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3 août 2016

L'été où je suis né - Florence Hinckel.

« Le monde avait changé. Les couleurs avaient acquis une luminosité inégalée. »

Auteur : Florence Hinckel.
Éditions : Gallimard, collection Scripto.
Genre : Jeunesse.
Année de sortie 2011.
Nombre de pages : 84.


Synopsis : « Léo, quinze ans, vit avec Claire et Charles, ses parents adoptifs, délicats et aimants. Né sous X, il ne connaît pas sa mère biologique avec laquelle il dialogue intérieurement depuis toujours. Avec ses copains, les cours et les motos qu’il customise, la vie est bien remplie. Lorsqu’arrive l’été avec la fin des cours, Léo rencontre une fille et tombe amoureux. Tout son univers bascule. »


Mon avis :
Je découvre avec ce roman la plume de Florence Hinckel, qui est pourtant très présente dans ma bibliothèque (je possède quatre livres de cette auteur). Il est celui que j'ai choisi de lire en premier, et il est celui qui me donne envie de lire tous les autres.

Dans ce roman très court, nous sommes avec Léo, un garçon passionné par les motos et par ses promenades avec son meilleur ami Jason. L'été est là, il veut s'amuser, profiter, mais son monde va basculer le jour où il rencontre Xavière : Léo tombe amoureux. Et il découvre un nouveau lui-même, apeuré par l'amour, parce qu'il est né sous X, et qu'il nomme sa mère biologique X depuis sa plus tendre enfance. Xavière pourrait bien bouleverser tout cet équilibre qui venait de s'installer dans sa vie.
Léo est un personnage très touchant, sa sensibilité le rend terriblement attachant et on ne peut que partager ses joies et ses peines. Cette petite histoire est un livre d'amour : celui qu'on partage avec nos parents, celui de nos amis et celui destiné à celui ou celle que l'on souhaite aimer pour le restant de nos jours. Léo découvre chacun d'entre eux avec une naïveté émouvante qui cache pourtant des choses très profondes au fond de lui.
C'était rapide, c'était bref, mais c'était pourtant si intense, si beau, si bien écrit, que j'en suis ressortie émue, le sourire aux lèvres mais aussi triste de quitter Léo, Xavière, Jason, et tout ce que ressentent ces trois personnages adolescents. Florence Hinckel écrit cet âge difficile avec une justesse et un talent remarquables.

Ma chronique n'est pas très longue, elle reflète le nombre de pages de ce roman, elle ne veut pas trop vous en dévoiler, à vous de découvrir cette petite histoire si intense et si touchante qui aborde des thèmes importants de l'adolescence, ainsi que d'autres qui sont moins ordinaires et qui nous intéressent d'autant plus. Je sais maintenant une chose : je dois lire tous les romans de Florence Hinckel qui sont dans ma bibliothèque.

Une petite lecture touchante.

1 juillet 2016

Le ciel est partout - Jandy Nelson.

« Sur les photos de nous,
elle regarde toujours vers l'objectif
et moi, vers elle. »

Auteur : Jandy Nelson.
Éditions : Gallimard, collection Pôle-Fiction.
Genre : Jeunesse.
Année de sortie 2010.
Nombre de pages : 413.

Synopsis :
« « Je suis censée pleurer la mort de ma sœur, pas tomber amoureuse… »
Comment Lennie peut-elle continuer à vivre après une telle tragédie ?
A-t-elle encore le droit de plaire et de désirer ?
D'être heureuse, de rire ? Parfois, il faut tout perdre pour se trouver... »


Mon avis :
Je ne connaissais pas la plume de Jandy Nelson avant de découvrir ce roman, qu'une amie me conseille depuis des années : il s'agit de son livre préféré de tous les temps, et ma curiosité m'a poussée à vouloir comprendre pourquoi. Je me suis envolée vers ce ciel si bleu, et j'ai compris, dès le début, que ce roman allait me plaire, me donner le sentiment d'être sur un nuage.

Lennie n'est plus que la moitié d'elle-même : sa sœur Bailey est décédée quelques semaines plus tôt. Alors que tout lui semble désespéré, elle commence à éprouver des émotions qui lui donnent envie de recommencer à vivre. Ces dernières font naître en elle un affreux sentiment de culpabilité : comment peut-elle désirer profiter de la vie alors que sa sœur n'en a plus le droit ? L'auteur fait de Lennie un personnage d'une justesse incroyable. Elle représente tout ce qu'est un adolescent pendant cette période si complexe, avec la confusion des émotions et leur contradiction. C'est une jeune fille attachante, courageuse, qui a besoin de temps pour mettre des mots sur ce qu'elle ressent et qui adore écrire des poèmes.

Lennie ne se remet pas vraiment de cette tragédie, mais tout lui tombe soudainement dessus, l'amour qui entraîne la peur, la confusion, parfois même la honte. Les poèmes que l'adolescente écrit pour faire sortir ses émotions touchent le lecteur en plein cœur et décrivent si bien le deuil, l'amour, le lien de deux sœurs, la solitude, la perte. Chacun d'entre eux nous permet de découvrir Lennie un peu plus, de tenter de la comprendre. Elle a peur de tomber amoureuse, mais elle se dit aussi qu'elle ne peut pas se priver, et que ce n'est pas ce que sa sœur aurait voulu. Ce livre fait passer du sourire aux larmes, et des pleurs aux sourires. Le deuil est abordé avec une très grande justesse, ce qui émeut tout au long du récit, il laisse aussi place à des émotions plus joyeuses, à l'amour, l'amitié, la famille, les passions. J'ai été envoûtée par ce tourbillon de sentiments si profonds, je suis tombée amoureuse des personnages de Jandy Nelson car elle fait d'eux des hommes et des femmes, tout simplement, des personnes qui font des erreurs, qui ne sont pas parfaites, qui se trompent, recommencent, qui apprennent et qui évoluent. Quel bonheur d'évoluer à leurs côtés.

