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26 février 2016

Je sais que tu sais - Gilles Abier.

« Car la mort, elle, est d'une constance insoutenable. »

Auteur : Gilles Abier.
Éditions : Talents Hauts, collection Ego.
Genre : Jeunesse, Thriller.
Date de sortie 18 février 2016.
Nombre de pages : 96.

Synopsis : « J'ai les mains moites. J'ai beau les frotter à plat sur mon jean, elles suent, elles suintent. Je ne suis pas quelqu'un qui transpire pourtant. Je peux danser une heure, courir vingt minutes, buller sous deux couettes, je reste au sec. Ça énervait mon frère d'ailleurs. Mon côté « poupée de porcelaine », comme il disait, jamais chiffonnée. Le teint frais. La tenue impeccable. Une vraie princesse, quoi ! Mais ça, c'était avant. C'était quand il était encore vivant. Aujourd'hui, j'ai le nez percé, le regard fatigué et le vide au ventre. »

Mon avis :
La collection Ego des éditions Talents Hauts réunit des petits livres de 100 pages à peine. Elles sont peu nombreuses, mais elles nous marquent, elles nous choquent, elle nous touchent en plein cœur. Je me suis donc laissée tenter par ce nouveau titre qui me promettait un moment intense et fort en émotions.

Axelle est une jeune fille détruite par la mort de son frère. Elle l'aimait énormément et avait tendance à voir en lui comme un modèle, malgré ses imperfections qu'elle percevait bien souvent. Mais il est mort, et elle ne le reverra plus jamais. On va suivre Axelle dans une sorte de chemin vers la reconstruction d'elle-même. Plusieurs mystères restent tout de même très présents. On ignore beaucoup de choses sur la mort de son frère, et on veut savoir. Alors on attend, on suppose. Et on s'attache à Axelle, on tente de la comprendre, on aimerait la raisonner, l'influencer. Axelle était un personnage très humain, en proie à ses émotions, donc parfois instable, parfois trop spontanée. Un personnage qui nous réserve de sacrées surprises.

Ce livre, quand on le commence, c'est avant tout un deuil. Le deuil d'Axelle, de sa famille face aux événements qui ont eu lieu. Mais on va vite comprendre qu'il n'y a pas que ça. Que, pour se reconstruire, Axelle a besoin de comprendre, de savoir ce qui s'est réellement passé ce jour là. Entre mystères et retournements de situation, nos yeux vont aller de surprises en surprises jusqu'à une fin qui nous étonne, qui nous perturbe. Et puis, j'ose vous l'avouer, c'est en commençant l'écriture de ma chronique, après avoir refermé ce livre la veille, que j'ai réellement compris l'histoire, son début ainsi que sa fin. Ça peut paraître bête (je suis peut-être très bête) mais c'était vraiment une belle idée de la part de l'auteur de mettre des intrigues aux quatre coins des pages. Parce que même quand c'est fini, il y en a encore. J'ai adoré tout ce que j'ai ressenti, et j'ai adoré cette histoire renversante.

La style de l'auteur est marquant, choquant, touchant. Le style typique des auteurs de cette collection, typique et unique car chacun a le sien, mais chacun nous surprend tout de même. Gilles Abier a ici écrit une histoire très bien menée qu'il a su manier avec brio pour placer du suspens là où il en fallait et faire de ce roman un petit livre qui se lit facilement d'une traite, parce qu'on ne peut pas arrêter notre lecture sans avoir une trop grande envie de savoir comment tout se termine. Et quand ça se termine, on aimerait que ça continue encore (à croire qu'on est jamais content, mais pourtant si, vu que j'ai adoré).

Je ressors donc de cette lecture avec le sentiment que si je ne l'avais pas lu, ce petit livre, je serais passée à côté d'une sacrée histoire. C'était étonnant, c'était perturbant, c'était sombre, parfois on sourit mais souvent on a peur, on redoute. C'était toute une palette d'émotions pour un roman plus qu'épatant. Je vous recommande donc ce petit livre qui renferme de grandes choses. Il est petit, mais il vous fera passer de grands moments.

Un excellent roman.

18 janvier 2016

Les chiens - Allan Stratton.

« Les arbres sont comme les gens. On est des vivants, puis on est des souvenirs, puis on s'évanouit. »


Auteur : Allan Stratton.
Éditions : Milan.
Genre : Jeunesse.
Année de sortie 2015.
Nombre de pages : 317.

Synopsis :
« Cameron devait être à l’abri pour de bon, dans cette vieille ferme paumée au milieu de nulle part. Son père ne les dénicherait jamais dans un coin pareil, avait dit sa mère. N’empêche, dès le premier jour, Cameron sent bien que quelqu’un est déjà là. Invisible, mais il le sent. Il l’entend même parfois. Quels secrets va-t-il découvrir dans cette baraque ? »


Mon avis :
Quand je lis, je ne suis pas la plus courageuse du monde, car les mots ont le pouvoir de m'effrayer comme si je me trouvais devant un film, avec des images encore plus terrifiantes étant donné que mon cerveau déborde d'imagination. Alors ce roman, il me faisait très envie mais j'en tremblais d'avance. Sa couverture sombre et mystérieuse est sublime et elle a attiré mon regard instantanément, un premier bon point pour ce roman qui en a tant d'autres.

