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9 mars 2014

Le Dernier Hiver - Jean-Luc Marcastel.

« Cet homme-là avait courtisé la mort plus que de raison, et lui avait laissé un peu de son âme... »

Auteur : Jean-Luc Marcastel.
Éditions : Le Livre de Poche.
Genre : Jeunesse, Fantastique.
Année de sortie : 2013.
Nombre de pages : 448.

Synopsis : « 2 035, 31º C en-dessous de 0. Depuis des années, le Crépuscule baigne Aurillac dans un ciel de sang. L'Hiver s'est installé, un hiver éternel qui dévore les terres et fige l'océan dans la banquise. La Malesève, cette armée de pins monstrueux, a mis à genoux la civilisation. Alors, devant la fin d'un monde, que reste-t-il d'autre que l'amour ? L'amour qui va pousser Johan à braver le froid et les pins pour retrouver sa bien-aimée, l'amour qui va pousser son frère, Théo, à lui ouvrir la voie, l'amour toujours qui incitera Khalid et la jolie Fanie à tout laisser derrière eux pour les suivre. L'amour est-il assez fort pour triompher de la Malesève et de ce qu'elle a fait des hommes ? »

Merci à Svetlana et aux éditions Hachette pour ce livre (qui commençait à vraiment dater, mille excuses pour cet énorme retard) !

Mon avis :
Un livre que j'ai mis du temps à lire, mais ce n'est pas à cause de son contenu qui, au contraire, a su me charmer, mais plutôt à une période où je ne pouvais plus lire autant et je l'avais un peu mis de côté. Mais le salon du livre s'approche, Jean-Luc Marcastel y sera, j'ai donc replongé dans cet univers fantastique pour enfin finir ce livre qui a été une lecture vraiment agréable.

L'histoire peut paraître répandue, une ville bouleversée par un événement monstrueux, la garçon qui souhaite traverser le monde pour retrouver sa bien-aimée, un triangle amoureux (ou un rectangle à diagonales amoureuses ?). Mais c'est si bien exploité que ça en devient unique. Des personnages très variés, mystérieux qu'on découvre pour certains jusqu'à la dernière page du roman, voir sur lesquels on se pose toujours des questions même après avoir terminé notre lecture. Un suspens qui ne manque pas, une histoire touchante sur un amour impossible, un amour aveugle, un amour étrange, tant d'amours pour finalement n'en former qu'un seul, un amour pur, un amour heureux.

J'ai aimé voyager en compagnie de Théo et Fanie qui étaient tous deux attachants, même très attachants. Mais mon cœur portait plus vers Khalid, qui était finalement le plus émouvant de tous, le plus humain dans le sens où ses réflexions nous font justement réfléchir, beaucoup, profondément, sur notre monde à nous, lecteurs, le monde qui nous entoure et dans lequel nous vivons. Il disait toujours des phrases très vraies. Quand à Johan.. En y réfléchissant bien, je ne l'ai pas apprécié. Mais je ne vous dis rien, cela pourrait vous gâcher un peu la surprise, mais il est trop lunatique pour moi.

L'aventure des quatre amis ne manquait vraiment pas d'action, de péripéties, de rencontres inattendues, de découvertes merveilleuses, ou, au contraire, horrifiantes. C'était un vrai plaisir d'avoir cette impression de participer à leur périple, de ressentir toutes leurs émotions, de réfléchir, tout comme eux, à des solutions, de sentir cette douleur qu'ils rependaient autour d'eux, d'être brisé de les voir tristes. L'auteur a une plume qui nous transporte dans ce monde où l'hiver n'est qu'un monstre, un criminel, et plus une saison comme à l'habitude. On trouve tous les défauts de l'homme dans chacun des personnages rencontrés au fil du voyage, la soif de pouvoir, l'envie de diriger, l'envie de tuer, de blesser, de faire souffrir, de faire régner la violence, la souffrance. J'ai trouvé les histoires d'amour bien tournées, alors qu'au début je les trouvais exagérées. C'était une lecture vraiment envoûtante, que je conseille à tous les gens qui aiment l'aventure, le fantastique, et ressentir tout un tas d'émotions, ainsi que lire des livres qui font réfléchir.

C'est donc un livre que j'ai beaucoup aimé, vous vous en doutez. Un peu long, mais je l'ai terminé, je l'ai adoré, j'ai ressenti beaucoup d'émotions, beaucoup de joie ou de tristesse suivant la page, le chapitre, le moment, le personnage, j'ai été passionnée par les réflexions faîtes dans ce roman, par l'écriture de l'auteure, par l'aventure et par le courage des personnages. Je conseille beaucoup ce livre qui est à savourer (et à ne pas interrompre trop souvent comme je l'ai malheureusement fait !)

Une lecture vraiment agréable, j'ai bien fait d'enfin terminer ce livre.

27 février 2014

Divergente - Veronica Roth.

« C'est ça, la mort : le passage du présent au passé. »

Auteur : Veronica Roth.
Éditions : Nathan.
Genre : Dystopie, Jeunesse, Science-Fiction.
Année de sortie : 2011.
Nombre de pages : 436.

Synopsis : « Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu'elle a caché à tout le monde parce qu'elle a été averti qu'il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l'aider à sauver ceux qu'elle aime. . . ou pourrait la détruire. »


Mon avis :
Un livre dystopique comme ça faisait longtemps que je n'en avais pas lu. Un monde très bien cherché, très bien trouvé, un endroit divisé en 5 factions, où chacune regroupe des individus ayant décidé de « s'éliminer » un de leur défaut, tout en ayant une grande force. Le courage, la sincérité, le savoir, la politesse, le don de soi, la solidarité, etc. On se retrouve très rapidement plongé dans cette histoire et on comprend au fur et à mesure la mise en place de ces 5 factions et de tout ce qui les entoure. Sauf que vous savez comme moi que qui dit dystopie dit révolution, n'est-ce pas ?

