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9 février 2015

Je vous demande le droit de mourir - Vincent Humbert.

« Même si on sait, si l'on est persuadé qu'on la reverra bientôt, il faudrait toujours terminer sa phrase par : « je t'aime » »

Auteur : Vincent Humbert (et Frédéric Veille)
Éditions : J'ai lu.
Genre : Autobiographie, témoignage.
Année de sortie : 2003.
Nombre de pages : 186.

Synopsis : « "Monsieur Chirac, je vous demande le droit de mourir..." Cette supplice, datée du 30 novembre 2002, s'adressait au président de la République française, qui ne pouvait y répondre favorablement puisque la loi, en France, n'autorise pas l'euthanasie. Et pourtant... Lorsqu'on lit le message boulversant que nous envoie Vincent Humbert depuis son lit d'hopital de Berk, on ne peut qu'être troublé : quand la médecine ne peut plus rien pour vous, quand vous êtes le spectateur impuissant de vos tortures, pourquoi vous serait-il refusé (toutes considérations religieuses mises à part) d'en obtenir la fin ?
La fin d'un supplice : c'est ce que Vincent souhaite, avec détermination et des arguments terribles... En attendant, veillé quotidiennement par une mère-pietà dont l'amour et le dévouement n'ont d'égale que sa propre douleur et assisté par un ami avec lequel il communique par signes, il lance dans ce livre un appel pathétique. Pour que les condamnés de la vie puissent obtenir, s'ils le réclament, une libération dans la dignité. »


Mon avis :
Un roman que j'ai découvert grâce à Claudia de lecturedelivres qui parlait si bien de ce témoignage. J'avais envie de savoir ce que pouvait ressentir quelqu'un prêt à mourir, j'avais envie de savoir d'un point de vue véritable en quoi consistait réellement le combat pour l'euthanasie. Et j'ai donc plongé dans ce témoignage bouleversant.

Je pense que je ne suis pas en mesure de critiquer un témoignage, de critiquer une autobiographie. Surtout quand ce dernier a été écrit par un ami du malade qui alignait les mots en dictant l'alphabet à Vincent Humbert pour que ce dernier appuie avec son pouce quand il s'agissait de la bonne lettre. Tout ce que je peux faire, c'est vous raconter. Raconter ce que j'ai ressenti durant cette lecture, et raconter quel est le message que Vincent veut faire passer à la France, et même au monde entier.

Vincent décide de nous raconter sa vie. Sa vie avant son accident, car il estime qu'après, ça n'avait plus rien d'une vie, ainsi que sa vie après cet événement qui a bouleversé le cours de son existence. Il nous raconte son enfance, il nous raconte ses joies et ses malheurs. Mais aussi ce qu'il endure actuellement. Une chambre d'hôpital qu'il ne voit pas car il est aveugle, des amis qui lui rendent visite à qui il ne peut parler car il est muet, et sa mère qu'il ne peut serrer dans ses bras car il est tétraplégique. On ne peut même pas imaginer ses souffrances. On ne peut même pas imaginer ce qu'il a pu endurer. Même avec toute la volonté du monde je n'ai pas réussi à imaginer ma réaction, mes envies, si sa place avait été la mienne. Alors on se contente de lire, et de découvrir son calvaire.

Mais au delà de sa vie et de sa souffrance, Vincent fait passer un message. J'y voyais même souvent cette envie de dénoncer. Parce que si Vincent a réussi à communiquer par le biais de pressions avec son pouce, c'est grâce à l'acharnement de sa mère pendant des mois, malgré les gens autour qui lui disaient qu'elle était folle, qu'elle n'y arriverait jamais. Il dénonce aussi le fait que personne ne voulait l'entendre, que personne ne voulait abréger ses souffrances. Il dénonce le fait que c'est à la personne de choisir ou non si elle veut vivre ou pas, et non aux médecins. Il dénonce l'acharnement thérapeutique et ses effets. C'était tellement intéressant, et poignant à la fois. J'ai aimé découvrir la vie de Vincent même si ça m'horrifiait. J'ai aimé savoir ce qu'il vivait pour comprendre. Pour découvrir un autre point de vue que le mien. Pour savoir comment quelqu'un pouvait préférer la mort à la vie. Je retiens de ce roman qu'il m'a beaucoup appris, et qu'il m'a beaucoup fait réfléchir. Un témoignage bouleversant écrit d'une voix parfois naïve, et parfois très sérieuse, ce qui était d'autant plus révoltant quand on savait que c'était une voix qui n'existait malheureusement plus. La voix d'un garçon de 19 ans.

Je crois que ma chronique ne ressemble pas à grand chose, mais je ne vois pas comment vous parler de ce roman qui à mes yeux ne peut être critiqué, car il s'agit là de la vie de quelqu'un, la vie d'un homme qui à présent est décédé. Un homme qui s'est battu jusqu'au bout pour ceux qui vivaient la même situation que lui, et on ne peut qu'admirer son courage et sa force de persuasion, surtout quand on sait à quel point son état n'était pas au meilleur de lui-même. J'ai beaucoup admiré Vincent Humbert, et je soutiens totalement le combat qu'il a durement mené.

Un témoignage poignant.

19 décembre 2014

L'élite - Joelle Charbonneau.

« L'oubli ne change pas le passé. »

Auteur : Joelle Charbonneau.
Éditions : Milan, collection Macadam.
Genre : Dystopie, Science-Fiction.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 313.

Synopsis : « La Terre ne ressemble plus à la planète sur laquelle nous vivons. Les Sept Guerres en ont détruit la quasi-totalité et les hommes essaient de la reconstruire. C’est dans cet environnement que vie Cia et sa famille. A 16 ans, la majorité des adolescents doit trouver un travail. Les autres, l’Elite, sont choisis pour le Testing. L’épreuve suprême. Un test ultime qui promet l’entrée à l’université pour les gagnants. Ou plutôt pour les survivants… Cia a été choisie. Et elle va rapidement comprendre qu’elle ne peut faire confiance à personne. »

Mon avis :
La dystopie est un genre que l'on trouve un peu partout à présent, et que les gens lisent assez régulièrement. On peut dire que c'est sans cesse vu et revu. Et puis on lit un livre qui sort de l'ordinaire, qui a tout de différent. Mais qui a surtout tout de passionnant. Je ressors de cette lecture apocalyptique émerveillée par les idées de l'auteur mais aussi complètement perturbée et totalement frustrée de ne pas avoir le tome 2 sous la main. Heureusement que sa sortie est prévue pour le 4 février.