Cameron est un jeune garçon qui déménage souvent, trop pour pouvoir s'adapter et se faire des amis. Sa mère et lui fuient le père de ce dernier, car on nous laisse penser qu'il est dangereux. On ne sait rien de personne, juste qu'ils atterrissent dans une maison qui ferait froid dans le dos à n'importe qui : les murs et le toit délabrés, un sous sol glacial, un grenier condamné et personne à proximité à part la ferme de Mr Sinclair, un homme inquiétant. Mais d'après la mère de Cameron, ici, personne ne les trouvera. Le jeune garçon va alors enquêter sur cette mystérieuse maison qui ne lui inspire rien de bon. C'est un jeune courageux, mais aussi très perturbé par sa situation familiale. Je me suis très vite attachée à lui, partageant ses idées même quand personne ne le croyait. Moi, j'avais confiance en lui, et ça me suffisait à vouloir découvrir les secrets de cette demeure. Certains personnages m'inspiraient beaucoup de confiance, d'autres étaient déjà dans ma liste des personnes à ne pas fréquenter. Je me suis confondue avec Cameron, et j'ai été prise de folie comme lui tant cette histoire me passionnait.

C'était captivant et mystérieux. Captivant, parce que les éléments s'imbriquaient entre eux sans que l'on ne soit jamais sûr de tout, et mystérieux parce qu'il y avait encore tellement de questions. Des questions sur les fantômes, des questions sur le père de Cameron, des questions sur le passé de cette ferme dans laquelle Cameron et sa mère ont emménagé. Que de mystères et que de moyens de les résoudre ! Nous sommes en quelque sorte pris dans la folie de Cameron, avec un doute toujours présent sur ce qu'il voit et ce qu'il croit, la peur de sombrer dans quelque chose de surréaliste et donc de totalement faux. Tout est sans cesse remis en cause jusqu'à la dernière page, c'était terriblement génial. Je me surprenais à regarder autour de moi afin de ne pas apercevoir l'ombre d'un homme ou d'un chien qui roderait dans ma chambre. Un roman totalement prenant.

L'auteur possède une plume fabuleuse, car elle reste simple, mais elle peut nous faire passer du petit moment joyeux à une peur bleue. On ressent la crainte de Cameron ainsi que celle des autres personnages et on la partage. On ne veut pas faire des rêves aussi effrayants que ceux du jeune garçon, on a peur d'entendre nous aussi des bruits étranges qui viendraient du plafond. Tout nous inquiète, et c'est là le talent de l'auteur qui provoque en nous toute cette peur. Ce n'est pas non plus un roman qui vous fera faire des cauchemars pendant des mois car il reste destiné à un public jeunesse (et sachant que je ressens la même peur que les enfants de 10 ans devant un film d'horreur, je vous assure qu'il est accessible à tous les jeunes dès la pré-adolescence). Ce que j'adore c'est qu'il peut plaire à tous les âges, et ça c'est synonyme d'un excellent roman.

Ce livre est absolument génial. Il fait peur, il fait rire et il nous touche, ce qui peut plaire aux plus jeunes comme aux plus grands. Il a vraiment frôlé le coup de cœur pour ma part, il m'a juste manqué la petite étincelle. Et au-delà des frayeurs il aborde des thèmes importants pas toujours faciles à comprendre. Un livre à mettre entre les mains de tous, vraiment, même si vous êtes froussards, affrontez vos peurs pour découvrir ce roman prenant !

Une excellente lecture.

21 octobre 2015

Maintenant qu'il est trop tard - Jessica Warman.

« Qu'elle passe l'éternité sans savoir l'horreur qui a rempli son absence. »


Auteur : Jessica Warman.
Éditions : Pocket Jeunesse.
Genre : Jeunesse, Thriller.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 288.

Synopsis :
« Les adultes font la fête à l'étage, le soir du nouvel an. Samantha veille avec Remy, son meilleur ami, sur sa petite soeur, Tabitha. Elle dort paisiblement à leurs côtés. Soudain le père Noël entre dans la pièce, attrape Tabitha et l'emporte sous leur regard impuissant. À 17 ans, Sam revient avec sa famille sur les lieux du drame. La jeune fille retrouve Remy. Ensemble, ils réalisent qu'ils ont peut-être envoyé la mauvaise personne en prison... »




Mon avis :
Je remercie les éditions Pocket Jeunesse pour ce roman, qui m'a avant tout interpellée pour sa sublime couverture : sombre, mystérieuse, énigmatique, elle me promettait un roman riche en suspens, et quand j'ai lu le résumé j'ai su que je ne pouvais pas passer à côté de ce livre : et comme j'ai eu raison !

Sam avait 7 ans et était accompagnée de Rémy quand sa petite sœur, Tortue, s'est fait enlever par la « père noël ». 10 ans après ce drame, Sam revient dans cette maison qui rappelle tant de mauvais souvenirs à sa famille, et elle va retrouver Rémy, son meilleur ami d'enfance qu'elle avait perdu de vue avec les années et la distance. Sam et Rémy sont deux personnages très touchants car on les connaît depuis qu'ils sont petits quand on lit ce roman, et donc on est particulièrement attaché à ces jeunes totalement perdus dans leurs pensées et leurs interrogations. Les chapitres s'alternent parfois entre le passé et le présent, avec parfois de petites anecdotes sorties d'un livre que vous découvrirez si vous lisez ce roman, ce qui rajoute des indices à notre petite enquête pour découvrir si la personne qui a été envoyée en prison est bel et bien le criminel.

C'est une histoire remplie de mystères. Les éléments qui s'ajoutent à chaque chapitre viennent remettre en cause toutes nos prédictions, le suspens en devient totalement insoutenable. Impossible de laisser ce roman de côté dès le moment où on le commence, car notre désir de savoir le fin mot de l'histoire est trop grand. C'est justement ce genre d'histoire où vous avez beau avoir 1001 idées sur la dernière page du livre, cette dernière ne peut que vous surprendre, je vous assure. Et pourtant je me sentais observer les personnages comme si je les voyais réellement, comme si j'étudiais les expressions de leurs visages, les signes douteux. C'était incroyable d'être embarquée à ce point dans cette aventure au point de lire la fin plusieurs fois afin d'être sûr que c'est bien terminé, d'être certain qu'on a bien compris. Et au delà du suspens et des frissons que fait ressentir ce livre, il y a aussi l'amour, la tristesse, l'espoir, la déception. De nombreuses émotions qui nous retournent, qui nous font sourire, rire, qui nous rendent tristes, qui nous font peur et surtout qui nous font appréhender la suite des événements. Car au delà d'une histoire de kidnapping, il y a une histoire d'humanité, de personnes qui sont effrayées ou anéanties. Un vrai roman psychologique.