C'est un livre qui nous passionne rapidement, parce que l'histoire des 5 factions et du choix et de tout ce qui tourne autour de cela suscite notre curiosité, et nous donne donc cette grande envie de tourner les pages, encore et encore (et dans ce livre il y en a un bon nombre !) jusqu'à ce qu'on tourne la dernière et qu'on se dise « Je veux lire le tome 2 ! » donc vous l'avez compris, cette histoire a quelque chose d'envoûtant, d'extraordinaire, de passionnant, et j'ai vraiment adoré.

Le récit est captivant et on se sent à la place de Tris, comme si nous étions elle, comme si nous prenions les décisions avec elle. J'aime beaucoup son caractère, ce qui fait que je me suis attachée à ce personnage (tout comme je me suis attachée à Quatre, évidemment ♥). Le fil de l'histoire est très intéressant, l'auteur a vraiment su écrire un roman que je ne voulais plus lâchais, parce que chaque nouveau chapitre commençait par une phrase qui nous disait « allez, continue, encore un chapitre, juste un seul » et oui ça m'a fait ça pendant tout le roman, et ce n'était pas un élément défavorable pour ce livre, bien au contraire. Une dystopie très bien construite, on ne s'y perd pas, on comprend rapidement le fonctionnement de chacune des factions, la cérémonie du choix, les entraînements, les natifs, les transferts... Et l'intrigue du mot « Divergente » dont nous ne connaissons pas véritablement la signification nous donne du suspens tout au long du récit. Parce que c'est quand même le sujet principal, puisque que c'est justement le titre.

Je ne connaissais pas encore la plume de Veronica Roth et j'ai eu le plaisir de la découvrir ici, et j'avoue que c'est une plume qui m'a passionnée et donc qui a un véritable talent pour faire accrocher le lecteur, et j'admire surtout son imagination, un esprit qui ne manque pas d'idées !

C'est donc un gros coup de cœur pour ce roman qui m'a passionné des premières pages jusqu'aux dernières, un livre que je ne suis pas prête d'oublier, une dystopie riche en action, un livre riche en émotions, des personnages aux caractères intéressants et une histoire vraiment passionnante. J'ai hâte de lire le second tome !

Un gros coup de cœur pour cette dystopie envoûtante.
 

 La bande annonce du film qui sortira en avril :
 

24 février 2014

L'école des mauvais méchants, complot 1 - Stéphanie S. Sanders.

« Il me regarde et cligne de son œil unique. Difficile de dire si c'est un clin d’œil... »

Auteur : Stéphanie S. Sanders.
Éditions : Nathan.
Genre : Jeunesse.
Date de sortie : 6 mars 2014.
Nombre de pages : 255.

Synopsis : « Être méchants ça s'apprend !
Élève : Rune Drexler
Niveau : Fourbe
Vous devrez exécuter les tâches ci-dessous en une semaine, soit sept jours, à partir de la nuit de la pleine lune :
1. Kidnapper une princesse.
2. Voler un bébé.
3. Trouver un homme de main et en faire votre esclave.
4. Renverser un royaume et placer sur le trône le souverain de votre choix.
Si vous étiez amené à échouer, ne serait-ce que dans une de ces missions, vous vous verriez aussitôt exclu du Centre de Redressement pour Méchants Récalcitrants. Si vous réussissez, vous accéderez au grade de Félon.
Vous avez le droit de choisir deux conspirateurs pour comploter avec vous. »

Merci aux éditions Nathan pour ce livre envoyé dans le cadre de notre partenariat !

Mon avis :
« Ce livre n'est pas spécialement mon genre de lecture » c'est ce que je me suis dit quand j'ai décidé de le lire. Il paraît jeunesse, et il est jeunesse, c'est une évidence, mais (oui, il y a toujours un mais) il m'a beaucoup amusée et je l'ai trouvé vraiment.. captivant. J'ai peut-être eu du mal à y rentrer au début, mais ensuite je n'en sortais plus, jusqu'à tourner la dernière page qui, comme toutes les précédentes, m'a faite rire ou sourire.

Nous sommes donc en compagnie de Rune, un sorcier qui a eu le malheur de commettre une bonne action dans sa vie. Il se retrouve donc dans le Centre de Redressement pour Méchants Récalcitrants, avec ses amis Jez, Loup et Désiré. 4 personnages aux personnalités variées, qui vont même vous surprendre (parce qu'elles m'ont surprises !). On suit le sorcier, nous sommes donc dans ce récit avec son point de vue, et c'est d'autant plus drôle parce qu'il a des réflexions et des pensées qui nous tirent de sacrés sourires !

Ce livre est un bouquin vraiment rempli d'humour, les personnages ne cessent de se lancer des remarques toutes plus drôles les unes que les autres, et cela donne encore plus de vie au complot. Parce que oui, Rune et ses amis (deux de ses amis, plus précisément) ont un complot à accomplir ! Et il n'est pas des moindres, parce que kidnapper une princesse ou un bébé, ce n'est pas une action courante dans la vie de tous les jours. Mais ils vont essayer, quand même, et nous emmener dans cette aventure aux multiples péripéties, qui vont nous faire rire ou nous faire peur, parce qu'on ne sait jamais ce qui va leur arriver, ce qu'ils vont croiser au tournant, ce qu'ils vont découvrir en arrivant à tel ou tel endroit. Du suspens, des révélations, beaucoup de questionnements, de rencontres, d'humour, de blagues, de rires, c'est ce qui fait de ce bouquin une lecture très agréable d'où on ressort surpris et content d'avoir pu découvrir cette histoire.

L'auteure a su écrire pour tout le monde, c'est à dire que pour les plus jeunes comme pour les moins jeunes, ce livre reste sympathique et on ne s'ennuie pas. Même si l'histoire ne peut pas plaire à tout le monde, on ne peut pas la détester, parce qu'elle est drôle et met de bonne humeur.

Je ressors donc de ce livre avec le sourire, c'est vraiment un roman qui nous fait rire et qui nous fait passer un très bon moment, une écriture simple qui se lit très bien et des personnages qui nous amusent et réussissent à nous émouvoir quand ils le veulent. J'en garde un bon souvenir !