S'il y a bien une chose dont il faut parler lorsqu'on souhaite vous conseiller ce livre, c'est de la merveilleuse plume de l'auteur. On est avec Lennie, on est près d'elle, on ressent comme elle. Nos émotions font des montagnes russes, tout cela grâce à la poésie de Jandy Nelson aussi présente dans le récit que dans les poèmes de Lennie qui sont écrits entre chaque chapitre. Ces poèmes sont à mes yeux ce qui fait la perfection de ce roman. Ils étaient beaux, si beaux que je pourrais les relire sans cesse, les écrire en moi afin de les connaître par cœur, et y repenser quand je sens qu'ils peuvent m'aider. Oui, c'est un roman adolescent, mais il aborde ce que tout le monde peut vivre un jour, et ça, c'était fait avec un immense talent.

Je ressors de cette lecture éblouie par l'immensité du ciel, par la magie de ce livre, par la justesse des personnages, par la beauté des mots. Je ressors de cette lecture en étant changée, émerveillée, aidée. Ce livre et ses poèmes font un bien immense, tout en devient passionnant. Je n'ai rien à dire de plus si ce n'est : lisez ce roman. Vraiment. Jandy Nelson est une auteur à découvrir.

Un coup de cœur.

13 août 2015

Tant que nous sommes vivants - Anne-Laure Bondoux.

« Tu crois qu'il faut toujours perdre une part de soi pour que la vie continue ? »

Auteur : Anne-Laure Bondoux.
Éditions : Gallimard Jeunesse.
Genre : Jeunesse, romance.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 298.

Synopsis : « "Nous avions connu des siècles de grandeur, de fortune et de pouvoir. Des temps héroïques où nos usines produisaient à plein régime, et où nos richesses débordaient de nos maisons. Mais un jour, les vents tournèrent, emportant avec eux nos anciennes gloires. Une époque nouvelle commença. Sans rêve, sans désir. Nous ne vivions plus qu'à moitié, lorsque Bo entra, un matin d'hiver, dans la salle des machines." Folle amoureuse de Bo, l'étranger, Hama est contrainte de fuir avec lui. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers des territoires inconnus. Leur amour survivra-t-il à cette épreuve ? Parviendront-ils un jour à trouver leur place dans ce monde ? »
Mon avis :
C'est Cassandra du blog Croque les mots qui m'a offert ce roman afin que je puisse le découvrir à mon tour. Il est resté un moment dans ma bibliothèque, puis j'ai rencontré l'auteur que j'ai eu le plaisir d'interviewer (ici) et sa douceur ainsi que sa gentillesse m'ont donnée une folle envie de découvrir sa plume qui me promettait d'être pleine de talent. J'ai fait un merveilleux voyage en compagnie de Bo, Hama, et de tous les autres personnages, plus touchants les uns que les autres.

Bo et Hama sont jeunes, plein d'ambitions, leurs esprits remplis de projets. Mais surtout, Bo et Hama sont amoureux, et l'amour fait faire des choses folles. Leur couple déborde de joie de vivre, ils sèment le désir sur leur passage, ils font envie, ils sont heureux. Mais une suite d'événements va les obliger à quitter leur petit confort, à grandir – peut-être trop brutalement. Bo et Hama m'ont fait rêver, leur amour de jeunesse aussi. J'ai apprécié ces deux personnages pour leur humanité, et leurs défauts. Je les ai trouvés tellement touchants, attachants, je ne voulais pas les quitter. Puis l'histoire a évolué, et j'ai découvert de nouveaux personnages tout aussi fabuleux que le jeune couple...

Mon amour pour cette histoire est tel que je suis incapable de vous l'exprimer par écrit. Je vais tenter de vous faire comprendre pourquoi tout ce récit est exceptionnel à mes yeux. Avant tout pour l'amour, la beauté qu'il apporte, tout cet espoir qui y est associé. Bo et Hama sont les premiers à nous montrer tout cet amour. Mais on découvre surtout plusieurs formes de ce dernier, plusieurs sortes et plusieurs manières de l'exprimer. J'ai été très émue durant ma lecture, laissant à plusieurs reprises des larmes couler le long de mes joues, touchée par la plume de l'auteur, touchée par les événements, ainsi que par les personnages. Tout dans ce livre était beau, poétique, magique, que ce soit triste ou joyeux on le vivait pleinement, c'était merveilleux. Le message que ce livre veut passer est lui aussi merveilleux. Vous croyez qu'il faut toujours perdre une part de soi pour que la vie continue ?

Le style est sublime, l'auteur possède une plume très talentueuse, son style est poétique, mélodieux, on croirait lire un poème ou un chant, on entend presque le rythme derrière les mots, c'était magique, il n'y a pas d'autre mot. J'ai voyagé avec Bo et Hama, ainsi qu'avec les autres personnages, j'ai vu l'enfance, l'adolescence, l'âge adulte, j'ai vu la vie en entier, mais la vie est si grande que je sais que je n'en ai vu qu'une partie : cette partie m'a comblée, émerveillée, et je reste totalement fascinée par l'histoire, l'auteur, l'amour, l'espoir. C'était si beau que je veux en parler au monde entier, si beau que je veux à tout prix que vous, vous le lisiez, si beau qu'il faut en parler autour de soi. Ce livre est une perle.