On rencontre Cia, une jeune fille de 16 qui n'a qu'un rêve : faire la fierté de sa famille en étant choisie au Test. Elle voit son rêve se réaliser, mais celui-ci va très rapidement prendre la tournure d'un cauchemar. Cia va découvrir un monde où personne n'est fiable et où beaucoup sont prêts à tuer pour garder leur place, et ainsi intégrer L'élite. Elle rencontrera des personnes dignes de confiance comme des personnes qui trahiront cette dernière sans aucun remords. Cia est rongée par la culpabilité, épuisée par la peur, agacée de se battre, effrayée de ses blessures... elle vit une véritable descente aux enfers.

On partage avec Cia cet enfer, sa fatigues et ses frayeurs. J'étais dans l'histoire du début à la fin, à ses côtés, comme si sa vie dépendait aussi de la mienne. Effrayée à chaque coup de feu, à chaque craquement, à chaque bruit de feuilles, j'étais aux aguets avec elle. Mais pour rien au monde j'aurais aimé être à sa place. Nous sommes vraiment passionnés par les événements mais surtout obligés d'être attentif au moindre indice, à la moindre faille de cet horrible système. Tout est ficelé pour que Cia ne puisse jamais dévoiler ce qu'elle vit. Et on se sent d'autant plus frustré par cette nouvelle.

L'action est là sans arrêt. Les trahisons nous affaiblissent, nous font peur, les pièges nous rendent paranoïaques, les officiels nous agacent au plus haut points, et j'en passe... Ce roman vous fera frissonner comme il vous fera parfois sourire. Il va vous passionner, vous envoûter de son histoire, vous imprégner de ce système si bien organisé que personne ne se doute de ce qu'il peut renfermer. Les idées de l'auteur sont tout simplement excellentes, l'action et le suspens ne s'arrêtent jamais, les retournements de situation sont présents en permanence, du début à la fin. Notre confiance ne sait jamais en qui croire pour au final ne plus croire en personne. Et la fin du livre est une horreur. Une horreur car je vais devoir attendre un mois et demi pour lire la suite. Un supplice, je vous assure.

Vous l'avez compris, je ressors de cette lecture complètement sous le choc. J'ai trouvé cette dystopie passionnante et bien différente des autres. La fin de ce premier tome est une des meilleures fins qu'il m'ait été donné de lire et c'est en lisant les trois dernières phrases que ce livre est devenu un coup de cœur. Son contenu est incroyable, l'univers est extrêmement bien fait, et mes appréhensions du début se sont dissipées avec une grande rapidité. Je vous le conseille de tout cœur, j'ai même besoin de savoir que vous allez le lire : je ne serais pas la seule à être frustrée d'attendre impatiemment la suite.

Un coup de cœur pour cette excellente dystopie.

Merci aux éditions Milan collection Macadam pour ce roman en partenariat.

2 novembre 2014

King's Game Extreme - Nobuaki Kanazawa.

« Personne n'est plus faible que celui qui est incapable de faire confiance aux autres. »

Auteur : Nobuaki Kanazawa.
Éditions : Lumen.
Genre : Thriller.
Date de sortie : 6 novembre 2014.
Nombre de pages : 377.

Synopsis (NE PAS LIRE SI VOUS N'AVEZ PAS LU LE PREMIER TOME) : « Sept mois ont passé depuis le King’s Game qui a décimé la classe de seconde de Nobuaki. Le jeune homme a déménagé, rejoint un lycée différent et s’est rapidement fait de nouveaux amis. Pourtant, chaque soir, à l’approche de minuit, il fixe avec angoisse son téléphone, redoutant l’arrivée d’un SMS du roi. L’être maléfique qui a provoqué la mort atroce de ses anciens camarades semble cependant s’être évanoui dans la nature. Nobuaki finit par croire que le cauchemar est définitivement derrière lui... Mais un soir de juin, la spirale infernale reprend. Cette fois, l’horreur monte d’un cran : les défis et les sanctions, tous plus terribles les uns que les autres, se succèdent avec frénésie. Tous les camarades de classe de Nobuaki sont terrorisés, perdus, abasourdis face à la tragédie… sauf une. Que sait-elle du jeu du roi ? A-t-elle un lien avec l’expéditeur de ces terrifiants messages ? Si Nobuaki veut sauver ses amis et mettre un terme au jeu, il va lui falloir le découvrir, et vite ! »
Merci aux éditions Lumen pour leur confiance et pour ce roman en partenariat.


Mon avis :
Le premier tome avait été une réussite à mes yeux : je l'avais adoré (ma chronique ici). Je n'avais qu'une hâte, c'était que le tome 2 sorte enfin pour que je puisse me replonger dans cette horrible histoire. J'étais ravie d'apprendre qu'il sortirait en cette saison, et ça a d'ailleurs été ma lecture d'Halloween. Un roman qui se mariait parfaitement bien à l'événement, action et frissons garantis, ce second tome est encore plus terrible que le premier.

L'histoire se répète. On s'était attaché aux précédents personnages, on a assisté à leurs morts, et on ne veut pas que ça recommence. Mais malheureusement ce n'est pas à nous de choisir. Nobuaki est toujours aussi bouleversé par cette histoire, mais il ignore comment réagir. Il veut que ça cesse mais il est pourtant le premier à savoir qu'il ne pourra jamais arrêter ce jeu. Nous nous retrouvons donc dans une nouvelle classe. Nobuaki rencontre Natsuko, une jeune fille pétillante te pleine de vie, mais sous ce masque se cache une personne différente, il en est certain. Les personnages sont sympathiques dans ce tome même si j'ai eu plus de mal à m'attacher à eux. Seuls certains personnages ont su me toucher vers la fin du livre (quand les événements deviennent beaucoup plus graves), mais sinon je n'arrivais pas à me sentir proche, certainement parce que Nobuaki se l'interdisait : pas d'attachement, moins de peine. Enfin c'est ce que l'on croit.

