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17 février 2016

Nil - Lynne Matson.

« La chance, c'est quelque chose de personnel. On a tous la nôtre, même si elle revêt parfois l'apparence de la malchance. Ça fait partie de nous et ça nous suit où qu'on aille. Même sur Nil. »

Auteur : Lynne Matson.
Éditions : Pocket Jeunesse.
Genre : Jeunesse, Science-Fiction.
Date de sortie 18 février 2016.
Nombre de pages : 456.

Synopsis : « Charley se réveille sur une île somptueuse qui ne figure sur aucune carte. Elle y survit tant bien que mal jusqu’à ce qu’elle rencontre Thad, le leader du clan des humains présents sur Nil. Il lui apprends la vérité, glaçante : pour quitter cet enfer paradisiaque, il faut trouver une des portes qui apparaissent au hasard sur l'île… Il n'y en a qu'une par jour. Une seule personne peut l'emprunter. Pire encore, les adolescents n'ont qu'un an pour s'échapper. Sinon, c'est la mort. Le compte à rebours a déjà commencé… »

Mon avis :
Nil, c'est un roman de Science-Fiction et s'il y a bien une chose que personne ne peut nier à son propos, c'est que le résumé donne vraiment, vraiment envie. C'est pour cette raison que lorsque j'ai reçu ce roman (merci aux éditions Pocket Jeunesse), je n'ai pas pu résister à l'envie de le commencer. Et c'est bien ce que je craignais : je l'ai dévoré en trois jours. Il m'a fait vivre de sacrés moments.

Charley est une adolescente tout ce qu'il y a de plus normal, jusqu'à ce qu'une porte mystérieuse la transporte sur une île paradisiaque. Un paradis qui va vite se transformer en enfer lorsque Charley rencontre Thad, le leader d'un groupe d'humains présents sur l'île, et que ce dernier lui explique qu'elle n'a que 365 jours, pas un de plus, pour attraper une porte et rentrer chez elle. Sinon, elle mourra. Le rêve se transforme en cauchemar, une véritable course contre la montre, après la vie. Charley est très attachante et je me suis beaucoup identifiée à elle (même si je doute d'avoir autant de courage, mais bon) car elle réagissait en tant que nouvelle, en tant que personne qui ne sait rien, qui ignore tout des mystères de l'île, comme nous. Alors on découvre en même temps qu'elle, qui est guidée par le magnifique, le merveilleux Thad. Tous les personnages que l'on rencontre sont touchants, parce qu'ils vivent le même mauvais rêve, et qu'ils sont là les uns pour les autres. Parfois un peu clichés, certes, mais je les ai adorés. Sauf que Nil n'est pas seulement composée de ce clan d'humains, non, il y a d'autres hommes en solitaire, mais aussi des chats, des chèvres et des animaux bien plus sauvages.

J'ai été totalement transportée par l'histoire, au point que je vivais les événements comme si j'y étais. Je vous assure, j'ai rarement senti mon cœur battre si vite, mais les scènes d'action étaient si intenses que j'étais totalement dedans. Lorsqu'un homme court vers une porte pour l'attraper, ce moment était juste trop éprouvant pour moi, j'avais tellement d'espoir et de craintes à la fois. Je trouvais ça incroyable de ressentir autant de choses, et c'est ce qui fait que ce roman a touché mon cœur de plein fouet. Mais, je préfère vous prévenir, à mes yeux ce roman n'est pas parfait. C'est un coup de cœur parce que voilà, j'ai été totalement séduite par cette histoire, par les idées de l'auteur et son talent pour les mettre en œuvre. Mais je dois aussi souligner que j'ai retrouvé de grosses ressemblances avec deux autres sagas à succès, Hunger Games et Le Labyrinthe, et je préfère vous prévenir afin qu'il n'y ait aucune déception. Certes, ce n'est pas la même histoire, évidemment, mais je sais que les ressemblances peuvent gêner certains lecteurs alors je vous le dis. Moi, ça ne m'a pas du tout dérangé parce que même si certains détails nous font penser à ces deux autres romans de science-fiction, ça reste une histoire à part entière avec énormément de suspens, d'action, de mystères, de découvertes et de surprise. J'étais tellement envoûté par ce récit que mon cœur battait la chamade jusqu'à la dernière page. Il a fallu que j'atteigne la page 456 pour enfin respirer, me dire ça y est, c'est fini ; mais ces 50 dernières pages furent beaucoup trop riches en émotions pour moi, je ne vais jamais m'en remettre. Je ne m'en suis toujours pas remise à vrai dire, et j'ai découvert qu'il y avait un tome 2, en plus, alors ça y est, je ne suis que joie, et je n'attends qu'une chose : lire la suite. Je croise aussi les doigts pour qu'il y ait un jour une adaptation cinématographique de cette merveille.

Le style de l'auteur est très simple, il n'a rien de poétique ou de hors du commun mais il suffit à nous transporter dans l'histoire et à nous faire vivre des choses extraordinaires. Certes, parfois les personnages ou les romances frôlent le cliché, mais il en faut aussi, et c'était si intense comme aventure que ça ne m'a pas du tout dérangée dans ma lecture et, au contraire, ça ajoutait des émotions à chaque retournement de situation. L'auteur est très, très douée, il n'y a pas de doute, car j'ai rarement été aussi transportée dans un roman, et pour ça il faut savoir rédiger une histoire très addictive. Ce qu'elle a parfaitement réussi à faire.

Ce roman est un coup de cœur pour moi, pourtant il n'est pas parfait à mes yeux. Je me rends compte de ses défauts, mais ça ne m'empêche pas de le recommander au monde entier, parce que des défauts tout le monde en a, et ça ne nous empêche pas d'aimer une personne. Bah là c'est pareil, ce livre est si exceptionnel qu'on en oublie ses imperfections. J'en suis ressortie totalement chamboulée, essoufflée, avec un rythme cardiaque bien trop élevé. C'était une aventure éprouvante mais fascinante, et quand j'ai appris qu'il y aurait un second tome, j'ai été plus que ravie de savoir que j'allais pouvoir continuer à vivre ces émotions si intenses.

Un coup de cœur.

25 août 2015

Digitale - Sarah Wagon.

« C'est maintenant une fine cascade de paillettes scintillantes qui me caresse le visage. »

Auteur : Sarah Wagon.
Éditions : Pocket Jeunesse.
Genre : Dystopie, Science-Fiction, Jeunesse.
Date de sortie : 20 août 2015.
Nombre de pages : 245.