C'est donc une fabuleuse découverte que j'ai fait en lisant un roman d'Anne-Laure Bondoux pour la première fois : l'auteur, en plus d'être très agréable à écouter, l'est aussi quand on la lit, et ce voyage était encore plus que tout ça, c'était tout simplement magique. Je rêve déjà de me plonger dans un autre de ses romans pour retrouver sa plume, son imagination, et ses histoires d'amour et d'espoir.

Un magnifique coup de cœur.

6 août 2015

A comme aujourd'hui - David Levithan.

« Si seulement je pouvais ne plus penser à cet ailleurs où je voudrais être. »

Auteur : David Levithan.
Éditions : Gallimard (Pôle fiction).
Genre : Jeunesse, romance.
Année de sortie : 2013.
Nombre de pages : 438.

Synopsis :
« Chaque jour un nouveau corps. Chaque jour une vie différente. Chaque jour amoureux de la même fille. Il ne peut jamais prévoir où ou qui il sera. A s'y est maintenant habitué et a même établi certaines règles de conduite : ne jamais s'attacher. Faire en sorte de ne pas se faire remarquer. Ne pas s'impliquer. Tout suit son cours jusqu'au matin où A se réveille dans le corps de Justin et rencontre sa copine, Rhiannon. A partir de ce moment, A balayent les règles qui gouvernent sa vie. Parce qu'il a maintenant trouvé quelqu'un avec qui il veut passer sa vie. Du matin au soir, jour après jour. »

Mon avis :
David Levithan est un auteur que je m'impatientais de découvrir tant les avis à propos de ses romans sont bons, et tant sa plume a l'air d'émerveiller de nombreuses personnes. Mon rendez-vous du Livre Mystère du 13 m'a donc permis de le sortir de ma bibliothèque et de m'y plonger afin de découvrir un nouvel auteur, un nouveau style. Et à présent je ne désire qu'une chose : sortir Will&Will de ma bibliothèque parce que cet auteur l'a co-écrit avec John Green.

Nous nous réveillons en compagnie de A. Sauf que ce personnage ne pourra jamais être appelé « il » ou « elle » car il n'est ni garçon, ni fille. Il s'agit simplement d'une personne. J'ai vu en A l'idée d'un personnage qui prouve que la vie, l'amitié, et l'amour n'ont pas de sexe. A se réveille chaque jour dans un nouveau corps, il peut passer d'un obèse à une anorexique, d'un dépressif à une heureuse de vivre, le tout en une nuit seulement : impossible pour lui de rester plus d'une journée dans le même corps. Expérience intéressante car il découvre plus d'émotions et de vies que n'importe qui. Expérience effrayante car il n'éprouve jamais de sentiment de stabilité, de sûreté : sa situation du lendemain lui sera toujours un mystère, il ne peut donc rien prévoir. Sa vie suit son cours jusqu'à ce qu'A rencontre Rhiannon, et c'est là que toutes ses résolutions s'évanouissent en un simple regard dans sa direction. Il tombe amoureux, et qu'est-ce que c'est difficile de tomber amoureux de quelqu'un quand on sait que notre vie ne sera jamais en compagnie de la personne. A est un personnage touchant, terriblement attachant, et j'ai trouvé ça... magique de ne pas pouvoir imaginer d'enveloppe corporelle pour lui, mais de savoir tout de même la personne qu'il était à l'intérieur de chaque nouveau corps qu'il habitait. C'était nouveau, un personnage sans image précise de son physique, pourtant on le connaît mieux que personne. Rhiannon était une fille adorable qui parfois pourrait en agacer certains mais que j'ai trouvée très mature, sûre d'elle et ambitieuse. Un personnage émouvant et attachant.

L'histoire est intéressante dans le sens où A incarne le personnage sans origines, sans famille, sans sexe. A peut être une fille ou un garçon, peu importe, et A est déjà tombé amoureux d'une fille et d'un garçon, car il tombe amoureux des personnes et non de leur physique, leur genre. J'y ai vu une allusion à l'homosexualité, mais surtout un message pour montrer que les genres ne nous définissent pas vraiment : même si pour Rhiannon A serait plutôt un garçon, lui sait pertinemment qu'il n'est rien et tout à la fois. L'amour n'a pas de sexe, l'amitié n'a pas de sexe, ce sont des sentiments, tout simplement. C'était à mes yeux le plus beau message du roman. Roman qui met d'ailleurs en scène une romance, mais pas n'importe laquelle : rien de niais, non, j'y ai vu un amour très profond, très difficile à ressentir car de nombreuses barrières faisaient obstacle à cet amour. A qui avait du mal à revoir Rhiannon chaque jour car ses hôtes n'étaient pas toujours dans la ville la plus proche. Et Rhiannon qui devait tenter d'aimer autant une fille dépressive qu'un garçon obèse qu'une fille au corps de rêve. Un amour certainement voué à l'échec car impossible sur la durée, mais un amour auquel on ne cesse de croire durant toute la durée de l'histoire. C'était une sublime histoire d'amour à mes yeux, une histoire d'amour comme vous n'en avez jamais lue.