Les ordres du roi sont moins nombreux dans ce tome, mais il sont mille fois plus horribles. Beaucoup plus de victimes en une journée à peine, des retournements de situations vraiment inattendus, des personnages bien trop gentils ou alors bien trop stupides... J'étais un peu perdue au début car tout s'enchaînait très vite. Mais la plume de l'auteur a fait que je n'ai pas été capable de lâcher ce roman. Je l'ai littéralement dévoré. Impossible de m'arrêter, je voulais toujours savoir ce qui allait se passer après, et après, et encore après. Je ne suis pas une lectrice qui lit ses livres très rapidement et je l'ai pourtant terminé en une journée. Cette saga est vraiment addictive.

Au début, en étant perdue, je trouvais ce second tome un peu en dessous du premier. Puis tout est devenu plus logique, plus intéressant, l'histoire était passionnante au possible, alors j'ai continué, et j'ai adoré. La tournure que prend l'histoire, et aussi la fin. Quelle horrible fin. Enfin, me direz-vous, quel horrible livre tout court ! Je n'ai pas été au bout de mes surprises, et je ressors donc très satisfaite de cette lecture. Bien sûr, ce n'est pas de la grande littérature si je puis dire, et bien sûr qu'il y a certains défauts, mais je pense qu'en commençant un King's Game il ne faut pas s'attendre à lire de jolis vers (pourtant il y a parfois de sublimes phrases philosophiques, comme quoi). J'ai eu ce que j'attendais et pour cela je dis bravo à l'auteur.

C'est donc un second tome qui à mes yeux est au même niveau que le premier. Toujours le côté addictif très présent, mais aussi l'action, les personnages un peu fous, les défis tous plus horribles les uns que les autres. Mais surtout la peur constamment présent en nous. La peur de voir un personnage que l'on apprécie mourir sous nos yeux. Ces deux romans ont vraiment été de superbes découvertes pour moi, car niveau thriller, action et idées, je trouve que tout y est.

Un second tome toujours aussi addictif.

11 octobre 2014

L'épreuve : Le Labyrinthe - James Dashner.

« On ne devrait jamais s'en vouloir de pleurer. Jamais. »

Auteur : James Dashner.
Éditions : Pocket Jeunesse.
Genre : Science-Fiction, Jeunesse.
Année de sortie : 2012.
Nombre de pages : 408.

Synopsis : « Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d'enfants. Il s'agit d'une ferme située au centre d'un labyrinthe peuplé de monstres d'acier terrifiants. Les ados n'ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu'ils font là. Ils n'ont qu'un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les "coureurs" parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu'il veut être coureur et résoudre l'énigme du labyrinthe. »

Mon avis :
J'en entendais parler absolument partout. Je le voyais partout. Ils ont annoncé que l'adaptation cinématographique allait sortir le 15 octobre. Alors j'ai immédiatement su qu'il fallait que je le lise avant sa sortie, parce que ce roman devait vraiment être phénoménale pour que tout le monde en parle autant. Je pense que j'ai eu raison d'utiliser mes économies pour l'acheter, avec la couverture du film (qui est mille fois plus sublime que l'originale), enfin bref, je ressors de cette lecture vraiment ravie, et même si ce n'est pas un coup de cœur j'en garde un très bon souvenir (et vivement que j'aille voir le film !) Merci à Dune du blog Freedombooks de m'avoir proposé cette super lecture commune ! (sa chronique)

Ce labyrinthe, c'est tout simplement l'inconnu pour nous. On le découvre en même temps que Thomas, le nouveau, et l'avant-dernier à rejoindre cet endroit si mystérieux et terrifiant. On va très vite rencontrer les personnages qui ont un rôle principal dans l'histoire, et mon cœur va vers Chuck car je crois que c'est l'être le plus sensible et le plus adorable dans cette histoire. Il nous donne de l'espoir, quand on lit. Il est si jeune, le moins âgé de tous, qu'on ne peut qu'être attendris par sa situation. Puis j'ai adoré Newt et Minho, deux caractères beaucoup plus forts certes, mais deux personnes sur qui on peut compter. Après on peut parler de ceux qui sont un peu plus tarés, mais je vous laisse la surprise, c'est plus amusant. Et pour la seule fille de l'histoire, j'ignore pourquoi mais je ne l'aime pas. Mais c'est vraiment personnel hein ! (qui sait, je suis peut-être jalouse qu'elle soit proche de Thomas et tout... non mais sans blague, c'est bizarre mais je la sens pas, pourtant elle n'a rien de détestable. Enfin bref, je m'égare.)

Les idées sont là, c'est une évidence. L'auteur a réussi a créer un univers unique, un labyrinthe aux nombreux secrets, des créatures terrifiantes, des personnages très divers et le tout donne une histoire vraiment passionnante. Suivre les aventures de Thomas et ses bêtises (car oui il en fait, un peu trop pour un nouveau d'ailleurs mais bon, faut bien qu'il y ait de l'action). Et de l'action, on n'en manque vraiment pas ! Toujours un mystère en plus, on arrive jamais à trouver toutes les réponses à nos questions en même temps, il y en a sans cesse de nouvelles, c'est vraiment perturbant mais j'ai adoré ça. Une lecture qui n'est pas de tout repos et j'ai adoré vivre cette aventure en même temps que tous les jeunes !

Addictif, c'est le mot qui correspondrait le mieux si on devait qualifier ce roman. C'est difficile de le lâcher. En fait, il m'arrivait de vouloir arrêter ma lecture parce que parfois j'aime reposer un peu mon cerveau, sauf que c'était toujours au milieu d'un chapitre, donc je me disais ''Allez Audrey, encore deux pages'' et là, une fois que je termine le chapitre... Impossible de s'arrêter à un moment aussi crucial. Vous avez donc un aperçu du pourquoi j'ai terminé ce livre aussi rapidement alors que nous sommes en période de cours. Et comme les chapitres sont courts, on est encore plus motivé pour avancer dans notre lecture, c'est juste une horreur de devoir arrêter pour aller dormir, manger, ou vaquer à d'autres occupations.