Synopsis : « Un monde sans émotions, le bonheur sous contrôle. Jade, vingt ans, vit dans une société parfaite, ou la violence a été éradiquée. Comme tout le monde, elle porte, implantée dans la nuque, une puce digitale qui régule ses émotions. Guérisseuse au Centre de Reboot, Jade traite les déficients dont la puce a buggé... Jusqu'à l'arrivée de Sacha Fleery. Toutes les réinitialisations échouent sur ce jeune homme exalté, sauvage. Malgré l'aversion qu'il lui inspire, Jade accepte de s'approcher de lui pour tenter de le sauver. Un choc. Si bouleversant que la puce de Jade disjoncte. Reconnectée, Jade découvrira la peur, le désir... et la révolte. »

Mon avis :
Je remercie les éditions Pocket Jeunesse pour ce premier roman en partenariat qui a été comme un cadeau dans ma boîte aux lettres : je ne m'attendais pas à sa venue, et je souhaitais pourtant le lire depuis un moment. J'étais impatiente mais j'appréhendais aussi cette lecture car les avis étant que très peu positifs, j'avais peur que ce livre ne soit une déception pour moi. Au final mon avis est très mitigée et j'en suis la première attristée.

Jade est, comme dans toutes les sociétés dystopiques, un pantin parmi d'autres : elle suit les ordres, elle obéit sans cesse et, de plus, elle ne ressent aucune véritable émotion – tout est sous contrôle dans son corps si bien qu'un individu pourrait la frapper, elle serait incapable ne serait-ce que de se défendre ou de crier. Elle travaille au centre de Reboot, là où les déficients redeviennent de parfaits petits membres de la société. Mais Sacha est un garçon qui résiste, encore et encore, et personne n'a jamais vu un phénomène pareil. Jade va alors décider de s'occuper de lui, mais rien ne va se passer comme prévu, sa puce digitale va disjoncter, et Jade va découvrir le monde sous un nouveau jour. Nos deux personnages principaux sont en fait les seuls que nous allons suivre durant l'histoire, les autres ne sont vraiment que secondaires. Je pense que le premier défaut du roman c'est qu'on reste un peu trop en surface avec Jade et Sacha, je n'ai pas réussi à vraiment m'attacher à eux car je ne me sentais pas assez proche, j'ai eu le sentiment de ne pas assez les connaître, et je pense que c'est cette impression qui fait que tout au long de l'histoire on a du mal à apprécier certains événements à cause de cette distance. J'aurais aimé ressentir davantage d'émotions pour me sentir liée à ces deux jeunes au destin incertain.

Mais malgré les défauts que j'ai trouvés au roman, le gros point positif est pour moi l'histoire, les idées de l'auteur, ce qui m'a donnée envie de continuer ce roman malgré mes appréhensions. J'appréciais la tournure du récit, le suspens qui pouvait être présent , et l'incertitude des personnages quand à leur avenir. L'imagination de l'auteur est pleine de ressources, qui peuvent être passionnantes, mais je pense donc que si elles avaient été mieux exploitées cela aurait donné un roman bien plus apprécié par les lecteurs. J'avoue tout de même avoir envie de lire le tome 2 en espérant que l'auteur prendra compte des critiques sur le premier tome afin d'améliorer la construction de son histoire, cela pourrait amener un second tome renversant, dans tous les sens du terme.

La plume de l'auteur est simple, et c'est ici qu'il y a des choses à améliorer. L'impression de rester en surface est un problème de style, il aurait fallu que l'histoire soit plus approfondie, que les deux personnages principaux soient plus exploités afin que cela les rende intéressants. Il faudrait que l'auteur s'attarde toujours plus sur chaque nouvel événement afin qu'on le vive pleinement, et non comme quelqu'un d'extérieur. Il faut que la romance soit plus exposée sans virer au niais (et surtout PAS au triangle amoureux, si cela arrive dans le tome 2 là par contre je serai vraiment déçue). Ce roman a malheureusement de nombreuses choses à améliorer, j'ai un peu eu l'impression de lire une histoire non achevée (surtout avec une fin aussi énigmatique, mais ça c'est un bon point pour nous donner envie de lire le tome 2), donc j'attends tout de même le tome 2 pour savoir comment va continuer l'histoire, mais ce n'est pas vraiment un roman que je conseille.

Je ressors donc de ce livre plutôt déçue, le résumé était si prometteur que je m'attendais à un roman explosif, et ce n'est malheureusement pas ce que j'ai eu. Je reste curieuse de découvrir le tome 2 en espérant que l'auteur saura améliorer ce que nous critiquons dans ce premier tome : un grand manque de profondeur et d'émotions, des idées à exploiter davantage, intégrer le lecteur à l'histoire et ne pas le voir comme un simple spectateur. Le plus gros défaut à corriger est cette impression de rester en surface dans le récit, j'attends donc beaucoup mieux du tome deux, et j'avoue ressentir de la tristesse de ne pas avoir apprécié ce roman, en espérant qu'il vous plaise davantage si l'envie vous prend, comme moi, de le découvrir.

Un avis très mitigé.

28 juillet 2015

Red Rising - Pierce Brown.

« Dans ses yeux, je vois mon cœur. Dans son souffle, j'entends mon âme. »

Auteur : Pierce Brown.
Éditions : Hachette.
Genre : Dystopie, Science-Fiction.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 476.

Synopsis : « Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir. Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature. Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé. »

Mon avis :
Red Rising me promettait d'être une dystopie extraordinaire, nouvelle, un roman sombre et révolutionnaire qui dénoncerait implicitement notre société actuelle. Dès que mes yeux ont découvert le résumé, dès que j'ai vu que les critiques étaient très positives, surtout que le roman était « comparé » à Hunger Games, mais dans un genre nouveau, je n'ai pas pu résister. Je remercie donc les éditions Hachette pour cette découverte.

Darrow est un personnage qui nous fait penser à un héros mais qui ne se considère pas comme tel. Après avoir perdu toutes ses raisons de vivre, il décide de risquer sa vie car il ne craint plus de la perdre. Le voilà donc, lui, un Rouge – les plus faibles de la société – déguisé en Or – les plus forts. Le roman se déroule en grande partie dans le terrain de « jeu » où Darrow va devoir mener son équipe afin de remporter l'épreuve et de pouvoir obtenir un poste haut placé pour ensuite pouvoir anéantir cette société injuste. Ce personnage est extraordinaire. C'est un héros, un homme que même nous, les lecteurs, nous admirons, car il est tellement humain. Il est si fort et faible à la fois, il a de nombreux défauts mais ses qualités les effacent, il a des faiblesses que sa force cache. C'est un personnage intelligent, et attachant. On a parfois du mal à le penser, mais il a un immense cœur. J'ai adoré suivre ses stratégies, ses idées, et découvrir à quel point il était perspicace. Les autres personnages que nous rencontrons sont parfois plus ou moins attirants, mais j'avoue m'être attachée à de nombreux d'entre eux – quelle erreur, dans un roman où nombreux sont les morts.

