaient laissé des cailloux blancs sur le chemin, et j'ai été émue, touchée, émerveillée par tant d'amour fraternel. La plume de l'auteur nous emmène dans ce monde, vers cet océan. Voir des enfants vivre dans des conditions aussi pitoyables mais avec tant de courage, c'est beau. Voir que certains veulent les aide, c'est magnifique. Mais voir que d'autres ont de bien trop grands préjugés, c'est juste.. tellement dommage, terriblement énervant. Une histoire sur la vie, une histoire sur l'amour, qui nous touche et nous effraie, qui peut nous faire rire comme nous faire pleurer.

Je ressors donc de cette lecture avec un avis positif, et même si ce roman n'est pas un coup de cœur je le conseille énormément à tous les plus jeunes comme tous les moins jeunes, car c'est un récit poignant que je ne peux que conseiller de lire. J'ai beaucoup réfléchi, et j'ai beaucoup songé à ce que j'ai lu. Tellement de questionnements et de remise en cause. Un tout petit livre qui paraît innocent mais qui fait beaucoup, bien plus que ce que l'on pourrait imaginer.

Une histoire poignante, touchante et perturbante.

4 août 2014

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi - Mathias Malzieu.

« Contrôle d'identité s'il vous plaît. Veuillez sortir les étoiles de vos poches, de vos cheveux, de vos yeux. Tout ce qui brille, vous le déposez dans le sac en plastique : vos sourires, vos souvenirs, vous n'en aurez plus besoin là où vous allez maintenant. »

Auteur : Mathias Malzieu.
Éditions : J'ai lu.
Genre : Conte.
Année de sortie : 2005.
Nombre de pages : 151.

Synopsis : « "Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi là ? Du rien ? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort ?" Mathias, une trentaine d'années mais une âme d'enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu'il rencontre sur le parking de l'hôpital, que serait-il devenu ? Giant Jack, 4,50 m, "docteur en ombrologie", soigne les gens atteints de deuil. Il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et rêver malgré la douleur... Il le fera grandir. »


Mon avis :
C'est un roman que l'on ne souhaite pas forcément lire dans certaines périodes de la vie. Mais une histoire qui me tenait à cœur. Alors avec Claudia (Lecturedelivres) nous avons décidé d'en faire une lecture commune, car elle voulait le sortir de sa bibliothèque. J'ai été ravie de la faire avec elle car nous nous sommes donné nos avis au fur et à mesure, avançant au même rythme, ce qui nous servait aussi de motivation car c'est une lecture qui est, je vous le dis tout de suite, assez spéciale, avec ses nombreuses qualités mais aussi ses quelques défauts.

L'histoire commence avec tristesse, avec un événement bouleversant, la mort de sa mère. Mathias se sent seul, vide, et il trouve ça bien trop dur à porter. Il décrit de manière poétique tout ce qu'il ressent à ce moment là, ses mots ont cette magie de toujours envoûter le lecteur, et durant les premières pages il parvient à le faire, bien que, je l'avoue, je n'ai pas ressenti énormément d'émotions – un style magnifique mais peut-être trop poétique justement. Puis il rencontre Jack. Et là je pense que pour les lecteurs, ça passe ou ça casse.

Avec Claudia nous avons été d'accord à ce propos, Mathias Malzieu a un trop plein de détails dans ce roman. C'est comme un conte, c'est fantastique, mais quand Jack le géant guérisseur expliquait certaines choses, je m'y perdais, et par sa faute les pages suivantes étaient un peu survolées plutôt que véritablement lues car je perdais de ma concentration. Par contre l'histoire des ombres est vraiment intéressante, j'ai trouvé qu'il avait eu de très bonnes idées (j'avoue que ce livre m'a fait pensé à L'écume des jours de Boris Vian par son côté un peu... farfelu).