Une lecture vraiment agréable et amusante.
 

 Merci aux éditions Nathan !

20 février 2014

Comme des images - Clémentine Beauvais.

« Et ça voulait bien dire ce que ça voulait dire : que tous ces mecs étaient contingents et moi nécessaire.»

Auteur : Clémentine Beauvais.
Éditions : Sarbacane (Exprim').
Genre : Jeunesse, drame.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 204 pages.

Synopsis : « Il était une fois... des ados sages comme des images, au prestigieux lycée Henri-IV, à Paris. L’histoire commence le jour où Léopoldine a cassé avec Timothée pour Aurélien. Ou bien le jour où Tim a envoyé un mail avec des images de Léo à tout le monde. Ses amis, sa sœur jumelle Iseult, les profs, les lycéens, les parents : TOUT LE MONDE. C’est ici que tout va se jouer. Léo a une journée pour assumer ces images. Mais il faut vite régler cette histoire pour pouvoir penser à autre chose, aux maths et à la physique, à la première S. Parce qu’on ne plaisante pas avec ces choses-là, par ici. On savait que ça ne serait pas une partie de plaisir. Mais on ne pensait pas que cette journée allait se terminer comme ça, à regarder, en plein milieu de la cour, un corps ensanglanté – tout cassé. »

Merci à Lucie et aux éditions Sarbacane pour cet envoi, un livre qui m'a marqué, et impossible de savoir dans quel sens. Une découverte assez inattendue.
Mon avis :
On lit le résumé, et c'est le premier élément qui nous donne envie de lire ce livre. On lit la première page, et on sombre dans les autres jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une seule.

Ce petit livre raconte une grande histoire. Une histoire réaliste, parce que c'est la vie. C'est la vie d'aimer une personne puis de la quitter. C'est la vie d'avoir une amie, puis d'en avoir une autre, et une autre. C'est la vie de faire des erreurs, surtout de faire des erreurs, oui. Et en fin de compte, cette histoire, c'est une accumulation d'erreurs qui en devient un drame.

La toute première phrase nous laisse déjà une petite dose de suspens avant même de rentrer dans l'histoire, ce qui en quelques secondes donne le pouvoir à ce roman de nous devenir indispensable. On veut savoir. On veut comprendre ce résumé qui nous intrigue tant, ce titre aux multiples significations, ces personnages aux personnalités si complexes et si communes à la fois. Léo est une jeune fille bien entourée, populaire, et elle a une sœur jumelle qui lui ressemble comme c'est inimaginable – mais seulement en apparence. Ce n'est qu'une image. Iseult est son contraire, renfermée, solitaire, mais qui finalement, même en disant peu de choses, en pense bien plus qu'on ne le croit. Et l'adolescente qui nous raconte l'histoire, cette mystérieuse dont le nom nous reste inconnu, est le genre de fille normal qu'on croise à chaque coin de rue. Pourtant sa vie va basculer, basculer tout comme celle de Léopoldine, basculer tout comme celle d'Iseult, basculer comme celle de tous les élèves et de toutes les personnes du lycée Henri-IV.

L'histoire est un sujet d'actualité, les adultes ne cessent de nous mettre en garde avec les photos et les vidéos qu'on fait, qu'on envoie à nos amis en qui on a confiance, mais il ne faut jamais oublier que la confiance peut se perdre un jour. Et Léopoldine va en connaître les effets. Elle paraît battante mais en fin de compte son attitude est même trop exagérée face à la situation, comme si ce n'était pas si grave. Ce livre m'a vraiment perturbée, bouleversée, étonnée, énervée, agacée, et je ne peux même pas vous expliquer pourquoi je l'ai dit être un « coup de cœur », sûrement parce qu'aucune note ne pourrait lui donner une valeur. Il peut plaire comme il peut décevoir, je crois, mais moi je l'ai aimé, beaucoup aimé. Parce que l'histoire m'a surprise à plusieurs reprises, parce que parfois il y avait des situations, des actes que je ne comprenais pas, et donc que ce livre m'a fait réfléchir. Que chaque personnage de ce bouquin avait une raison de faire ce qu'il faisait, que ce livre nous tient jusqu'à ce qu'on le termine, parce qu'on ne peut comprendre l'histoire sans en avoir lu la dernière page, et que même une fois que cette dernière a été tournée, on reste avec nos questions, nos incompréhensions, nos pensées toutes emmêlées. Ce livre réunit tellement d'émotions, de sentiments, de situations, l'amour, la haine, la peur, la crainte, la honte, l'amitié, l'entraide, la passion, la jalousie, la découverte, la bêtise, la vengeance, et tant d'autres mots correspondraient au contenu des pages. Tellement que je ne peux vous dire qu'une chose : lisez-le.

C'est donc un livre coup de cœur, un petit coup de cœur pour une histoire qui m'a vraiment fascinée, et horrifiée, mais qu'au final j'ai beaucoup appréciée. Un récit d'actualité qui vise à nous prévenir des dangers, des apparences, de ce qu'on voit, mais surtout de ce qu'on ne perçoit pas de l'extérieur. Il faut parfois savoir regarder au delà de l'image, au delà des apparences. Au delà de deux filles qui se ressemblent juste comme des images.

Un coup de cœur si mystérieux, si perturbant, si dérangeant. 


Cliquez sur l'image ci-dessous pour lire l'interview de l'auteure Clémentine Beauvais.
http://lesouffledesmots.blogspot.fr/2014/03/interview-de-clementine-beauvais.html

17 février 2014

Seuls au monde Tome 2 - Emmy Laybourne.

« Maman et papa, si je meurs, je me réveillerai au paradis et peut-être qu'on s'y reverra. »

Auteur : Emmy Laybourne.
Éditions : Hachette.
Genre : Jeunesse, Science-fiction.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 304 pages.

RISQUE DE SPOILERS SUR LE TOME 1.