Ce livre est juste excellent. Si vous aimez la dystopie, vous ne pourrez que l'aimer, parce qu'il a tout d'un excellent monde révolutionnaire, apocalyptique. Pourtant je dois tout de même souligner que parfois, j'avais du mal à entrer dans l'histoire, mais surtout à la comprendre : c'est un roman complexe qu'il ne faut surtout pas lire à la légère, car les éléments sont nombreux. Ce petit pavé est donc un livre que je n'ai pas lu à la bonne période car l'été est plutôt un mois léger et frais. Nous avons ici un roman sombre, dur, effrayant, sanglant. Cela ne m'a évidemment pas empêchée de l'aimer, bien au contraire, mais je pense que je l'aurais encore plus apprécié si je l'avais lu en automne/hiver. Tout y est : l'action, le suspens, les événements surprenants, l'amitié et l'amour, la haine, la trahison. Un roman qui fait marcher nos neurones à une vitesse grandissante, et qui fait battre notre cœur de plus en plus rapidement. Un roman exceptionnel.

L'auteur a une plume passionnante, et ses idées sont très très bien trouvées. Elles sont aussi bien mises en œuvre même si le fait que tout soit parfois complexe m'a un peu perturbée, perdue. Pourtant l'auteur explique bien, et surtout il donne à l'histoire un fil intéressant à suivre. Les stratégies sont surprenantes, les personnages ont des personnalités changeantes et l’atmosphère du roman est sombre, noire. L'auteur n'y va pas en douceur : les scènes sont sanglantes et décrites dans le détail pour ne jamais cacher l'horreur de la situation, l'horreur de la dictature. Un auteur talentueux, donc, qui nous offre ici un roman extraordinaire qui ne peut que nous donner envie de lire la suite.

Mon avis sur ce roman est donc très positif, mais je vous conseille de lire ce livre quand l'envie vous prend de vouloir découvrir une dystopie très bien pensée mais complexe, car ce livre n'est pas de tout repos et il faut être attentif à chaque événement. Tout est très bien pensé et l'auteur est talentueux, je n'ai qu'une hâte : lire le second tome au plus vite pour replonger dans ce monde apocalyptique, sombre et désolant.

Une dystopie exceptionnelle.

1 juin 2015

Enclave - Ann Aguirre.

« Pour être pris au sérieux, il ne fallait pas montrer sa fragilité aux autres. »

Auteur : Ann Aguirre.
Éditions : Le Livre de Poche Jeunesse.
Genre : Dystopie, Jeunesse.
Année de sortie : 2015 pour la présente édition.
Nombre de pages : 317.


Synopsis : « Le monde est ravagé. A la surface, plus rien ne vit, plus rien ne pousse. Les hommes se sont réfugiés dans des villes souterraines : les enclaves. L'enclave, c'est ma vie. C'est le lieu qui nous protège des créatures rôdant dans les tunnels, ces Monstres mangeurs de chair humaine. Et moi, je suis celle qui protège l'enclave en retour, celle qui chasse les Monstres. Il faut servir l'enclave. C'est ce que nous disent les Aînés. Mais ce n'est pas ce que dit Del, mon partenaire de chasse. Je ne sais plus qui croire... »

Mon avis :
Enclave est une saga dont je n'ai entendu que du bien, ce qui me tentait évidemment, car un univers dystopique est toujours attirant pour moi. Je remercie donc les éditions Hachette de m'avoir fait parvenir ce livre, car grâce à eux j'ai enfin pu découvrir le monde qu'Ann Aguirre a créé, et je me suis fait mon propre avis sur ce début de trilogie.

Trèfle est le personnage principal de l'histoire, jeune fille disciplinée, bien décidée à suivre les règles et à se faire intégrer dans son enclave. Elle rêve d'avoir une bonne place au sein de son lieu de vie, afin qu'on puisse la reconnaître telle qu'elle est : une battante. Et Del, son partenaire de chasse, un garçon mystérieux qui, lui, n'a aucunement envie de suivre l'opinion des habitants de l'enclave, car il sait des choses sur l'extérieur. Des personnages adolescents, et cela se ressent, car la plume manque parfois d'une touche de... maturité ? Du moins c'est ce que j'ai ressenti durant ma lecture. L'auteur souhaitait peut-être que les plus jeunes se sentent proches des personnages, mais personnellement cela m'a mise un peu à l'écart à certains moments. Et certaines réactions de Trèfle m'agaçaient fortement, mais là-dessus l'auteur a bien fait, car nous voyons à quel point le conditionnement peut donner des idées fermées à une personne en capacité de penser et de réfléchir.

L'histoire suit la dystopie habituelle, mais comme il s'agit là d'un monde que je n'avais jamais lu, j'ai été ravie de découvrir un nouveau mode de vie, de nouvelles règles ainsi que de nouveaux mystères. L'auteur savait évidemment mettre le suspens là où cela était nécessaire, car il m'arrivait de prévoir une page d'arrêt mais la fin de chapitre était trop tentante et je n'étais pas capable de rester sur une intrigue pareille. Nous sommes dans un monde plein d'action, un monde sanglant, où les blessures peuvent être fatales et où l'auteur n'hésite pas à nous montrer qu'elle peut tuer qui elle souhaite, on se retrouve donc à appréhender les scènes qui vont suivre, en se questionnant sur l'état critique d'un des personnages.

Au niveau du style, comme je le disais précédemment, je ne l'ai pas trouvé extraordinaire, et c'est ce qui m'a légèrement déçue comparé aux autres dystopies que j'ai lu auparavant. Ici nous nous retrouvons presque avec un récit parlé, car Trèfle en est le narrateur, et cela expliquerait certainement la plume parfois trop jeunesse – pourtant je lis beaucoup de jeunesse mais le contexte sanglant du roman, à mes yeux, s'associait mal avec le style. Cela n'a pas été si dérangeant que ça, mais je tiens à le souligner car il s'agit tout de même d'un point important dans une histoire, le style.