La plume de l'auteur est merveilleuse. Il possède un talent qu'on aperçoit aux premières phrases, et qui ne cesse de nous éblouir au fil des pages. On est totalement envoûté dans le roman, passionné par les événements et désireux d'en savoir davantage, toujours. J'ai dévoré ce chef-d’œuvre, il n'y a pas d'autres mots. Je m'y suis plongée pour ne plus en ressortir, j'étais si bien avec A, j'étais si bien dans cette histoire, j'étais si émerveillée par ce style particulier, incroyable. Je garde de ce roman un souvenir extraordinaire, c'est vraiment plus qu'un coup de cœur, c'est un amour inimaginable que je lui porte à présent.

Ce roman se place désormais au rang de mes livres préférés. J'ai été passionnée par l'histoire d'amour entre A et Rhiannon, émerveillée par la plume de l'auteur, et les sublimes citations du récit, et je ne peux que conseiller cette histoire au monde entier, ce livre est un réel coup de cœur, il est même bien plus encore, il transporte un si beau message d'espoir, d'amour, de tolérance. Un si beau message de vie.

Un énorme coup de cœur.

2 août 2015

La face cachée de Margo - John Green.

« Il arrive un moment où il faut arrêter de scruter le ciel ou bien, un de ces jours, en baissant les yeux, tu t'apercevras que toi aussi tu flottes en l'air. »

Auteur : John Green.
Éditions : Gallimard (Scripto).
Genre : Jeunesse, Contemporain.
Année de sortie : 2009.
Nombre de pages : 390.

Synopsis : « Quentin Jacobsen a passé toute sa vie à aimer la magnifique et aventureuse Margo Roth Spiegelman à distance. Le jour où elle ouvre sa fenêtre et grimpe dans sa vie, habillée comme un ninja et l'invitant dans une ingénieuse quête de revanche, il suit. Après cette nuit blanche, un nouveau jour commence et Quentin découvre en arrivant à l'école que Margo qui avait toujours été une énigme est maintenant devenu un mystère. Mais il apprend bientôt qu'elle a laissé des indices, et qu'ils sont pour lui. Le chemin pour la retrouver est loin d'être tout tracé, et plus il avance, moins il reconnaît la fille qu'il croyait connaître. »
Mon avis :
John Green, l'auteur d'un incroyable coup de cœur qu'a été Qui es-tu Alaska ? pour moi. J'avais cette envie de retrouver sa plume, et par la même occasion de découvrir un nouveau roman de lui, alors j'ai choisis La face cachée de Margo étant donné que l'adaptation cinématographique sort très prochainement (12 août). Je me suis donc plongé dans le mystère des villes de papier, et ce fut un voyage agréable. Voyage que j'ai effectué avec Mathilde de Mille et deux livres, je vous laisse découvrir sa chronique > ici <

J'ai découvert Quentin, l'adorable Quentin, puis Margo, mais je ne sais pas si on peut appeler ça découvrir, car on ne connaît jamais vraiment Margo Roth Spiegelman. L'histoire commence quand, après des années sans lui parler, Margo arrive chez Quentin afin qu'ils aillent passer une nuit folle pour que la jeune fille se venge de certaines personnes. Quentin la suit, et le lendemain, elle disparaît. Mais des indices sont cachés et Quentin sait qu'en cherchant il finira par la retrouver. On passe donc beaucoup de temps avec le jeune garçon dans ce roman car il en est le narrateur, mais si je souligne ce fait c'est surtout pour contraster avec Margo qui, elle, n'est pas si présente dans l'histoire. Elle est là parce que Quentin pense tout le temps à elle, mais ça s'arrête là. Pourtant il ne m'en a pas fallu plus pour la détester, je l'avoue. J'ai trouvé ce personnage égoïste, et ça m'a empêchée de l'apprécier. Les autres personnages, eux, m'ont tous touchée, que ce soit Quentin, Radar, Ben ou Lacey, ils m'ont tous beaucoup fait rire et je n'ai eu aucun mal à m'attacher à eux. Leurs réflexions étaient intéressantes, leurs différentes façons de penser aussi et j'ai aimé cette diversité d'humanité.

L'histoire était agréable à lire, mais j'avoue qu'il y avait parfois la présence de l'ennui pendant ma lecture car le roman était peut-être trop long pour ce qu'il y avait à y raconter. J'avais l'impression de tourner en rond avec Quentin au point que ça en devienne lassant. Mais ça, je trouve que ça va encore car l'ennui m'arrive parfois même dans un roman merveilleux, il suffit que je sois un peu fatiguée et que mon esprit vagabonde ailleurs. Mais la fin, par contre, je ne l'ai vraiment pas appréciée. Trop simple, trop étrange, et trop... décevant ? Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus surprenant, pour tout vous avouer. Certes j'ai été surprise du fait que cette fin soit facile, mais seulement pour cette raison. Heureusement que l'histoire en elle-même est pleine d'humour et de vie, de leçons et de joie, parce que c'est ce qui rend ce roman vraiment passionnant. Alors si on oublie la fin je vous conseille cette histoire tendre, touchante, et mystérieuse. Elle nous montre qu'au fond, on ne connaît jamais vraiment les autres.

