« Il
se convulse aussitôt sur son siège ; pendant un court instant je
crois qu'il se tape une crise d'épilepsie, mais je me rends
finalement compte qu'il rit à gorge déployée. »
Auteur :
Thomas Carreras.
Éditions :
Sarbacane, collection Exprim'.
Genre :
Jeunesse.
Année
de sortie : 7
janvier 2015.
Nombre
de pages : 300.
Synopsis :
« Anatidaephobia
(n.f) : Peur panique à l'idée d'être observé, où que l'on se
trouve, par un ou des canards.
Quand Ginger, globe-trotteuse américaine de 19 ans, débarque à
Merrywaters - le bled le plus paumé d'Angleterre - pour participer à
un festival de musique, elle est loin de se douter que les canards
seront aussi nombreux dans le coin. Ni qu'ils commenceront à
l'espionner. Ni qu'ils représenteront, peut-être, un danger mortel.
LA SUITE ? AH NON, C'EST TOUT, ON NE VOUS DIS PLUS RIEN ! Sachez
seulement qu'aucun canard n'a été blessé pendant l'écriture de ce
livre. »
Mon
avis :
Quand
on voit ce roman, quand on observe sa couverture, et quand on lit le
résumé : on ne peut qu'être totalement intrigué. Ma mère ne
pouvait d'ailleurs plus s'arrêter de rire. Je me posais énormément
de questions sur ce livre, le résumé étant si vague, je ne savais
pas à quoi m'attendre. Je peux vous dire que je n'ai pas été
déçue, loin de là. Et j'ai pu le lire en lecture commune avec ma
copine Marine du blog tartinneauxpommes qui a elle aussi adoré ! Merci aux éditions Sarbacane pour cette découverte.
On
arrive avec Ginger dans une petite ville où va se dérouler un
festival de musique très populaire. Ginger
est un personnage drôle, attachant, avec une répartie
vraiment étonnante. Elle travaille dans un bar, et elle se rend
compte que des canards ont tendance à l'observer... un peu trop
souvent. Elle se sent épiée, en danger, et elle finit même par
avoir très très peur... Mais tout comme dans le résumé, je
m'arrête là, je ne dis plus rien, il faut
le lire pour le croire, je vous l'assure ! Vous
allez rencontrer des personnages délirants (dont
Macklemore, oui oui) et chaque personnalité sera intéressante et
surtout importante pour la suite des événements qui prennent une
tournure... inimaginable.
Je
ne peux pas vous parler de l'histoire car il y aurait des risques que
je vous gâche certains moments juste excellents. Mais ce que je peux
vous promettre, c'est que vous ne pourrez
pas lâcher ce roman, malgré les événements totalement
absurdes parfois, c'est justement ça qui va vous passionner.
L'auteur a plus qu'une imagination
débordante : c'est une imagination de folie ! On
peut rire à gorge déployée puis la seconde d'après être horrifié
par la scène qui se déroule sous nos yeux. C'est
super drôle, super glauque, et super traumatisant, comme expérience.
Mais c'est justement à faire une fois dans sa vie.
L'auteur
aborde des sujets sans aucun tabou : un vocabulaire extrêmement
familier tout au long du roman, mais contrairement à ce
que l'on pourrait croire cela n'a rien de
choquant, au contraire ça correspondait totalement avec
les personnalités des personnages et ça nous permettait d'avoir
vraiment l'impression d'être parmi eux quand ils parlaient. Vous
trouverez donc des personnes à 6 doigts, des fans de drogue, des
canards, des dragons, des canards, des canards... et aussi des
canards. Mais méfiez-vous : il se
peut qu'après la lecture de ce roman, vous deveniez Anatidaephobe.
J'ai
passé un excellent moment en lisant ce roman. L'auteur nous fait
rire comme nous traumatise, ce qui est plutôt amusant. Les
personnages sont délirants, les canards sont hallucinants,
l'imagination de l'auteur est complètement déjantée, et cette
histoire ne peut que vous faire passer une super lecture. Vous en
ressortirez avec l'envie que d'autres gens le lisent pour pouvoir en
parler avec eux !
Une
excellente lecture complètement délirante.
