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14 mars 2015

The Book of Ivy - Amy Engel.

« Peut-être qu'on attend trop de la liberté. »

Auteur : Amy Engel.
Éditions : Lumen.
Genre : Jeunesse, Dystopie.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 342.

Synopsis :
« Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple. J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche... Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. »


Mon avis :
Merci aux éditions Lumen pour ce roman en partenariat. The Book of Ivy s'est très vite fait connaître grâce à toute une mise en scène créée par les éditions Lumen, une idée brillante de leur part car sans même savoir de quoi parlait l'histoire, nous étions nombreux à avoir la curiosité de vouloir découvrir ce roman dystopique. L'envie ne s'est pas atténuée et après tous les avis positifs, je me suis lancée à mon tour pour au final suivre l'avis général : un livre à ne pas manquer.

Certes les dystopies sont à présent toutes plus ou moins semblables sur le fond de l'histoire, c'est inévitable, mais Amy Engel nous fait entrer dans un monde qui n'a rien de compliqué : le notre, dans plusieurs années, après que notre population ait été dévastée par une guerre nucléaire – le plus inquiétant c'est que la situation n'est pas surréaliste dans le fond. Nous n'avons donc aucun mal à nous imprégner de l'histoire, des nouvelles règles et lois de cette société présidée par Monsieur Lattimer. Ivy Westfall fait partie de l'autre famille de ceux qui souhaitaient gouverner, et c'est pour cette raison que la mission d'Ivy est primordiale : il faut renverser ce régime et instaurer une démocratie dans laquelle son père sera le nouveau président. Ivy n'a pas le choix, il faut qu'elle obéisse. Mais c'était sans compter sa rencontre avec Bishop qui s'annonce différente de ce qui était envisagé...

Ivy est une jeune fille admirative de son père, totalement dévouée à sa famille car toute sa vie elle n'a connu que cet amour familial, ce seul lien sentimental. Mais quand on rencontre l'amour, les doutes s'installent et la personnalité peut en ressortir changée. Ivy est une fille vraiment attachante, par ses décisions et sa manière d'être, même si parfois ses réactions m'ont totalement déboussolée, l'auteur a très bien su mener son personnage là où elle le souhaitait. Tout comme Bishop : un garçon mystérieux qui se révèle être un personnage juste merveilleux : on tombe facilement sous son charme – en tout cas ça a marché pour moi. Leur relation évolue, mais Ivy doit le tuer. Avec la pression de son père et de sa sœur, ainsi que l'amour qu'elle commence à éprouver, les doutes sont omniprésents en elle, et on la comprend : je n'aurais jamais su comment réagir à sa place.

C'est une histoire horrible dans le sens où nous sommes sans cesse dans l'attente de la suite, c'est presque si je souhaitais sauter des pages tant le suspens était insoutenable. L'auteur sait nous faire mourir d'impatience, mais elle sait aussi comment nous traumatiser à la fin du roman : je veux le tome 2, là, maintenant, tout de suite. On entre très vite dans l'histoire, l'action est toujours là sans que cela soit non plus permanent, et surtout l'intrigue est excellente ; on a envie de prévoir la fin, mais trop de suppositions s'ouvrent à nous. Cette lecture était éprouvante car l'auteur a du talent, j'ai ressenti plusieurs émotions au fil des pages, de la colère à l'anéantissement, de l'infime joie au bonheur intense. Je ressentais ce que ressentait Ivy, et à présent je ne peux plus faire marche arrière, une fois ce premier tome fini on ne peut que désirer découvrir la suite.

Il n'y a pas eu la petite étincelle du coup de cœur, mais il y a eu tout ce qu'il faut pour que j'affirme que ce roman est excellent, pour que je vous le recommande vivement, et pour que j'en parle autour de moi. Une lecture éprouvante qui nous fait voir un monde susceptible d'exister, qui nous fait réfléchir à des sujets importants comme la liberté, la peine de mort, et surtout un roman qui suscite notre impatience. Impossible de le lâcher avant d'avoir lu le dernier mot. Et ensuite, place aux lamentations, car actuellement j'ai terriblement envie de lire le second tome, vivement sa sortie !