La plume de l'auteur ne semble pas extraordinaire au premier point de vue, elle est simple et efficace. Mais si on y réfléchit bien elle est plus que tout ça, elle nous envoûte à un point qui fait que nous sommes incapables de quitter cette histoire, de la laisser de côté. C'est donc à mes yeux la preuve d'un véritable talent de pouvoir à ce point passionner le lecteur, le garder éveillé pendant des heures sans qu'il ne se puisse se lasser. Un style que vous apprécierez forcément car, même s'il n'a rien d'incroyable son côté envoûtant ne peut que fonctionner, sur vous aussi j'en suis persuadée !

Ce livre ne peut donc qu'être un coup de cœur, je le savais déjà alors que je ne l'avais pas terminé et la fin n'a fait que confirmer toute l'admiration que je porte à cette histoire. Je ne peux que vous le conseiller surtout en cette période où les romans terrifiants sont les bienvenus ; les émotions fortes ne sont pas immenses mais intenses, et suffisent à nous donner des sueurs froides. Une histoire si passionnante que vous êtes obligés de la lire, vraiment !

Un coup de cœur pour un thriller passionnant.

12 mai 2015

Perdue et Retrouvée - Cat Clarke.

« Tu as remis ma vie à l'endroit.»

Auteur : Cat Clarke.
Éditions : Robert Laffont, collection R.
Genre : Contemporain.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 405.

Synopsis :
« PERDUE. Quand Laurel Logan, 6 ans, a été kidnappée, seule sa petite sœur en a été témoin. Toute l'enfance de Faith a été façonnée par la disparition de Laurel : de la séparation de ses parents à la présence constante des médias, en passant par celle de ces soi-disant amis qui ne veulent que lui parler de sa sœur. RETROUVÉE. Treize ans plus tard, une jeune femme est retrouvée dans le jardin de l'ancienne maison des Logan, totalement déboussolée et serrant dans ses bras l'ours en peluche avec lequel Laurel a disparu. Laurel est enfin de retour chez elle, saine et sauve. Faith avait toujours rêvé de revoir sa sœur, sans oser vraiment croire que cela arriverait. Mais une série troublante d'événements isole Faith et la pousse à la paranoïa : ce que l'on a perdu peut-il réellement être retrouvé ? »



Mon avis :
Jamais un Cat Clarke n'a échappé à la règle du coup de cœur. J'attendais ce nouveau roman avec une grande impatience, j'appréhendais même d'en attendre trop, parce que c'est ce qui arrive quand on aime de trop les romans d'une auteur : si le suivant nous déçoit, c'est difficile de s'en remettre. Je l'ai commencé comme si je tenais un trésor entre mes mains, et j'avais bien raison : c'est un trésor.

On rencontre Faith, une adolescente dont la vie n'a rien d'ordinaire car sa sœur s'est faite enlevée il y a 13 ans. Mais plus fou encore, elle est de retour à la maison, plus vraie que jamais, et tout le monde y voit le plus beau miracle du monde. Faith aussi, évidemment, jusqu'à ce que les événements prennent une tournure assez étrange, voir catastrophique. On se retrouve alors plongé dans un thriller déroutant et perturbant qui sait nous garder en haleine jusqu'à la dernière ligne de la dernière page. Faith est une adolescente à qui j'ai très vite réussi à m'identifier, elle était tout simplement humaine. Comme tous les personnages de Cat Clarke, elle avait ses défauts et ses qualités, son caractère était réaliste, véritable, et c'était d'autant plus agréable de se sentir proche du narrateur. Laurel était attachante, mais parfois inquiétante, j'avais du mal à cerner le personnage, et l'auteur a su en faire une véritable énigme, difficile à résoudre. Mon seul petit regret c'est la mise en retrait de Martha et Thomas, l'ami et le copain de Faith, car ils ont été assez peu approfondis à mes yeux, je m'attendais à en apprendre davantage sur eux.

C'était juste extraordinaire. J'ai eu la sensation de vivre chaque événement comme si j'avais écrit ce livre tant mon corps était en coordination avec le récit. J'étais surprise de ressentir tant d'émotions contradictoires, mais surtout c'est bien la première fois qu'un roman me fait ressentir une gêne, un malaise. Et c'était une position assez inconfortable ; l'auteur est incroyable de réussir à nous faire découvrir ce qu'un livre peut être en mesure de nous faire éprouver. Au delà d'être gênée, j'étais carrément traumatisée par moments : la boule au ventre qui ne voulait pas s'en aller, et les situations que j'appréhendais, redoutant le pire, imaginant des horreurs pas possible. C'était une expérience incroyable que de lire ce roman, car j'ai découvert qu'un livre pouvait me faire ressentir des choses qui m'étaient encore inconnus, malgré tous les romans que j'avais déjà lus auparavant. C'était même magique.

Cat Clarke a comme à son habitude une plume simple, mais addictive au possible. Pour la première fois avec cette auteur, la fin paraissait évidente, mais évidemment que deviner un simple événement fait que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Ce roman peut paraître lent, mais il est surtout réaliste : on vit avec Faith chaque journée depuis le retour de sa sœur, et chaque moment est important, bien que parfois cela ne se perçoit pas. Et c'est ce qui m'a une nouvelle fois passionnée, car le roman n'a pas tenu deux jours, je l'ai littéralement dévorée, pour en ressortir totalement perdue, puis bouleversée, puis émerveillée. Que des sentiments contradictoires qui s'entrechoquaient en moi, et ça me fascinait. Cat Clarke m'a fascinée avec ce roman, j'en suis tombée amoureuse, je crois.