Synopsis : « Ils sont quatorze, ils ont entre cinq et dix-sept ans, et ils se sont réfugiés dans un centre commercial pour échapper à une catastrophe écologique. Ils ont appris à s’organiser pour rester en vie. Mais cette solution n’est pas éternelle. Et, le douzième jour, ils ont décidé de se séparer. Alors que Dean a préféré rester dans le magasin avec Astrid et trois autres enfants, son frère Alex a décidé de risquer le tout pour le tout. Il part avec le reste de la bande. Leur but : atteindre l’aéroport de Denver avant le départ du dernier avion, tenter de retrouver leurs parents, et laisser cet enfer derrière eux. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. Et ces deux semaines de cauchemar n’étaient en fait qu’un avant-goût de l’horreur tapie au-dehors… »

Merci à William et aux éditions Hachette pour ce partenariat, j'avais déjà eu l'occasion de lire le tome 1 grâce à eux !

Mon avis :
La suite d'un livre que j'avais beaucoup aimé. 14 adolescents qui se retrouvent voués à eux même dans un supermarché, avec aucune possibilité de sortir dans subir les conséquences des gaz répandus dans l'air. A la fin du tome 1 (attention cette chronique va forcément spoiler le tome 1) les enfants décident de se séparer en deux groupes, un qui part pour rejoindre l'aéroport afin d'aller trouver de l'aide, et l'autre qui reste jusqu'à ce que les secours viennent les sauver. Dans ce second tome nous suivons donc tour à tour Dean et son petit frère, Alex, qui à chaque chapitre nous racontent leur situation actuelle (dans un carnet, à mon souvenir).

Ce second tome ne manquait vraiment pas d'action, bien au contraire ! Et l'auteur a su nous faire mourir d'impatience, au point que je me retenais (parfois en vain) de passer un chapitre pour savoir ce qui arrivait à Dean, ou à Alex, quand c'était trop tentant. J'ai retrouvé les personnages en les aimant davantage, parce que je m'étais déjà attachée à eux dans le premier tome, mais là le lien était encore plus fort, on ressentait leurs peurs, on entendait leurs pleurs, on ressentait leur souffrance, on craignait leur malheur, on avait peur avec eux, on avait mal avec eux. Un voyage sensationnel auprès d'eux, surtout des plus jeunes qui ont tendance à nous attendrir encore plus !

Cette lecture, elle était perturbante, émouvante, révoltante. De voir des enfants souffrir ça met mal à l'aise, de voir des morts à travers leurs yeux, du sang, c'était presque aussi horrible que si on le voyait réellement. Un second tome riche en retournements de situation, en surprises, en suspens, surtout le suspens !

Ce que j'ai aimé, c'est justement ce lien qui les unit, qui nous unit tous. C'est ce qui a rendu certaines scènes vraiment émouvantes au point que j'en avais les larmes aux yeux. Ce qui est un point très important parce que ce livre n'est pas le genre d'histoire écrite avec poésie, passion, non c'est un style très simple, qui se lit vite, sans chercher à trop réfléchir. Et réussir à ressentir des émotions alors que le style n'est pas trop poussé, je trouve que c'est un talent que peu d'auteurs ont. Et Emmy Laybourne le possède, et c'est ce que j'ai le plus apprécié dans ma lecture.

C'est donc un second tome que j'ai encore plus aimé que le premier, un coup de cœur parce que c'est une histoire simple qui a réussi à m'émouvoir, à me faire ressentir énormément d'émotions et à me donner envie à chaque fin de chapitre de commencer le suivant. Alors à tous ceux qui ont lu le tome 1, n'hésitez vraiment pas, c'est une suite qui ne vous décevra pas !

Un coup de cœur pour un livre que j'ai vraiment aimé. 

9 février 2014

Kaleb - Myra Eljundir.

« Le Bien et le Mal ne sont pas si différents. Ce sont des frères jumeaux qui s'épanouissent différemment. »

Auteur : Myra Eljundir. (mais qui est-elle vraiment ?)
Éditions : Robert Laffont (Collection R)
Genre : Jeunesse, Fantastique.
Année de sortie : 2012.
Nombre de pages : 442.

Synopsis : « À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort. Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ? »

Un livre que j'avais commencé il y a deux ans, qui ne m'avait pas trop intéressé, que j'avais laissé de côté. Et voilà que c'est fois-ci je l'ai fini !



Mon avis :
C'est une histoire qui sort de l'ordinaire. Un jeune homme irrésistible, un charme fou que même nous, en tant que lecteur, on voit et on admire. On suit le garçon aux débuts de l'apparition de son don, on est aussi étonné et ignorant que lui, et on en apprend davantage au fil des pages, comme lui en apprend davantage au fil des jours.

J'ai commencé ce livre avec un peu d'appréhension, vu que je l'avais déjà commencé un an avant, et qu'il ne m'avait pas vraiment intéressé, je l'avais en quelque sorte abandonné. Mais cette fois-ci je me suis accrochée, et je ne regrette pas car c'est une histoire vraiment intéressante, très bien trouvée, Myra Eljundir a une grande imagination par rapport aux retournements de situations qui paraissent toujours réalistes. Il y a aussi le fait que rien ne paraît trop simple dans ce récit, comparé à d'autres livres où tout se passe toujours pour le mieux, là on voit que l'auteure n'a pas spécialement choisi la solution de facilité et ça donne du piment à l'histoire. En même temps Kaleb n'est pas spécialement un tendre, on se doute donc que ses choix ne seront pas toujours bénéfiques pour tous.

L'histoire de l'empathie m'a passionné, les détails, mais ce que j'ai le plus aimé, ce sont les mémoires que la jeune soldat lit le soir avant de s'endormir (ceux qui l'ont lu comprendront, les autres je ne vous dis rien de plus !) c'était captivant, ça nous en disait beaucoup sur l'histoire, nous expliquait ce qui nous intriguait depuis le début, j'ai adoré. Kaleb est aussi un personnage que j'ai aimé, parce que même s'il sait qu'il fait le mal et qu'il continuera, on sent qu'il a un cœur, qu'il tient à certaines personnes plus qu'il ne le laisse paraître, et ça le rend attachant. Tout comme son père qui est un personnage que j'admire, mais pour qui j'ai aussi de la pitié, parce que son fils lui en fait voir de toutes les couleurs.