On a donc plusieurs éléments importants dans l'histoire, et tout tourne autour du deuil évidemment. L'histoire manquait d'émotions à mes yeux, je m'attendais à ressentir davantage de choses et ce détail m'a déçu. Je le disais tout à l'heure, j'ai aussi été un peu perdue parfois. L'histoire de Giant Jack est intéressant car ce personnage devient attachant avec le temps, j'ai beaucoup aimé sa philosophie de vie, et ce côté guérisseur de deuil était un métier très bien trouvé, mais son exploitation a été faite de manière spéciale.

C'est certain, Mathias Malzieu a un style très poétique. Mais il a aussi un style étrange qui ne doit pas plaire à tout le monde, je pense. J'aime son style, j'aime ses propres citations qui sont juste splendides, mais avec ce roman j'ai eu du mal dans le côté spécial de ses idées. Après c'est un conte un peu biographique tout de même donc je ne juge pas sa manière de voir le deuil dans son roman, surtout que j'ai adoré la fin, je l'ai trouvé très touchante, très belle, et les derniers mots ont su m'émouvoir, heureusement car si ça avait continué comme au début j'aurais eu du mal.

C'est donc une bonne lecture malgré ses quelques défauts, un style unique (vraiment unique, Claudia l'approuvera) mais pas toujours dans le bon sens du terme car certaines personnes peuvent avoir du mal, pour ma part j'aime beaucoup. Je vous le conseille tout de même pour sa petite taille, sa poésie et son histoire qui est vraiment bien recherchée (parfois trop).

Une lecture agréable avec ses défauts.


> Retrouvez la chronique (vidéo) de Claudia en cliquant ici <
lien à venir.

PAL d'été : 3/11.

21 juin 2014

Maléfique - Disney.

« Le genre de baiser dont rêvent les jeunes filles le soir avant de s'endormir. »

Auteur : Disney.
Éditions : Hachette, Black Moon.
Genre : Jeunesse, Fantastique.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 272 pages.

Synopsis : « Maléfique est une jolie jeune femme au cœur pur qui vit dans une forêt magnifique. Un jour, une armée menace d’envahir le royaume. Maléfique n’a pas le choix. Pour préserver la paix, pour protéger son pays, elle en devient le plus farouche défenseur... Mais elle est trahie. Et peu à peu, son cœur d’or se change en pierre... »

Merci à William et aux éditions Hachette pour ce très agréable roman !





Mon avis :
Maléfique, c'est un livre que l'on pourrait surnommer « avant la Belle au bois dormant ». On suit ce petit bébé, puis cette jeune fille, qui vit dans un monde où tout semble beau, et sa naïveté va lui faire découvrir la cruauté de l'homme. Une trahison va la transformer en une femme dont le cœur n'est plus qu'une pierre froide qui ne sait plus se réchauffer. Vous connaissez la suite de l'histoire ? Tenez-vous bien, vous risquez d'être surpris !

C'est comme un conte de fée, mais nous ne sommes pas vraiment du côté des gentils. La vie de Maléfique n'a aucun secret pour nous, c'est une femme très attachante, que ce soit dans son enfance ou même par la suite, parce que ces souffrances sont les nôtres et nous les partageons tout au long du récit. J'ai adoré son personnage, on comprend d'où vient sa méchanceté, qui au fond n'en n'est pas une, on se trouve des similitudes avec elle et j'ai aussi adoré Diaval, son fidèle serviteur, toujours là pour elle et pour la guider sur le droit chemin. Quand à Aurore, elle est juste parfaite comme enfant, comme jeune fille. Je l'ai adoré. J'ai aimé beaucoup de personnages, en fait. Sauf Stefan (logique).

On rentre très vite dans l'histoire, c'est quelque chose de très agréable. Pris dans l'action, on est heureux de se sentir très rapidement proche des personnages diverses, de trouver que la Lande est un lieu familier et de se sentir bien avec ce livre entre nos mains. L'histoire est excellente, l'intrigue aussi, même si parfois un peu prévisible, mais ça nous paraît évident vu que nous connaissons le conte. Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises, ça c'est vraiment génial d'avoir autant de suspens, de retournements de situations. Même si parfois c'est un peu facile, on est accroché à l'histoire, au cœur des batailles, étonnés, on a peur avec les personnages, on est heureux avec les personnages. Les fées, la magie, je me suis retrouvée en enfance quand je regardais les Cendrillon où les autres Disney ! Vraiment adorable. Et puis l'histoire en général fait passer beaucoup de messages, l'acceptation de la différence, la paix, la guerre... J'ai trouvé ça très beau.