Je ne sais pas si j'ai employé les bons mots pour vous donner mon ressenti sur ce livre. C'est toujours extrêmement difficile de chroniquer les romans de Cat Clarke, car ils nous laissent généralement dans une confusion totale, inhabituelle, et c'en est d'autant plus perturbant. En tout cas, s'il faut retenir une chose de tout ce blabla, c'est que ce roman, il faut le lire. Il ne faut pas passer à côté, il faut s'arrêter devant, l'observer, l'acheter, le dévorer, et l'aimer aussi fort que je l'ai aimé. N'hésitez pas avec ce livre, vraiment pas.

Un coup de cœur.

10 mars 2015

Complice(s) - Eireann Corrigan.

« J'aurais voulu t'offrir un monde meilleur. »

Auteur : Eireann Corrigan.
Éditions : Milan, collection Macadam.
Genre : Jeunesse, Thriller.
Date de sortie : 11 mars 2015.
Nombre de pages : 313.
Prix : 14€90.

Synopsis :
« Leur plan : simuler un enlèvement.
Leur but : faire parler d'elles.
Chloé et Finn en sont convaincues : être intelligente, jolie et sportive ne suffit pas. Pour avancer dans la vie, il faut devenir quelqu'un.
Quel que soit le moyen,
et à n'importe quel prix.
Leur plan est parfait. »


Mon avis :
J'ai reçu ce roman dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Milan et la collection Macadam, je les en remercie grandement. Une nouveauté qui me donnait très envie, malgré le fait que j'en savais peu sur l'histoire. Ayant lu un résumé assez vague (pas bien plus que celui que je vous ai écrit), j'ai pu découvrir ce roman avec tout le suspens et les situations retournantes. Je vous conseille donc de ne pas lire d'autres synopsis que celui que je vous ai mis plus haut car j'en ai lu des trop explicites qui pourraient vous gâcher certaines surprises.

Chloé et Finn veulent faire parler d'elles. Elles ont beau faire tout leur possible elles savent que ce ne sera pas suffisant pour qu'elles deviennent célèbres. Elles imaginent alors un plan afin de simuler un enlèvement, ce qui leur assurerait une popularité sans limites. Mais on se doute bien qu'un mensonge aussi grave peut vite dégénérer...
Finn est le narrateur de l'histoire, celle dont on connaît les pensées les plus profondes, et j'ai trouvé son personnage si touchant, si dévoué à sa meilleure amie, Chloé. Cette dernière, je n'ai pas pu m'y attacher, et ce dès le début. On sent bien que cette fille est égocentrique, mais comme c'est Finn qui nous décrit l'histoire, elle nous parle de sa meilleure amie comme d'un ange, et au début, on arrive à la croire.

C'est un sujet totalement nouveau pour moi. Deux adolescentes qui simulent la disparition de l'une d'entre elles, je n'avais jamais lu quelque chose d'aussi intrigant. Et je peux vous dire que c'était juste formidable. De voir comment Finn se débrouille pour mentir au monde entier tandis que Chloé est dissimulée dans un sous-sol d'une maison vide. Mais surtout, au delà de leur plan diabolique, on découvre des personnages qui se révèlent, qui s'avouent certaines choses à eux-même, qui assument leurs décisions. Le sentiment le plus présent tout au long du roman ? L'impatience. J'avais chaque soir hâte de me replonger dans cette aventure, le suspens étant toujours à son comble quand au dénouement final de l'histoire. Et l'auteur nous réserve des surprises, car quand on pense que l'histoire est finie, on se rend compte qu'il y en a encore. Et ça, c'était merveilleusement bien pensé.

L'auteur sait mettre le suspens là où il faut, c'est à dire : tout le temps. Un plan pareil ne peut pas se finir sans difficultés, on en est sûrs, mais pourtant on doute, et on se demande bien comment une histoire pareille pourrait se terminer. L'auteur sait nous faire imaginer de nombreuses fins différentes mais je peux vous assurer que celle qu'elle a écrite de sa plume ne pourra que vous surprendre. Le style reste simple, nous sommes dans la tête d'une adolescente, mais c'est justement parfait pour saisir les détails importants de l'histoire et pouvoir à notre tour mener notre propre enquête, et tenter de prédire la suite. J'ai totalement adoré l'histoire du début à la fin, et le seul petit défaut que je peux donner à ce livre c'est l'attitude de certains personnages où certaines situations qui me paraissaient peu logiques suite à l'enlèvement de Chloé, mais bon après je ne sais pas tellement comme ça se passe réellement après un événement pareil.

En conclusion, dès que ce roman sort en librairie, il faut se ruer dessus et sans un brin d'hésitation ! Ce n'est peut-être pas un livre poétique qui fait rêver, mais c'est vraiment une histoire de suspens époustouflante qui nous happe dès les premières pages pour nous relâcher au bout de 27 chapitres, plus essoufflés que jamais. Une fin qui m'a retournée mais que j'ai adoré, des retournements de situation totalement hallucinants et une maîtrise du fil de l'histoire qui me laisse très admirative. Ne passez pas à côté de ce livre, je vous le conseille plus que jamais !

Un roman incroyablement passionnant.

22 novembre 2014

Je m'appelle Lumikki - Salla Simukka.

« Il était une fois une nuit qui ne finissait jamais. »

Auteur : Salla Simukka.
Éditions : Hachette.
Genre : Thriller.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 278.

