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27 août 2014

La fille qui ne croyait pas aux miracles - Wendy Wunder.

« Elle ne voulait pas qu'on puisse lire ses pensées temporaires une fois qu'elle aurait quitté la planète de façon permanente. »

 Auteur : Wendy Wunder.
Éditions : Hachette (Collection Black Moon).
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2012 (en Livre de Poche le 14 septembre 2014).
Nombre de pages : 376.

Synopsis : « Cam ne croit pas aux miracles. Ni au paradis, ni en Dieu. Mais pas à la magie non plus. Elle sait qu'elle est malade. Condamnée. Fin du débat. Elle établit alors la liste des choses qu'elle veut faire avant de mourir :
Perdre ma virginité pendant une fête de lycéens bien arrosée.
Me faire briser le cœur par un sale type.
Me morfondre misérablement, pleurer, bouder, et dormir durant un samedi entier.
Faire tomber une vache qui dort debout.
Détruire les rêves de ma petite sœur.
Commettre des vols à l'étalage minables.
Il paraît que le simple fait d'avoir écrit ces vœux les déclenchera. Seulement Cam n'est pas du genre à attendre que le destin se décide. Elle préfère le bousculer et se débrouiller toute seule pour les réaliser. En aura-t-elle le temps ? »


Merci à Matéïa et aux éditions Hachette (Black Moon) pour ce roman en partenariat.

Mon avis :
Ce roman est déjà magnifique rien que quand on le regarde : la couverture est d'une beauté époustouflante et je l'avoue c'est ce qui m'a tapé dans l’œil en premier. Le résumé aussi me faisait envie, même si je craignais de lire un livre aux allures de « Je veux vivre » car tout me laissait penser que ça serait dans le même genre. C'était un début difficile, j'avais du mal avec l'héroïne, mais arrivée à la moitié du roman j'ai eu du mal à le lâcher. Il m'a fallu du temps mais j'ai fini par apprécier pleinement cette histoire.

Cam est malade, et elle se sait condamnée. Elle n'est absolument pas le genre de fille à croire qu'un miracle pourrait la sauver, au contraire, on pourrait même assurer qu'elle est l'allégorie du pessimisme. Ce doit être pour ça que j'ai eu du mal avec ce personnage au début qui me paraissait froid, dépourvu d'espoir, et donc peu attachant ou touchant. Mais c'est finalement son évolution au fil de l'histoire qui va la rendre attendrissante, au point que j'ai fini par l'aimer et par être bouleversée par sa situation. Les autres personnages, eux, se révèlent tous attachants dès qu'on les voit. Sa petite sœur, sa mère, sa meilleure amie, Asher, ils veulent tous l'aider, et le fait que Cam soit négative nous donne l'impression qu'elle est égoïste, d'où la difficulté que j'ai eu à l'apprécier, et c'est ce qui m'a donné cet avis si mitigé au début, qui heureusement s'est changé en un avis positif dès que j'ai dépassé le milieu du roman.

L'histoire n'est pas faite pour faire pleurer, car on a à faire à une fille qui ne se morfond pas réellement, elle est simplement pessimiste, elle prend ça comme si c'était une évidence de savoir qu'elle n'atteindra pas l'âge de 18 ans. C'est quelque chose de dérangeant au tout début, puis une fois qu'elle arrive dans la ville des miracles, il va se passer des choses qui vont la faire changer, la transformer à jamais, et c'est là que l'histoire devient vraiment intéressante, c'est quand on observe enfin les premiers changements chez cette adolescente si désespérée. Les rencontres font de bonnes surprises, Asher est un garçon qui ne peut que me faire craquer, j'ai donc trouvé que le récit prenait une tournure intéressante et c'est à ce moment là que le roman a décidé de ne plus quitter mes pensées.