Venons-en au style de l'auteur : c'est là que j'ai trouvé le plus de plaisir dans ma lecture. John Green. J'étais heureuse de retrouver sa plume, sa manière de mettre des mots sur certaines émotions, son talent de nous toucher jusqu'au cœur mais surtout son habitude de glisser dans ses romans des références à d'autres livres qui, du coup, nous font très envie et qui, en plus, donne au roman un côté encore plus passionnant. C'est une habitude que j'apprécie particulièrement. Et ce que je préfère ce sont les réflexions des personnages sur tout un tas de choses, des petites remarques très philosophiques qui nous font songer à nous-même, aux autres. L'auteur sait nous faire prendre part au récit sans que nous y soyons vraiment, et c'est formidable. J'avoue qu'après avoir lu le livre je me demande ce que cela va rendre au cinéma, j'appréhende légèrement mais ça sera tout de même un plaisir de découvrir cette histoire sur un écran.

Je ressors donc de ce roman satisfaite et déçue à la fois. Ma lecture fut agréable, même très agréable dans l'ensemble, mais certains éléments de l'histoire (surtout la fin) font que ce livre est pour moi une bonne lecture, que je recommande, mais sans plus, car je ne l'ai pas trouvé extraordinaire. Évidemment, le style de l'auteur fait remonter les petits défauts, mais je m'attendais tout de même à mieux, alors ce n'est pas le John Green que je vous conseille le plus ! Mais si vous aimez l'auteur vous prendrez tout de même du plaisir à lire son style.

Une bonne lecture.

15 mai 2015

Qui es-tu Alaska ? - John Green.

« On se sert de l'avenir pour échapper au présent. »

Auteur : John Green.
Éditions : Gallimard collection Scripto.
Genre : Jeunesse, Drame.
Année de sortie : 2007.
Nombre de pages : 365.

Synopsis :
« Miles Halter a seize ans et n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C'est là aussi, qu'il rencontre Alaska. La troublante, l'insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young. »



Mon avis :
Je me suis réveillée, et j'avais envie de lire un roman de John Green. Pourquoi ? Je n'en ai pas la moindre idée, mais j'ai décidé de ne pas hésiter, j'ai pris ce roman entre mes mains, je l'ai ouvert, et je me suis plongée dans ce livre unique, déroutant. Et c'est cet affreux sentiment de ne pas savoir si ce roman est un coup de cœur ou non qui me perturbe le plus. Peut-être que ce doute possède un lien avec le Grand Peut-Être, et donc que ce doute restera un mystère encore longtemps. Je ne sais pas, mais ce dont je suis sûre, c'est que ce livre est une perle rare, un bijou.

Miles est jeune, et il décide de vivre pleinement son adolescence en partant de chez ses parents afin de découvrir un nouveau monde, loin de sa famille, et près de ses nouveaux amis. Une expérience que l'on vit avec lui. Et on rencontre Alaska Young avec lui. Alaska, cette fille si merveilleuse, si vivante, si bouleversante, si lunatique, si magnifique. L'auteur sait nous offrir des personnages vivants, humains, bourrés de qualités mais aussi de défauts. Des défauts qui nous plaisent, et d'autres un peu moins. Mais c'est ce qui constitue un être humain à part entière. Alaska était tout sauf comme les autres. Elle était unique, et la découvrir au fil des pages fut une aventure merveilleuse. Je me suis attachée à elle ainsi qu'aux autres amis de Miles, et c'est parce qu'ils avaient tous cette sensibilité qui m'a touchée, attendrie, et qui m'a surtout passionnée.

Cette histoire n'est pas exceptionnelle en soi, mais ce sont les personnages qui la rendent si unique. Chacun d'entre eux apporte à ce roman son savoir, son histoire. Et tout ce récit fait extrêmement songer à notre existence, notre présence sur terre. John Green réussit à nous interroger implicitement sur notre condition, à l'aide de métaphores et de phrases aux tournures philosophiques. C'est ce qui rend ses romans ni incroyables : ils sont particuliers, possèdent leur propre style, avec un auteur qui possède sa plume et ses idées. Des idées qui nous envoûtent du début à la fin.

Ce livre m'a fait sourire et pleurer. Mais surtout sourire. L'auteur sait nous faire rire avec seulement quelques mots, mais il est aussi capable de faire couler des larmes le long de notre visage. C'est un talent que j'admire chez lui, mais j'admire surtout sa capacité à nous fasciner par ses romans, de la première page jusqu'à la dernière. John Green a un don, je n'en doutais pas, mais Alaska ne fait que le confirmer. Il nous fait vivre certaines situations comme si elles étaient réelles, et cela nous procure des sensations nouvelles, méconnues, mais surtout étranges. Ce roman n'est pas parfait à mes yeux, je ne saurais citer ses imperfections, mais il est comme Alaska : magnifique, bouleversant et retournant. Il n'est pas parfait parce qu'Alaska a ses défauts. Mais on peut apprendre à apprécier les défauts d'un personnage, ou bien ceux d'un livre.

Ma chronique n'est pas exceptionnelle, pas très ordonnée, parce que mes idées sur ce roman sont, je l'avoue, assez troubles et incertaines. Je n'arrive pas à expliquer ce que j'ai ressenti. Je n'arrive pas à dire ce que j'ai tant apprécié, mais je sais que je l'ai énormément aimé. Je sais que ce livre nous apprend beaucoup, je sais aussi qu'il nous fait ressentir de merveilleuses émotions, certainement parce que lui-même est merveilleux.

Un roman unique, magnifique.

9 mai 2015

Sur les trois heures après dîner - Michel Quint.