Quand à la plume, elle est légère, agréable, et convient à tous les âges, les plus petits comme les plus grands apprécieront ce livre parce qu'on est sans cesse entouré de féerie, de bonnes fées, de créatures hors du commun, de magie, de princes et de princesses, d'histoires d'amour, d'amitié.. Donc que vous soyez un enfant ou un adulte, un peu de magie ne vous fera pas de mal, loin de là, alors laissez vous tenter par ce roman qui vous transportera au cœur d'un royaume rempli de mystères !

Vous l'avez compris, ce livre est vraiment une très bonne lecture pour moi, j'ai été transportée au cœur de l'histoire et j'ai senti un lien très fort avec les personnages. Je ne peux que vous le conseiller, il vous fera passer un agréable moment rempli de rêves et de magie. Et comme ça, vous pourrez ensuite aller voir l'adaptation au cinéma !

Une très bonne lecture.

18 décembre 2013

La Petite Hannah. (concours Gallimard)

De nouveau je vous fais un article (deux dans la même journée c'est miraculeux, en ce moment il n'y en a même pas un dans la semaine !) pour vous faire lire un de mes textes. En fait c'était un texte destiné au concours Gallimard (que je n'ai pas gagné, mais je dis un grand bravo aux vainqueurs !) où le thème était de reprendre un conte, une réécriture. C'était en s'inspirant de la manière de Victor Dixen, comme il l'a fait pour son livre Animale. (http://victordixen.com/journal/) Donc je vous présente le mien, maintenant que le concours est terminé, en attendant vos avis (positifs ou négatifs, bien entendu, le plus important pour moi c'est qu'ils soient surtout constructifs !) en vous remerciant d'avance !

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La petite Hannah.