Un excellent roman dystopique.

2 novembre 2014

King's Game Extreme - Nobuaki Kanazawa.

« Personne n'est plus faible que celui qui est incapable de faire confiance aux autres. »

Auteur : Nobuaki Kanazawa.
Éditions : Lumen.
Genre : Thriller.
Date de sortie : 6 novembre 2014.
Nombre de pages : 377.

Synopsis (NE PAS LIRE SI VOUS N'AVEZ PAS LU LE PREMIER TOME) : « Sept mois ont passé depuis le King’s Game qui a décimé la classe de seconde de Nobuaki. Le jeune homme a déménagé, rejoint un lycée différent et s’est rapidement fait de nouveaux amis. Pourtant, chaque soir, à l’approche de minuit, il fixe avec angoisse son téléphone, redoutant l’arrivée d’un SMS du roi. L’être maléfique qui a provoqué la mort atroce de ses anciens camarades semble cependant s’être évanoui dans la nature. Nobuaki finit par croire que le cauchemar est définitivement derrière lui... Mais un soir de juin, la spirale infernale reprend. Cette fois, l’horreur monte d’un cran : les défis et les sanctions, tous plus terribles les uns que les autres, se succèdent avec frénésie. Tous les camarades de classe de Nobuaki sont terrorisés, perdus, abasourdis face à la tragédie… sauf une. Que sait-elle du jeu du roi ? A-t-elle un lien avec l’expéditeur de ces terrifiants messages ? Si Nobuaki veut sauver ses amis et mettre un terme au jeu, il va lui falloir le découvrir, et vite ! »
Merci aux éditions Lumen pour leur confiance et pour ce roman en partenariat.


Mon avis :
Le premier tome avait été une réussite à mes yeux : je l'avais adoré (ma chronique ici). Je n'avais qu'une hâte, c'était que le tome 2 sorte enfin pour que je puisse me replonger dans cette horrible histoire. J'étais ravie d'apprendre qu'il sortirait en cette saison, et ça a d'ailleurs été ma lecture d'Halloween. Un roman qui se mariait parfaitement bien à l'événement, action et frissons garantis, ce second tome est encore plus terrible que le premier.

L'histoire se répète. On s'était attaché aux précédents personnages, on a assisté à leurs morts, et on ne veut pas que ça recommence. Mais malheureusement ce n'est pas à nous de choisir. Nobuaki est toujours aussi bouleversé par cette histoire, mais il ignore comment réagir. Il veut que ça cesse mais il est pourtant le premier à savoir qu'il ne pourra jamais arrêter ce jeu. Nous nous retrouvons donc dans une nouvelle classe. Nobuaki rencontre Natsuko, une jeune fille pétillante te pleine de vie, mais sous ce masque se cache une personne différente, il en est certain. Les personnages sont sympathiques dans ce tome même si j'ai eu plus de mal à m'attacher à eux. Seuls certains personnages ont su me toucher vers la fin du livre (quand les événements deviennent beaucoup plus graves), mais sinon je n'arrivais pas à me sentir proche, certainement parce que Nobuaki se l'interdisait : pas d'attachement, moins de peine. Enfin c'est ce que l'on croit.

Les ordres du roi sont moins nombreux dans ce tome, mais il sont mille fois plus horribles. Beaucoup plus de victimes en une journée à peine, des retournements de situations vraiment inattendus, des personnages bien trop gentils ou alors bien trop stupides... J'étais un peu perdue au début car tout s'enchaînait très vite. Mais la plume de l'auteur a fait que je n'ai pas été capable de lâcher ce roman. Je l'ai littéralement dévoré. Impossible de m'arrêter, je voulais toujours savoir ce qui allait se passer après, et après, et encore après. Je ne suis pas une lectrice qui lit ses livres très rapidement et je l'ai pourtant terminé en une journée. Cette saga est vraiment addictive.