Ce fut une lecture bonne dans l'ensemble, mais qui à mes yeux ne sortait pas vraiment de l'ordinaire. Certes le roman était addictif et donnait envie de savoir la suite dès que nous étions dedans, mais la plume parfois trop jeunesse me refroidissait, me mettait à l'écart de l'histoire. C'est le seul défaut de ce roman qui m'a tout de même bien divertie et donc que je vous reccomande grandement si, comme moi, vous adorez les dystopies.

Un bon roman.

13 avril 2015

L'enfant papillon - Gabrielle Massat.

« Un expert peut avoir l’œil pour choisir une pierre précieuse, mais il ne peut briller à sa place. »

Auteur : Gabrielle Massat.
Éditions : Hachette.
Genre : Jeunesse, Science-Fiction.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 396.

Synopsis : « C’est au XXIIe siècle que la Cité a été frappée par un virus mortel. Depuis lors, les habitants vivent emmurés pour endiguer le fléau. Des messages de l’Extérieur, relayés par le gouvernement militaire, promettent une libération qui ne vient pas. Maïa, sous-lieutenant de 17 ans, rêve de quitter sa ville natale et cherche une faille dans les murs de la Cité. Mais un jour, son mentor Dimitri est condamné pour trahison par sa faute. La nécessité de s’échapper devient alors beaucoup plus urgente. Elle n’a qu’une seule piste : retrouver la trace du mystérieux « Enfant Papillon », seul habitant de la Cité à avoir jamais franchi le mur. Elle va pouvoir compter sur l’aide de Zéphyr, un tueur à gages atrocement défiguré, et Nathanael, un individu contaminé par le virus. »
Mon avis :
Merci aux éditions Hachette pour ce roman qui, au premier abord me laissait hésitante, mais pour lequel j'ai fini par craquer. Je voulais savoir ce que valait le troisième livre du tremplin Black Moon, j'avais même presque le souhait de comparer, de savoir lequel à mes yeux méritait le plus de gagner. J'ai donc pu découvrir L'enfant papillon, et on peut dire que cette lecture n'est pas aussi légère que les ailes d'un papillon...

Un monde fermé, des habitants qui vivent entre des murs, un virus destructeur qui fait peur à chaque homme. Maïa, membre de l'armée, qui va devoir agir pour quitter la Cité, trouver le moyen de franchir les murs et de sortir, ainsi que sauver son ami Dimitri de son avenir sombre. Zéphyr et Nathanaël, ses deux compagnons de voyages, et deux nouveaux amis. Maïa est une jeune femme courageuse, comme la plupart de ses amis, et suivre son aventure n'est pas de tout repos, mais on se laisse facilement entrer dans l'histoire afin de suivre toutes les péripéties que vont vivre les différents personnages.

Des personnages plein de force et de volonté, mais peut-être trop de personnages en fin de compte. L'auteur a su organiser les liens entre eux, les chapitres alternés, mais il m'arrivait de m'y perdre. Comme avec le trop plein de détails parfois trop lourd à comprendre. Ce qui a rendu mon début de lecture difficile, j'appréciais l'histoire mais je n'étais pas non plus totalement dedans. Puis il y a eu comme un déclic, et là, le livre s'est greffé à mes mains : impossible de le laisser avant de l'avoir terminé. J'adore quand les romans me surprennent, et celui-ci a réussi haut la main le pari. J'ai refermé ce livre avec une réelle joie : celle d'avoir découvert une fabuleuse dystopie, très bien organisée et avec une très belle plume qui l'a rédigée.

La dystopie suit le même parcours qu'habituellement, mais elle réussit à avoir son petit côté unique par les idées de l'auteur – que je trouve très intéressantes et fort bien trouvées. Tout est si bien construit qu'on peine à imaginer que tout était déjà prévu depuis le début tant nous sommes surpris au fur et à mesure des pages. La surprise, c'est ce que j'ai adoré dans ce livre. Le nouveau, la plume de l'auteur qui nous envoûte avec facilité, un monde unique très bien organisé, des personnages aux passés mouvementés, et une dénonciation. Un mensonge. Comme d'habitude on se surprend à comparer ces mondes affreux à notre réalité actuelle, mais surtout on s'étonne d'y trouver une part de réalité. La dystopie est un genre qui n'a pas fini de me surprendre et Gabrielle Massat a réussi à m'épater par sa plume, ses idées, et cette histoire incroyablement passionnante, pleine de suspens et d'action. Pitié, dîtes moi qu'il y a une suite !

Je recommande vivement ce roman, malgré le début mitigé il faut le lire rien que pour la deuxième moitié du roman qui est fascinante et qui nous emmène dans un périple dont on a du mal à ressortir indemne. Des personnages humains, nouveaux, des idées atypiques et une situation horrifiante : ce livre a tout pour vous faire passer un merveilleux moment si vous aimez la science-fiction, alors n'hésitez plus !

Une très bonne dystopie.

1 avril 2015

L'élite 2 - Joelle Charbonneau.

« Le seul moyen de dissiper les ombres qui nous poursuivent est de les affronter ensemble. »

Auteur : Joelle Charbonneau.
Éditions : Milan, collection Macadam.
Genre : Science-Fiction, Dystopie.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 287.

ATTENTION, ceci est un tome 2 → chronique du tome 1 ici.

Synopsis : « Cia a survécu au Test. Elle est officiellement reçue à l’université qui forme l’élite du pays. Mais elle découvre l’enregistrement qu’elle avait fait à la fin du test, dans lequel elle racontait son expérience. Elle a du mal à croire ce qu’elle entend, surtout les doutes à propos de l’intégrité de Tomas, son petit ami. A l’université, elle intègre l’unité de sciences politiques mais elle est surveillée de près par la direction de l’université. Désormais Cia va devoir faire face à des menaces bien plus subtiles. Bien plus vicieuses. Et surtout à la plus grande d’entre elles : le doute. »
Merci aux éditions Milan, collection Macadam pour ce roman en partenariat.


Mon avis :
Si vous avez lu ma chronique sur le premier tome, vous savez que tout en ce roman avait su me passionner. Et quand le second tome est arrivé, je n'attendais plus qu'une chose : le lire. Il est tombé dans une mauvaise période, je l'ai lu entre deux révisions, entre deux épreuves de bac blanc, et je peux vous dire que c'est difficile pour un livre de satisfaire le lecteur quand il fait beaucoup d'autres choses à côté. Je peux donc l'affirmer : ce roman est extraordinaire, c'est comme si à chaque fois que je me replongeais dedans, je ne l'avais jamais quitté.