Je ne veux pas trop vous en dire car ce livre est rempli de mystères et de surprises que le résumé ne révèle pas, donc je vais m'arrêter là pour ne pas vous gâcher la lecture, en finissant cette chronique pour parler de la plume de Myra. Myra Eljundir qui est une écrivaine mystérieuse, ayant écrit plusieurs romans avec son véritable nom que nous ignorons. On peut dire qu'elle a une plume qui accroche, qui est remplie d'imagination, un esprit qui en déborde, des idées intéressantes, même si parfois trop complexes, c'est le point un peu négatif du roman, trop d'idées qui m'ont un peu perturbée et perdue. Mais rien de bien grave, car le reste rattrape ce défaut peu dérangeant.

C'est donc une bonne lecture, malgré quelques petits défauts, et j'ai beaucoup aimé l'histoire et les personnages, ainsi que les décisions qu'ils prennent et l'action qui ne manque pas dans ce livre. Je le conseille à tous ceux qui souhaitent une histoire intrigante, plein de retournements de situation en tous genres, j'ai vraiment hâte de lire les deux autres tomes de cette trilogie.


C'était une bonne lecture et j'ai hâte de lire la suite.

1 février 2014

Je reviens de mourir - Antoine Dole.

« Elle en est sûre, que l'amour est une maladie dont on crève. Les sentiments commencent et se finissent. »

Auteur : Antoine Dole.
Éditions : Sarbacane.
Genre : Young-Adult, Drame.
Année de sortie : 2008.
Nombre de pages : 136 pages.

Synopsis : « « Il crache les mots, vomit les mots, plante les mots comme une pioche dans le cœur, le crève. Casse. Détruit le peu de choses. »
Marion aime Nicolas à ce point : jusqu’aux coups, jusqu’aux « clients »
qu’il la force à voir. Elle s’emploie à le contenter, il s’emploie à l’anéantir.
Autre histoire, autre « conte défait », Ève dévore les hommes, usant du sexe pour tuer l'amour dans l’œuf... jusqu’au jour où David tente de gagner sa confiance. Du destin de l'une dépendra la survie de l'autre. »


Merci à Claire (qui est maintenant remplacée par Lucie) et aux éditions Sarbacane pour ce livre !


Mon avis :
C'est juste une énorme difficulté qui se pose à nous, les blogueurs, quand on doit écrire une chronique sur un livre pareil. C'est un peu comme Revanche, on ressent tellement de choses que tout mettre sur le papier se révèle être une tâche très complexe.

Ce livre, c'est la vie bouleversante de Marion, ainsi que celle d’Ève, qui chacune de leur côté sont victimes d'horreurs que je ne peux même pas nommer tant ce qu'elles subissent est détestable. Marion est follement amoureuse d'un homme qui la manipule, la fait se prostituer, la frappe sans cesse sans en avoir de raison valable, la viole... Et Ève est désespérée dans sa vie sentimentale, et pour que l'amour ne voit plus jamais le jour en elle, elle couche chaque soir avec un nouvel inconnu rencontré sur le net.

C'est du jamais vu, en tout cas pour moi, je n'avais jamais lu un récit aussi poignant, mais surtout aussi explicite dans tout ce qui se passe. Ce livre, je ne le conseille pas aux jeunes de moins de 15 ans parce que certaines scènes peuvent se révéler choquantes, je pense, quand nous ne sommes pas très âgé. Moi au contraire ça ne m'a pas dérangé, je pense que ça donne de la vie à l'histoire, on a l'impression d'être avec les personnages, l'impression de pouvoir les consoler, les épauler, les réconforter, les rassurer. Mais rien de tout ça ne pourrait marcher, je crois. C'est une sorte de boucle infernale.

Ce roman est passionnant dans le sens où on a toujours envie de savoir jusqu'où Ève va aller pour se sentir mieux, savoir si Marion va avoir le courage d'affronter Nicolas. Mais on perd espoir comme elles, en se disant que le seul moyen pour elles d'aller mieux, c'est de partir, mais ces filles là sont accrochés à leur façon de vivre et c'est devenu une habitude. Et assister à la scène de Marion qui se fait frapper, c'est juste horrifiant, j'avais les larmes aux bords des yeux, tant ce livre m'a touché, m'a fait ressentir énormément d'émotions. La rage, la colère, la révolte, la tristesse, la peur, pas un seul sentiment positif n'est né en moi durant ces 130 pages, parce qu'on ne peut pas sourire en lisant ces horreurs, on ne peut pas être heureux. On ne peut pas trouver ça juste. C'est tellement injuste, de savoir que des filles naïves et amoureuses tombent sur des hommes aussi mal-intentionnés que Nicolas. C'est tellement injuste qu'une fille comme Ève n'arrive jamais à trouver le bonheur. Pour ma part c'est tout de même la situation de Marion qui m'a le plus désolé, parce que ce qu'elle vit -si on peut appeler ça une vie- ne devrait arriver à personne.

Antoine Dole a une plume qui une nouvelle fois dans ce roman est magique, parce qu'elle nous fait passer les émotions avec facilité, parce que ce livre se lit rapidement tout en nous accrochant à l'histoire, aux personnages. Si je n'avais pas envie de quitter Marion pour pouvoir toujours veiller sur elle, j'ai été soulagée de terminer ce livre pour ne plus pouvoir être témoin de sa souffrance, de tout ce que cette ordure – il n'y a pas d'autre mot – lui a fait endurer. Et puis la fin.. En fait je l'ai relue plusieurs fois, sans succès car je ne l'ai toujours pas comprise (alors si vous l'avez lu vous êtes le bienvenu pour venir me parler de ce livre) même si j'ai des idées je n'en ai pas une très précise. Ce qui doit être bien c'est de relire ce livre en connaissant déjà la fin, justement. Je ne vous dirais pas pourquoi mais je pense que ça change la manière de voir les choses, je crois. En tout cas les quelques dernières pages sont les plus horribles, les plus révoltantes, j'avais envie de hurler que c'était injuste, que cet homme ne méritait pas de vivre, que ce qu'il faisait était ignoble. Cette fin était parfaite et à la fois si déchirante qu'on en pleurerait.