Au début, en étant perdue, je trouvais ce second tome un peu en dessous du premier. Puis tout est devenu plus logique, plus intéressant, l'histoire était passionnante au possible, alors j'ai continué, et j'ai adoré. La tournure que prend l'histoire, et aussi la fin. Quelle horrible fin. Enfin, me direz-vous, quel horrible livre tout court ! Je n'ai pas été au bout de mes surprises, et je ressors donc très satisfaite de cette lecture. Bien sûr, ce n'est pas de la grande littérature si je puis dire, et bien sûr qu'il y a certains défauts, mais je pense qu'en commençant un King's Game il ne faut pas s'attendre à lire de jolis vers (pourtant il y a parfois de sublimes phrases philosophiques, comme quoi). J'ai eu ce que j'attendais et pour cela je dis bravo à l'auteur.

C'est donc un second tome qui à mes yeux est au même niveau que le premier. Toujours le côté addictif très présent, mais aussi l'action, les personnages un peu fous, les défis tous plus horribles les uns que les autres. Mais surtout la peur constamment présent en nous. La peur de voir un personnage que l'on apprécie mourir sous nos yeux. Ces deux romans ont vraiment été de superbes découvertes pour moi, car niveau thriller, action et idées, je trouve que tout y est.

Un second tome toujours aussi addictif.

6 septembre 2014

Witch Song - Amber Argyle.

« Cette vie n'est pas faite pour être vécue sans chagrin. »

Auteur : Amber Argyle.
Éditions : Lumen.
Genre : Fantasy, Jeunesse.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 458.

Synopsis :
« Dans les profondeurs de la forêt, à l'abri de la haine des habitants du village voisin, Brusenna mène une existence paisible aux côtés de sa mère. Elle sait simplement qu'elle est une sorcière, une des gardienne de la nature qui contrôlent les éléments par leur force de leur chant. Quand, un matin, sa mère l'abandonne pour aller combattre un ennemi dont elle ignore tout, le monde de Brusenna bascule. Jeune et sans expérience, elle se retrouve seule dans un pays ravagé par la sécheresse, où se lève le vent de la guerre. Les chasseurs ne tardent pas à la débusquer, car elle est désormais la dernière. La dernière des sorcières. Avec une seule mission : survivre. Et un seul allié, le Protecteur chargé de l'amener à bon port. La dernière des sorcières parviendra-t-elle à empêcher leur chant de s'éteindre ? Sous la plume ensorcelante d'Amber Argyle, suivez Brusenna sur les routes d'un monde menacé, dans une quête où ses choix peuvent sauver ou condamner les Hommes ! »


Mon avis :
Je remercie énormément les éditions Lumen pour cet envoi et pour ce second livre en partenariat. Je n'ai pas pu le lire avant sa sortie officielle mais je ne voulais pas tarder, alors j'ai fini par me plonger dans ce monde enchanté. Avec toutes les chroniques positives, je m'attendais à apprécier pleinement l'histoire. Mais il est vrai que n'étant pas fan de Fantasy comme certains, mon avis n'est pas aussi enthousiaste que la moyenne, et bien que ce roman fut une bonne lecture en général, il y a plusieurs détails que j'aurais bien modifiés.

On entre dans l'histoire en compagnie de Brusenna, une jeune sorcière qui mène une vie ordinaire si on oublie le fait qu'elle puisse jeter des sorts. L'histoire prend rapidement une toute autre tournure, Brusenna se retrouve embarquée dans une folle aventure, sa mère l'abandonne sans le vouloir et elle va devoir se débrouiller seule pour libérer les dernières sorcières prisonnières de l'horrible Espen. Durant son périple elle fera la rencontre de Joshen qui souhaite l'aider à atteindre son but. C'est un personnage que j'ai adoré, bienveillant, tendre, il est vraiment la meilleure personne qu'elle aurait pu rencontrer. Quand à elle c'est une jeune fille têtue qui à bien des reprises m'a agacée, mais on s'attache tout de même à ce personnage, Brusenna se sent seule et on ne peut que la trouver touchante. Tous les personnages de l'histoire sont intéressants, réalistes (bon, hormis les étranges créatures, mais c'est un roman de fantasy évidemment) et l'histoire va devenir une aventure extraordinaire.