Cia sait ce qui s'est passé pendant le Test, alors qu'elle aurait du tout oublier. Elle sait que les sourires sont faux, que la confiance ne peut être accordée à personne. Cia est une fille tellement forte, je ne cesse de l'admirer dans ses choix, dans ses initiatives et dans sa manière de vivre chaque nouvel événement. Son copain Tomas est aussi quelqu'un que j'apprécie beaucoup, et les autres personnages sont plutôt secondaires, mais c'est affreux de voir comme il ne faut croire qu'en soi-même dans ce roman pour ne pas prendre le risque d'être trahi.

Ce roman est très psychologique, l'histoire nous prend aux tripes, les retournements de situation sont nombreux et sont plus plus choquants les uns que les autres. J'ai rarement vu autant d'idées dans un livre qui soit si bien organisé pour une bonne compréhension de l'histoire. On ne cesse de se faire avoir, par des personnages ou par des découvertes qui changent toute la suite que nous aurions pu imaginer. Aucun élément ne reste mystérieux trop longtemps, on comprend vite et surtout on se doit de comprendre vite car dès qu'un événement est passé un autre survient immédiatement après. J'ai trouvé ça tellement génial que l'auteur réussisse à tester nos propres capacités à faire confiance aux autres, à essayer d'élucider des énigmes que l'intelligence de Cia n'a souvent pas de mal à faire.

L'auteur a une plume simple pour que nous comprenions tout facilement, mais aussi un style passionnant car impossible de lâcher le roman, impossible de se dire qu'on va s'arrêter à la fin d'un chapitre car inconsciemment nos yeux sont déjà tournés vers le chapitre suivant. L'histoire capte toute notre attention et même si je le lisais avec quelques jours d'écart, je n'ai jamais cessé d'adorer cette histoire. C'est pour ça que si vous ne connaissez pas encore cette saga, achetez le tome 1, et si vous l'avez déjà lu, ruez-vous sur celui-ci : envoûtement garanti !

Cette auteur a le don de savoir doser le suspens, les sentiments, l'horreur, afin de faire un roman parfaitement équilibré, qui sait nous étonner, nous émouvoir et nous horrifier encore et encore. J'ai rarement eu un aussi gros coup de cœur pour deux tomes d'affilé, et si le troisième tome est à la hauteur alors ça sera une de mes trilogies préférées, pas de doute à ce niveau là. Vous n'avez pas encore compris ce que j'essaie de vous dire ? Je vais simplifier : achetez les deux premiers tomes de cette saga, ça serait une grosse erreur de passer à côté d'une dystopie aussi époustouflante.

Un incroyable second tome.

14 mars 2015

The Book of Ivy - Amy Engel.

« Peut-être qu'on attend trop de la liberté. »

Auteur : Amy Engel.
Éditions : Lumen.
Genre : Jeunesse, Dystopie.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 342.

Synopsis :
« Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple. J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche... Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. »


Mon avis :
Merci aux éditions Lumen pour ce roman en partenariat. The Book of Ivy s'est très vite fait connaître grâce à toute une mise en scène créée par les éditions Lumen, une idée brillante de leur part car sans même savoir de quoi parlait l'histoire, nous étions nombreux à avoir la curiosité de vouloir découvrir ce roman dystopique. L'envie ne s'est pas atténuée et après tous les avis positifs, je me suis lancée à mon tour pour au final suivre l'avis général : un livre à ne pas manquer.

Certes les dystopies sont à présent toutes plus ou moins semblables sur le fond de l'histoire, c'est inévitable, mais Amy Engel nous fait entrer dans un monde qui n'a rien de compliqué : le notre, dans plusieurs années, après que notre population ait été dévastée par une guerre nucléaire – le plus inquiétant c'est que la situation n'est pas surréaliste dans le fond. Nous n'avons donc aucun mal à nous imprégner de l'histoire, des nouvelles règles et lois de cette société présidée par Monsieur Lattimer. Ivy Westfall fait partie de l'autre famille de ceux qui souhaitaient gouverner, et c'est pour cette raison que la mission d'Ivy est primordiale : il faut renverser ce régime et instaurer une démocratie dans laquelle son père sera le nouveau président. Ivy n'a pas le choix, il faut qu'elle obéisse. Mais c'était sans compter sa rencontre avec Bishop qui s'annonce différente de ce qui était envisagé...

Ivy est une jeune fille admirative de son père, totalement dévouée à sa famille car toute sa vie elle n'a connu que cet amour familial, ce seul lien sentimental. Mais quand on rencontre l'amour, les doutes s'installent et la personnalité peut en ressortir changée. Ivy est une fille vraiment attachante, par ses décisions et sa manière d'être, même si parfois ses réactions m'ont totalement déboussolée, l'auteur a très bien su mener son personnage là où elle le souhaitait. Tout comme Bishop : un garçon mystérieux qui se révèle être un personnage juste merveilleux : on tombe facilement sous son charme – en tout cas ça a marché pour moi. Leur relation évolue, mais Ivy doit le tuer. Avec la pression de son père et de sa sœur, ainsi que l'amour qu'elle commence à éprouver, les doutes sont omniprésents en elle, et on la comprend : je n'aurais jamais su comment réagir à sa place.

C'est une histoire horrible dans le sens où nous sommes sans cesse dans l'attente de la suite, c'est presque si je souhaitais sauter des pages tant le suspens était insoutenable. L'auteur sait nous faire mourir d'impatience, mais elle sait aussi comment nous traumatiser à la fin du roman : je veux le tome 2, là, maintenant, tout de suite. On entre très vite dans l'histoire, l'action est toujours là sans que cela soit non plus permanent, et surtout l'intrigue est excellente ; on a envie de prévoir la fin, mais trop de suppositions s'ouvrent à nous. Cette lecture était éprouvante car l'auteur a du talent, j'ai ressenti plusieurs émotions au fil des pages, de la colère à l'anéantissement, de l'infime joie au bonheur intense. Je ressentais ce que ressentait Ivy, et à présent je ne peux plus faire marche arrière, une fois ce premier tome fini on ne peut que désirer découvrir la suite.

Il n'y a pas eu la petite étincelle du coup de cœur, mais il y a eu tout ce qu'il faut pour que j'affirme que ce roman est excellent, pour que je vous le recommande vivement, et pour que j'en parle autour de moi. Une lecture éprouvante qui nous fait voir un monde susceptible d'exister, qui nous fait réfléchir à des sujets importants comme la liberté, la peine de mort, et surtout un roman qui suscite notre impatience. Impossible de le lâcher avant d'avoir lu le dernier mot. Et ensuite, place aux lamentations, car actuellement j'ai terriblement envie de lire le second tome, vivement sa sortie !