Ce livre est horrifiant, terrifiant, poignant, révoltant. Ce livre est passionnant, intriguant, perturbant. Oui, perturbant c'est le mot exact, c'est comme ça qu'on se sent durant notre lecture. Mais ce livre est magique, car malgré toute l'horreur qui y est présente, je le conseille à tous, parce qu'il fait tellement, mais tellement réfléchir.

Une lecture qui m'a bouleversée, et que j'ai adorée.

31 janvier 2014

À copier 100 fois - Antoine Dole.

« J'voudrais pouvoir me dire que tu seras toujours là, prêt à m'ouvrir la porte, à me prendre dans tes bras. »

Auteur : Antoine Dole.
Éditions : Sarbacane.
Genre : Jeunesse, Drame.
Année de sortie : 2013.
Nombre de pages : 56.

Synopsis : « "Papa m’a dit 100 fois comment il fallait que je sois". Et surtout, "pas pédé". La consigne est claire et quand le narrateur se fait harceler par les gros bras du collège, il n’a qu’à se débrouiller tout seul. Heureusement que Sarah est là, qui n’a pas peur, elle. Pour le baume au cœur, c’est bien. Mais la question reste : comment gagner l’amour d’un père qui vous rejette pour ce que vous êtes ? »

Merci à Claire et aux éditions Sarbacane pour ce livre !

Mon avis :
C'est un tout petit livre qui fait un grand bien. De nouveau le thème de l'homosexualité, surtout de l'homophobie. Le héros de ce roman subit les coups de ses camarades l'indifférence de son père face à ce qu'il vit ainsi que la honte de la personne qu'il est. Un adolescent seul et perdu, qui encaisse les poings sans broncher, voilà ce qu'il est.

Ce livre n'a que 56 pages, c'est peu, très peu, et pourtant ce n'est pas un livre qui soit spécialement destiné aux enfants, bien au contraire on peut le lire à tout âge, à l'adolescence quand on vit mal cette période, mais aussi en tant qu'adulte, parce que le père du héros n'est pas le seul homme à être comme ça, beaucoup de parents réagissent de la même façon, et ce livre y fait beaucoup réfléchir, prendre conscience de ce que chacun peut ressentir dans cette situation.

Ce petit bouquin, j'aurais aimé qu'il soit bien plus gros, bien plus long. Parce que si en une cinquantaine de pages il a réussi à me faire pleurer à plusieurs reprises, s'il en avait eu 200 j'aurais vidé la boîte de mouchoirs. J'ai été très sensible durant cette lecture, parce que le personnage principal me faisait énormément de peine, mais j'étais surtout énervé après tous ceux qui le voyaient comme différent alors qu'il n'a rien de plus normal. Il est comme tout le monde.

Antoine Dole réussit à nous faire ressentir les émotions du jeune garçon grâce à ses pensées en italique, et ce sont ces dernières qui m'ont énormément touchées au point que mes larmes ne cessaient de couler. Cet adolescent est mal et personne ne l'a vu, personne n'a pris la peine de le voir, personne ne s'est intéressé à lui, et c'est bien là le pire. La plume de cet auteur a vraiment de la magie en elle, parce qu'avec un aussi petit roman, pouvoir provoquer un coup de cœur chez les gens, il faut posséder un sacré talent, et il l'a.

Ce livre est une petite merveille, un petit trésor, on veut qu'il dure éternellement mais il se termine trop rapidement, on a peur, on est triste, on pleure, on est heureux, on pleure, on est énervé après ces homophobes qui ne devraient pas exister, on pleure. Et au final ce livre devient un vrai coup de cœur qu'on a envie de relire dès qu'on l'a terminé.

Un petit coup de cœur pour cette petite merveille.

11 janvier 2014

Cruelles - Cat Clarke.

« Maman adorait les histoires. Elle adorait s'évader de la réalité. Je me suis demandé il n'y a pas très longtemps si elle aimait à ce point rêver parce qu'elle n'était pas heureuse dans sa vraie vie.  »

Auteur : Cat Clarke.
Éditions : Robert Laffont. (Collection R)
Genre : Young-Adult.
Année de sortie : 2013.
Nombre de pages : 417.

Synopsis : « Lors d'un séjour avec sa classe en Écosse, Alice et sa meilleure amie Cass sont coincées dans une cabane avec Polly, l'asociale de service, Rae, la gothique aux terribles sautes d'humeur et Tara, la reine des pestes. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres. Cass décide qu'il est grand temps de donner à Tara une leçon qu'elle n'est pas prête d'oublier. Va alors se mettre en marche une succession d'événements qui vont changer la vie de ces filles à jamais. »

Mon avis :
Le résumé du livre nous laisse donc penser que l'histoire va porter sur le voyage en Écosse d'Alice, de sa meilleure amie, et des trois étranges filles si différentes qui vont partager son chalet pendant cette semaine de repos. Hors, sans rien vous dévoiler (bien qu'à la première phrase du livre vous savez tout) le livre ne commence pas du tout comme on peut s'y attendre, bien au contraire, on pourrait parler d'un livre qui commence par la fin de l'histoire, même si ce n'est pas non plus le cas.

Toujours sans rien vous dire sur le début, je vais vous parler de l'histoire comme le résumé nous la dévoile, simplement. Ce voyage est attendu pour plusieurs filles, d'autres comme Alice, celle qui nous raconte l'histoire, n'en ont pas tellement envie. Et une fois là-bas, face à Tara, l'horrible Tara qui manipule, méprise, et fait peur à son entourage. Elle va se venger, c'est sa meilleure amie qui prend cette décision, accompagnées de leurs deux autres camarades de chambre. Mais les événements prennent une tournure... Cauchemardesque. Maintenant, vous n'avez plus qu'à acheter ce livre, le dévorer jusqu'à la dernière page pour tout savoir !