Mais je vous l'ai dit, ce n'est pas un coup de cœur. Ce roman, je ne peux le nier, est vraiment rempli d'excellentes idées, il est passionnant et il était impossible pour moi de le lâcher. Mais j'avoue qu'à certains moments (entre les chapitres, donc) mes pensées vagabondaient un peu. La plume de l'auteur étant très simple, je n'étais pas en permanence absorbée par le récit (mais en grande partie, je l'étais quand même). C'est ce que je reproche peut-être à ce roman, le seul petit défaut c'est la simplicité du style de l'auteur qui parfois m'ennuyait un peu. Mais rassurez-vous, c'était vraiment exceptionnel quand ça arrivait. Mais ça a malheureusement empêcher mon cœur de me dire que ça y est, c'était l'étincelle, le coup de foudre. À voir avec les prochains tomes, qui sait !

Vous l'aurez compris, je vous conseille ce roman, bien évidemment. Je pourrais vous en dire encore tout plein de choses mais je préfère que ma chronique reste raisonnable au niveau de la longueur. C'est une excellente découverte, je suis vraiment ravie d'avoir enfin pu le lire, d'avoir pu me faire mon propre avis dessus (qui au final est semblable à la majorité des lecteurs), et donc j'espère que vous le lirez aussi car vous passeriez à côté d'un très bon roman de science-fiction.

Une excellente découverte, un roman plus qu'addictif.


12 septembre 2014

Half Bad - Sally Green.

« Dehors, c'est le silence, mais dans ma tête, c'est le chaos. »

Auteur : Sally Green.
Éditions : Milan.
Genre : Fantastique.
Date de sortie : 24 septembre 2014.
Nombre de pages : 382.

Synopsis :
« Tu ne sais ni lire ni écrire, mais tu guéris vite, pour un sorcier. Tu ne supportes pas de rester enfermé une fois la nuit tombée. Tu détestes les sorciers blancs, mais tu aimes Annalise. Tu es enfermé dans une cage depuis tes quatorze ans. Maintenant, tu n'as pas le choix : tu dois fuir et retrouver Mercury, la sorcière noire qui dévore les petits garçons. Et tout ça avant ton dix-septième anniversaire. Facile... »

Merci aux éditions Milan et à la Collection Macadam (même si ce roman n'en fait pas parti) pour ce partenariat !


Mon avis :
J'étais très heureuse et impatiente de me plonger dans ce livre qui est mon deuxième partenariat avec les éditions Milan. Mais comme le roman ne sort que le 24 septembre, je l'ai laissé traîner un peu dans ma PAL pour vous en parler juste avant sa sortie. Le temps est passé et voilà que la date approche, alors je me suis décidée à le lire. Et j'ai été conquise par l'histoire, par les personnages, par la plume de l'auteur et par ses mots, ses phrases, qui ont su m'envoûter et me révolter.

Le résumé que je vous ai mis ci-dessus est celui présent en quatrième de couverture. Je ne vous ai pas mis le plus explicite tout simplement parce qu'en commençant l'histoire, moi, je n'avais lu que celui-ci, et ça me suffisait. J'ai donc plongé dans l'histoire, et ai été très étonnée par le commencement, le style, au point que j'en étais un peu... perturbée. Désorientée. Un récit en « tu », ce n'est pas tous les jours qu'on en croise. Et quand j'ai commencé à vous en parler dans mes vidéos beaucoup se sont dit que ce livre serait trop spécial pour eux. Loin de là ! Dès qu'on passe les premières pages (une cinquantaine) on retrouve une histoire à la première personne, ce qui va donc être plus agréable à la lecture (bien que le style précédent ne me déplaisait pas le moins du monde). On va dont faire la connaissance de Nathan, tout d'abord d'un point de vue qui nous paraît extérieur, comme si une personne nous expliquait chacun de ses faits et gestes, voir ses pensées. Il est enfermé dans une cage, il doit obéir à des ordres, il est contrôlé. Puis on va ensuite découvrir son passé. Sa famille, les rencontres qu'il va faire, son père inconnu mais connu de tous. Des personnages très attirants...

La construction de l'histoire est très intéressante, on arrive dans le présent, le moment actuel, quand Nathan est enfermé, et on comprend par la suite pourquoi il se trouve là. C'est ce qui nous fait immédiatement comprendre que c'est le premier tome d'une série : l'auteur pose les bases, nous explique l'histoire, prend le temps de détailler son passé. Et j'ai trouvé ça agréable dans le sens où son style est prenant, son écriture nous passionne, elle réussit à nous transmettre les pensées de Nathan, sa douleur, sa joie, ses sentiments... Il y a même un moment où j'étais si horrifiée de la situation que je ne regardais la page que d'un œil, comme si ça pouvait diminuer l'horreur de la scène (mais ça n'a pas marché, malheureusement).

C'est un sujet très intéressant, des sorciers blancs, des sorciers noirs, donc des gentils et des méchants si je puis dire. Mais quand on lit cette histoire, on découvre chez les sorciers blancs une haine dissimulée, et chez les noirs un cœur que l'on croyait inexistant. On se rend donc bien compte que ce que Nathan subit n'a rien d'agréable, de gentil, se faire battre, mutiler, enfermer, ce n'est pas humain de faire ça à quelqu'un. Ce n'est pas une vie de le vivre. Et c'est ce qui m'a plu, ce roman m'a beaucoup fait réfléchir à la situation, au bien et au mal, parce qu'il est différent selon le contexte.

Ma chronique est totalement brouillon, en fait, j'ai l'impression de ne pas bien vous expliquer pourquoi et à quel point j'ai aimé ce livre. La plume de l'auteur y est pour beaucoup, c'est évident, et elle sait mettre un suspens qui est juste insoutenable. Impossible de finir un chapitre sans jeter un coup d’œil à la première phrase du suivant (donc difficile de se raisonner et d'abandonner le livre pour reprendre la lecture plus tard). Ce roman est donc très addictif, et il a un côté sombre qui nous terrifie, mais aussi une histoire qui nous passionne, et qui nous donne envie que d'une chose : avoir la suite. (déjà que le premier tome n'est pas encore sorti, il va falloir que je calme mon impatience !)