Il était une fois, dans une petite ville de France, très réputée pour sa tranquillité, une jeune fille nommée Hannah. Âgée de 16 ans et quelques mois, c'était une fille calme, sans problème particulier, travailleuse, sérieuse en cours, ne ramenant que d'excellentes notes à la maison. Elle avait tout pour elle, tout pour être heureuse. Il ne lui manquait qu'une chose : de l'affection, de l'amour, de la part de celui qu'elle aimait.
Mathéo était le garçon idéal à ses yeux, il avait tout de l'homme parfait à son goût. Il était brun, plus grand qu'elle, elle fondait d'amour et de désespoir quand il souriait et elle riait dès qu'il plaisantait. Mais cet adolescent n'avait pas les mêmes fréquentations que la demoiselle, il ne s'intéressait pas aux filles comme elle, qui étaient timides, plutôt renfermées, trop introverties. Alors Hannah pleurait dans ses draps quand elle rentrait le soir, faisait baigner son oreiller de ses larmes de tristesse, de douleur, de haine envers toutes celles qui le touchaient, l'approchaient, l'embrassaient.
Un mercredi après-midi, elle décida d'aller rendre visite à sa grande tante, toujours prête à lui donner quelques conseils ou quelques objets qu'elle surnommait « maléfiques » ou « enchanteurs » pour la rassurer. Hannah ne croyait pas à cette sorte de magie, mais elle faisait semblant, pour ne jamais vexer sa tante, maintenant âgée.
Elle entra dans sa demeure sombre et fraîche, et fit sonner la clochette suspendue au plafond. Tante Elena vint à sa rencontre et la mena à son salon, une pièce remplie de dreamcatcher et d'autres grigris en tout genres. La vieille femme commença à parler rapidement, comme des murmures destinés à une personne inexistante, et si Hannah n'avait pas été dans la pièce elle aurait certainement parlé quand même.
- Oui il ne te remarque pas, oui, il ne me regardait pas non plus. Oui il ne fait pas attention à toi, parce qu'il ne connaît pas ta beauté, il ne connaît pas ta gentillesse, il ne connaît rien de toi..
Hannah ne dit rien, restant indifférente aux commentaires de sa tante qui, au fond, la touchaient et la blessaient un peu.
- Tiens, prends ça, mais fais bien attention, une fois que tu te la seras étalée sur le visage et sur la peau, les gens ne te verront plus de la même manière, tu perdras toutes les personnes que tu aimais, elles ne te connaîtront plus. Tu auras une nouvelle vie, et dans cette nouvelle vie, il n'aura d'yeux que pour toi, ma jolie..
Elena lui tendit un tube de crème aux reflets bleutés. L'adolescente le prit, perplexe, et sa tante la poussa hors de la maison avec hâte, comme s'il y avait un événement à cette heure précise.
Hannah marcha jusqu'à chez elle, pensive. Elle pensait à ses deux meilleurs amis, Thomas et Tina. Elle imaginait sa vie sans eux, sans leur amitié, leur attention, leurs blagues, leurs rires, leurs sourires. Des larmes coulèrent le long de ses joues, et elle rentra à sa maison en courant, se ruant dans sa chambre dès son arrivée. Elle ouvrit la crème, n'y croyant pas tellement, se refusant de penser que tout cela pouvait être vrai, et elle se l'étala sur le visage et sur le corps. Elle attendit, se regardant dans un miroir. Ses lèvres prirent une jolie forme, son nez s'affina, ses yeux devinrent bleus, ses cheveux brillèrent comme jamais et son visage n'était plus que beauté et douceur. Elle fut éblouie par sa propre apparence, ravie de tout son physique dans sa totalité. En descendant les escaliers, elle ouvrit la porte de la cuisine avec hâte pour montrer à sa mère le miracle de Tante Elena. Madame Floron poussa un petit cri de surprise. Hannah, toute heureuse, s'écria :
- C'est fou comme changement, n'est-ce pas ?
La mère de cette dernière fit une grimace, et murmura :
- Puis-je savoir ce que vous faites dans ma maison, mademoiselle ?
Hannah fut prise d'une pensée horrible. Si tous les gens qu'elle aimait ne la connaissaient plus, cela incluait donc ses parents, ainsi que son frère ? Elle sortit de la salle, tremblante, et ouvrit la porte d'entrée en chuchotant quelques excuses à son ancienne mère, qui à présent n'était plus rien pour elle. Ou du moins qui le pensait.