« Vous avez mille vies que des auteurs vous offrent et qui vous resteront si vous si vous savez leur prêter la vôtre. »

Auteur : Michel Quint.
Éditions : Gallimard (collection Scripto).
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2004.
Nombre de pages : 105.

Synopsis : « Quand Thomas Bertin, le nouveau prof de théâtre, est apparu, Rachel n'a pas compris tout de suite ce qui lui arrivait. "Du chaud aux joues, un picottis partout partout et une bête envie de pleurer". Le mot amour, elle n'y a pas pensé tout de suite. C'est le soir qu'elle a compris. Elle aimerait Thomas Bertin jusqu'à son "dernier battement de cœur". Sauf que Rachel n'est qu'une lycéenne de dix-sept ans, sauf qu'il y a Babette, la ravissante compagne de Thomas... Et sauf qu'un matin, la tragédie décide de s'en mêler. Le cours va commencer mais Thomas n'arrive pas... »

Mon avis :
J'ai lu ce roman dans le cadre d'un événement dont vous entendrez parler plus tard. Je ne savais rien de cette histoire, si ce n'est qu'Iris avait adoré, et qu'elle espérait que je serais touchée autant qu'elle l'avait été. Je me suis donc plongée dans l'inconnu, un inconnu qui m'a passionnée mais surtout qui m'a frustrée de se terminer si vite.

Une salle de théâtre, des élèves, et un professeur. L'histoire commence, et c'est Rachel qui nous la raconte. Rachel qui aime les belles paroles, la beauté, la tendresse. Rachel qui, la première fois qu'elle a vu le nouveau prof de théâtre, Thomas Bertin, a su qu'elle avait eu un merveilleux coup de foudre. Rachel est un personnage touchant, et si attentionné qu'on ne peut que s'attacher à elle. Les autres personnes de cette histoire m'ont moins touchée, certainement parce qu'avec seulement 105 pages, peu d'entre eux sont approfondis.

Ce n'est pas la simple histoire d'un cours de théâtre, non, c'est une histoire d'amour. Mais là encore, vous n'allez pas lire une romance habituelle, loin de là. Cette relation a comme un goût d'interdit, la différence d'âge et de milieu crée comme une barrière, et nous la voyons parfois s'épaissir, parfois devenir de plus en plus transparente. Et quand le drame survient, l'amour est toujours là, plus fort que jamais. On suit une relation atypique, et on a toujours cette envie de faire avancer les choses, ainsi que d'avancer dans les pages pour savoir. On est surpris, heureux, et triste. Mais j'ai surtout été ravie de découvrir ce petit bouquin.

Il est difficile de parler d'un roman de 105 pages seulement, car on aimerait en dire beaucoup, mais on risque d'en dire trop. Alors je vais simplement vous dire que cette histoire d'amour est magnifique, unique, que ce petit roman qui se lit en une seule lecture est une merveilleuse découverte à mes yeux, et que je le trouve sublime. J'ai découvert différentes sortes d'amour, et d'environnements. L'auteur a su varier les situations sans trop s'attarder, ce qui donne à ce petit roman le pouvoir de la frustration : on le termine trop vite, on aurait aimé lire davantage sur cette histoire si touchante.

J'ai été très touchée par ce petit livre, bien que son peu de pages soit frustrant, on en ressort ému. J'ai découvert un amour nouveau, différent et unique, et j'ai beaucoup apprécié lire l'évolution de cette relation, de ses premiers pas jusqu'au dénouement final. Je vous le recommande vivement parce qu'il sort de ce que j'ai l'habitude de lire, et qu'il sortira aussi de vos habitudes personnelles de lecture.

Une merveilleuse histoire.

27 novembre 2014

Le Livre de Perle - Timothée de Fombelle.

« Mais les histoires nous font changer. Et certaines rencontres nous retournent sur le dos comme des tortues. Elles nous obligent à nous laisser faire. »

Auteur : Timothée de Fombelle.
Éditions : Gallimard.
Genre : Jeunesse, Conte.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 297.


Synopsis : « Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ? »


Mon avis :
Le tout dernier roman de mon auteur préféré. Un livre que j'attendais impatiemment depuis bientôt 2 ans. Et on me l'a offert, cette merveille, le jour de mon anniversaire. Un cadeau qui m'a remplie de joie car je l'attendais tant. Une histoire magique qui nous emporte entre ses pages. Ce roman le confirme : Timothée de Fombelle est, et restera à jamais mon auteur préféré. Et j'ai eu le plaisir de faire découvrir sa plume à Andréa (sa chronique - quand elle sera postée) avec une lecture commune.

Nous aussi, nous tombons dans ce monde de la même manière que Joshua Perle. Nous arrivons au beau milieu d'un moment que nous avons du mal à comprendre, puis les chapitres s'enchaînent, mêlant magie et réalité, guerre et paix, mystères et découvertes... Un voyage où le mystère est au rendez-vous. Nous allons découvrir énormément de personnages issus de mondes différents au cours de ce livre. Ce qui a pu me perdre au début mais qui m'a finalement faire aimer la fin au plus haut point. Notre Joshua est le centre de l'histoire sans vraiment qu'on le sache. Un personnage énigmatique, courageux, en quête de plusieurs choses qui nous laissent dans l'incompréhension. Mais il est loin d'être le seul personnage à m'avoir touchée, ils étaient tous si humains, et si différents à la fois. J'ai déjà cette grande envie de relire cette pépite pour avoir le bonheur de retrouver Joshua, Olia, Mr Perle, Mme Perle...