Je dois dire que dès que j'ai commencé, impossible de m'arrêter. C'est un livre qui possède une intrigue juste énorme, du début à la fin. Nos questions trouvent leurs réponses longtemps après que nous nous les soyons posées. Impossible de s'arrêter à la fin d'un chapitre, parce que la première phrase du suivant nous envoûtait de nouveau dans cette histoire riche en émotions. C'est exactement le même effet qu'avec Revanche, un livre qui agit un peu comme une drogue, on a du mal à s'en passer. Exactement ce qu'il me fallait !

Comme toujours, j'ai été touchée par la plume de Cat Clarke. Ce qui est impressionnant c'est qu'elle ne décrit jamais trop les émotions, pas assez à mon goût, mais pourtant elle réussit à nous en provoquer tout un tas. J'ai ris à plusieurs reprises, les larmes ont inondé mes yeux à d'autres moments, la tristesse, la rage, la haine, la peur, l'incompréhension, l'envie de se révolter. Alice me ressemblait sur énormément de points, je pense que j'aurais réagi de la même façon si j'avais été face à la même situations qu'elle, et vraiment par rapport à tous les événements. Elle est très sensible, très attachante, elle nous transmet facilement ses émotions quand elle parle, ce qui est d'autant plus poignant. Je me suis aussi attachée à Rae, beaucoup plus qu'aux autres personnages. Et à Jack (évidemment). Et ce livre m'a terrorisé à plusieurs reprises, Cat Clarke devrait s'essayer aux romans d'horreur parce qu'elle y arriverait avec facilité je pense.

Cette écrivaine est mon auteure préférée pour les fins de chacune de ses histoires. Si je devais écrire un livre, je ferais toujours exactement comme elle, parce qu'à chaque fois, en tant que lecteur, on est horrifié, on se pose tout un tas de questions, on veut savoir ce qu'il pourrait bien se passer ensuite. Sauf qu'on ne le saura jamais.

En conclusion, c'est un sacré coup de cœur. Le premier de 2014, certainement pas le dernier, et c'est un livre que je conseille à tous. Il est si prenant, si passionnant, si émouvant. C'est vraiment un excellent roman.

1 janvier 2014

Vengeance - Jenny Han et Siobhan Vivian.

« C'était la plus jolie chose que j'avais jamais vue. J'ai eu du mal à l'attacher tellement mes mains tremblaient. »


Auteur : Jenny Han et Siobhan Vivian.
Genre : Young-Adult.
Édition : Panini Books, Scarlet.
Année de sortie : 2013.
Nombre de pages : 391.


Synopsis : « Personne ne doit savoir ce que nous manigançons. Ce que nous faisons nous suivra dans la tombe. Et si nous voulons vraiment le faire, personne ne devra se dégonfler en route. Si vous en êtes, il faudra aller jusqu'au bout. Jusqu'à ce que nous obtenions toutes ce que nous voulons. Sinon, eh bien... Pas de quartiers. »



Mon avis :
Ce livre, c'est l'histoire de trois filles, trois jeunes femmes, qui ont chacune subit un malheur dans leur vie, plus ou moins horrible. Et elles décident de se venger. Chacune de leur côté elles ne peuvent y arriver, c'est pour cela qu'elles agissent ensembles, à trois, parce que ça les rend plus fortes, et, même si ça peut paraître étrange, plus discrètes.

Ce sont trois filles aux personnalités très différentes que l'on découvre, dès les premières pages. Lillia, une fille qui paraît superficielle, faisant parti des « populaires » de son lycée, peut sembler insupportable au premier abord par rapport à ses fréquentations. Mais elle aime sa sœur, Nadia, et c'est ce qui va faire qu'elle va s'allier aux deux autres adolescentes, Kat et Mary. Kat fait très indépendante, elle sait se débrouiller seule, c'est elle qui prend l'initiative de les réunir et de leur proposer cette fameuse Vengeance. Quand à Mary, elle donne l'air d'être très timide, renfermée, difficile de tout deviner sur elle et son passé au début du bouquin.

Ce livre, si je l'ai autant aimé, c'est pour son histoire qui est bien plus que prenante. Impossible de le lâcher. Je l'ai commencé, et je l'ai fini dans la même journée, interrompue par le déjeuner et le dîner seulement. Il est passionnant, c'est sans cesse des questions qui ne trouvent leurs réponses qu'aux pages suivantes, que nous sommes donc dans l'obligation de continuer à tourner, en tant de lecteur. L'intrigue est excellente à mon goût, je me faisais sans cesse des idées sur la suite des événements, et j'avais toujours tout faux (ou presque, ce moment où je ne me sens pas très intelligente). Une grande réussite pour les auteurs, car je doute que beaucoup de personnes puissent abandonner ce livre, une fois commencé je ne vois pas comment il est possible de s'arrêter au milieu du récit !

L'histoire est excellente. Je trouve que ça fait beaucoup réfléchir sur les conséquences de nos actes, et que ça nous montre qu'il ne faut jamais agir de manière extrême sans être sûr de ce que l'on souhaite faire. J'en ressors un peu comme j'en suis ressortie de Revanche (ce n'est pas trop comparable, mais c'est au niveau de la notion de vengeance), avec une idée différente de la vengeance, un peu comme si ce livre me donnait une leçon de morale. Les personnages sont tous attachants au fond, car même ceux qui ont fait souffrir les héroïnes sont parfois décrits comme adorables, ce qui nous fend un peu le cœur en sachant que les trois jeunes veulent se venger. J'ai trouvé leurs vengeances bien réfléchies, sans trop de brutalité. C'était bien dosé.