Synopsis : « Il était une fois une fille qui a dû apprendre la peur. Lumikki Andersson a dix-sept ans. Elle vit seule dans un studio, loin de ses parents et de son passé. Loin des gens. Par un matin glacial, elle découvre, dans la chambre noire de l’école, des dizaines de billets. Et une odeur. Une odeur de vieux sang. Malgré elle, Lumikki sort de son réconfortant univers réglé au cordeau pour remonter la piste, percer les mystères de cet argent sale. Face à elle, des flics corrompus, et un dangereux baron de la drogue. Lumikki aura beau tenter de fuir, elle n’a nulle part où se cacher. Or, rien n’est aussi rouge que le sang sur la neige... »

Merci Matéïa et les éditions Hachette pour ce partenariat !

Mon avis :
Un roman que j'ai demandé aux éditions Hachette car il avait l'air sympa. Et plus la date de réception approchait, plus j'étais impatiente et surprise de cette hâte que j'avais de pouvoir le lire. Aussitôt reçu, aussitôt commencé. J'ai mis une semaine à le lire à cause des cours, mais j'ai quand même apprécié ma lecture. Je ne m'attendais pas à ça, alors même si c'est loin du coup de cœur, ça reste une agréable surprise.

Lumikki est une fille assez normale, quand on commence le livre, et on n'a aucun mal à s'identifier à ce personnage (bien qu'elle possède un caractère bien à elle). Elle se retrouve embarquée dans une affaire d'argent, de meurtre, de sang, et dès ce moment elle sait que sa vie ne sera plus comme avant. Elle est curieuse, évidemment, et très courageuse, ce que j'ai beaucoup admiré durant toute l'histoire car cela paraissait vraiment naturel, on ne pensait pas à un courage exagéré. Les rencontres qu'elle va faire, notamment Elisa et ses amis, vont lui apporter de bonnes – et de mauvaises – choses mais, en soi, tout cela la fera changer et évoluer. Elisa est la fille riche, parfaite, bien maquillée bien coiffée qui fait sans cesse attention à elle. Les opposés s'attirent et finalement on se rend compte que qui se ressemble s'assemble...

L'histoire nous prend vraiment dans ses filets du début à la fin. On part d'une intrigue mystérieuse qu'on a du mal à comprendre, puis les pièces du puzzle s'assemble pour nous faire entrer dans une véritable enquête dont on ne veut pas ressortir. Je peux dire que le récit m'a passionnée car j'avais souvent hâte de découvrir ce qui se passerait après. Voir à quel point une petite bêtise peut avoir de grandes conséquences. Mais le petit défaut c'est certains chapitres sur d'autres personnages un peu trop descriptifs qui avaient malheureusement tendance à m'ennuyer – heureusement ils n'étaient pas nombreux, je vous rassure.

L'auteur a une plume et des idées vraiment intéressantes. Tout était très bien trouvé dans l'enchaînement des événements, et la dose de suspens était toujours là quelque part, l'adrénaline et la peur pour l'héroïne, la tristesse parfois... les émotions des personnages étaient vraiment communicatives et c'était impossible de s'arrêter au milieu d'une scène trop importante. Ce qui prouve que l'auteur a un style agréable, et j'ai été surprise par ce thriller qui mêlait peur et enquête sans que cela soit trop difficile à comprendre, mais avec quelques éléments complexes tout de même.

Ce roman a donc été une agréable surprise pour moi, l'histoire m'a rapidement passionnée et l'ennui a rarement été au rendez-vous : je vous conseille donc vivement ce thriller qui ne fait pas trop peur malgré quelques scènes sanglantes et qui saura vous emporter dans cette enquête du début à la fin. J'ignore si je lirai le tome 2, mais je peux vous dire que ce roman est vraiment sympa et je pense que vous l'aimerez forcément, surtout si vous avez soif d'action.

Une agréable surprise.

26 septembre 2014

Quand j'ai voulu revoir le diable - April Genevieve Tucholke.

« Freddie me répétait souvent que je ne devais pas penser à la mort. Que c'était malsain, lugubre, que l'enfance était courte, ne devait pas être gâchée. »

Auteur : April Genevieve Tucholke.
Éditions : Hachette (Collection Black Moon)
Genre : Jeunesse.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 282.

RISQUE DE SPOILERS SUR LE PREMIER TOME.

Synopsis : « Inn's End, village maudit au coeur des Appalaches. Lieu rongé par les rumeurs et la menace d'un garçon aux cheveux de feu qui volerait leurs rêves aux jeunes filles. Cet être démoniaque porte un nom: Brodie. Ce monstre qui sème la folie sur son passage a un frère: River. River; ce beau brun mystérieux, dont le souvenir obsède Violet, à tel point que la jeune fille est prête à se lancer dans une traque infernale, prête à affronter l'un pour mieux retrouver l'autre... Tout ne sera qu'angoisse, mensonge et sang, jusqu'à ce que Violet revoie le Diable... »

Merci à Matéïa et à la collection Black Moon pour ce roman en partenariat !

Mon avis :
J'avais juste adoré le premier tome. C'était vraiment une lecture marquante, qui avait laissé un très beau souvenir (assez horrible aussi car j'avais eu ma dose d'émotions). Et j'ai été très surprise de le trouver dans ma boîte aux lettres, car ce n'était absolument pas prévu. J'ai donc replongé avec plaisir dans le sombre univers mystérieux de Violet, et j'ai malheureusement moins apprécié ce second tome même si dans l'ensemble ce n'était vraiment pas catastrophique évidemment.

J'ai donc retrouvé les personnages que j'avais tant aimés, Violet et son frère, Neely qui est un garçon adorable, Sunshine et Jack, Freddie... C'était un plaisir au tout début de retrouver ce monde à part. J'ai aussi pu faire des rencontres au cours du roman, des personnages intéressants pour certains, et d'autres un peu inutiles à mon goût mais ça restait agréable de découvrir de nouvelles personnes. C'est donc la suite de l'histoire, après que River soit parti, le diable Brodie aussi, Violet décide de partir à leur recherche avec Neely, le frère de ces deux derniers. Il vont donc partir sur une piste basée sur divers indices afin de trouver le chemin qui les mènera à eux, et ils ne seront pas déçus de leur escapade...