L'histoire est si mystérieuse, si intrigante. On nous laisse là, on nous apporte plusieurs chapitres qu'on nous sert sur un plateau, mais ils ont tous une époque, un lien et des personnages différents. Alors on se questionne, on se demande pourquoi. Puis on avance dans l'histoire et des liens invisibles commencent à relier chaque petite partie de l'histoire, pour qu'à la fin tous ces liens ne forment qu'un seul et même récit : Le Livre de Perle. On peut se sentir perdu au début, mais on sait bien qu'avec cet auteur on finira par comprendre. J'ai aimé avoir besoin de réfléchir, d'être attentive, de ne jamais avoir des pensées qui vagabondent. C'est comme si moi aussi j'étais dans l'histoire, comme si j'avais besoin de tout relier afin de découvrir le fin mot, la clé du mystère. Une idée merveilleuse, tout était merveilleux dans ce roman.

Une petite chose que je tenais à dire, c'est que j'adore lire les livres de cet auteur car ils ont tous ce point commun qui rend toujours ses histoires pleines de suspens et de mystères : la fuite. Le personnage fuit toujours. Mais il n'est jamais poursuivi par la même personne, il ne part jamais pour la même raison, et ne se rend jamais au même endroit. De quoi être impatiente, chaque soir, de me replonger dans ce monde magique pour tenter d'en apprendre plus sur Joshua et son histoire.

J'ai retrouvé la plume de Timothée de Fombelle avec le plus grand bonheur. Tout ce que j'aimais auparavant était là de nouveau, encore plus beau, encore plus touchant. De la poésie comme on en voit très rarement, des idées si étonnantes... une histoire qui nous envoûte du début à la fin. Et une fin qu'on relit pour être sûr, qu'on adore tout en ayant eu une immense surprise en la découvrant. Une fin que j'ai adoré pour ma part. Une fin qui me donne envie de lire de nouveau la plume de Timothée de Fombelle dans un autre roman. En espérant que je n'attendrai pas trop longtemps.

J'ai déjà envie de me replonger dans ce chef d’œuvre à la plume si parfaite qu'on ne peut cesser notre lecture. J'ai envie de retrouver sa plume et ses mondes, ses idées et sa sensibilité, sa poésie et son imagination. Je vous conseille ce roman mais attention, c'est un trésor dont il faut prendre soin, un trésor qu'il faut lire attentivement pour pouvoir comprendre toutes les idées, tous les liens invisibles qui relient les histoires. C'est un trésor que le monde entier doit lire.

Un coup de cœur, une merveille, un chef d’œuvre.


> Chronique d'Andréa <

16 juillet 2014

A Comme Association - Erik L'Homme.

« Dans les films d'action que je regarde sur écran géant, le poursuivant gagne toujours du terrain sur le fuyard. Curieusement, ce n'est pas du tout le cas. »

Auteur : Erik L'Homme.
Éditions : Gallimard Jeunesse / Rageot éditeur.
Genre : Fantastique, Jeunesse.
Année de sortie : 2010.
Nombre de pages : 155.

Synopsis : « Jasper vit à Paris, va au lycée et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval. Depuis peu, il fréquente aussi le 13, rue du Horla, l'adresse ultra secrète de l'Association. L'organisation a repéré chez lui des aptitudes certaines pour la magie et lui a proposé de devenir agent stagiaire. Armé d'une bombe lacrymogène au jus d'ail, Jasper est envoyé chez les vampires pour enquêter sur un trafic de drogue. Attention au retour du jet d'ail ! »

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune avec Robzii Books

Mon avis :
Après ma rencontre avec Erik L'Homme, je n'ai pu me résoudre à rester les bras croisés sans découvrir un de ses romans un peu plus anciens. C'est un auteur formidable que je prends plaisir à aller voir lors des salons où il est présent. Je me suis donc lancée dans cette saga qu'il a écrite avec Pierre Bottero, cet auteur si talentueux qui restera toujours dans nos cœurs par sa plume et par sa vision de la vie. Deux merveilleux auteurs dans une seule et même saga : que demander de plus ? L'hommage qu'Erik rend à Pierre dans l'introduction de ce premier tome est juste magnifique et touchante.

Jasper est un jeune de 15 ans qui doit jongler entre ses études et la magie. Cette dernière l'intéresse davantage, c'est une évidence. Il va, dans ce tome-ci, devoir affronter une horde de vampires où le trafic de drogue est présent. A l'aide de son humour, ses sortilèges, son savoir et son courage, il va se battre contre eux en espérant passer pour plus fort qu'un simple stagiaire. Mais les vampires, c'est réputé pour être méchant, pas vrai ?

On commence l'aventure avec Jasper car c'est lui qui nous raconte l'histoire. Jasper et son humour, Jasper et ses blagues qui ne font finalement rire que lui (et nous, il faut l'avouer, j'ai bien rigolé). C'est un personnage qui m'a amusée, et qui a su me faire sourire quand il le fallait. On rencontre aussi Ombe (qui dans le second tome sera racontée de la plume de Pierre) qui est une jeune fille sombre et silencieuse, au point qu'on ignore tout d'elle dans ce premier roman. J'ai d'ailleurs hâte d'en savoir plus sur ce personnage énigmatique. Jasper va devoir trouver un vampire, et va le surprendre dans un état étrange. Il apprend qu'il a consommé de la drogue, et il se retrouve emporter dans une mission dangereuse où le courage lui sera obligatoire !