La jeune enfant passa la nuit près d'un étang, allongée dans un coin d'herbe douce, insensible à la situation, essayant de se vider de ses pensées de tristesse en pensant au lendemain. Elle s'endormit enfin, et se réveilla quelques heures plus tard, aussi jolie et parfaite que la veille. En arrivant au lycée, comme l'avait prédit sa tante, Mathéo ne vit qu'elle, tout comme le lycée entier. Des rumeurs circulaient déjà sur « la nouvelle qui avaient des airs d'une jeune fille du lycée qui avait disparu ». Les gens disaient que c'était sa sœur, ou sa cousine. Les gens inventaient des ragots, y croyaient, et ça leur suffisait. Elle, la mystérieuse, la beauté divine, la déesse de la perfection, elle avait réussi à attirer le regard de Mathéo sur son visage, sur son corps aux courbes si bien dessinées. Tout avait fonctionné à merveille. Le jeune homme s'approcha, frôla ses mains des siennes, qui dégageaient une chaleur agréable pour Hannah, et l'invita à se joindre à une soirée qui avait lieu le soir même. Elle accepta, il lui sourit, elle fondait de bonheur et d'amour dans son cœur, mais tentait de rester impassible d'extérieur, et ça avait l'air d'être le cas.
Le soir arriva, elle se rendit à l'adresse indiquée, retrouva son bien-aimé, et il l'embrassa fougueusement devant la foule. Elle était tout de même déçue, imaginant son premier baiser dans un endroit tranquille, où ils auraient été seuls, bercés pas le chant des cigales, par la lumière les lucioles, éclairés par la lune et les étoiles. Mais il l'avait embrassé, et c'était tout ce qui comptait, en tout cas elle s'en persuadait pour éliminer toute déception probable. Lui aussi avait l'air aux anges. Mais voyait-il en elle ce qu'elle voulait qu'il voit ? Elle se persuadait aussi sur ce point là. Elle croisa Tina, qui ne la reconnut bien évidemment pas. Elle rêvait de lui raconter ce qui lui était arrivé, mais elle la prendrait pour une folle, c'était certain. Elle fut surtout étonnée quand cette dernière se rua dans les bras de Thomas, son meilleur ami, et quand elle déposa un baiser sur ses lèvres. Comme un poignard invisible et fin se planta dans son cœur à cet instant. Plus la soirée avançait, et plus Hannah se sentait seule. Elle n'avait plus d'amis pour raconter son aventure, elle n'avait plus sa mère pour lui dire qu'elle avait un copain, plus son frère à qui demander des conseils. Elle n'avait plus rien, à part celui qu'elle aimait. Mais était-ce suffisant ? Il lui dit des mots doux jusqu'à pas d'heure, lui confia qu'il l'aimait comme jamais, qu'il ferait tout pour elle. Comment pouvait-il l'aimer autant en un soir, alors qu'elle-même l'aimait depuis des années ? Trop de questions se bousculaient en elle, elle se sentait oppressée dans ses bras, elle voulait tout quitter, tout arrêter, elle regrettait, elle se rendait enfin compte de la bêtise qu'elle avait fait. Mathéo ne vit pas son changement d'état, si bien que quand elle se leva brusquement et s'en alla, il fut sous le choc, et n'eut pas le réflexe de la rattraper. Elle courut jusqu'à la maison de sa tante. Essoufflée, elle entra sans faire tinter la cloche, et sa très chère Tante Elena l’accueillit avec un couteau à la main.
- Qui êtes-vous pour oser me déranger durant la préparation d'un de mes breuvages ?
Elle avait le visage crispé, et Hannah lui répondit en essayant de garder son calme.
- Tante Elena, je.. Je regrette tout, regardez, c'est moi, Hannah, la petite Hannah, celle que vous aimiez tant quand elle était petite, je regrette, comme je regrette ! Vous n'auriez jamais du me donner cette crème, vous n'auriez pas du, j'ai tout perdu.. Il y a forcément un remède qui inverse le sort, n'est-ce pas ?
La vieille femme la scruta longuement, intriguée, sans réaction apparente, puis répondit en faisant demi-tour pour retourner à sa salle de potions.
- Bon, écoutez, ma petite Hannah, je ne vois pas qui vous êtes, mais à vous écouter vous avez l'air d'avoir voulu effacer un défaut de votre personne. Mais vous avez tout effacé. Et la mémoire des gens, quand on y supprime tout, la récupération des souvenirs est impossible. Votre sort est irréversible, mademoiselle. Maintenant je vous prie de vous en aller, s'il vous plaît. J'ai du travail qui m'attend.
Hannah resta de marbre face à l'attitude de sa tante, puis elle laissa quelques larmes s'échapper de ses yeux. Elle sortit sans un mot, marcha longuement jusqu'à l'étang où elle avait passé la nuit, et s'allongea de nouveau dans l'herbe, qui lui chatouillait ses pieds déchaussés. Elle pleura jusqu'à ce que le jour se lève. Elle pensait à Mathéo, à ce que lui devait penser d'elle à présent. Elle se souvint de Thomas et Tina, les larmes se multiplièrent quand elle se dit qu'ils ne seraient pas touchés s'il lui arrivait malheur. Quand le soleil se leva, ses yeux se fermèrent enfin, gênés par la luminosité, et elle somnola jusqu'aux jacassements des oiseaux qui passaient par là.
Elle se leva, la tête vidée de toutes les pensées qu'elle venait d'avoir. Elle se promena le long de la rivière pour arriver au pont qui permettait de traverser le lac. Elle l'escalada, fixa l'eau immobile en s'imaginant les remous qu'elle allait provoquer. Et elle sauta.