Désolée pour cette chronique qui est un peu en désordre mais ce livre m'a retourné et mon manque de rangement montre bien mon ressenti, j'en ressors un peu perturbée. Parce que cette histoire est prenante, passionnante, et j'ai adoré découvrir ce monde de sorciers, les personnages sont très intéressants, le récit est envoûtant, parfois horrifiant, et c'est donc de tout ça qu'est composé ce roman : de torture, d'amour, de terreur, de joie, de tristesse, de peur.

Un roman mystérieux et passionnant.

27 août 2014

La fille qui ne croyait pas aux miracles - Wendy Wunder.

« Elle ne voulait pas qu'on puisse lire ses pensées temporaires une fois qu'elle aurait quitté la planète de façon permanente. »

 Auteur : Wendy Wunder.
Éditions : Hachette (Collection Black Moon).
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2012 (en Livre de Poche le 14 septembre 2014).
Nombre de pages : 376.

Synopsis : « Cam ne croit pas aux miracles. Ni au paradis, ni en Dieu. Mais pas à la magie non plus. Elle sait qu'elle est malade. Condamnée. Fin du débat. Elle établit alors la liste des choses qu'elle veut faire avant de mourir :
Perdre ma virginité pendant une fête de lycéens bien arrosée.
Me faire briser le cœur par un sale type.
Me morfondre misérablement, pleurer, bouder, et dormir durant un samedi entier.
Faire tomber une vache qui dort debout.
Détruire les rêves de ma petite sœur.
Commettre des vols à l'étalage minables.
Il paraît que le simple fait d'avoir écrit ces vœux les déclenchera. Seulement Cam n'est pas du genre à attendre que le destin se décide. Elle préfère le bousculer et se débrouiller toute seule pour les réaliser. En aura-t-elle le temps ? »


Merci à Matéïa et aux éditions Hachette (Black Moon) pour ce roman en partenariat.

Mon avis :
Ce roman est déjà magnifique rien que quand on le regarde : la couverture est d'une beauté époustouflante et je l'avoue c'est ce qui m'a tapé dans l’œil en premier. Le résumé aussi me faisait envie, même si je craignais de lire un livre aux allures de « Je veux vivre » car tout me laissait penser que ça serait dans le même genre. C'était un début difficile, j'avais du mal avec l'héroïne, mais arrivée à la moitié du roman j'ai eu du mal à le lâcher. Il m'a fallu du temps mais j'ai fini par apprécier pleinement cette histoire.

Cam est malade, et elle se sait condamnée. Elle n'est absolument pas le genre de fille à croire qu'un miracle pourrait la sauver, au contraire, on pourrait même assurer qu'elle est l'allégorie du pessimisme. Ce doit être pour ça que j'ai eu du mal avec ce personnage au début qui me paraissait froid, dépourvu d'espoir, et donc peu attachant ou touchant. Mais c'est finalement son évolution au fil de l'histoire qui va la rendre attendrissante, au point que j'ai fini par l'aimer et par être bouleversée par sa situation. Les autres personnages, eux, se révèlent tous attachants dès qu'on les voit. Sa petite sœur, sa mère, sa meilleure amie, Asher, ils veulent tous l'aider, et le fait que Cam soit négative nous donne l'impression qu'elle est égoïste, d'où la difficulté que j'ai eu à l'apprécier, et c'est ce qui m'a donné cet avis si mitigé au début, qui heureusement s'est changé en un avis positif dès que j'ai dépassé le milieu du roman.

L'histoire n'est pas faite pour faire pleurer, car on a à faire à une fille qui ne se morfond pas réellement, elle est simplement pessimiste, elle prend ça comme si c'était une évidence de savoir qu'elle n'atteindra pas l'âge de 18 ans. C'est quelque chose de dérangeant au tout début, puis une fois qu'elle arrive dans la ville des miracles, il va se passer des choses qui vont la faire changer, la transformer à jamais, et c'est là que l'histoire devient vraiment intéressante, c'est quand on observe enfin les premiers changements chez cette adolescente si désespérée. Les rencontres font de bonnes surprises, Asher est un garçon qui ne peut que me faire craquer, j'ai donc trouvé que le récit prenait une tournure intéressante et c'est à ce moment là que le roman a décidé de ne plus quitter mes pensées.

Au fond, ce manque d'optimisme n'est qu'une manière de nous bouleverser davantage au moment fatidique. Ce livre a su me toucher alors qu'au départ je m'attendais à ce qu'il ne soit qu'une lecture mitigée. L'auteur veut nous faire croire aux miracles, veut nous montrer aussi qu'il existe différentes sortes de miracles ou bien aussi de sources de bonheur. J'ai trouvé que l'histoire était belle, bien recherchée, que la maladie n'était que rarement évoquée mais quand c'était le cas cela rendait le moment d'autant plus fort. C'est donc une lecture qui m'a surprise car elle a su m'atteindre là où il le fallait au moment où il le fallait, j'en suis donc très heureuse.

La plume de l'auteur est plutôt simple, agréable à la lecture, le fait que ce soit à la troisième personne n'est pas dérangeant (du moins pas pour moi qui suis pourtant une grande fan des romans à la première personne) et les personnages ont été très bien analysés, des personnalités très différents qui m'ont parfois beaucoup étonnées, et un dévouement de la part des proches de Cam que j'ai trouvé vraiment beau.

Ça a donc été un début difficile pour qu'au final je finisse par apprécier pleinement ce roman. Il aborde le sujet de la maladie très différemment que ce dont on a l'habitude car ici ce sont plutôt les miracles qui sont au centre de l'histoire, la possibilité d'y croire, la probabilité qu'ils existent. Je suis donc ravie de ma lecture, et si je n'avais pas été autant désorientée au début de l'histoire ce roman se serait certainement rapproché du coup de cœur. C'est néanmoins un livre que j'ai aimé, et j'espère que vous le lirez pour découvrir cette vision que nous fait passer Wendy Wunder.

Une lecture touchante.


Pour la version Le Livre de Poche, c'est la couverture VO qui a été reprise mais le titre sera évidemment en français.

25 août 2014

Réseau(x) 2 - Vincent Villeminot.

« Ce tatouage qui se voulait effrayant, sans doute, Francesca le trouva simplement déchirant. »

Auteur : Vincent Villeminot.
Éditions : Nathan.
Genre : Thriller, Jeunesse.
Date de sortie : 28 août 2014.
Nombre de pages : 400.