L'histoire est prenante dès les premières pages, on a très vite l'envie de rester entre les lignes et de ne jamais quitter le roman. L'aventure commence bien, on fait parti du récit car on a aussi nos propres hypothèses, nos propres peurs et nos propres sourires. Mais cette impression s'est estompée avec le temps... Je ne saurais expliquer pourquoi mais j'ai du me lasser un peu des péripéties des personnages ainsi que du caractère de Violet. Ce roman vire à la romance trop niaise à mon goût, et les personnages ont des réactions parfois complètement insensées à mes yeux, même carrément illogiques. C'est ce qui m'a certainement fait perdre le fil. Trop de réflexions sur « Je l'aime tant, mais j'aime l'autre aussi, lequel j'aime » pour au final ne pas trop comprendre les choix qui sont faits.

On lit des passages du journal intime de Freddie, et j'ai trouvé ça sympathique, mais ça a aussi fini par me déplaire car ces passages sont là toutes les 10 à 20 pages, et il y a tant d'hommes et de tromperie que je ne m'y retrouvais plus trop et j'ai fini par arrêter d'essayer de comprendre. C'est dommage, je trouve, car le style de l'auteur est pourtant beau et assez prenant, j'avais d'ailleurs été conquise dans le premier tome. Peut-être que je n'ai pas lu celui-ci au bon moment, je ne sais pas...

Mais la fin rattrape un peu tous les défauts que j'ai pu citer car la surprise est surprenante, et déstabilisante, je m'attendais à plein de choses mais vraiment pas à ça. Ce qui est un très bon point, j'ai réussi à être étonnée par la tournure des événements. Alors même si j'ai été moins passionnée par ce second tome, je ne peux que vous conseiller le premier que j'avais vraiment adoré.

C'est donc un avis plutôt mitigé malheureusement. Une lecture qui a été prenante à certains moments, et lassante à d'autres. C'est dommage car le premier tome (chronique ici) avait frôlé le coup de cœur, j'attendais peut-être trop de cette suite et c'est ce qui m'a certainement déçue. Je le conseille quand même à ceux qui ont apprécié le premier tome car ils prendront forcément plaisir à retrouver les différents personnages (surtout Neely) mais pour ceux qui n'ont pas aimé le premier tome alors je ne vous conseille pas ce second qui pour moi est en dessous du précédent.

Un avis mitigé mais une suite qui reste sympathique.

25 août 2014

Réseau(x) 2 - Vincent Villeminot.

« Ce tatouage qui se voulait effrayant, sans doute, Francesca le trouva simplement déchirant. »

Auteur : Vincent Villeminot.
Éditions : Nathan.
Genre : Thriller, Jeunesse.
Date de sortie : 28 août 2014.
Nombre de pages : 400.

Synopsis : « À la suite de la reddition de Cèsar Diaz, les polices de toute l’Europe pensent pouvoir enfin respirer. Pendant que les proches de Cèsar– Teodor, son frère ;Vitto et Francesca, ses amis– se cachent au Brésil, d’autres comme Justine, Jérémy ou Sixtine essaient de se reconstruire, loin du réseau DKB. Mais le calme n’est revenu qu’en apparence : quelque part sur les réseaux, le mystérieux Nada#2 devient menaçant. Il annonce qu’un scandale dans lequel des policiers sont impliqués va éclater. Rendez-vous est donné devant le Palais de Justice pour un nouveau "Play it for real" : le jeu recommence... »

Merci aux éditions Nathan pour ce partenariat.

Mon avis :
Le premier tome de Réseau(x) était un roman qui n'avait que rarement des avis mitigés : c'était beaucoup plus extrême, soit on aimait, soit on détestait. Et j'ai aimé malgré le fait que ce soit une lecture complexe J'ai donc eu du mal à décider du moment où j'allais commencer le second tome car je savais qu'un an après, mes souvenirs devenaient vagues et j'appréhendais de me retrouver face aux mêmes difficultés que dans le premier tome. Après un début où je me suis sentie totalement perdue, j'ai assez rapidement retrouvé mes repères, pour découvrir un roman où l'auteur a réussit à effacer les défauts que nous lui avions reprochés, ce qui donne au final une très bonne lecture.

Comme je vous le disais, on entre dans l'histoire un peu au hasard, et il m'a fallu un temps d'adaptation afin de retrouver ma place au sein de cette aventure. Je vous conseille donc de lire le premier et le deuxième tome sans trop d'écart pour vous éviter cette impression d'être totalement perdu. Impossible de vous évoquer un personnage en particulier sans vous parler des nombreux autres présents dans le récit, mais ce tome-ci m'a fait découvrir une Alice Kowacks que j'ai tout simplement adoré retrouver et connaître davantage. Un coup de cœur pour elle, une jeune femme attachante, intelligente, qui a même réussi à me faire apprécier César Diaz (il a lui-même arrangé son cas à mes yeux, mais il reste un grand taré je vous rassure). Nous retrouvons bien évidemment Sixie et Théo, ainsi que d'autres personnages et c'était génial de suivre leurs péripéties à nouveau. L'auteur avait confié aux lecteurs (dans une rencontre où j'étais présente) que dans ce second tome certains personnages secondaires prenaient un rôle très important et devenaient primordiales pour l'histoire et j'ai adoré en savoir plus sur des hommes et des femmes dont je ne connaissais que le prénom auparavant : un vrai plaisir.