Un excellent roman dystopique.

19 décembre 2014

L'élite - Joelle Charbonneau.

« L'oubli ne change pas le passé. »

Auteur : Joelle Charbonneau.
Éditions : Milan, collection Macadam.
Genre : Dystopie, Science-Fiction.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 313.

Synopsis : « La Terre ne ressemble plus à la planète sur laquelle nous vivons. Les Sept Guerres en ont détruit la quasi-totalité et les hommes essaient de la reconstruire. C’est dans cet environnement que vie Cia et sa famille. A 16 ans, la majorité des adolescents doit trouver un travail. Les autres, l’Elite, sont choisis pour le Testing. L’épreuve suprême. Un test ultime qui promet l’entrée à l’université pour les gagnants. Ou plutôt pour les survivants… Cia a été choisie. Et elle va rapidement comprendre qu’elle ne peut faire confiance à personne. »

Mon avis :
La dystopie est un genre que l'on trouve un peu partout à présent, et que les gens lisent assez régulièrement. On peut dire que c'est sans cesse vu et revu. Et puis on lit un livre qui sort de l'ordinaire, qui a tout de différent. Mais qui a surtout tout de passionnant. Je ressors de cette lecture apocalyptique émerveillée par les idées de l'auteur mais aussi complètement perturbée et totalement frustrée de ne pas avoir le tome 2 sous la main. Heureusement que sa sortie est prévue pour le 4 février.

On rencontre Cia, une jeune fille de 16 qui n'a qu'un rêve : faire la fierté de sa famille en étant choisie au Test. Elle voit son rêve se réaliser, mais celui-ci va très rapidement prendre la tournure d'un cauchemar. Cia va découvrir un monde où personne n'est fiable et où beaucoup sont prêts à tuer pour garder leur place, et ainsi intégrer L'élite. Elle rencontrera des personnes dignes de confiance comme des personnes qui trahiront cette dernière sans aucun remords. Cia est rongée par la culpabilité, épuisée par la peur, agacée de se battre, effrayée de ses blessures... elle vit une véritable descente aux enfers.

On partage avec Cia cet enfer, sa fatigues et ses frayeurs. J'étais dans l'histoire du début à la fin, à ses côtés, comme si sa vie dépendait aussi de la mienne. Effrayée à chaque coup de feu, à chaque craquement, à chaque bruit de feuilles, j'étais aux aguets avec elle. Mais pour rien au monde j'aurais aimé être à sa place. Nous sommes vraiment passionnés par les événements mais surtout obligés d'être attentif au moindre indice, à la moindre faille de cet horrible système. Tout est ficelé pour que Cia ne puisse jamais dévoiler ce qu'elle vit. Et on se sent d'autant plus frustré par cette nouvelle.

L'action est là sans arrêt. Les trahisons nous affaiblissent, nous font peur, les pièges nous rendent paranoïaques, les officiels nous agacent au plus haut points, et j'en passe... Ce roman vous fera frissonner comme il vous fera parfois sourire. Il va vous passionner, vous envoûter de son histoire, vous imprégner de ce système si bien organisé que personne ne se doute de ce qu'il peut renfermer. Les idées de l'auteur sont tout simplement excellentes, l'action et le suspens ne s'arrêtent jamais, les retournements de situation sont présents en permanence, du début à la fin. Notre confiance ne sait jamais en qui croire pour au final ne plus croire en personne. Et la fin du livre est une horreur. Une horreur car je vais devoir attendre un mois et demi pour lire la suite. Un supplice, je vous assure.

Vous l'avez compris, je ressors de cette lecture complètement sous le choc. J'ai trouvé cette dystopie passionnante et bien différente des autres. La fin de ce premier tome est une des meilleures fins qu'il m'ait été donné de lire et c'est en lisant les trois dernières phrases que ce livre est devenu un coup de cœur. Son contenu est incroyable, l'univers est extrêmement bien fait, et mes appréhensions du début se sont dissipées avec une grande rapidité. Je vous le conseille de tout cœur, j'ai même besoin de savoir que vous allez le lire : je ne serais pas la seule à être frustrée d'attendre impatiemment la suite.

Un coup de cœur pour cette excellente dystopie.

Merci aux éditions Milan collection Macadam pour ce roman en partenariat.

2 décembre 2014

Boys Out - Rawia Arroum.

« Il mérite la vie plus que n'importe qui d'autre. »

Auteur : Rawia Arroum.
Éditions : Hachette, Black Moon.
Genre : Jeunesse, Dystopie, Science-Fiction.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 320.

Synopsis : « Depuis l’Éradication, le monde est gouverné par les femmes et pour les femmes uniquement. Les hommes n’ont plus le droit de cité. Tous sont bannis, ou bien traqués et placés en détention pour assurer leur seule fonction : la reproduction. Ensuite, systématiquement, ils sont éliminés. Comme toutes les jeunes filles de son âge, Lyra s’entraîne dur pour être capable d’affronter et de maîtriser les mâles qui rôdent encore. Jusqu’au jour où elle doit rencontrer un homme pour procréer à son tour...»


Mon avis :
Merci à ma super amie Andréa (sa chronique) de m'avoir offert ce roman pour mon anniversaire. Je le voulais beaucoup et suite à tous les avis positifs (ils n'étaient vraiment que positifs) je ne pouvais résister et j'avais prévu de l'acheter à Montreuil. Mais Andréa m'a devancée et me l'a offert 15 jours avant. J'ai donc pu le lire avant de rencontrer l'auteur – une auteur formidable dont je garde un excellent souvenir de notre rencontre.

Une dystopie sur un thème si particulier et si intéressant, je n'en avais jamais lue. On arrive dans un monde où les hommes sont considérés comme des parasites, des personnes à supprimer de ce monde au plus vite, des « déchets » comme le disent les femmes de cet univers. Mais on sait bien qu'une telle dictature ne peut éviter les rebelles, ceux qui savent qu'ils vivent dans une utopie qui n'est un rêve que d'un côté du monde. Un mur les sépare de la réalité. Un mur qui menace forcément de s'effondrer un jour où l'autre. On va rencontrer Lyra, une amie à elle ainsi que sa famille très proche. Des personnages touchants et plutôt bien développés dans l'histoire à mes yeux. On voit qu'ils ont leur part de secret, on comprend que même s'ils ne disent rien ils pensent toujours en silence. On sent que l'action va arriver, on le sait...