Synopsis : « À la suite de la reddition de Cèsar Diaz, les polices de toute l’Europe pensent pouvoir enfin respirer. Pendant que les proches de Cèsar– Teodor, son frère ;Vitto et Francesca, ses amis– se cachent au Brésil, d’autres comme Justine, Jérémy ou Sixtine essaient de se reconstruire, loin du réseau DKB. Mais le calme n’est revenu qu’en apparence : quelque part sur les réseaux, le mystérieux Nada#2 devient menaçant. Il annonce qu’un scandale dans lequel des policiers sont impliqués va éclater. Rendez-vous est donné devant le Palais de Justice pour un nouveau "Play it for real" : le jeu recommence... »

Merci aux éditions Nathan pour ce partenariat.

Mon avis :
Le premier tome de Réseau(x) était un roman qui n'avait que rarement des avis mitigés : c'était beaucoup plus extrême, soit on aimait, soit on détestait. Et j'ai aimé malgré le fait que ce soit une lecture complexe J'ai donc eu du mal à décider du moment où j'allais commencer le second tome car je savais qu'un an après, mes souvenirs devenaient vagues et j'appréhendais de me retrouver face aux mêmes difficultés que dans le premier tome. Après un début où je me suis sentie totalement perdue, j'ai assez rapidement retrouvé mes repères, pour découvrir un roman où l'auteur a réussit à effacer les défauts que nous lui avions reprochés, ce qui donne au final une très bonne lecture.

Comme je vous le disais, on entre dans l'histoire un peu au hasard, et il m'a fallu un temps d'adaptation afin de retrouver ma place au sein de cette aventure. Je vous conseille donc de lire le premier et le deuxième tome sans trop d'écart pour vous éviter cette impression d'être totalement perdu. Impossible de vous évoquer un personnage en particulier sans vous parler des nombreux autres présents dans le récit, mais ce tome-ci m'a fait découvrir une Alice Kowacks que j'ai tout simplement adoré retrouver et connaître davantage. Un coup de cœur pour elle, une jeune femme attachante, intelligente, qui a même réussi à me faire apprécier César Diaz (il a lui-même arrangé son cas à mes yeux, mais il reste un grand taré je vous rassure). Nous retrouvons bien évidemment Sixie et Théo, ainsi que d'autres personnages et c'était génial de suivre leurs péripéties à nouveau. L'auteur avait confié aux lecteurs (dans une rencontre où j'étais présente) que dans ce second tome certains personnages secondaires prenaient un rôle très important et devenaient primordiales pour l'histoire et j'ai adoré en savoir plus sur des hommes et des femmes dont je ne connaissais que le prénom auparavant : un vrai plaisir.

L'histoire est excellente, addictive, tout s'emboîte, pour enfin nous donner des réponses, mais il manque toujours un éléments pour clore l'enquête, ce qui nous pousse à désirer en savoir toujours plus. C'était génial d'avoir l'impression d'enquêter en compagnie d'Alice, et de se sentir faire pleinement parti de l'histoire. Lors de la rencontre que j'ai déjà évoquée, il nous avait aussi confié qu'il aimait semer le doute chez le lecture, pour que ce dernier appréhende chaque situation : chaque personnage peut mourir à tout moment, un inconnu comme un personnage clé de l'histoire. Et il n'y a pas été de main morte ! Je ne cessais de me dire « Impossible ! » ou « Non pas elle/lui ! » j'appréhendais chaque scène d'action de peur d'assister à la mort de personnages que j'appréciais.. (Vincent, vous êtes sadique !)

Pour tous ceux qui ont eu du mal avec le premier tome, je vous conseille tout de même ce second tome qui selon moi possède une très grande amélioration au niveau du récit : beaucoup moins complexe et encore plus prenant. Il reste parfois quelques mots de vocabulaire qui ne nous rappellent rien mais c'est bien le seul petit reproche que je peux faire à ce roman. L'auteur a vraiment pris le temps de lire toutes les critiques de son livre et en a corrigé tout ce qu'il était en mesure de faire, et c'est appréciable de voir qu'en ayant suivi certains conseils il est vraiment capable de nous offrir un livre passionnant et retournant. J'ai adoré la plume de l'auteur, l'histoire, l'action, l'imagination, j'ai tout aimé en ce livre.

Vous le comprenez facilement, pour moi ce sedonc et dernier tome est une réussite, du suspens, de l'action, des retournements de situations, tout y est pour une histoire passionnante à vous couper le souffle. Le seul conseil c'est de relire le premier tome avant de vous lancer. Merci à l'auteur pour cette lecture que j'ai beaucoup aimée, je garderai toujours de très bons souvenirs de ces deux livres qui traitent un sujet extrêmement bien trouvé.

Une très bonne lecture qui ne manque pas d'action.

17 août 2014

Au bois dormant - Christine Féret-Fleury.

« Cette douleur-là, je pouvais la sentir. C'était une douleur simple, avec un commencement et une fin. Une blessure que n'importe qui pouvait soigner, avec de l'alcool et un pansement. Pas comme l'autre. »

 Auteur : Christine Féret-Fleury.
Éditions : Hachette, Collection Black Moon.
Genre : Thriller/Policier (?)
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 352.

Synopsis :
« On l'appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu'il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire.
Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s'enfuir plutôt que d'attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des événements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d'identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu'elle ne le croit... »

Merci à William et aux éditions Hachette pour cet envoi !

Mon avis :
Ce roman est un service presse des éditions Hachette qui me faisait très envie. Mais une fois reçu, avec énormément d'autres épreuves non corrigées en même temps, j'ai eu du mal à le faire passer en priorité, ce qui fait qu'il a traîné dans ma Pile à Lire pendant deux mois, et je m'en excuse.. Grâce à Heaven Streets et notre Lecture Commune (sa chronique ici), j'ai enfin été obligée de le sortir et.. Qu'est-ce que j'ai bien fait ! Je me demande pourquoi j'ai attendu autant de temps avant de le lire, ce roman est juste formidable.