L'histoire est bien évidemment amusante et fantastique, c'est peut-être pour cette raison que j'ai parfois eu du mal à rester dans la lecture, à ne pas m'évader dans mes pensées. C'est le seul petit reproche que j'ai à faire, mais ce n'est en rien la faute de l'auteur, c'est plutôt la mienne, je ne suis plus trop fan du fantastique donc le premier tome est toujours un peu brouillon pour moi, et les autres sont toujours mieux et plus agréables à la lecture, je ne baisse donc pas les bras et je sais que je tenterai de lire la saga entière pour retrouver les vampires, les démons, et la plume d'Erik, évidemment.

L'auteur a une plume qui en fera rire plus d'un. En plus de nous faire rire il nous maintiendra aussi le suspens aussi longtemps qu'il le pourra, histoire de bien nous surprendre au moment où on s'y attend le moins. Il créé une atmosphère agréable, un monde dans lequel on aime se perdre. J'ai adoré découvrir les idées de magie, les sortilèges et les langues utilisées, ce premier roman a tout pour donner envie de lire la suite, et surtout pour nous donner envie de découvrir Ombe, c'est évident.

Tout est bien rédigé pour qu'on apprécie ce roman qui se lit d'une traite : n'hésitez plus, il est court, il est drôle, il va vous détendre, personnellement j'ai juste hâte de découvrir la suite malgré mes petits moments d'égarement. C'est donc une bonne lecture que je ne suis pas prête d'oublier, ça y est Erik, j'ai enfin lu plus d'un roman de votre plume !

Une bonne lecture qui m'a bien fait rire.

PAL d'été : 1/11.

9 avril 2014

Le regard des princes à minuit - Erik L'Homme.

« Parce que changer de regard, c'est aussi changer de monde. »
[Erik L'Homme au Salon du Livre de Paris 2014]

Auteur : Erik L'Homme.
Éditions : Gallimard Jeunesse, Scripto.
Genre : Jeunesse, contemporain.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 144.

Synopsis : 
« Être un véritable chevalier, aujourd'hui, est-ce encore possible ? À travers sept épreuves initiatiques, des jeunes gens se lancent dans l'aventure : une expédition nocturne dans la forêt de Brocéliande, l'escalade de la façade de Notre-Dame en cordée, l'intensité d'un combat à mains nues, la découverte d'une danse oubliée avec une cavalière sensuelle… Autant de façons de vibrer, de prendre position dans la société, de dire NON. Défis humains et missions clandestines, des expériences intenses racontées par l'un des auteurs pour la jeunesse les plus populaires. Erik L'Homme interpelle ses lecteurs et ceux qui ne le connaissent pas encore… Et leur transmet son goût de vivre. »


Mon avis :
Mon chéri m'a acheté ce petit bouqun au salon du livre, je l'ai donc fait dédicacé par son auteur qui est juste adorable et très proche de ses lecteurs. C'est comme un recueil de nouvelles, même si ces dernières ont toutes un lien. Je n'y étais pas vraiment préparée au début, mais j'ai vite compris comment Erik L'Homme avait décidé de nous raconter ces histoires.

Je suis entrée dans la première nouvelle sans trop comprendre où l'auteur voulait en venir, jusqu'à un moment. Le moment. Celui qui est présent dans chaque nouvelle et nous fait prendre conscience de tout, autour de nous. D'une valeur humaine, d'un acte que personne n'ose faire, du courage, de la force, de notre place dans le monde, de ce rien que nous sommes sur cette planète, parce que oui nous ne sommes que des êtres parmi tant d'autres. Un petit livre destiné à nous faire réfléchir.

On y trouve l'amour, les femmes, les hommes. Des raisons de vivre toutes différentes les unes des autres, des personnages attachants parce qu'ils sont comme nous, se posent les mêmes questions que nous, pensent comme nous, aiment comme nous. Nous sommes uniques mais parfois nous sommes si semblables...
Et puis le fait que nous sommes parfois coupés du monde à cause de certaines choses qui nous empoisonnent, nous trompent, nous obsèdent, font en sorte qu'on ne les lâche plus alors qu'elles sont nocives. Et ceux qui voient tout ça, qui se révoltent à leur manière, qui cherchent leur place dans le monde, que si disent qu'ils la trouveront un jour.
Et puis le courage, la force de ne pas faire ce qu'on ne veut pas faire, la franchise..

Ce livre veut que l'on ouvre les yeux, voir même pour certaines personnes, qu'on change de regard sur ce qui nous entoure, ce que l'on voit chaque jour. Des personnes que l'on croise jusqu'aux endroits où nous mettons les pieds. Jusqu'à chacun de nos gestes, chacune de nos réflexions. Même si je n'ai pas eu de coup de cœur ça a été une bonne lecture.

Alors je vous conseille de lire ce livre, c'est une lecture qui se finit trop vite, parce qu'on en veut toujours plus, des nouvelles aussi poétiques, aussi belles, aussi intéressantes. Il faut le lire pour le comprendre, alors je ne peux que vous inciter à le faire. Comme me l'a si bien écrit Erik L'Homme dans mon exemplaire, changer de regard, c'est aussi changer de monde..

Une bonne lecture, qui pendant cette centaine de pages nous fait changer de regard sur le monde.