J'ai aimé la tournure que l'histoire a pris, l'action qui était là, le suspens insoutenable que l'auteur mettait à la fin de chaque chapitre et l'horrible envie que j'avais de continuer ma lecture – malgré l'heure tardive et les cours le lendemain. Ce roman est véritablement addictif, il n'y a pas d'autre mot. Le fait que le thème soit atypique, nouveau pour moi, rendait l'histoire d'autant plus passionnante. Ma partie préférée a été la première partie du roman, la première moitié et même un peu plus, car suivre l'évolution de ce régime si spécial me rendait très attentive à chaque détail, j'en voulais toujours plus, et l'auteur a réussi : j'ai dévoré ce roman en à peine quelques jours.

Me dire que l'auteur n'a que 19 ans, ça m'émerveille encore plus, et je suis très admirative devant son talent et ses idées (et sa gentillesse que j'ai pu découvrir à Montreuil). Je n'ai pas eu le coup de cœur pour ce roman car certains détails me dérangeaient, mais dans l'ensemble ça a été une excellente lecture. Les seuls petits reproches que j'ai sont peu nombreux. J'ai eu un moment où j'avais du mal à suivre au bout de 200 pages, mais c'était aussi certainement à cause de la fatigue, donc je ne peux expliquer pour quoi. Et le seul autre petit détail qui m'a un peu déstabilisé c'est la relation que je ne détaillerais pas mais qui parfois était un peu trop... clichée pour un roman où l'amour homme/femme est interdit, j'ai trouvé que l'évolution du couple avait été trop rapide et aurait pu être davantage approfondie, et développée. Mais ça ne m'a pas plus dérangée que cela car en arrivant aux dernières pages j'ai été surprise, étonnée, et émerveillée.

Merci, Rawia, d'avoir fait une fin que j'ai tant adorée. Une fin qui me laisse imaginer une suite. Je l'avoue, je ne fais pas parti de ceux qui aimeraient une suite car je trouve cette fin parfaite, énigmatique, ouverte, et qui clôt parfaitement cette histoire, l'action, les questions que l'on se pose. Évidemment ces dernières sont parfois sans réponse mais c'est toujours un plaisir pour moi d'imaginer une suite, d'imaginer de nombreux avenirs et chemins différents pour les personnages. J'ai donc été très satisfaite en refermant ce roman. De l'histoire, de cette merveilleuse découverte, et de cette fin renversante.

Un roman qui mérite vraiment son prix au tremplin Black Moon et qui, heureusement, a été édité. Cela aurait été vraiment dommage de ne pas lire une histoire aussi fascinante. Je vous conseille vraiment ce livre qui vous fera découvrir ce que sont les femmes sans les hommes, et qui vous fera surtout comprendre que nous ne sommes rien l'un sans l'autre. Merci Rawia pour ce moment et pour cet univers qui m'a fait prendre conscience de beaucoup de choses, et qui m'a beaucoup fait penser à la place des femmes pour les hommes, et inversement.

Une excellente dystopie.

1 juin 2014

Divergente 3 - Veronica Roth.

« Elle m'a dit qu'on avait tous en nous quelque chose de mauvais, et que la première étape pour aimer les gens, c'était de reconnaître ce mal à l'intérieur de soi pour pouvoir le pardonner aux autres. »

Auteur : Veronica Roth.
Éditions : Nathan.
Genre : Dystopie, Science-Fiction, Jeunesse.
Date de sortie : 15 mai 2014.
Nombre de pages : 468.

ATTENTION SPOILERS SUR LES TOMES PRECEDENTS DANS CETTE CHRONIQUE (et dans le synopsis, logique). (si vous avez lu le tome 1 et 2 il n'y a aucune problème, si vous n'avez lu aucun d'entre eux vous pouvez quand même lire ma phrase d'introduction en italique ainsi que ma phrase de conclusion mais rien de puis, c'est un conseil)

Synopsis : « Tris et ses alliés ont réussi à renverser les Érudits. Les sans-faction mettent alors en place une dictature, imposant à tous la disparition des factions. Plutôt que de se plier à ce nouveau pouvoir totalitaire, Tris, Tobias et leurs amis choisissent de s'échapper. Le monde qu'ils découvrent au-delà de la Clôture ne correspond en rien à ce qu'on leur a dit. Ils apprennent ainsi que leur ville, Chicago, fait partie d'une expérience censée sauver l'humanité contre sa propre dégénérescence. Mais l'humanité peut-elle être sauvée contre elle-même ? »


Merci aux éditions Nathan pour ce partenariat (même si au final j'ai lu le livre après sa sortie, mais en même temps je n'avais pas le tome 2 entre les mains je ne pouvais pas l'inventer voyons !)

Mon avis :
Alors ça y est, c'est fini. J'ai tourné la dernière page du dernier tome de la saga Divergente. Je ne pourrais plus jamais la découvrir, je ne pourrais plus jamais avoir hâte de savoir ce qui suit, je ne pourrais plus jamais imaginer la fin, je ne pourrais plus jamais avoir peur des statuts sur le dernier tome qui spoilent les gens, je ne pourrais plus jamais tout ça. Alors je l'avoue c'est avec tristesse que j'ai tourné la page, la dernière, mais aussi avec joie, la joie d'avoir lu une merveilleuse saga que je ne suis pas prête d'oublier.

Ce troisième tome, c'est la suite de l'aventure de Tris, mais tout se complique pour eux. Ils viennent d'apprendre que derrière la clôture existent en réalité des personnes qui les ont placés ici volontairement, et la jeune Divergente et ses amis vont décider de franchir cette barrière qu'ils croyaient interdite pour découvrir ce qui se trouve au delà de cette dernière. On va donc avec eux découvrir ce qui se cache derrière de mur, cette limite, les personnes qu'ils vont y rencontrer, leur manière de vivre, leurs projets.

Tris est plus combattante que jamais dans ce dernier tome. Elle a vécu énormément de moments durs, horribles, qu'elle ne peut oublier, mais elle tient le coup, elle y arrive, elle s'accroche. J'ai adoré retrouver son mental d'acier, même si parfois son comportement avec Tobias est insupportable (aaaah c'est bien une fille celle-là !). Et dans ce livre, les points de vues divergent (quel jeu de mot magnifique). On a parfois le point de vue de Tris, comme d'habitude, mais aussi le point de vue de Tobias, qui vient nous montrer que tout n'est pas comme Tris le pense. C'est intéressant car on connaît deux opinions, de deux personnes avec une forte personnalité. Et puis découvrir davantage Tobias, que demander de mieux ?