Le roman commence par nous faire découvrir Ariane, une jeune fille de presque 16 ans qui fuit la mort alors qu'elle ne peut y échapper. C'est une adolescente à laquelle je n'ai eu aucun mal à m'identifier ; elle est en plus de ça très attachante, je l'ai trouvée géniale. Puis au fil des pages on va découvrir d'autres endroits, d'autres personnages, d'autres points de vue : celui de Jude, un policier qui enquête sur l'affaire et que j'ai adoré, ainsi que celui du Rouet, cet homme complètement fou et meurtrier. Ce dernier est.. un grand taré. Il n'y a vraiment pas d'autres mots. Je l'ai trouvé vraiment bizarre et ça fait peur de se dire que des personnes aussi folles existent vraiment. Je comprenais la terreur d'Ariane (même si parfois elle prenait des risques que jamais une froussarde comme moi n'aurait pris) et j'étais vraiment attendrie par Jude.

Il vous suffit de lire les premiers chapitres pour ne plus vouloir vous séparer de ce livre. C'est juste un énorme besoin qu'on a de continuer à lire, continuer de découvrir de nouveaux éléments de l'enquête. On la résout avec eux, on cherche avec eux, on soupçonne ensemble. J'ai trouvé ça excellent, l'auteur a réussi à m'emporter pleinement dans son récit au bout de quelques pages, c'était magique. Comme si tout était vrai (et heureusement que non). Les idées étaient juste excellentes.

Ce roman ne manque vraiment pas d'action, vous avez du le deviner. Entre Ariane qui est en fuite, et qui court sans cesse de partout pour se cacher, Jude et son équipe qui cherchent et Arianne, et le meurtrier, le Rouet qui nous dévoile ses idées les plus bizarres et les plus horribles au fur et à mesure... Pas de répit pour nous les lecteurs, il faut garder l’œil ouvert pour repérer le moindre détail qui pourrait sauver la prochaine victime et arrêter cette série de meurtres à répétition. C'est quand je lis ces romans que me prend souvent l'envie de devenir policière : j'adore enquêter, et Christine Féret-Fleury fait tout pour que l'on se sente dans la peau d'un vrai agent secret.

Ce qu'il faut aussi bien souligner, c'est que la plume de l'auteur est vraiment magnifique. Ce n'est pas un style simple et agréable, non c'est bien plus que cela. C'est poétique, c'est magique, ça nous emporte, alors même quand le Rouet utilise son scalpel sur ses victimes les phrases ont un rythme fort bien trouvé. Elle a tout simplement le véritable talent d'un auteur : une plume qui fait rêver, qui fait peur, qui nous fait donc ressentir des émotions et, en plus de tout ça, qui nous transporte et nous emmène dans un monde parallèle où l'on ne ressort que quand on a tourné la dernière page. Et quelle dernière page ! Une fin à couper le souffle, il nous faut presque attendre la dernière ligne pour enfin tout comprendre. Un suspens excellent !

C'est donc un récit qui a vraiment frôlé le coup de cœur, une histoire hors du commun, un roman que l'on peut qualifier de policier et qui m'a fait me sentir dans l'équipe, dans l'enquête, comme si moi aussi, à leurs côtés je réfléchissais sans cesse. J'en ressors ravie, je vous conseille ce roman de tout cœur, vous en serez changé et émerveillé de tant de bonnes idées et de poésie.

Une histoire hallucinante qui frôle le coup de cœur.


4 août 2014

Mortels petits secrets - Laurie Faria Stolarz.

« Toucher n'est pas forcément douloureux. »

Auteur : Laurie Faria Stolarz.
Éditions : Le Livre de Poche Jeunesse.
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2011. (2013 livre de poche)
Nombre de pages : 288.

Synopsis : « Camelia échappe de peu à un accident de voiture : elle est sauvée par Ben, un mystérieux garçon qui disparaît avant qu’elle ait pu le remercier. Depuis, Camelia ne cesse de penser à lui, et à l’étrange sensation ressentie quand il l’a touchée. Pourtant, lorsqu’elle le revoit au lycée, Ben l’évite. La rumeur dit qu’il aurait tué son ex-petite amie. De son côté, Camélia reçoit des lettres de menaces. Pourquoi ne peut-elle résister à son attirance pour Ben ? Peut-elle vraiment lui faire confiance ? »


Mon avis :
Ce livre traîne dans ma PAL depuis mon anniversaire et il fallait que je l'en sorte, parce qu'il est court et parce que j'avais adoré la plume de l'auteur dans sa saga Bleu Cauchemar. Je l'ai donc mis dans ma PAL d'été, et j'ai eu la joie et le bonheur de le découvrir. Je n'appréhendais pas cette lecture car le résumé était intéressant et je ressors de ce roman ravie et essoufflée : un roman qui m'a fait retenir mon souffle plus d'une fois.

Le résumé vous dévoile déjà le principal sur l'histoire. On a le point de vue de Camélia tout au long de l'histoire, et on la découvre au tout début le jour de l'accident qui au final n'a pas lieu grâce à Ben. On se retrouve ensuite trois mois plus tard quand elle le revoit et il l'attire mystérieusement. Camélia est une fille que j'ai bien aimé, à laquelle j'ai pu m'identifier avec facilité, mais j'ai encore plus aimé ses amis Kimmie et Wes. Ils sont amusants et donnent un peu de joie de vivre à ce roman, bien qu'à un moment de l'histoire je les ai trouvé un peu égoïstes ils restent géniaux tout de même. Mon préféré est certainement Ben... C'est assez étrange en fait. J'aimais beaucoup ce personnage durant l'histoire, mais ça dépendait. On doute de lui de la première page à la dernière page, et comme Camélia j'avais toujours énormément de mal à lui accorder ma confiance, persuadée qu'il finirait pas commettre un acte horrible. J'ai aussi bien aimé Matt parce qu'il était doux et attentionné, même si je ne l'ai pas aimé à tous les moments.