Mais tout va trop vite. S'il y a bien une chose que je peux reprocher à ce livre et qui le rend peu réaliste (pas au niveau de la magie, évidemment, mais au niveau de l'histoire en elle-même), c'est le temps. Je crois qu'entre le début et la fin du roman il y a au moins deux ans qui passent, et c'est trop, personnellement ça me paraissait impossible, tout allait trop rapidement et ça m'a parfois ennuyée car je me sentais trop... à part si je puis dire. Heureusement que l'ennui n'était pas souvent au rendez-vous, évidemment, et le suspens restait à son comble en permanence, ce qui est un avantage car j'avais hâte de continuer pour savoir ce qu'il allait ensuite arriver à nos protagonistes.

On arrive justement au deuxième détail qui m'a dérangé dans l'histoire, c'est qu'à force d'avancer trop vite dans le temps, j'étais un peu perdue, et le fait que les personnages se retrouvent sans cesse dans des situations complexes était une nouvelle fois surréaliste à mes yeux. Autant parfois j'adorais ça, les moments où Brusenna nous montre sa magie, les attaques, les batailles, mais parfois c'est trop. Pour moi ce roman est trop long, il aurait fait 100 pages de moins, ce qui aurait enlevé certaines péripéties, je l'aurais certainement adoré, mais là j'ai fini par me lasser.

Mais comme la plume de l'auteur, elle, reste très agréable, je n'étais pas non plus mécontente de me replonger dans l'histoire dès que j'avais l'occasion. Le style est simple, les idées et pensées des personnages sont intéressantes, les situations dans lesquelles ils se trouvent nous font beaucoup réfléchir ; Amber Argyle est une bonne écrivaine, avec une imagination très plaisante couchée sur papier, donc ce n'est pas de sa faute si je n'ai pas tout aimé, mais certainement à cause du fait que la fantasy n'est vraiment pas mon genre préféré.

C'est donc un roman dont je ressors mitigée. Autant le livre-objet est splendide et rien que pour ça je vous conseille d'acheter le livre, surtout que l'histoire reste agréable, les idées passionnantes le plus souvent, alors si vous aimez la fantasy je vous le recommande énormément ! Pour ceux qui, comme moi, ne sont pas fan de ce genre, je dirais que c'est comme bon vous semble. L'imagination de l'auteur vous plaira forcément, après pour ma part c'est la longueur qui a fini par me lasser.

Un avis mitigé mais une lecture qui reste bonne.

10 juillet 2014

King's Game - Nobuaki Kanazawa.

« La peur de la mort appelle la mort. »

Auteur : Nobuaki Kanazawa.
Éditions : Lumen.
Genre : Thriller.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 374.

Synopsis : « Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange message qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. À en croire le mystérieux expéditeur du mail, la classe entière participe à un “King’s Game”, un jeu du Roi auquel elle ne peut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défi s’affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent par découvrir la cruelle vérité : ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort. Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? La mort s’abat inéluctablement sur ses jeunes victimes, où qu’elles se trouvent et quoi qu’elles tentent pour s’échapper. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à démasquer le Roi avant qu’il ne soit trop tard ? »

Merci à Emily et aux éditions Lumen pour ce roman en partenariat !

Mon avis :
Sachez que je ne lis que peu de thriller, car pour moi thriller = horreur, peur, du mal à s'endormir le soir, insomnies. Mais ça me plaît, et je me dis qu'un bon thriller possède justement ces capacités-là. Alors on peut le dire, King's Game est un très bon thriller, et j'ai eu froid dans le dos plus d'une fois !