Mais ce livre n'atteint pas la perfection pour plusieurs raisons. Tout d'abord les auteures n'utilisent vraiment pas un style rempli d'émotions, de phrases joliment tournées, et tout ce qui peut faire d'un livre un coup de cœur à mes yeux. C'est très simple comme style, sans trop l'être car on est quand même pris dans l'histoire, mais ça n'a rien d'un livre qui m'a plu pour son écriture en elle-même. C'est assez compliqué à expliquer, mais il ne faut pas vous attendre à lire ces livres si bien écrits, qui nous donnent envie de pleurer, nous révoltent. Bien sûr que ce livre fait naître des émotions en nous (pour ma part j'avais peur pour les personnages, je me suis un peu attachée à chacun d'entre eux) mais pas aussi intense que ça. Mais pour ce livre ça convient très bien, c'est juste pour vous expliquer pourquoi ce n'est pas un coup de cœur, mais une très bonne découverte.

La fin, parce que je dis toujours un mot sur la fin (sans vous la dévoiler, évidemment), eh bien, je ne sais absolument pas quoi en penser. J'ai bien aimé la tournure des événements, qui justement nous amène à réfléchir sur la vengeance, mais je suis restée sur ma faim, m'attendant à davantage de détails sur l'avenir des filles. Bien évidemment, avec un tome 2, je vais les avoir les détails, mais j'appréhende que la suite ne soit pas aussi passionnante que le premier tome. On verra bien !

En conclusion, une très bonne lecture, mais assez loin du coup de cœur. Un Young-Adult intéressant, prenant, une histoire qui nous reste en tête et qui nous amène à nous poser de nombreuses questions. Je vous le conseille grandement !

Très bonne lecture.

3 décembre 2013

Le Journal de Philol - Yaël Hassan.

« Le plus grand des mépris, c'est le silence. »

Auteur : Yaël Hassan.
Genre : Jeunesse.
Édition : Hachette, Le Livre de Poche.
Date de sortie : 13 novembre 2013.
Nombre de pages : 196.

Synopsis : « Pour son quinzième anniversaire, Philomène, dite Philol, reçoit en cadeau de sa mère un journal intime. TRingard ? Pas tant que ça. Raconter sa vie et celle des autres, c'est un régal, surtout quand les événements se bousculent au lycée comme à la maison. »

J'ai vu la couverture dans le catalogue, je n'ai pas hésité à le demander en service presse. Et, surprise, je l'ai reçu en format de poche, et non en épreuves ! Je remercie donc Svetlana et les éditions Hachette pour l'envoie de ce livre dans le cadre de notre partenariat.

Mon avis :
Le journal de Philol, on ne peut pas dire que ce soit un livre à part, c'est certain. On en trouve un grand nombre de bouquins dans le même genre. Une jeune fille qui nous raconte sa vie dans un journal intime, on pense « Rien de plus banal ! » mais on cède à la tentation, pour ma part j'apprécie beaucoup car on a une grande facilité à s'identifier au personnage. Surtout que je n'ai que quelques mois de plus que l'héroïne, je me retrouve donc dans certaines de ses situations (je dis bien certaines, car Philol n'a pas vraiment le même caractère que moi, même pas du tout en fait).

J'ai aimé ce livre, même si évidemment ce n'est pas un coup de cœur, je dirais que c'est trop de déjà-vu pour pouvoir adorer. Mais c'est agréable à lire, l'histoire n'est pas sans rebondissements, même si parfois c'est beaucoup trop, et parfois il n'y en a pas assez. Un des points positifs, c'est aussi le nombre de pages qui reste petit, et donc on ne s'ennuie jamais, pour ma part en tout cas je l'ai fini en 24h et ç'a été un plaisir de me replonger dedans à chaque fois. Les personnages sont assez variés, bien que superficiels, mais Philol nous le dit dès les premières pages, qu'elle est assez superficielle, même si ce n'est pas poussé à l'extrême, car elle est attachante comme adolescente. Sa meilleure amie aussi, bien que les protagonistes de ce livre ne soient pas assez.. Dévoilés au grand jour. On ne les connaît que peu, enfin de mon avis trop peu, ils paraissent tous un peu réservés. Mais ce n'est pas très dérangeant je vous rassure, dans un petit livre tout passe assez vite et on ne s'attarde pas sur la nature profonde de chaque jeune que l'on rencontre au fil des pages. Pour tout vous avouer au début je n'aimais vraiment pas Nathan (sans trop vous dire pourquoi, je ne veux surtout pas vous spoiler) mais il paraissait bizarre. Dîtes le moi si vous avez eu le même sentiment, ça me rassurerait, je me sens souvent seule vis-à-vis de mon opinion sur les gens en général, dans les bouquins, et surtout des garçons. Mais ce sont les seuls points négatifs que j'ai trouvé. Je retiens de cette lecture que c'était un moment très sympa, agréable, que beaucoup de situations m'ont faites rire, d'autres m'ont touchées, et d'autres m'ont marquées.

La plume de l'auteur ne peut pas trop être jugée, car elle est adaptée à une adolescente de 15 ans, mais on peut dire qu'il la manie avec talent car on se retrouve dans plein de moments du bouquin, dans les émotions ressentis, les sentiments, les envies, les désirs, les questions. Et pour ça j'avoue que j'ai vraiment aimé !

En conclusion, un petit livre très sympathique, à lire quand on souhaite se détendre, apprécier les péripéties d'une adolescente comme les autres et tous les petits obstacles de sa vie. Je le conseille bien évidemment aux jeunes, car c'est super de s'identifier aux personnages qui nous ressemblent !

Très bonne lecture.

Petite anecdote : Je suis retournée lire la chronique de Marinette, parce qu'elle avait été choquée par certaines pages du livre, mais je ne m'y étais aps rendue avant de le lire, pour ne pas me faire spoiler. En relisant tout ça, bon je suis d'accord avec elle, mais ça ne m'a pas perturbé plus que ça. Pas parce que ce n'est pas choquant, car ça l'est, mais tant de personnes sont comme ça de nos jours (ce qui est triste, je ne peux le nier..) que ça ne m'étonne (malheureusement) plus.. Voilà petite parenthèse terminée !