Sachez qu'il faut s'avancer dans ce roman avant de l'aimer pleinement. Sinon, vous allez avoir les préjugés que j'ai moi-même eus : ils se rencontrent en cours de bio, ils se parlent à peine parce qu'il est froid, il veut pas la toucher, on dirait Twilight. Mais cette idée s'est vite éloignée de moi en avançant dans ma lecture. J'ai jugé trop vite – même si je l'avoue on est obligé de penser à Twilight au début. On avance et on découvre que Camélia est menacée. Évidemment le monde entier soupçonne Ben qui a soi-disant tué son ancienne petite-amie. Et nous, qu'est-ce que l'on pense ? L'auteur joue avec nos nerfs, avec notre confiance, on doute comme si on était à la place de Camélia, on a peur pour elle, j'ai ressenti énormément de peur pour notre personnage principal durant toute ma lecture, soupçonnant telle ou telle personne. Un livre presque digne d'une enquête policière dont on est le seul chef et chercheur.

L'histoire est vraiment géniale, et l'auteur l'écrit merveilleusement bien. Comme je vous le disais, impossible de prédire la fin avant d'y être arrivée. Bien que j'ai soupçonné beaucoup de personnes, il ne me semble pas qu'à un moment donné j'ai perdu confiance envers le coupable – et j'aurais du. Tout ça pour dire qu'avec ce livre vous n'êtes pas au bout de vos surprises. L'histoire avance en crescendo pour finir sur un retournement de situation phénoménal. J'ai aussi beaucoup aimé les autres petites idées qui viennent se glisser dans l'histoire, par rapport à Ben, ou aux autres. J'avoue qu'en terminant l'histoire je n'ai pas spécialement envie de lire immédiatement le second tome mais je pense que je replongerai avec plaisir dans ce sombre univers.

C'est donc une très bonne lecture que j'ai adoré, un roman simple à lire mais qui a le don de nous faire frissonner. Il est inquiétant, passionnant, et une fois dedans vous aurez du mal à en ressortir sans cette folle envie de vouloir connaître la suite. Une histoire sans gros défaut apparent qui vous plaira très certainement si vous aimez les histoires courtes bourrées de suspens. Je le conseille vraiment !

Une lecture très intense et passionnante. 

PAL d'été : 4/11.

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi - Mathias Malzieu.

« Contrôle d'identité s'il vous plaît. Veuillez sortir les étoiles de vos poches, de vos cheveux, de vos yeux. Tout ce qui brille, vous le déposez dans le sac en plastique : vos sourires, vos souvenirs, vous n'en aurez plus besoin là où vous allez maintenant. »

Auteur : Mathias Malzieu.
Éditions : J'ai lu.
Genre : Conte.
Année de sortie : 2005.
Nombre de pages : 151.

Synopsis : « "Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi là ? Du rien ? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort ?" Mathias, une trentaine d'années mais une âme d'enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu'il rencontre sur le parking de l'hôpital, que serait-il devenu ? Giant Jack, 4,50 m, "docteur en ombrologie", soigne les gens atteints de deuil. Il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et rêver malgré la douleur... Il le fera grandir. »


Mon avis :
C'est un roman que l'on ne souhaite pas forcément lire dans certaines périodes de la vie. Mais une histoire qui me tenait à cœur. Alors avec Claudia (Lecturedelivres) nous avons décidé d'en faire une lecture commune, car elle voulait le sortir de sa bibliothèque. J'ai été ravie de la faire avec elle car nous nous sommes donné nos avis au fur et à mesure, avançant au même rythme, ce qui nous servait aussi de motivation car c'est une lecture qui est, je vous le dis tout de suite, assez spéciale, avec ses nombreuses qualités mais aussi ses quelques défauts.

L'histoire commence avec tristesse, avec un événement bouleversant, la mort de sa mère. Mathias se sent seul, vide, et il trouve ça bien trop dur à porter. Il décrit de manière poétique tout ce qu'il ressent à ce moment là, ses mots ont cette magie de toujours envoûter le lecteur, et durant les premières pages il parvient à le faire, bien que, je l'avoue, je n'ai pas ressenti énormément d'émotions – un style magnifique mais peut-être trop poétique justement. Puis il rencontre Jack. Et là je pense que pour les lecteurs, ça passe ou ça casse.

Avec Claudia nous avons été d'accord à ce propos, Mathias Malzieu a un trop plein de détails dans ce roman. C'est comme un conte, c'est fantastique, mais quand Jack le géant guérisseur expliquait certaines choses, je m'y perdais, et par sa faute les pages suivantes étaient un peu survolées plutôt que véritablement lues car je perdais de ma concentration. Par contre l'histoire des ombres est vraiment intéressante, j'ai trouvé qu'il avait eu de très bonnes idées (j'avoue que ce livre m'a fait pensé à L'écume des jours de Boris Vian par son côté un peu... farfelu).

On a donc plusieurs éléments importants dans l'histoire, et tout tourne autour du deuil évidemment. L'histoire manquait d'émotions à mes yeux, je m'attendais à ressentir davantage de choses et ce détail m'a déçu. Je le disais tout à l'heure, j'ai aussi été un peu perdue parfois. L'histoire de Giant Jack est intéressant car ce personnage devient attachant avec le temps, j'ai beaucoup aimé sa philosophie de vie, et ce côté guérisseur de deuil était un métier très bien trouvé, mais son exploitation a été faite de manière spéciale.

C'est certain, Mathias Malzieu a un style très poétique. Mais il a aussi un style étrange qui ne doit pas plaire à tout le monde, je pense. J'aime son style, j'aime ses propres citations qui sont juste splendides, mais avec ce roman j'ai eu du mal dans le côté spécial de ses idées. Après c'est un conte un peu biographique tout de même donc je ne juge pas sa manière de voir le deuil dans son roman, surtout que j'ai adoré la fin, je l'ai trouvé très touchante, très belle, et les derniers mots ont su m'émouvoir, heureusement car si ça avait continué comme au début j'aurais eu du mal.

C'est donc une bonne lecture malgré ses quelques défauts, un style unique (vraiment unique, Claudia l'approuvera) mais pas toujours dans le bon sens du terme car certaines personnes peuvent avoir du mal, pour ma part j'aime beaucoup. Je vous le conseille tout de même pour sa petite taille, sa poésie et son histoire qui est vraiment bien recherchée (parfois trop).

Une lecture agréable avec ses défauts.


> Retrouvez la chronique (vidéo) de Claudia en cliquant ici <
lien à venir.

PAL d'été : 3/11.