L'histoire est excellente, addictive, tout s'emboîte, pour enfin nous donner des réponses, mais il manque toujours un éléments pour clore l'enquête, ce qui nous pousse à désirer en savoir toujours plus. C'était génial d'avoir l'impression d'enquêter en compagnie d'Alice, et de se sentir faire pleinement parti de l'histoire. Lors de la rencontre que j'ai déjà évoquée, il nous avait aussi confié qu'il aimait semer le doute chez le lecture, pour que ce dernier appréhende chaque situation : chaque personnage peut mourir à tout moment, un inconnu comme un personnage clé de l'histoire. Et il n'y a pas été de main morte ! Je ne cessais de me dire « Impossible ! » ou « Non pas elle/lui ! » j'appréhendais chaque scène d'action de peur d'assister à la mort de personnages que j'appréciais.. (Vincent, vous êtes sadique !)

Pour tous ceux qui ont eu du mal avec le premier tome, je vous conseille tout de même ce second tome qui selon moi possède une très grande amélioration au niveau du récit : beaucoup moins complexe et encore plus prenant. Il reste parfois quelques mots de vocabulaire qui ne nous rappellent rien mais c'est bien le seul petit reproche que je peux faire à ce roman. L'auteur a vraiment pris le temps de lire toutes les critiques de son livre et en a corrigé tout ce qu'il était en mesure de faire, et c'est appréciable de voir qu'en ayant suivi certains conseils il est vraiment capable de nous offrir un livre passionnant et retournant. J'ai adoré la plume de l'auteur, l'histoire, l'action, l'imagination, j'ai tout aimé en ce livre.

Vous le comprenez facilement, pour moi ce sedonc et dernier tome est une réussite, du suspens, de l'action, des retournements de situations, tout y est pour une histoire passionnante à vous couper le souffle. Le seul conseil c'est de relire le premier tome avant de vous lancer. Merci à l'auteur pour cette lecture que j'ai beaucoup aimée, je garderai toujours de très bons souvenirs de ces deux livres qui traitent un sujet extrêmement bien trouvé.

Une très bonne lecture qui ne manque pas d'action.

17 août 2014

Au bois dormant - Christine Féret-Fleury.

« Cette douleur-là, je pouvais la sentir. C'était une douleur simple, avec un commencement et une fin. Une blessure que n'importe qui pouvait soigner, avec de l'alcool et un pansement. Pas comme l'autre. »

 Auteur : Christine Féret-Fleury.
Éditions : Hachette, Collection Black Moon.
Genre : Thriller/Policier (?)
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 352.

Synopsis :
« On l'appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu'il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire.
Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s'enfuir plutôt que d'attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des événements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d'identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu'elle ne le croit... »

Merci à William et aux éditions Hachette pour cet envoi !

Mon avis :
Ce roman est un service presse des éditions Hachette qui me faisait très envie. Mais une fois reçu, avec énormément d'autres épreuves non corrigées en même temps, j'ai eu du mal à le faire passer en priorité, ce qui fait qu'il a traîné dans ma Pile à Lire pendant deux mois, et je m'en excuse.. Grâce à Heaven Streets et notre Lecture Commune (sa chronique ici), j'ai enfin été obligée de le sortir et.. Qu'est-ce que j'ai bien fait ! Je me demande pourquoi j'ai attendu autant de temps avant de le lire, ce roman est juste formidable.

Le roman commence par nous faire découvrir Ariane, une jeune fille de presque 16 ans qui fuit la mort alors qu'elle ne peut y échapper. C'est une adolescente à laquelle je n'ai eu aucun mal à m'identifier ; elle est en plus de ça très attachante, je l'ai trouvée géniale. Puis au fil des pages on va découvrir d'autres endroits, d'autres personnages, d'autres points de vue : celui de Jude, un policier qui enquête sur l'affaire et que j'ai adoré, ainsi que celui du Rouet, cet homme complètement fou et meurtrier. Ce dernier est.. un grand taré. Il n'y a vraiment pas d'autres mots. Je l'ai trouvé vraiment bizarre et ça fait peur de se dire que des personnes aussi folles existent vraiment. Je comprenais la terreur d'Ariane (même si parfois elle prenait des risques que jamais une froussarde comme moi n'aurait pris) et j'étais vraiment attendrie par Jude.

Il vous suffit de lire les premiers chapitres pour ne plus vouloir vous séparer de ce livre. C'est juste un énorme besoin qu'on a de continuer à lire, continuer de découvrir de nouveaux éléments de l'enquête. On la résout avec eux, on cherche avec eux, on soupçonne ensemble. J'ai trouvé ça excellent, l'auteur a réussi à m'emporter pleinement dans son récit au bout de quelques pages, c'était magique. Comme si tout était vrai (et heureusement que non). Les idées étaient juste excellentes.

Ce roman ne manque vraiment pas d'action, vous avez du le deviner. Entre Ariane qui est en fuite, et qui court sans cesse de partout pour se cacher, Jude et son équipe qui cherchent et Arianne, et le meurtrier, le Rouet qui nous dévoile ses idées les plus bizarres et les plus horribles au fur et à mesure... Pas de répit pour nous les lecteurs, il faut garder l’œil ouvert pour repérer le moindre détail qui pourrait sauver la prochaine victime et arrêter cette série de meurtres à répétition. C'est quand je lis ces romans que me prend souvent l'envie de devenir policière : j'adore enquêter, et Christine Féret-Fleury fait tout pour que l'on se sente dans la peau d'un vrai agent secret.

Ce qu'il faut aussi bien souligner, c'est que la plume de l'auteur est vraiment magnifique. Ce n'est pas un style simple et agréable, non c'est bien plus que cela. C'est poétique, c'est magique, ça nous emporte, alors même quand le Rouet utilise son scalpel sur ses victimes les phrases ont un rythme fort bien trouvé. Elle a tout simplement le véritable talent d'un auteur : une plume qui fait rêver, qui fait peur, qui nous fait donc ressentir des émotions et, en plus de tout ça, qui nous transporte et nous emmène dans un monde parallèle où l'on ne ressort que quand on a tourné la dernière page. Et quelle dernière page ! Une fin à couper le souffle, il nous faut presque attendre la dernière ligne pour enfin tout comprendre. Un suspens excellent !