Au fond, ce manque d'optimisme n'est qu'une manière de nous bouleverser davantage au moment fatidique. Ce livre a su me toucher alors qu'au départ je m'attendais à ce qu'il ne soit qu'une lecture mitigée. L'auteur veut nous faire croire aux miracles, veut nous montrer aussi qu'il existe différentes sortes de miracles ou bien aussi de sources de bonheur. J'ai trouvé que l'histoire était belle, bien recherchée, que la maladie n'était que rarement évoquée mais quand c'était le cas cela rendait le moment d'autant plus fort. C'est donc une lecture qui m'a surprise car elle a su m'atteindre là où il le fallait au moment où il le fallait, j'en suis donc très heureuse.

La plume de l'auteur est plutôt simple, agréable à la lecture, le fait que ce soit à la troisième personne n'est pas dérangeant (du moins pas pour moi qui suis pourtant une grande fan des romans à la première personne) et les personnages ont été très bien analysés, des personnalités très différents qui m'ont parfois beaucoup étonnées, et un dévouement de la part des proches de Cam que j'ai trouvé vraiment beau.

Ça a donc été un début difficile pour qu'au final je finisse par apprécier pleinement ce roman. Il aborde le sujet de la maladie très différemment que ce dont on a l'habitude car ici ce sont plutôt les miracles qui sont au centre de l'histoire, la possibilité d'y croire, la probabilité qu'ils existent. Je suis donc ravie de ma lecture, et si je n'avais pas été autant désorientée au début de l'histoire ce roman se serait certainement rapproché du coup de cœur. C'est néanmoins un livre que j'ai aimé, et j'espère que vous le lirez pour découvrir cette vision que nous fait passer Wendy Wunder.

Une lecture touchante.


Pour la version Le Livre de Poche, c'est la couverture VO qui a été reprise mais le titre sera évidemment en français.

24 août 2013

Nos étoiles contraires - John Green.

« Certains infinis sont plus vastes que d'autres. »

Auteur : John Green.
Éditions : Nathan.
Genre : Jeunesse, romance.
Année de sortie : 2013.
Nombre de pages : 323.

Synopsis : « Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie. »

Mon avis : Je vous le dis dès le début, ce livre n'a pas été un coup de cœur pour moi. J'ai eu beaucoup de mal à juger, à donner un avis qui me sois propre, mais j'ai finalement réussi. Ce n'est pas un coup de cœur, mais cela n'empêche pas que je le trouve excellent, de par son histoire, la plume de l'auteur et les personnages. Déjà on touche un sujet sensible : le cancer. Un sujet qui touche justement de nombreuses personnes, dans notre entourage, nos familles, et qui donne bien trop la mort à des personnes qui n'ont rien fait et n'ont rien pu faire. Hazel est une fille qui est attachante, tout comme Augustus, bien que son côté « je surjoue » m'agaçait un peu parfois. Mais il faut dire que la romance de ce livre est magnifique, une histoire d'amour qui naît et qui dès le début m'a touchée et m'emplissait les yeux d'étoiles. Ce sont des personnages à qui on s'attache, qu'on souhaite voir vivre, comme Isaac, malgré leurs problèmes, leur maladie, leur cancer. Mais le cancer empêche les gens de croire à la guérison. Je trouve que ce livre n'est pas pour rassurer, il est là pour montrer la dureté de cette maladie, les difficultés qu'on a à vivre avec. Ce que j'ai beaucoup apprécié de la plume de John Green c'est que par certaines scènes ou phrases du début, il en reparle indirectement ensuite, et je l'ai constaté à plusieurs reprises. Tout comme la fin de son livre est construite à partir d'un élément du livre qu'on découvre au milieu, mais on l'ignore. Cet auteur écrit merveilleusement bien, mais j'ai été encore plus déçue au niveau des émotions. À trop m'avoir répété que j'allais beaucoup pleuré, seules quelques larmes ont coulé le long de mon visage.. En fin de compte, avoir entendu trop d'avis bien trop positifs, ç'a été nocif pour ma lecture, et je me méfierai la prochaine fois, mais ce livre reste une merveille qui m'a marqué et dont je garde tout de même un très bon souvenir de lecture.

Ma note :