L'histoire est une nouvelle fois très bien recherchée, et j'y ai beaucoup réfléchis, ce sont vraiment d'excellentes idées qui viennent remettre en cause notre propre statut d'humain, finalement, pourquoi ne serions-nous pas nous aussi que l'expérience d'une population plus évoluée ? Certes c'est un peu gros pour notre monde mais certains éléments peuvent nous faire songer à notre propre société, nos propres problèmes actuels (je dirais même que les GD peuvent faire penser au racisme dans notre monde à nous). Il y a beaucoup d'action, de nouveaux plans, de retournements de situations, de sang et de morts comme d'habitude, de tristesse, de larmes.. je peux vous dire que j'en ai pleuré.

Oui, des larmes ont coulés le long de mes joues, et pourtant ma sensibilité face aux romans dystopiques est réduite car en général je suis dans l'action donc je laisse moins de place aux émotions fortes. Mais là, Veronica Roth a fait très fort. Elle nous a concocté une fin qui en a choqué plus d'un. Pour ma part j'avais les yeux écarquillés, scandalisée par la tournure des événements, je me disais sans cesse que c'était impossible, et je pleurais, et wow. Je ne vais rien vous dire, parce que moi-même en lisant les statuts sur facebook qui disaient « Oh mon dieu la fin qu'est-ce que j'ai pleuré ! » j'avais peur de comprendre. Je peux du moins vous rassurer sur le fait que je m'imaginais beaucoup de choses, et en fait le seul truc que je ne pouvais pas imaginer s'est produit. Comme quoi finalement ma surprise en a été d'autant plus grande. Cette auteur est un génie, elle a une plume remarquable, ces livres sont des merveilles que je ne peux oublier, que je ne veux pas oublier, jamais. Et pour ne pas perdre cet univers, j'ai hâte de revoir le premier film (ainsi que la suite !) et pourquoi pas découvrir les nouvelles sur Tobias, après tout ?

Vous l'aurez compris, c'est un gros coup de cœur, et pas simplement pour ce livre. Non, c'est un coup de cœur pour la saga entière, pour Divergente, pour ses personnages, pour son histoire, pour les idées inimaginables que l'auteur a eu, pour les situations étonnantes, pour l'action, pour les émotions que l'on ressent. J'ai adoré, j'ai vraiment adoré, et je ne peux que conseiller cette saga à tous ceux qui aiment la dystopie, la science-fiction, il ne faut pas hésiter, passer à côté d'une trilogie pareille serait une énorme erreur.

Un gros coup de cœur pour ce dernier tome, ainsi que pour toute la saga Divergente.

23 mai 2014

Divergente 2 - Veronica Roth.

« La peine n'est pas aussi lourde à porter que la culpabilité, mais elle nous prend plus de choses. »

Auteur : Veronica Roth.
Éditions : Nathan.
Genre : Dystopie, Science-Fiction, Jeunesse.
Année de sortie : 2012.
Nombre de pages : 461.

ATTENTION, SPOILERS SUR DIVERGENTE 1 (ce qui paraît évident -rien qu'en lisant le résumé on se spoile le premier tome- mais je préfère préciser en fait)

Synopsis :
« Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.
Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité. Mais elle est Divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp et se battre pour sauver ce qui peut encore l'être... »


Mon avis :
J'avais eu un coup de cœur pour le premier tome, et j'avoue avoir beaucoup appréhendé le second suite à des avis qui étaient plus très négatifs. Pourtant, je me suis replongée dans l'univers de Tris avec une grande facilité et un immense bonheur.

Ce second tome, c'est la suite d'une aventure périlleuse et dangereuse qui n'est pas prête de cesser. Tris se retrouve dans une situation particulière, elle vient de perdre ses parents, elle a tué son ami et elle est rongée par la culpabilité sans cesse durant toute l'histoire, ce qui est compréhensible. Elle doit maintenant trouver une solution, et elle n'est pas seule, accompagnée de Tobias, celui qu'elle aime, ainsi que de son frère et d'autres personnes, elle va tenter de découvrir de nouvelles choses et va justement tomber sur un détail mystérieux.. Arrivera-t-elle a prouver aux autres qu'ils peuvent avoir confiance en elle ?

J'ai de nouveau adoré l'histoire, cette suite à un premier tome qui m'avait passionné, ce second volet tout aussi renversant et déroutant. Tris nous emmène dans son monde et on a cette sensation agréable d'y être avec elle comme si les personnages nous entouraient vraiment (personnellement si Tobias est à côté de moi je ne le vire pas hein au contraire haha). C'est de nouveau énormément d'action et d'événements qui nous choquent, nous perturbent, nous traumatisent. Je crois que Veronica Roth a réussi à nous faire passer le message : N'importe qui peut mourir à n'importe quel moment. Le tome 1 nous l'a prouvé et le tome 2 ne s'écarte pas de la règle. Finalement c'est le mieux, on a toujours notre dose de suspens, de peur, on veut savoir mais on appréhende, c'est certainement le plus passionnant dans un roman de ne pas connaître le déroulement, de pouvoir imaginer sans jamais être sûr. En tout cas, moi, j'adore.

Cette auteur a énormément d'idées, elle n'est jamais à court, on est étonnés, bouleversé par les retournements de situations, des personnages qui nous choquent, qui changent de personnalité, quand évoluent (en bien ou en mal) dans notre estime. Et puis on retrouve Tobias (aaaaah Tobiaaaas). Bon j'avoue que leurs disputes à l'eau de rose ont fini par me taper sur les nerfs, autant ils ont une relation amoureuse ambiguë autant ils se disputent parfois pour un rien et mon dieu que c'est agaçant. Mais j'avoue que ça a aussi sa dose de suspens car leurs caractères sont si compliqués qu'on finit par se demander vraiment si c'est grave ou non.

Ce second tome c'est des bagarres, des plans, des découvertes, des retournements de situations, des guerres, des alliances, des recherches, des pertes, du sang, des blessures, beaucoup de douleur, de tristesse, de peur, de joie aussi, d'étonnement, de passion, de bouleversements, de bonheur, de surprises. Que de SURPRISES. Alors ceux qui ont lu le 1, vous n'avez même pas à hésiter !

Vous l'aurez compris, c'est un coup de cœur pour ce second tome aussi (évidemment). Il y avait tout ce que j'aime, Divergente est une excellente dystopie qui m'emporte dans ce monde avec grande facilité et j'avoue que j'adore ça. Alors si vous ne connaissez pas, jetez-vous sur le premier tome, et sinon n'hésitez pas à acheter le second parce qu'il est vraiment loin d'être décevant !

Gros coup de cœur une fois de plus.