On arrive donc au tout début du jeu, le King's Game, qui est au commencement inconnu de tous, et les élèves ne croient pas à ces épreuves stupides ainsi qu'aux conséquences qui sont annoncées. Ils n'y croient pas jusqu'à ce que l'un d'entre eux décède suite au refus d'accepter le défi. Coïncidence ? C'est ce qu'ils croient jusqu'à ce que la sentence s'abatte sur un autre élève. Mais jusqu'où est prêt à aller le roi ? Qui est-il ? Et pourquoi il fait cela ?

On suit en particulier Nobuaki tout au long du livre (d'ailleurs c'est le nom de l'auteur, par pitié dîtes moi que cette horrible histoire n'est pas réelle haha). C'est un personnage qui va découvrir en même temps que ses camarades les dangers de ce jeu qui, au fond, n'a vraiment aucune limite. Personne ne sait comment faire pour l'arrêter. J'ai eu un peu de mal avec les personnages car il y en a beaucoup, et parfois on les appelle par leur prénom, d'autres fois par leur nom de famille, c'est assez déstabilisant. Mais les principaux je les reconnaissais, et j'adorais Naoya, le meilleur ami de Nobuaki, qui était le personnage le plus sensible, et peut-être le plus humain de tous ?

Ce livre porte vraiment à la réflexion, et j'ai adoré. Parce qu'on se sent obligé de se mettre à leur place, se demander si nous on aurait embrassé cette personne, si on aurait été capable de se sacrifier pour un autre. Si nous sommes vraiment égoïstes, ou lâches, ou courageux. J'ai aussi adoré Ria, un personnage très énigmatique (et je l'avoue je ne l'ai adoré qu'à partir de la deuxième moitié du livre). Tous les personnages réagissent différemment face à la mort, l'horreur de la situation, et c'est très intéressant de suivre leurs réactions à tous. Surtout de voir à quel point le déni est présent au début.

Mais ce livre a tout de même quelques défauts que je ne peux nier, et si son côté additif n'était pas présent les défauts auraient peut-être dépassés les qualités. Le plus gros détail qui est très dérangeant, c'est la police. La police qui ne croit pas les enfants, la police qui ne voit rien, la police qui ne trouve pas ça étrange que plus de la moitié d'une classe soit déjà morte, et que ça continu. Et ça m'a paru hallucinant que l'auteur la mette autant de côté. Alors peut-être qu'au Japon la police ne sert à rien mais bon faut pas abuser quoi, même les professeurs n'ont pas de vrai rôle dans l'histoire, c'est à peine s'ils trouvent ça étrange que tous les élèves d'une même classe meurent petit à petit. Ce n'est quand même pas un événement habituel ! Et aussi parfois le fait que tout soit un peu... brouillon ? Je me perdais un peu dans les défis mais ça reste une excellente lecture.

Avec ce roman, peur et frissons garantis. Des épreuves toutes plus horribles les unes que les autres, des morts sanglantes, répugnantes, décrites au détail près, alors un conseil si vous êtes comme moi : il vaut mieux lire ce livre en plein milieu de journée quand le soleil est levé. L'auteur a une plume qui vous fera trembler d'angoisse, qui vous mettra mal à l'aise, qui vous rendra indigné, en colère, agacé. Et c'est finalement là qu'on se dit que l'homme n'est pas si bon au fond, en tout cas pas toujours. On pense plus souvent à nous qu'aux autres, alors... ?

Les éditions Lumen débutent tout juste, mais King's Game est déjà un grand roman qui se fait connaître de tous. Alors, n'attendez plus ! Si vous souhaitez frissonner, trembler de peur ou bien dévorer un roman comme vous ne l'avez pas fait depuis longtemps, il est fait pour vous. Une fois entre vos mains vous ne pourrez plus le lâcher avant d'avoir tourné la dernière page, c'est certain !

Un excellent thriller.