C'est donc un récit qui a vraiment frôlé le coup de cœur, une histoire hors du commun, un roman que l'on peut qualifier de policier et qui m'a fait me sentir dans l'équipe, dans l'enquête, comme si moi aussi, à leurs côtés je réfléchissais sans cesse. J'en ressors ravie, je vous conseille ce roman de tout cœur, vous en serez changé et émerveillé de tant de bonnes idées et de poésie.

Une histoire hallucinante qui frôle le coup de cœur.


10 juillet 2014

King's Game - Nobuaki Kanazawa.

« La peur de la mort appelle la mort. »

Auteur : Nobuaki Kanazawa.
Éditions : Lumen.
Genre : Thriller.
Année de sortie : 2014.
Nombre de pages : 374.

Synopsis : « Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange message qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. À en croire le mystérieux expéditeur du mail, la classe entière participe à un “King’s Game”, un jeu du Roi auquel elle ne peut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défi s’affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent par découvrir la cruelle vérité : ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort. Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? La mort s’abat inéluctablement sur ses jeunes victimes, où qu’elles se trouvent et quoi qu’elles tentent pour s’échapper. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à démasquer le Roi avant qu’il ne soit trop tard ? »

Merci à Emily et aux éditions Lumen pour ce roman en partenariat !

Mon avis :
Sachez que je ne lis que peu de thriller, car pour moi thriller = horreur, peur, du mal à s'endormir le soir, insomnies. Mais ça me plaît, et je me dis qu'un bon thriller possède justement ces capacités-là. Alors on peut le dire, King's Game est un très bon thriller, et j'ai eu froid dans le dos plus d'une fois !

On arrive donc au tout début du jeu, le King's Game, qui est au commencement inconnu de tous, et les élèves ne croient pas à ces épreuves stupides ainsi qu'aux conséquences qui sont annoncées. Ils n'y croient pas jusqu'à ce que l'un d'entre eux décède suite au refus d'accepter le défi. Coïncidence ? C'est ce qu'ils croient jusqu'à ce que la sentence s'abatte sur un autre élève. Mais jusqu'où est prêt à aller le roi ? Qui est-il ? Et pourquoi il fait cela ?

On suit en particulier Nobuaki tout au long du livre (d'ailleurs c'est le nom de l'auteur, par pitié dîtes moi que cette horrible histoire n'est pas réelle haha). C'est un personnage qui va découvrir en même temps que ses camarades les dangers de ce jeu qui, au fond, n'a vraiment aucune limite. Personne ne sait comment faire pour l'arrêter. J'ai eu un peu de mal avec les personnages car il y en a beaucoup, et parfois on les appelle par leur prénom, d'autres fois par leur nom de famille, c'est assez déstabilisant. Mais les principaux je les reconnaissais, et j'adorais Naoya, le meilleur ami de Nobuaki, qui était le personnage le plus sensible, et peut-être le plus humain de tous ?

Ce livre porte vraiment à la réflexion, et j'ai adoré. Parce qu'on se sent obligé de se mettre à leur place, se demander si nous on aurait embrassé cette personne, si on aurait été capable de se sacrifier pour un autre. Si nous sommes vraiment égoïstes, ou lâches, ou courageux. J'ai aussi adoré Ria, un personnage très énigmatique (et je l'avoue je ne l'ai adoré qu'à partir de la deuxième moitié du livre). Tous les personnages réagissent différemment face à la mort, l'horreur de la situation, et c'est très intéressant de suivre leurs réactions à tous. Surtout de voir à quel point le déni est présent au début.

Mais ce livre a tout de même quelques défauts que je ne peux nier, et si son côté additif n'était pas présent les défauts auraient peut-être dépassés les qualités. Le plus gros détail qui est très dérangeant, c'est la police. La police qui ne croit pas les enfants, la police qui ne voit rien, la police qui ne trouve pas ça étrange que plus de la moitié d'une classe soit déjà morte, et que ça continu. Et ça m'a paru hallucinant que l'auteur la mette autant de côté. Alors peut-être qu'au Japon la police ne sert à rien mais bon faut pas abuser quoi, même les professeurs n'ont pas de vrai rôle dans l'histoire, c'est à peine s'ils trouvent ça étrange que tous les élèves d'une même classe meurent petit à petit. Ce n'est quand même pas un événement habituel ! Et aussi parfois le fait que tout soit un peu... brouillon ? Je me perdais un peu dans les défis mais ça reste une excellente lecture.

Avec ce roman, peur et frissons garantis. Des épreuves toutes plus horribles les unes que les autres, des morts sanglantes, répugnantes, décrites au détail près, alors un conseil si vous êtes comme moi : il vaut mieux lire ce livre en plein milieu de journée quand le soleil est levé. L'auteur a une plume qui vous fera trembler d'angoisse, qui vous mettra mal à l'aise, qui vous rendra indigné, en colère, agacé. Et c'est finalement là qu'on se dit que l'homme n'est pas si bon au fond, en tout cas pas toujours. On pense plus souvent à nous qu'aux autres, alors... ?

Les éditions Lumen débutent tout juste, mais King's Game est déjà un grand roman qui se fait connaître de tous. Alors, n'attendez plus ! Si vous souhaitez frissonner, trembler de peur ou bien dévorer un roman comme vous ne l'avez pas fait depuis longtemps, il est fait pour vous. Une fois entre vos mains vous ne pourrez plus le lâcher avant d'avoir tourné la dernière page, c'est certain !

Un excellent thriller.